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« Ménageons et partageons le territoire »


L’artificialisation repart et l’accaparement des terres se poursuit !
Deux tendances majeures qui nous conduisent à des impasses.

En France, le marché de l’artificialisation a été divisé par 2 entre 2007 et 2014. Mais, depuis 2015, il repart à la hausse. Ne l’oublions pas : la vie de chacun d’entre nous dépend des espaces naturels (agricoles, forestiers et autres).

Ces espaces étant finis, un monde durable exige l’arrêt de l’imperméabilisation de nos territoires. Nous protégeons d’ores et déjà les forêts et les espaces de biodiversité remarquable. Nous devons, de même, protéger les sols agricoles, en priorité ceux qui présentent le meilleur potentiel.

Cette protection est indispensable pour s’adapter au réchauffement climatique et réduire le déficit européen de terres agricoles – l’Europe importe déjà l’équivalent de 20 % de sa surface agricole.

La concentration des terres en France conduit souvent à des systèmes de production qui génèrent moins de valeur ajoutée et d’emplois. Deux critères que collectivement nous aurions pourtant intérêt à favoriser, l’espace agricole étant contraint.
La régulation foncière doit permettre d’augmenter le nombre d’agriculteurs quand un marché non régulé en diminue le nombre.

Pour ce faire, les terres agricoles mises sur le marché doivent pouvoir être orientées vers les porteurs de projets répondant aux objectifs des politiques publiques. C’est tout le sens de la régulation des marchés que les Safer entendent continuer d’exercer.
A l’avenir, les espaces agricoles seront au cœur de concurrences de plus en plus fortes, avec la croissance de la demande alimentaire mondiale, la pression foncière urbaine ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.

Au-delà des avancées significatives des dernières législations, une prochaine loi foncière devra permettre d’apporter les réponses à ces enjeux majeurs.

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Valeur vénale des terres agricoles en 2013


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Moindres pertes de terres agricoles depuis 2008


En trente ans, les terres agricoles ont reculé de près de 7 %, au profit de l’urbanisation.
Elles occupent désormais 51 % du territoire métropolitain alors que les espaces naturels, globalement préservés, en occupent environ 40 %. Après un pic entre 2006 et 2008, les pertes de terres agricoles retrouvent depuis un niveau plus proche de la tendance historique : – 52 000 hectares par an entre 2008 et 2010, – 42 000 entre 2010 et 2012.

Les terres agricoles occupent 28,2 millions d’hectares (ha) en 2012, soit 51 % du territoire métropolitain. Plus des deux tiers d’entre elles sont cultivées et le complément reste toujours en herbe pour les pâtures (alpages et prairies permanentes). Les espaces naturels (sols boisés, landes et friches, sols nus naturels et zones humides) couvrent 21,7 millions d’ha, soit 40 % du territoire.
Les espaces artificialisés, qui comprennent les sols bâtis (y compris les bâtiments et habitations agricoles), les routes et infrastructures et les espaces verts (parcs, jardins publics ou privatifs, terrains de sport…) couvrent 5 millions d’ha, soit 9 % du territoire. Au cours des trente dernières années (1981-2012), les terres agricoles se sont rétractées au profit, essentiellement, des espaces artificialisés, les sols naturels restant relativement stables.
En trente ans, entre 1981 et 2012, le recul relatif des sols agricoles a été plus ou moins marqué selon les régions. Il est particulièrement élevé dans les deux régions du sud-est Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes- Côte d’Azur (au moins – 17 %). Il est également supérieur à la moyenne nationale (- 7 %) dans les régions Rhône-Alpes, Alsace, Bretagne, Nord- Pas-de-Calais, Aquitaine, et Pays de la Loire (entre – 9 % et – 11 %).
Plusieurs facteurs sont susceptibles d’expliquer ces disparités. En particulier, les besoins d’artificialisation des territoires peuvent être plus ou moins élevés selon l’accroissement des populations, l’évolution des structures familiales, l’ampleur de la péri- urbanisation, le choix des politiques locales d’urbanisation ou l’attractivité touristique. Les logiques sous-tendant la conversion de terres agricoles en espaces naturels varient également selon les spécificités des territoires (passage de certaines terres agricoles en friche en périphérie de ville en préalable à l’urbanisation, déprise agricole dans des zones plus rurales avec évolution des terres vers de la lande ou de la forêt par boisement spontané), les arbitrages entre divers usages concurrents des terres dépendant également de la qualité des sols.
Pour lire le dossier complet cliquer sur:
agreste

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