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Production de semences : Le Sud-Est une région accueillante pour toutes les espèces !


Philippe ROUX – Délégué régional Gnis Sud-Est – a dévoilé les chiffres régionaux pour la campagne 2014-2015 de la filière française des semences ainsi que les atouts semences de la région.

Delphine GUEY a, quant elle, réalisé un point sur les chiffres nationaux de la filière et les enjeux de cette dernière pour 2016.

Maïs, sorgho et tournesol : des hectares en progression constante depuis 5 ans !

La région Sud-Est, première région productrice de semences de Tournesols

(©: Gnis)

Grâce à la technicité de ses 2 510 agriculteurs-multiplicateurs et aux 926 104 quintaux de semences certifiées sur l’ensemble de la campagne 2014 – 2015, la production de semences de la région Gnis Sud-Est ne cesse de progresser depuis 5 ans.

« Bien que la récolte 2015 marque un recul par rapport à 2014, année record, cette progression sur 5 ans est remarquable et est notamment due aux investissements des entreprises de la région. Ce constat confirme ainsi que la région est accueillante pour toutes les espèces ! » explique Philippe ROUX. En effet, depuis 5 ans, les surfaces de production de semences de maïs ont augmenté de 45%.

Le sorgho a vu les siennes s’accroître de 83 % et celles en tournesol se sont stabilisées. La région Sud-Est demeurant, par ailleurs, la première région française productrice de semences de tournesol.

Cette réussite locale, liée en grande partie à l’augmentation des exportations de semences, est le fruit du travail des 14 entreprises créatrices de nouvelles variétés.

A ce savoir-faire, s’ajoute également un maillage conséquent d’acteurs sur l’ensemble de la région Gnis Sud-Est. 18 stations de recherche et des agriculteurs producteurs de plants tiennent, ainsi, une place importante sur le territoire. Concernant ces derniers, 10 sont spécialisés en ail et échalote, 46 en plants de légumes et 30 en lavande et lavandin.

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Pour la Confédération Paysanne, les tournesols mutés sont bien des OGM


La Confédération Paysanne, directives européennes à l’appui affirme que les tournesols mutés doivent être considérés comme des OGM. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

« Assez de propagande : les tournesols mutés sont bien des OGM !

Sous prétexte de lutte contre l’ambroisie, la campagne de propagande pour imposer aux paysans et aux consommateurs les variétés de tournesol (et bientôt de colza) tolérantes à un herbicide bat son plein.

La Confédération Paysanne de l’Isère tient à rappeler que la Directive Européenne 2001/18, dans son article 2, classe bien dans la catégorie des OGM tout organisme, à l’exception des êtres humains, « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou recombinaison naturelle ». En ce qui concerne les tournesols, dans une première phase, la mutation est bien obtenue par voie chimique ou par rayonnement ionisant (1.000.000 de fois la dose présente dans l’environnement). On est donc bien en présence de plantes mutées par des procédés non naturels pour acquérir des caractéristiques nouvelles ; dans ce cas, une résistance à un herbicide.

Etrangement, les plantes mutées ou issues de fusion cellulaire ont été retirées du champ d’application de cette même directive (article 3). On voit bien là qui a dirigé la plume du législateur quand on sait que les grands groupes financiers travaillaient déjà sur ces plantes. De ce fait, elles ne sont soumises à aucune réglementation : pas d’évaluation, pas de traçabilité, pas d’étiquetage, alors qu’elles posent les mêmes problèmes que les OGM obtenus par transgénèse : perturbation importante du génome, ignorance des conséquences de ces biotechnologies sur la plante, impact sur la santé et l’environnement, contaminations, confiscation du vivant et dépendance accrue des paysans.

Nous dénonçons la volonté des semenciers de ne pas informer les paysans producteurs de tournesol sur la vraie nature de ce tournesol, ces semences étant étiquetées comme « issues de sélection classique ». Dès l’année prochaine, le colza muté risque d’arriver avec tous les problèmes spécifiques liés à cette culture (dissémination importante de pollen, croisement avec d’autres crucifères dans la nature, risque d’intoxication des abeilles,…).

A l’heure de la publication de ce communiqué, des chercheurs américains confirment que la chrysomèle a développé une forme de résistance à une variété de maïs OGM Monsanto créée pour produire une toxine contre cet insecte. Il est grand temps de cesser de jouer aux apprentis sorciers.

Face au rouleau compresseur des firmes semencières, soutenues par les pouvoirs publics, nous continuerons à nous battre pour exiger le droit des peuples à définir leur propre politique agricole et alimentaire sans porter préjudice aux autres humains et aux ressources naturelles.

Cessons enfin d’invoquer le mythe de la vocation à nourrir le monde de l’agriculture française par des chimères génétiques. En prenant soin de la biodiversité cultivée, en développant des techniques culturales adaptées à chaque terroir, en se ré-appropriant partout dans le monde les savoir-faire locaux, nous avons aujourd’hui tous les moyens de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire. »

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Destruction de tournesols utiles contre l’ambroisie: acte irresponsable!


La destruction de tournesols utiles contre l’ambroisie dans la Drôme est un acte irresponsable selon Le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie.

Il condamne cet acte incompréhensible à travers un communiqué.

 » Alors que l’ambroisie est un problème de santé publique majeure, les Faucheurs Volontaires viennent de détruire des tournesols utiles dans la lutte contre cette plante invasive et allergène. Le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie condamne cet acte incompréhensible des Faucheurs volontaires à Saint Martin d’Août dans la Drôme. Cette destruction est d’autant plus irresponsable que les tournesols tolérants sont décisifs dans la lutte contre l’ambroisie.

Les Faucheurs Volontaires doivent maintenant s’expliquer auprès des personnes allergiques !

La Drôme est en effet le département le plus touché par l’ambroisie. La Préfecture, les associations locales, les communes, les collectivités locales, le monde agricole ; tous les acteurs locaux sont unis pour lutter contre l’ambroisie. Un plan de lutte spécifique à la Drôme a été mis en place cette année avec plus de 200 référents ambroisie communaux nommés dont 70 % proviennent des plaines agricoles côté Rhône.

Une formation professionnelle au profit des référents a été mise en place par le GRETA. 5 groupes de travail sont actifs. Il est inadmissible qu’une poignée de 80 militants écologistes entravent la lutte contre l’ambroisie et mettent à mal le travail de tout un département. Faut-il rappeler que 12% de la population est affectée par cette plante extrêmement allergisante ? Il suffit de quelques grains de pollen d’ambroisie par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent chez les sujets sensibles : rhinite associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires tels que la trachéite, la toux, et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l?asthme ou provoquer son aggravation.

Obscurantisme des Faucheurs volontaires

Cet acte de vandalisme s’est déroulé sur une parcelle qui a été présentée lors d’une visite officielle le 21 juillet avec la Direction Générale de la Santé, l’INRA, l’Observatoire de l’ambroisie, la coopérative agricole ValSoleil, la chambre d’agriculture et le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie.

Détruire des tournesols qui constituent une avancée dans la lutte contre l’ambroisie est scandaleux. Jusqu’à maintenant, les agriculteurs étaient démunis pour lutter contre cette plante invasive et allergène qui touche particulièrement ce type de culture. Ces variétés de tournesol peuvent désormais être désherbées après la levée de la culture. Ce sont des tournesols qui permettent, pour la première fois, d’éliminer les ambroisies une fois qu’elles ont levé. »

Cette réaction fait suite à une opération d’arrachage de maïs qui s’est déroulée dans la nuit du 27 au 28 août. Une bonne centaine de faucheurs volontaires ont sévi sur une parcelle située entre Hauterives et Saint Martin-d’Août (Drôme). Il s’agissait pour les manifestants de « dénoncer » des « OGM cachés ».

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Mieux comprendre la transgénèse, la mutagénèse


Jean Robin Brosse, président de la FDSEA de l’Isère nous a fait parvenir un lien qui explique ce qu’ est la mutagénèse, en particulier sur tournesol. Il est exact que pour le consommateur, il est peu évident de comprendre ce qu’est le transgénèse, la mutagénèse et surtout leur différence.

Le CETIOM, Centre technique des oléagineux explique très bien cette différence.

tournesolPour en savoir plus sur ce dossier:

http://www.tournesol-tolerant.cetiom.fr/mutagenese.htm

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Lutte contre l’ambroisie en grandes cultures


Du point de vue agronomique, la nuisibilité de l’ambroisie a conduit depuis longtemps les agriculteurs et les organismes techniques qui les accompagnent à rechercher et à mettre en œuvres les moyens de lutte disponibles dans les cultures de printemps (tournesol, soja, sorgho, pois, …).

Les récentes études concertées, notamment l’action de recherche menée de 2005 à 2007 dans la région de Bourgoin-Jallieu et les campagnes de luttes soutenues par la Communauté d’agglomération du Pays Viennois, ont mis en évidence l’intérêt de lutter également précocement dans les intercultures d’été, sur les chaumes, juste après récolte des cultures d’hiver (blé, orge, colza), pour mieux maîtriser le risque agronomique (multiplication des graines) et le risque de santé constitué par l’émission de pollen.

ambroisie

Inventaire des moyens de lutte en grandes cultures

A ce jour, 3 types de lutte, agronomique, mécanique et chimique, sont inventoriés pour agir en substitution ou en complémentarité selon les cas, au niveau des intercultures après la récolte des cultures d’hiver ou au niveau des cultures de printemps.

- La lutte agronomique : il s’agit notamment de pratiquer d’une part des assolements diversifiés, c’est-à-dire de varier les espèces cultivées en tenant compte des moyens de lutte disponibles selon l’infestation historique des parcelles, et, d’autre part, de mettre en œuvre, autant que les conditions le permettent, la technique du faux semis, avant l’implantation des cultures de printemps et après les cultures d’hiver (déchaumage).

Le faux semis consiste à préparer finement le sol, mais sans semer immédiatement à la suite, de manière à favoriser les levées d’ambroisies, quitte à retarder un peu l’implantation de la culture, qui seront ensuite détruites et ainsi contribuer à l’épuisement du stock semencier du sol.

Enfin, il convient de prendre le maximum de précaution au moment de la récolte d’une parcelle ou d’une partie de parcelle infestée pour limiter la disséminations des graines matures, notamment en nettoyant autant que possible la moissonneuse batteuse.

- La lutte mécanique : sur les intercultures estivales, il s’agit de déchaumer le plus tôt possible après la récolte des cultures d’hiver (courant juillet). Cette pratique permet à la fois de détruire les jeunes ambroisies levées sous couvert des cultures en place, avant leur récolte, et de favoriser d’éventuelles nouvelles levées.

Sur les cultures de printemps, 3 types d’outils (bineuse, houe rotatitive ou herse étrille)  peuvent être utilisés selon les cultures en place et les conditions de milieu (présence plus ou moins importante de pierres ou graviers, conditions météo des périodes auxquelles elles peuvent être mise en œuvre, stade de développement des plantes). La contrainte première de faisabilité qui est apparue comme un frein à leur mise en œuvre dans nos études régionales est leur disponibilité sur les exploitations, qui engendre un investissement conséquent en matériel.

- La lutte chimique: sur les intercultures, il s’agit d’appliquer relativement tôt après la récolte des cultures d’hiver, et dans tous les cas avant floraison de l’ambroisie, un désherbant total permettant de détruire les jeunes plantes levées sous couvert des cultures d’hiver. Le choix entre l’option mécanique ou l’option chimique intègre la facilité d’intervention mais aussi la présence de plantes vivaces tel le chardon.

Dans les cultures de printemps, la lutte chimique met en œuvre des désherbants autorisés, culture par culture, c’est-à-dire sélectifs de cette culture et qui ont montré dans une évaluation préalable leur intérêt contre l’ambroisie. Trois périodes d’emploi sont à distinguer :

- l’application de présemis, c’est-à-dire une pulvérisation au moment des dernières préparations de sol, juste avant semis,

- l’application de post-semis – prélevée : le produit est pulvérisé après le semis mais avant la levée de la culture,

- les applications de post-levée : le produit est pulvérisé après la levée de la culture et, la plupart du temps, c’est le stade des mauvaises herbes qui guide le moment du traitement.

- La lutte mixte: des techniques d’association des luttes chimique et mécanique ont été mises au point. On parle de désherbage mixte au semis lorsqu’on embarque un système de pulvérisation sur le semoir qui permet d’appliquer un désherbant de post-semis – prélevée juste derrière l’élément semeur et seulement sur une largeur réduite correspondant à la ligne de semis.

Dans cette pratique, l’enherbement de l’inter-rang sera contrôlé par un binage. On parle aussi de désherbinage quand le système de pulvérisation est embarqué sur la bineuse, ce qui permet d’associer la pulvérisation d’un désherbant de post-levée au passage seulement au niveau du rang de semis au binage de l’inter-rang.

Ces techniques associées nécessitent un équipement approprié mais permettent aussi de limiter de plus de moitié les quantités de désherbants appliquées à l’hectare de culture.

Sur tournesol, de nouvelles solutions viennent compléter les possibilités de lutte en post-levée, période d’intervention jusque là non possible sur cette culture

Depuis 2009, les producteurs disposent d’innovations en matière de désherbage du tournesol après la levée, créneau d’intervention jusque là non pourvu pour cette culture au niveau des dicotylédones. Le produit PULSAR 40 (BASF Agro) dispose d’une AMM sur tournesol tolérant CLEARFIELD® et soja à la dose de 1,25 l/ha. Le produit Express SX (DuPont Solutions) dispose d’une AMM sur tournesol tolérant EXPRESS SUN™ à la dose de 45 g/ha et 60 g/ha sur ambroisie. Ce dernier doit être utilisé en mélange extemporané avec Trend90 à 0,1%.

Ces solutions permettent désormais d’opérer en post-levée, à 4 feuilles du tournesol ou du soja, soit environ 1 mois après le semis. Le mode d’action est celui des inhibiteurs de l’acétolactate synthétase (ALS ou AHAS), commun aux sylfonylurées, aux triazolo-pyrimidine (florasulam, pyroxulam), à la propoxy-carbazone (Attribut) et aux imidazolinones. Ces herbicides agissent au niveau des zones méristématiques en inhibant la division cellulaire. Ce mode d’action est assez long avant de voir disparaître les plantes (nécrose des zones méristématiques puis mort de la plante). Express SX ne montre aucun manque de sélectivité sur tournesol tolérant. L’application de Pulsar 40 peut parfois s’accompagner de jaunissements passagers sans aucune incidence sur le rendement.

L’apparition de ces nouvelles solutions représente pour les producteurs un réel atout. Le désherbage de post-levée devient une réalité sur flore classique, ce qui permet de s’affranchir de conditions climatiques sèches affectant parfois les produits à action racinaire. En bonnes conditions, sur flore classique, les efficacités de ces nouveaux produits apparaissent comparables à celles de ces solutions anciennes.

Mais la nouveauté se manifeste surtout contre les flores difficiles avec de très bon niveaux d’efficacité : ambroisie, ammi-majus, bidens, datura, liseron des haies, tournesol sauvage et xanthium. Express SX permet également un contrôle du chardon.

Dans certaines conditions de flores, les programmes associeront prélevée et post-levée. C’est en particulier le cas avec Express SX qui ne présente aucune efficacité sur graminées. Il devra s’intégrer à un programme contenant Mercantor Gold, Prowl ou Atic Aqua.

Profiter de ces bénéfices à long terme passe par la gestion de la durabilité de ces solutions. En effet, s’agissant d’herbicide à site d’action unique (famille des ALS), l’apparition d’adventices résistantes ne peut être exclue (des cas ont déjà été observés en culture de céréales suite à l’utilisation systématique de sulfonylurées).

L’apparition d’une adventice résistante (par mutation de cible ou par détoxification) est un phénomène qui n’est pas lié à l’utilisation de l’herbicide, mais ce dernier, par pression de sélection, peut finir par révéler une population résistante.

Pour assurer cette bonne gestion, l’évaluation du risque et le respect de quelques mesures d’accompagnement sont de mise. Ainsi leur utilisation doit prendre en compte non seulement la culture traitée mais aussi l’ensemble de la rotation.

Le CETIOM propose en ligne un outil :

http://www.cetiom.fr/to_tolerant_durabilite/ qui évalue le risque d’apparition d’adventices résistantes dans chaque situation et apporte les préconisations adaptées parmi lesquelles l’alternance des matières actives, l’application des méthodes agronomiques et mécaniques décrites plus haut.

Contre les fortes populations d’ambroisie, en situation de rotation courte avec tournesol, un programme associant Nikeyl en prélevée puis Pulsar 40 ou Express SX est également un moyen d’assurer cette durabilité.

Ces homologations ont été accompagnées cette campagne de la première offre variétale adaptée. Le potentiel des premières variétés tolérantes est à relier avec celui des premières variétés oléiques lorsqu’on les comparait aux meilleures variétés classiques, les efforts de sélection pour reconvertir des lignées élites présentant un petit décalage dans le calendrier du progrès génétique.

Les premières variétés Clearfield testées au CETIOM en 2009 (variétés ES Balistic – oléique, Rustica et LG5668 CL – Semences LG) présentent un niveau de rendement de l’ordre de 95 % de la moyenne du rendement, soit un recul de -5 à -7 % du potentiel des meilleures variétés. La teneur en huile peut, elle aussi, être affectée par cette reconversion. Les autres semenciers n’ont pas souhaité confier leurs variétés en évaluation en 2009.

Pour les semis 2010, ces nouvelles solutions ont plutôt été réservées aux situations dans lesquelles les solutions de désherbage actuelles étaient insuffisantes (flores difficiles dont l’ambroisie). Mais on peut parier sur un élargissement rapide de l’offre variétale tolérante.

Ces herbicides de post-levée vont permettre de modifier significativement le désherbage.

Le désherbage de post-levée se raisonne non plus sur une flore supposée, mais sur des adventices présentes. C’est aussi une pratique sécurisante qui devrait permettre une prise de risque plus importante en prélevée. Ainsi, le désherbage sur le rang en prélevée ou l’impasse suivis d’un binage pourraient plus volontiers se développer, en particulier dans les zones où le focus est mis sur la qualité de l’eau (MAE territoriales, etc.). Globalement, le recours aux solutions de post-levée devraient réduire l’emploi de produits de prélevée présentant un plus fort grammage à l’hectare (20 à 50 g/ha contre 1500 à 2400 g/ha).

Elles permettent aussi d’envisager une réponse ciblée en intervenant à vue sur les zones de bordure des parcelles que toutes nos études régionales montrent comme fréquemment nettement plus infestées par l’ambroisie que l’intérieur des parcelles et pour lesquelles aucune solution pertinente ne permettait d’obtenir un contrôle ciblé différencié jusqu’à maintenant.

Enfin, il convient de souligner que le potentiel semencier de l’ambroisie de certaines parcelles est tel – possibilité de levée de 100 voire 200 ambroisies par m² – que même lorsque l’efficacité du/des désherbant(s) utilisé(s) peut être qualifiée d’excellente (90 à 95 % d’efficacité par rapport au témoin non désherbé), l’indice de satisfaction vis-à-vis des moyens de lutte mis en œuvre peut être jugé beaucoup plus mitigé dès lors qu’il reste quelques ambroisies présentes, vu le développement que celles-ci peuvent atteindre.

On constate toutefois dans le cas de l’emploi des nouveaux produits proposés en post-levée du tournesol que, dans de telles circonstances, le développement des ambroisies non complètement détruites demeure très réduit, limitant leur nuisance tant au niveau concurrentiel vis-à-vis de la culture qu’au niveau de l’émission de pollen.

Franck Duroueix et Didier Chollet  – CETIOM

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De l’influence du tournesol sur la mortalité des abeilles


orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 24/09/2009, M. Louis Pinton (Indre-UMP) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les sérieuses suspicions de nocivité qui pèsent sur le Fludioxonil et le Métalaxyl-M, deux produits fongicides systémiques utilisés en mélange pour le traitement du tournesol sous les marques commerciales Wakil XL, Influx XL et Celest XL.

Des apiculteurs dont les ruches sont installées à proximité de plantations de tournesol traité avec ces spécialités font état d’une surmortalité inquiétante au sein de leurs populations d’abeilles. Or, il se trouve que l’autorisation de mise sur le marché de ces trois produits ne cite pas le traitement du tournesol parmi les usages licites.

Dans ces conditions, et eu égard aux probables ravages déjà commis sur les populations d’abeilles par les molécules neurotoxiques contenues dans d’autres produits de traitement des végétaux type Regent ou Gaucho, désormais interdits, il lui demande si la toxicité du Fludioxonil et du Metalaxyl en application sur les cultures de tournesol a pu être établie ou est en voie de l’être.

Dans l’affirmative, des mesures plus formelles d’interdiction de ces produits pour le traitement du tournesol seraient-elles envisageables, assorties le cas échéant de pénalités pour les producteurs de tournesol concernés et, plus encore, d’actions à l’encontre des firmes et semenciers leur ayant sciemment vendu ces fongicides ?

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche publiée dans le JO Sénat du 21/01/2010

Les substances actives Metalaxyl et Metalaxyl-M sont inscrites à l’annexe I de la directive 91/414/CEE depuis 2002. La substance active Fludioxonil est inscrite à la même annexe depuis 2008.

Conformément à la législation communautaire en vigueur, l’inscription des substances actives à l’annexe I de la directive est subordonnée à une évaluation des risques pour la santé publique et l’environnement. Cette évaluation est conduite suivant les principes uniformes adoptés par l’Union européenne.

Dans ce cadre, le risque pour les organismes non cibles et, en particulier, pour les abeilles, est pris en compte. Dans le cadre des procédures mises en oeuvre au niveau national pour l’autorisation des préparations phytopharmaceutiques contenant des substances actives autorisées au niveau communautaire, le risque pour les organismes non cibles que peuvent présenter ces préparations est également pris en compte.

On trouve dans la phytopharmacopée française des préparations à base de substances actives de fludioxonil et de Metalaxyl-M autorisées pour des usages de traitement de semences de tournesol. Ces préparations ont été autorisées sur la base d’évaluations des risques.

Les produits mentionnés par l’honorable parlementaire ne sont pas autorisés pour le traitement des semences de tournesol. Les services de contrôle peuvent constater les infractions sur la base des dispositions prévues à l’article L. 253-17 du code rural. Néanmoins, il n’a pas été constaté l’implication de ces produits dans les cas cités.

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