Tag Archive | "UFC Que choisir"

Etiquetage de l’origine


Communiqué de la FNSEA, des Jeunes Agriculteurs et de Coop de France:

Ce n’est qu’une étape, mais une étape importante. La France a obtenu de la Commission européenne un accord de principe pour expérimenter l’obligation de l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés.

La FNSEA et ses associations spécialisées, Jeunes Agriculteurs et Coop de France avaient lancé, avec l’UFC-Que Choisir, une pétition, soutenue également par Familles Rurales, pour demander la mise en place d’une indication obligatoire de la provenance des produits transformés. Il s’agit d’une information loyale et citoyenne que nous devons au consommateur. Aujourd’hui, 54% des produits ne mentionnent pas l’origine de la viande qu’ils contiennent, selon l’étude récente de l’UFC-Que Choisir.

Notre combat légitime et notre mobilisation finissent par payer.

Nous souhaitons désormais que l’expérimentation soit mise en place au plus vite par les pouvoirs publics français, afin de transformer l’essai et d’en démontrer les bénéfices. Il s’agit d’un match pour la transparence dans lequel les producteurs, les transformateurs et les consommateurs doivent jouer collectif

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Origine des viandes: Pétition pour un étiquetage obligatoire


Alors que plus d’un produit transformé sur deux (54% source UFC-Que Choisir) ne mentionne
toujours pas le pays d’origine de la viande qu’il contient, l’UFC-Que Choisir, la FNSEA et ses
associations spécialisées, Jeunes Agriculteurs et Coop de France, lassés de l’inaction des pouvoirs
publics européens, ont décidé d’unir leurs voix et leurs forces à l’occasion du Salon de
l’Agriculture.

L’objectif commun est clairement affiché : accroître la pression sur l’Union européenne en lançant
une pétition en ligne ouverte à tous pour un étiquetage obligatoire de l’origine des viandes.

Les consommateurs réclament une information claire sur la provenance des produits qui leur sont
proposés. Les producteurs agricoles et les coopératives ont aussi la volonté de mieux faire
connaître l’origine de leurs produits. C’est une information loyale que nous devons donner aux
consommateurs.

Ensemble, nous demandons à la Commission l’adoption sans délai d’une réglementation
permettant au consommateur de connaître la provenance de la viande dans les produits
transformés, comme pour la viande crue.

Parce que cette mesure est essentielle pour renforcer la transparence des approvisionnements et
améliorer la traçabilité, dites avec nous : «Oui, je veux savoir d’où vient ma viande !»
—————————
L’UFC-Que Choisir, la FNSEA*, les Jeunes agriculteurs et Coop de France lancent donc un appel à la
mobilisation de tous les partisans de la transparence et invitent :

- les citoyens à signer la pétition sur change.org/origineviande et pendant le Salon de l’Agriculture
Le 2 mars à 17h au Salon de l’Agriculture, sur le stand FNSEA, signature officielle de la pétition par les 4 Présidents des organisations à l’initiative de cette action commune.
* et associations spécialisées : Fédération nationale bovine, Fédération nationale des producteurs de lait,
Fédération nationale porcine, Confédération française de l’aviculture, Fédération nationale ovine,
Fédération nationale des éleveurs de chèvres, Fédération nationale du cheval

Le saviez-vous ?
Depuis 2002, l’indication d’origine est obligatoire (mention du/des pays où les animaux sont nés/élevés/abattus) pour la viande bovine fraîche, réfrigérée ou congelée.
Pour les espèces ovines, porcines, caprines et de volaille, l’étiquetage des viandes fraîches, réfrigérées ou congelées est obligatoire depuis 2015, avec les mentions « élevé/abattu », mais pas le pays de naissance.
Il existe une dérogation pour les viandes hachées et les chutes de parage, pour lesquels seule la mention UE/hors UE est obligatoire.
Il n’existe aucune obligation d’étiquetage pour la viande utilisée en tant qu’ingrédient dans les plats transformés.
Le mot « origine » suivi du pays ne peut s’utiliser que si l’animal est né, a été élevé et a été abattu dans ce même pays.

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Qualité de l’eau du robinet en France…


En plein salon de l’agriculture et alors que la France risque une nouvelle condamnation par Bruxelles pour les dégradations de sa ressource aquatique, l’UFC-Que Choisir rend publique, ce jour, la réactualisation de sa carte interactive sur la qualité de l’eau potable dans les 36 600 communes de France, consultable sur le site de l’UFC-Que Choisir (www.quechoisir.org). Sur la base des regrettables résultats liés aux pollutions d’origine agricole et à la sous mobilisation des moyens de prévention, l’UFC-Que Choisir appelle les pouvoirs publics à l’action pour une ressource aquatique préservée et une politique agricole de l’eau rénovée.

Par rapport à la dernière analyse de l’association, publiée en 2012, force est de noter que 280 000 consommateurs supplémentaires bénéficient  désormais d’une eau de bonne qualité, portant ainsi à 98 % la proportion de Français buvant, tout au long de l’année, une eau conforme aux critères réglementaires. Mais  cette amélioration notable ne saurait masquer les deux errements de la politique de l’eau en France : à savoir, les 1 480 000  consommateurs qui continuent à payer pour une eau non conforme, mais aussi et surtout une bonne qualité de l’eau potable  en trompe l’œil puisqu’obtenue au forceps :

  • L’agriculture, principale source de pollutions : à elles seules, les pollutions dues aux activités agricoles représentent, encore et toujours, la première cause de pollution de l’eau, 63 % des non conformités. Ainsi plus de 900 000 consommateurs, situés notamment dans les zones d’agriculture intensive du quart Nord-Est de la France,  boivent une eau contaminée en pesticides, en nitrates ou en sélénium. Par exemple à Berck dans le Pas-de-Calais ou à Coulommiers en Seine-et-Marne.
  • La persistance des défauts de traitement de l’eau : pour 33 % des non-conformités, relevées en majorité dans les zones rurales ou de montagne, la vétusté des réseaux ou le manque de surveillance des traitements d’assainissement aboutit à ce que soit distribuée à plus de 500 000 consommateurs, répartis dans 2 000 communes, une eau contaminée en bactéries ou en aluminium, par exemple à St Etienne (réseau Rochetaille-Barbanche), ou Albertville (réseau Fort Du Mont).
  • La dilution du « Grenelle de l’environnement » : les lois prises en application du « Grenelle de l’environnement » obligeaient que 500 sources d’eau potable prioritaires soient protégées, en privilégiant la mise en place sur ces territoires d’agricultures respectueuses de l’environnement. Six ans après le « Grenelle », les plans d’action actuellement développés au niveau local sont loin d’atteindre cet objectif puisqu’ils font toujours  la part belle à une agriculture conventionnelle sans la moindre contrainte réglementaire qui pourrait en limiter les excès, par exemple dans les départements de l’Eure, de la Meurthe et Moselle, de l’Oise, de la Seine-Maritime, de la Seine-et-Marne …
  • Une bonne qualité en trompe l’œil : le constat global d’une bonne qualité de l’eau du robinet ne saurait masquer une triste réalité : une eau polluée à la source qu’il faut dépolluer faute d’une réelle politique de prévention. Pourtant tenues par la loi de financer la prévention des pollutions agricoles à leur source, les agences de l’eau ne consacraient à cette mission que 6,5 % de leur budget et ne lui accordent pour leur nouveau budget que 0,5 % de plus, continuant ainsi à privilégier une trop coûteuse et malsaine dépollution des eaux. Véritable aberration écologique, cette prime à la dépollution est en outre une aberration économique puisque ce sont les consommateurs – et non les agriculteurs pollueurs – qui paient l’essentiel des taxes de dépollution : 80%  de celles-ci reposent sur eux! C’est toujours la scandaleuse règle du pollué payeur !

Plus de six ans après le lancement du « Grenelle de l’environnement » et alors que l’objectif calendaire européen d’un bon état écologique des eaux se rapproche – 2015 – l’UFC-Que Choisir dénonce de nouveau l’inadmissible passivité des Pouvoirs Publics et des agences de l’eau face aux atteintes sur la ressource aquatique. Dès lors, l’UFC-Que Choisir, qui invite les consommateurs à vérifier la qualité de leur eau potable grâce à la carte interactive mise à leur disposition, presse :

  • le Gouvernement de faire respecter les objectifs des lois « Grenelle » s’agissant de la protection des captages prioritaires,
  • les agences de l’eau de changer de braquet s’agissant de la pollution de l’eau, et de concentrer les moyens sur la prévention des pollutions, essentiellement agricoles, de l’eau.

Retrouvez l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur « La qualité de l’eau potable en France : « à vau l’eau » ? » (PDF- 739 Ko)

Catégorie A la une, eauCommentaires fermés

UFC que choisir soulève le problème des marges….


lait-poulet Au moment même où le Président de l’Observatoire des prix et des marges tente de disculper l’industrie et la distribution de l’augmentation du prix de la viande sur la base d’un pré-rapport outrageusement partial, l’UFC-Que Choisir relance le débat sur le scandale des prix alimentaires en rendant publique une étude sur le prix de deux produits peu transformés et largement consommés : la volaille et le lait.

Dans un contexte de retour de l’inflation des prix agricoles (blé : +68 %, maïs : +56 %, soja : +35 %), l’UFC-Que Choisir, forte de ses précédentes analyses sur la décorrélation entre baisse des prix agricoles et prix en rayon, a enquêté sur l’impact de ces récentes hausses1. Le constat est sans appel, alors que sur les deux dernières années les baisses considérables observées sur les prix agricoles ont été mal ou jamais répercutées en rayon, la remontée toute récente des prix des matières premières se voit déjà sur les étiquettes :

  • Par rapport à notre enquête de l’année dernière, le lait subit une augmentation de 1,5 % qui se cumule à celle de 8 % relevée entre 2007 et 2009,
  • Quant au poulet, il subit une hausse de 3,5 % qui vient s’ajouter aux 15 % de la dernière augmentation !
  • Si l’on approfondit par type de produits pour mesurer la part de responsabilités des intermédiaires, on constate que l’augmentation des prix en rayon est essentiellement due aux marques nationales :
  • Le lait « Candia » a augmenté de 3 centimes en un an (+4 %) quand les MDD ont baissé de 1%,
  • Le filet de poulet « Le Gaulois » a augmenté de 68 centimes en un an (+6 %) quand les MDD ont augmenté de 14 centimes (+1 %).

Une nouvelle fois, industrie et distribution nous refont le coup lucratif de l’effet cliquet : ne jamais ou très peu répercuter les baisses de prix agricoles, mais toujours les hausses. Bref, à chaque variation des prix agricoles, consommateurs et agriculteurs sont dans un rapport perdant-perdant avec les deux intermédiaires qui sont les grands gagnants de cette inadmissible pratique de prix.

L’UFC-Que Choisir a voulu chiffrer l’ampleur de cette marge engrangée depuis 2000 par l’industrie et la distribution sur les deux produits étudiés, et force est de déplorer un véritable jackpot : 7,7 milliards pour le poulet et 1,6 milliard pour le lait.

Intégralement subie par les consommateurs, l’impact de ces marges, restant à ce jour sans justification, est d’autant plus scandaleux que le budget alimentaire, avec 13,5% des dépenses, est le 3ème poste budgétaire des ménages et reste une charge incompressible.

Alors que nous ne sommes qu’à l’aube d’une importante inflation des prix en rayons, et face à l’absence d’explications et d’arguments probants de la part des intermédiaires, l’UFC-Que Choisir exige :

  • que l’Observatoire des Prix et des marges se remette au travail avec l’intégralité de ses membres et identifie enfin les causes réelles de l’inflation des marges brutes de l’industrie et de la distribution,
  • que les Pouvoirs Publics instaurent sans délai un coefficient multiplicateur sur les prix des produits alimentaires bruts ou peu transformés.

N.B. : Retrouvez l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur le thème « Etude sur la construction des prix pour le lait de consommation et le poulet dans le contexte des hausses des prix des matières premières agricoles de 2007 et 2010  » en cliquant ici !

1. Enquête réalisée du 13 au 28/11/10 par les Associations Locales de l’UFC-Que Choisir dans 1457 magasins, dans 88 départements.

Catégorie consommation, lait/produits laitiersCommentaires fermés

Aliments peu transformés: des marges injustifiées


orateurM. Bernard Saugey (Isère-UMP) dans sa question écrite du 14/01/2010, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la question du prix des aliments peu transformés:

L’UFC – Que choisir de Vienne, dans l’Isère, vient de mener une enquête sur les prix d’aliments peu transformés dont la matière première agricole constitue une part prépondérante et le résultat est sans appel.

Alors qu’en septembre, les prix agricoles de la volaille, du porc et du lait étaient respectivement de 2,11€/kg, 1,34€/kg et 0,29€/l, les prix moyens en rayon de l’escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique de lait, dans la zone de Vienne, étaient de 10,36€/kg, 6,39€/kg et 0,78€/l, soit des différentiels importants qui, faute de transparence et de données publiques, restent inexpliqués.

Mais une étude plus approfondie permet de parler de marges injustifiées. En effet, pour de nombreux produits (lait, porc, volaille), industriels et distributeurs profitent des variations de prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître fortement leurs marges.

S’agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l’éleveur a baissé de 7%, alors que pour le consommateur, le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5%. Pire, la brique de lait à marque distributeur a, elle, augmenté de 11% ! En l’absence de données publiques et en raison de la baisse significative du prix agricole depuis la mi-2008, le maintien de prix élevés laisse apparaître des marges injustifiées dont souffrent les consommateurs isérois.

Il est donc nécessaire de développer, lors des périodes de forte variation des prix agricoles, un système de nature réglementaire permettant d’encadrer les marges, si leur progression apparaît injustifiée. Un coefficient multiplicateur semble être le seul outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de première nécessité peu ou pas transformés, et au minimum pour les viandes fraîches de bœuf et de porc. En effet, un tel dispositif qui existe depuis 2005 pour les fruits et légumes a fait ses preuves.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l’extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche publiée au JO Sénat du 11/02/2010

La question de l’impact des prix agricoles dans la formation des prix alimentaires est sensible et complexe. La volatilité croissante ces dernières années des prix des matières premières agricoles et la crise que connaît aujourd’hui le monde agricole en font aujourd’hui une question majeure. Les efforts importants de productivité tant dans l’agriculture que dans l’industrie ont permis une baisse des prix agricoles et alimentaires depuis des décennies.

D’une manière générale, les produits alimentaires consommés sont de plus en plus transformés, avec une valeur ajoutée croissante. Cette tendance de fond se traduit par un poids généralement plus faible du prix de la matière première agricole dans celui du produit consommé.

Toutefois, le poids des produits agricoles est encore très significatif dans l’ensemble des filières des produits frais et certaines variations de prix méritent des explications. Les filières alimentaires sont nombreuses et diversifiées : elles font intervenir plusieurs intermédiaires et possèdent chacune leurs spécificités. Dès lors, l’étude des mécanismes de formation des prix au sein de la chaîne alimentaire doit se faire filière par filière.

C’est pourquoi l’Observatoire des prix et des marges, qui a pour mission d’établir une plus grande transparence dans la formation des prix, a été doté en novembre 2008 d’un comité de pilotage spécifique pour les produits alimentaires. Ce comité de pilotage a pour mission la mise en place d’outils opérationnels de suivi et d’analyse des prix et des marges sur l’ensemble des maillons des filières alimentaires.

Les travaux de l’Observatoire ont été publiés tout au long de l’année 2009 sur la viande de porc, les produits laitiers et les fruits et légumes frais. Accessibles à tous sur Internet, ils sont régulièrement mis à jour. Chacun peut constater que les courbes d’évolution des prix à chaque stade de la filière considérée suivent, avec certains écarts et retards à la hausse comme à la baisse, les variations des prix des matières premières agricoles, pour autant que le coût de cette matière première ait un poids significatif dans le prix du produit final.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les marges observées sont des marges brutes. L’Observatoire publie en outre une ventilation de ces marges brutes selon les charges supportées par les entreprises. Il est proposé de renforcer l’action de l’Observatoire des prix et des marges dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche qui sera discuté en 2010 au Parlement.

Son champ sera élargi à l’ensemble des produits de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture et il étudiera les coûts de production au stade de la production agricole. Il remettra chaque année un rapport au Parlement.

Enfin, l’article L. 611-4-2 du code rural introduit, en périodes de crise conjoncturelle, la possibilité d’instaurer un coefficient multiplicateur encadrant les marges des fruits et légumes périssables, par la limitation du rapport entre le prix d’achat et le prix de vente.

Ce mécanisme ne garantit pas le relèvement mécanique des prix à la production, mais peut conduire à une meilleure répercussion de la baisse des prix à la production auprès du consommateur final et favoriser ainsi l’écoulement des marchandises et la régulation des marchés. L’extension du coefficient multiplicateur à l’ensemble des produits agricoles n’a pas été prévue jusqu’à ce jour par la loi.

Catégorie agro-alimentaire, consommationCommentaires fermés

Prix des denrées alimentaires: les JA félicitent l’UFC


Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) félicite l’initiative d’UFC-Que Choisir.  L’enquête de l’association de consommateurs dévoilée cette semaine dénonce les marges abusives de la grande distribution.  L’étude menée sur le porc, la volaille et le lait montre bien qu’il y a une déconnexion entre les prix à la production et les prix à la consommation.  Alors que les prix d’achat aux producteurs baissent, les prix de vente aux consommateurs n’ont cessé d’augmenter.  Ainsi, la valeur ajoutée échappe à la fois au consommateur et au producteur.

UFC-Que Choisir ne fait pas que constater et propose la généralisation d’un outil : le coefficient multiplicateur.  Cet outil pouvant être appliqué en cas de crise existe déjà pour les fruits et légumes mais n’a malheureusement jamais été mis en place.  Comme Jeunes Agriculteurs, les consommateurs appellent à un rôle de l’Etat dans l’encadrement des marges. L’Etat ne peut pas se contenter de simplement constater comme il le fait avec l’observateur des prix et des marges.

Car la responsabilité doit être partagée entre les différents acteurs économiques.  Nous n’oublions pas que si c’est à l’Etat d’encadrer, c’est aussi aux producteurs de s’organiser.  Et c’est aux industriels et aux grandes enseignes d’avoir une démarche volontaire de modérer leurs marges, et surtout en temps de crise.

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Viande de porc: l’UFC Que choisir interpelle la grande distribution


S’appuyant sur les chiffres que vient de publier l’Observatoire des Prix et des Marges, l’UFC-Que Choisir exige que la distribution baisse les prix de la viande de porc en supprimant ses marges non justifiées.

Faisant suite à l’étude de l’UFC-Que Choisir de janvier 2009, au rapport d’Eric Besson de novembre 2008, ainsi qu’aux demandes de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs, les Ministères de l’Agriculture et des Finances ont donné pour mission à l’Observatoire d’éclairer le processus de formation des prix de plusieurs aliments de base.

Un premier comité, dédié à la construction du prix de la viande de porc, vient d’achever la première partie de ses travaux en publiant la méthodologie, les chiffres et l’historique des prix des huit dernières années (1). Ces données, acceptées et validées par l’ensemble des acteurs (éleveurs, abatteurs, transformateurs et distributeurs), confirment les conclusions de notre étude de janvier et démontrent : – que la marge brute de la distribution est en tendance à la hausse depuis 10 ans, renchérissant d’au moins 50 centimes du kilo, le prix de la longe, de la côte et du rôti de porc (2),

- que cette hausse s’est notamment produite au moment de la deuxième crise de la vache folle, à la faveur du report de consommation vers la viande de porc, – que les marges supplémentaires constituées à cette époque n’ont pas diminué depuis.

Bien qu’interpellée au sein de ce groupe de travail à plusieurs reprises par l’UFC-Que Choisir, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) n’a donné aucune explication à ces hausses brutales observées entre 2000 et 2001, ni au maintien de marges élevées depuis cette date. En l’absence d’explication, l’UFC-Que Choisir considère que ces augmentations de marges sont injustifiées et exige par conséquent que la distribution baisse ses prix.

Une suppression de ces marges indues aurait pour effet de réduire significativement les prix en rayon pour la viande de porc. En effet, une diminution de 50 centimes d’euro au kilo, permettrait une baisse du prix de vente sur le rôti de 7%, sur la longe de 8 % et sur la côte de porc de 9%.

________________________________

1 – Les résultats de l’observatoire des prix et des marges sont disponibles à l’adresse Internet suivante : http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/concurrence/prix/porc_frais_graphiques300609.pdf

2 – Par rapport à un prix moyen en rayon de 6 euros 06 /kg pour la longe, de 7 euros 16 /kg pour le rôti et 5 euros 41 /kg pour la côte de porc (chiffres de mars 2009 – Source Observatoire des Prix et des Marges / FranceAgriMer).

Catégorie consommation, filière viandeCommentaires fermés

Grenelle: ce que veulent les consommateurs


A la veille du dernier tour de négociations du Grenelle de l’environnement, l’UFC-Que Choisir rend publiques ses principales positions sur les rapports qui ont émergé des six groupes de travail :

- Energie : Oui aux alternatives – Non à la taxe carbone sur les carburants.

L’UFC-Que Choisir est fermement opposée à l’augmentation des taxes sur le carburant (taxe carbone) car elle aura un impact très négatif sur le pouvoir d’achat et parce qu’elle ne permettra pas de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, le constat empirique démontre que l’augmentation du prix du carburant n’a pas d’impact sur la consommation de pétrole : depuis 1995, les prix TTC du carburant ont augmenté de 63 % ce qui n’a pas empêché la consommation de croître de 8 %. L’explication de ce phénomène est simple : l’usage du carburant est souvent très contraint parce que nombre de consommateurs ne disposent pas d’alternatives.

La clé du problème tient ainsi dans la captivité du consommateur à qui il faut proposer des moyens concrets pour diminuer son usage de pétrole. Dans ce cadre, les propositions visant à accroître les budgets consacrés aux transports collectifs, au fret ferroviaire et à l’acquisition de moteurs économes sont soutenues par l’UFC-Que Choisir.

- Déchets ménagers : un bel accord a été trouvé sur la tarification incitative.

L’inter-groupe déchets a permis aux différentes parties de s’entendre sur un nouveau mode de financement des déchets ménagers : la taxe d’enlèvement des ordures, qui est assise sur les critères de la taxe d’habitation, serait remplacée par une redevance payée selon le poids des déchets émis par le consommateur. Cette mesure, soutenue par l’UFC-Que Choisir lors de l’inter-groupe, permettrait d’inciter à la maîtrise des comportements d’achat pour réduire les volumes d’ordures ménagères.

- Pollution de l’air intérieur : zéro pointé.

Alors même que les tests menés par l’UFC-Que Choisir ont montré que de nombreux produits de grande consommation sont très nocifs pour la santé (parfums d’intérieur, peintures, meubles, etc.) le Grenelle n’a retenu qu’une vague proposition de développer les tests d’émissions.En sachant que l’air intérieur est cinq fois plus pollué qu’à l’extérieur, il est pourtant nécessaire d’interdire à l’horizon de 3 ans les substances reconnues dangereuses par l’OMS et la Commission européenne (formaldéhyde, radon, benzène, etc.), de prévoir un étiquetage négatif pour d’autres substances, sur le modèle des paquets de cigarettes, et de rendre systématiques les tests d’émissions.

- Protection de la ressource aquatique : retenir les propositions fortes du groupe de travail.

Même si elles sont peu hiérarchisées, certaines propositions du groupe de travail sont tout à fait pertinentes et démontrent que la loi sur l’eau de 2006 a été un modèle d’immobilisme.

Dans la mesure où les agriculteurs, victimes d’un système de subvention anti-écologique, sont les principaux responsables de la pression sur l’eau (pesticides, nitrates, sécheresse), il est nécessaire de leur proposer un nouveau cadre d’incitation financière qui permette d’accompagner le changement des modes de production.

Le groupe de travail du Grenelle rejoint ainsi l’UFC-Que Choisir en proposant de transférer 400 millions d’euros des aides du premier pilier de la PAC, qui favorise le productivisme, pour les affecter aux aides agro-environnementales. Il est aussi suggéré d’accroître fortement les redevances pesticides et nitrates payées par l’agriculteur dont le produit devrait servir à aider la profession à diversifier ses cultures.

- L’étiquetage écologique des produits : oui mais….

L’UFC-Que Choisir a toujours soutenu l’idée de sensibiliser les consommateurs sur l’impact écologique de leurs achats et propose depuis plus de dix ans des indicateurs environnementaux pour certains de ses tests de produits.

Nous adhérons donc à la proposition de Jean Louis Borloo tout en soulignant, par expérience, les grandes difficultés méthodologiques que pose la notation environnementale des produits. Comme le montre, par exemple, la grande controverse autour des biocarburants, la réalisation de bilan écologique fiable est un processus parfois difficile. Une sérieuse concertation est ainsi nécessaire afin d’éviter que le système de notation ne soit détourné à des fins commerciales.

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