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Les français sont conscients de l’avenir incertain de l’apiculture


Quelle perception les Français ont-ils des apiculteurs et de l’avenir de l’apiculture ? Résultats d’une enquête nationale IPSOS / UNAF qui montre combien les français sont conscients des problèmes qui touchent le monde apicole.

Commandé par l’UNAF à l’institut IPSOS, au cours du premier trimestre 2011, ce sondage a été effectué par Internet via l’Omnibus « en ligne » d’Ipsos, auprès d’un échantillon de 1017 individus âgés de 16 à 65 ans et selon la méthode des quotas (sexe, âge, CSP du chef de famille et région UDA), ce sondage permet de mieux saisir la perception des Français sur les dangers qui menacent l’apiculture et l’alimentation humaine plus globalement.

Les produits de la ruche, des aliments familiers à une majorité de Français

Alors qu’ 1 Français sur 3 dit consommer du miel et/ou d’autres produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis…) assez régulièrement tout au long de l’année, dans la même proportion l’on dénombre des consommateurs ponctuels, c’est-à-dire pour des occasions ou une période donnée.
En cumul ce sont donc 65% des Français qui consommeraient soit régulièrement, soit ponctuellement du miel ou des produits de la ruche (pollen, gelée royale, propolis).

La disparition des abeilles : une prise de conscience généralisée

88% des Français sont conscients de la disparition massive des abeilles en France (Cette préoccupation est encore plus partagée par les plus âgés (94% des 45 ans et plus) et par les consommateurs de miel ou des produits de la ruche (93%).
Dans l’opinion, ce sont d’abord et surtout les insecticides et pesticides utilisés pour le traitement des cultures qui participeraient le plus à la disparition des abeilles (1ère cause pour 81% des Français), loin devant le développement de l’agriculture intensive et très loin devant le changement climatique.
Autre facteur de fragilisation des colonies d’abeilles : l’invasion par le frelon asiatique Vespa Velutina dont 60% des Français auraient entendu parler (et 67% des consommateurs de miel et des autres produits de la ruche).

Les apiculteurs : une corporation fortement valorisée mais fragilisée

77% des Français s’accordent pour dire que le nombre d’apiculteurs par rapport aux décennies passées régresse alors que seuls 12% les considèrent en nombre stable voire plus nombreux.
Pourtant l’image des apiculteurs qui entretiennent des colonies d’abeilles est fortement valorisée, ils sont considérés par 89% des Français comme des acteurs engagés dans la protection de l’environnement.

Retrouvez les détails de cette enquête nationale IPSOS sur le site :
www.unaf-apiculture.info

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L’Union Nationale de l’Apiculture Française saisit le Conseil d’Etat d’une demande en annulation de l’AMM du CRUISER OSR sur colza.


L’Union Nationale de l’Apiculture Française, saisit ce jour en urgence, le Conseil d’Etat d’une demande d’annulation de l’AMM du CRUISER OSR sur colza avant que n’aient lieu les opérations d’enrobages des semences, puis les semis du mois d’août prochain.

Cet insecticide systémique utilisé en enrobage de semences et véhiculé par la sève jusque dans les fleurs, est composé de trois substances actives, thiaméthoxam  insecticide), fludioxonil et métalaxyl-M (foncigides), d’une extrême toxicité pour les abeilles.
Cette décision révélée par l’UNAF, le 16 juin, est d’autant plus grave que le colza restait avec le tournesol, une des rares cultures non traitées d’un attrait majeur pour l’avenir du cheptel apicole français.
Compte tenu de l’urgence qu’il y a à éviter ce nouveau désastre pour les abeilles, l’UNAF demande au Conseil d’Etat de suspendre immédiatement en référé l’autorisation du Cruiser OSR délivrée par le ministre le l’agriculture le 3 juin dernier.

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L’insecticide Cruizer autorisé sur le colza


Générations futures s’inquiète suite à une décision d’autoriser l’utilisation de l’insecticide Cruizer sur le colza.

« Selon un communiqué de l’UNAF (apiculture française), le ministre de l’Agriculture vient d’étendre l’autorisation du Cruiser au colza alors que le Conseil d’Etat a déjà annulé des autorisations sur maïs qui avaient été délivrées en 2008 et 2009 et qu’il se prononcera dans les prochains mois sur l’annulation de l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrées pour les années 2010 et 2011.

Après les quatre autorisations successives de mise sur le marché du Cruiser sur le maïs (de 2008 à 2011) et malgré l’annulation des autorisations de 2008 et 2009 par le Conseil d’Etat en février dernier, le Ministère de l’agriculture vient donc de délivrer une nouvelle autorisation de mise sur le marché à Syngenta pour le Cruiser pour le traitement des semences de colza (autorisation de mai 2011 par le Ministère de l’agriculture sur un avis favorable de l’ANSES d’octobre 2010). Le thiamethoxam, l’une des substances actives du Cruiser OSR, est à l’origine de cas avérés d’intoxication d’abeilles.

Or, nous pensons, comme l’UNAF, que cette décision est des plus regrettables d’autant que le colza est une plante qui attire fortement les abeilles. « Cette décision est en totale contradiction avec les décisions du Grenelle de l’environnement et notamment le plan Ecophyto ainsi que les recommandations de la DG SANCO de l’UE qui dans une déclaration de décembre 2010 insistait sur le fait qu’il était nécessaire de protéger la santé des abeilles de manière proactive » déclare François Veillerette, Porte parole de Générations Futures.

« Il faut absolument que le Ministre revoit sa décision sur ce dossier au risque de se discréditer alors que dans une réponse à une question d’Yves Cochet en décembre dernier il se disait « soucieux du respect de l’environnement et de la défense des populations d’abeilles » » Ajoute t’il. »

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La Région récolte 80 kilos de miel avec l’UNAF


(photo Franck Trabouillet)

(photo Franck Trabouillet)

A l’occasion d’APIdays, premières journées nationales de l’abeille, plus de 80 kilos d’un miel à l’arôme de fleur d’acacia ont été extraits vendredi 18 juin  au siège de la Région Rhône-Alpes à Charbonnières-les-Bains.

Le Conseil régional accueille depuis le printemps 2007 huit ruches dans le cadre du programme « Abeille, sentinelle de l’environnement » mis en œuvre par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) pour sensibiliser le public aux enjeux de la biodiversité et à la nécessaire sauvegarde des pollinisateurs domestiques et sauvages.

Alors que 2010 célèbre l’Année Internationale de la Biodiversité, jamais encore une aussi forte mortalité des abeilles n’avait été constatée en France. Dans le seul département du Rhône, 44 % des colonies d’abeilles ont péri pendant le dernier hiver.

Jean-Jack Queranne, Président de la Région Rhône-Alpes, a évoqué les risques qui pèsent sur la survie des pollinisateurs, comme l’utilisation des pesticides. « Les abeilles représentent un marqueur important pour la biodiversité, l’agriculture, notre alimentation. Une initiative telle que ces APIdays exprime un cri d’inquiétude indispensable».

Il tient à rappeler sa condamnation du vote de la commission mixte  paritaire du 16 juin sur le projet de loi Grenelle 2.Députés et sénateurs ont remis en cause le principe de « compatibilité » entre les trames vertes et bleues et les projets d’infrastructures de transports, lui substituant la simple « prise en compte ». Pour le Président de la Région Rhône-Alpes, membre du Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement, cette décision « enterre définitivement le Grenelle et met la biodiversité en danger. »

Rhône-Alpes compte près de 10 000 apiculteurs qui exploitent plus de 146 000 ruches, soit 11 % du cheptel national. La production annuelle régionale est estimée à 2 900 tonnes de miel.
Depuis 2007, Rhône-Alpes soutient l’opération « Abeille, sentinelle de l’environnement » dans le cadre d’une convention de partenariat et d’objectifs (66 000 €).

La Région s’est engagée dans une véritable politique apicole et élabore actuellement avec ses partenaires un projet de développement de cette filière, sous la forme d’un Contrat Régional d’Objectifs de Filière (CROF).
Elle apporte aussi un soutien financier annuel d’environ 50 000 € à des actions de recherche appliquée : observation des cas d’intoxication de ruchers ; études génétiques sur les mâles et les reines ; études sur les aspects sanitaires des cheptels, par exemple sur le parasite varroa ou sur la loque américaine ; collecte de données technico-économiques sur la filière.
Enfin, elle accompagne le projet Urbanbees qui vise à la sauvegarde des pollinisateurs sauvages.

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Sur les traces du frelon asiatique


Vespa_velutina_indexL’UNAF a fait savoir, il y a un mois, que le frelon Vespa Velutina avait été détecté pour la première fois en Région Ile-de-France. Un nid de frelons Vespa Velutina a, en effet, été découvert dans le jardin d’un particulier au Blanc-Mesnil en région parisienne.

D’une taille imposante, 60cm de haut par 50 cm de large, le nid était perché à 8 mètres du sol sur un cerisier. Des apiculteurs ont procédé à la destruction du nid mardi 29 septembre 2009 à 8h. (photo Jean Haxaire)

Depuis 2005, à de très nombreuses reprises déjà, L’Union Nationale de l’Apiculture Française a alerté les pouvoirs publics français et les Préfets des régions concernées, sur les risques causés par ces redoutables prédateurs, sans que des mesures efficaces soient prises au plan régional et national.

Ce frelon, originaire du sud-est asiatique (nord de l’Inde, sud de la Chine ou montagnes d’Indonésie) est arrivé en Gironde fin 2005 en Aquitaine vraisemblablement d’une manière accidentelle par la zone de fret de Bruges près de Bordeaux, dans une cargaison de poteries chinoises qui ont été, semble-t-il, dispersées en Gironde, Lot-et-Garonne et Dordogne.

Depuis, le Vespa Velutina s’est développé dans toutes les régions Aquitaine, Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Poitou Charente, Limousin, Auvergne et région Centre. Aujourd’hui nous venons de le découvrir au coeur de la Région Ile-de-France.
Redoutable prédateur pour les abeilles, le frelon asiatique peut décimer quelques milliers d’abeilles d’une ou plusieurs ruches en quelques jours. L’apiculture française est donc particulièrement touchée mais également les productions fruitières (fruits mûrs) ainsi que la pollinisation et la population française. En 2008 et 2009 de nombreuses personnes ont été victimes de piqûres ; certaines ayant entraîné un séjour à l’hôpital et même la mort.
L’UNAF exige que des mesures immédiates soient engagées afin de limiter l’invasion du frelon Vespa Velutina et les destructions dramatiques qu’il cause.

Contacts Félix Gil, Pdt Sydicat apicole GDS 94 et 75 06 07 06 17 56 / 04 99 61 29 90
06 64 81 08 71

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La Région fait son miel avec l’UNAF


Eliane Giraud, Jean-Jack Queyranne, Bernard Soulage aux côtés des apiculteurs de l’UNAF (photo Région Rhône-Alpes)

La Région Rhône-Alpes a réagi à la menace qui pèse sur le cheptel depuis plusieurs années en s’associant au programme  « Abeille, sentinelle de l’environnement » mis en oeuvre par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF).

En Rhône-Alpes, près de 10 000 apiculteurs exploitent plus de 146 000 ruches, soit 10% du cheptel national ; la production annuelle est estimée à 2900 tonnes de miel d’une grande diversité de saveurs : miel de fleurs, miel de sapin, etc.

Aussi la Région Rhône-Alpes a immédiatement réagi à la menace qui pèse sur le cheptel depuis plusieurs années en s’associant au programme  « Abeille, sentinelle de l’environnement » mis en oeuvre par l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF). Depuis le printemps 2007, elle accueille 8 ruches sur son site, à Charbonnières-les-Bains dans le Rhône, et apporte son soutien financier à l’opération.
Environ 100 kg de miel récoltés aujourd’hui montrent la vitalité de ces ruches et sensibilisent quotidiennement le public aux enjeux de la biodiversité.

Pour aller plus loin, la Région Rhône-Alpes travaille sur un projet de Contrat Régional d’Objectifs de Filière (CROF) depuis fin 2008 avec la filière apicole professionnelle représentée par l’Association pour le Développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes (ADARA), et la filière apicole dite « de loisir » représentée par la FARA. Lors de l’ouverture du 17ème Congrès national de l’apiculture française en octobre 2008, à Villefranche-sur-Saône, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, a souligné la nécessité de ce rassemblement pour structurer la filière à l’échelle régionale et obtenir ainsi de meilleurs résultats: « Pour avoir une politique efficace, au moment où le gouvernement semble prendre concrètement conscience du problème de l’apiculture, il nous faut en Rhône-Alpes donner l’exemple d’une activité, d’une filière, d’une profession rassemblée. »

La Région Rhône-Alpes s’est engagée pour la valorisation de l’apiculture. Elle apporte un soutien financier annuel d’environ 50 000 € à la filière apicole, pour des actions de recherche appliquée : observation des cas d’intoxication de ruchers ; études génétiques sur les mâles et les reines ; études sur les aspects sanitaires des cheptels, par exemple sur le parasite varroa ou sur la loque américaine ; collecte de données technico-économiques sur la filière.

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