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L’Union européenne et la recherche


Le 20 novembre prochain, à 18h30, le Bureau d’information du Parlement européen à Marseille organise la conférence-débat « L’Union européenne et la recherche » à la Maison de l’International de Grenoble.

Ce sera l’occasion de se pencher sur le programme Horizon 2020 avec la Députée européenne Michèle Rivasi et des spécialistes du domaine de la recherche.

Sur base des questions de la salle, les intervenants expliqueront comment chacun, dans son domaine, peut s’investir dans la recherche avec le soutien de l’Union européenne.

Les intervenants:

- La députée européenne Michèle RIVASI, Groupe des Verts/Alliance Libre Européenne

- Dominique LE GIGAN, Directeur de l’Animation Économique de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Grenoble (CCI Grenoble)

- Olivier BOZON, Conseil en développement international pour le Centre de commerce international de la CCI de Grenoble (Grex)

- Pascal FORMISYN, Professeur à l’École des Mines de Saint-Etienne et Point de Contact National d’Horizon 2020

- Jean-Louis SZABO, Adjoint au directeur Europe du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)

- Constance MOTTE, Chargée de mission Europe et développement international (Minalogic, pôle de compétitivité)

- Lucie JIRASKOVA, Direction des Relations Internationales, Université Grenoble-Alpes, et responsable du réseau Euraxes

Objectif

L’objectif de ce débat est d’informer les parties prenantes, les entreprises, les pôles de compétitivité et le grand public sur la politique de l’Union européenne dans le domaine de la recherche et sur les appuis mis à disposition dans ce domaine.

Pour cela, il est prévu, entre autres, une présentation du programme phare Horizon 2020, nouveau programme cadre sur la recherche. Le tout sera mené dans une interaction constante avec les intervenants indiqués ci-dessus sur base de témoignages et de questions venant de la salle.

Contexte

Le Bureau d’information du Parlement européen à Marseille couvre les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse. Dans le cadre de ses activités d’information, il organise entre autres, des  conférences-débats en présence de députés européens et de spécialistes et en direction de parties prenantes et/ou du grand public.

Le programme Horizon 2020 sera bien sûr au cœur de cette soirée. Horizon 2020 est un programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne mettant à disposition près de 80 milliards d’euros de fonds sur les sept prochaines années (2014-2020), en plus de l’investissement venant du secteur privé que cela va engendrer.

La conférence sur internet

Site internet: http://sudest.europarl.fr/fr/activites_sudest/nos_activites/recherche_20112014.html

Événement  Facebook: https://www.facebook.com/#!/events/726363870778264/?fref=ts

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Changement climatique: de Lima à Paris…


Official logo of the COP20, UN Climate Change Conference in Lima

Les négociations de Lima le mois prochain devraient permettre aux partenaires mondiaux de conclure un accord ambitieux sur le climat à Paris en 2015, afin de rester sur la voie d’un réchauffement climatique inférieur à 2°C, a affirmé la commission de l’environnement dans une résolution.

Les députés européens ont rappelé que l’Union Européenne et ses États membres se sont engagés à augmenter les contributions au Fonds vert pour le climat de l’ONU, dans le but de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.

« Notre objectif final est de faire en sorte que nos économies suivent le scénario d’un réchauffement climatique en-deçà des 2°C. Le mois prochain à Lima, les parties de la CCNUCC devraient travailler de manière constructive pour mettre en place les éléments de l’accord qui devrait être conclu à Paris, et nous devrions jouer un rôle central », a affirmé le président de la commission de l’environnement, Giovanni La Via, qui sera à la tête d’une délégation parlementaire à Lima en décembre.

« Bien sûr, nous sommes confrontés à un défi politique et nous devons convaincre tous les acteurs que la voie vers une économie faible en carbone n’est pas punitive, mais qu’elle nous permettra au contraire de créer des emplois et de développer des technologies et des produits dont la communauté internationale aura besoin », a-t-il ajouté.

Tous les pays devraient contribuer, car des mesures dilatoires ne feront qu’accroître les coûts et réduire les possibilités, affirme la résolution adoptée mercredi par 56 voix pour, 2 voix contre et 9 abstentions. La conférence de Lima devrait également convenir des obligations d’information qui devraient garantir que les contributions nationales soient quantifiables et comparables, ajoute le texte.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050

Les députés considèrent la conférence de Lima des 1er-12 décembre comme l’occasion de fixer des objectifs clés avant l’accord international de 2015 qui sera débattu à Paris (COP 21) du 30 novembre au 11 décembre 2015. Selon les parlementaires, cet accord devrait inclure des mesures pour une stratégie d’atténuation, d’adaptation et de mise en œuvre afin de pouvoir réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50% d’ici 2050.

Contribution de l’UE

Les députés font remarquer qu’en 2012, l’UE avait réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 19% par rapport aux niveaux de 1990, conformément au protocole de Kyoto, tout en ayant augmenté son PIB de plus de 45%. Elle a donc presque réduit de moitié l’intensité moyenne des émissions entre 1990 et 2012, et diminué de 25% ses émissions par habitant.

Par ailleurs, les députés rappellent que l’Union européenne et ses États membres se sont engagés à augmenter les financements en faveur de la lutte contre le changement climatique en finançant le Fonds vert pour le climat des Nations unies et en mobilisant conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, dans le cadre de leur contribution à l’accord de Copenhague de décembre 2009, qui vise à maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C. Les parlementaires appellent les autres donateurs à agir également en ce sens, afin de mobiliser davantage de fonds pour les mesures de lutte contre le réchauffement climatique.

Pays en développement

Les députés soulignent que les accords sur le financement des mesures de lutte contre le changement climatique, les transferts de technologies et le renforcement des capacités seront essentiels pour aider les pays en développement - à savoir ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre mais qui sont les plus vulnérables au changement climatique, en raison de leur faible capacité de réaction et d’adaptation.

Air et mer

Les députés soulignent que l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) doivent prendre des mesures pour obtenir des résultats satisfaisants en temps voulu, à la mesure de l’ampleur et de l’urgence de l’enjeu climatique.

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Réduction de ses émissions: l’UE se prépare en vue de 2030..


D’après une nouvelle analyse de l’agence européenne pour l’environnement (AEE), les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne (UE) ont diminué de près de 2 % entre 2012 et 2013, ce qui rapproche beaucoup l’UE de son objectif de réduction pour 2020.

L’Union est également en bonne voie pour atteindre deux autres objectifs visant à promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique d’ici 2020.

D’après l’analyse de l’AEE portant sur les projections des états membres, l’UE réduira probablement ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 21 % d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990, dépassant ainsi son objectif de 20 %. Avec 14 % de la consommation d’énergie finale provenant des énergies renouvelables en 2012, l’UE est en avance sur sa trajectoire prévue pour atteindre 20 % d’énergies renouvelables en 2020.

De même, la consommation énergétique de l’UE diminue plus rapidement que strictement nécessaire pour atteindre l’objectif d’efficacité énergétique pour 2020.

«Notre analyse montre que l’Europe est en bonne voie pour atteindre ses objectifs d’ici 2020», explique Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE. «Même dans le contexte de récession économique de ces dernières années, les politiques et les mesures fonctionnent et ont manifestement joué un rôle essentiel pour atteindre ce résultat intermédiaire. Toutefois, ne nous reposons pas sur nos lauriers. Les analyses que nous publions aujourd’hui mettent en lumière des pays et des secteurs dans lesquels les progrès ont été plus lents que prévus ».

Au niveau des états membres, le tableau est plus mitigé que pour l’ensemble de l’Union.
Neuf pays ont réalisé des progrès importants sur la voie des trois objectifs politiques liés – la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique -, et aucun État membre ne présentait des résultats inférieurs aux objectifs dans tous les domaines.

Toutefois, trois états membres risquent de ne pas atteindre leurs objectifs individuels pour 2013 en matière de gaz à effet de serre, en vertu de la décision relative à la répartition de l’effort, et les projections pour six états membres indiquent que ceux-ci n’atteindront pas leurs objectifs pour 2020 avec les politiques et mesures nationales.

En outre, les projections émanant des états membres font état de réductions d’émissions faibles, voire inexistantes, dans les secteurs des transports et de l’agriculture.

Au-delà de 2020

La semaine dernière, les chefs d’état et de gouvernement européens sont convenus de nouveaux objectifs pour 2030, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 1990, à porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 % de la consommation d’énergie finale, et à atteindre une réduction d’au moins 27 % de la consommation énergétique par rapport aux niveaux de référence.

Les projections actuelles pour 2030 indiquent que des efforts supplémentaires sont nécessaires, aux niveaux national comme européen, pour maintenir l’UE sur la voie de ses nouveaux objectifs et de ses objectifs à plus long terme.

Ceux-ci visent à décarboner le système énergétique européen et à atteindre une réduction de 80 à 95 % des émissions de gaz à effet de serre de l’union européenne d’ici 2050.

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165 millions d’euros supplémentaires pour le soutien au marché des fruits et légumes périssables


La Commission européenne a adopté  un nouveau programme de mesures d’urgence en faveur des fruits et légumes périssables à la suite de l’embargo russe sur les importations de certains produits agricoles de l’UE.

Pouvant atteindre 165 millions d’euros, ce nouveau dispositif apporte une aide pour le retrait du marché des volumes excédentaires et vient s’ajouter au programme d’un maximum de 125 millions d’euros pour les fruits et légumes annoncé le 18 août.

Celui-ci a été suspendu en septembre parce qu’il s’est avéré, à la suite de demandes provisoires, que la totalité du budget avait déjà été demandée. Afin de mieux cibler les interventions, le nouveau dispositif comprend une annexe précisant les volumes éligibles dans les différents États membres ainsi que des montants spécifiques par catégorie de produits.

Ces volumes sont fondés sur les volumes d’exportation des trois dernières années à la même période, déduction faite des montants se rapportant aux volumes ayant déjà fait l’objet d’une demande dans le cadre du premier dispositif de 125 millions d’euros. Le nouveau programme concerne également pour la première fois les oranges, les mandarines et les clémentines.

À l’heure de confirmer le programme, M. Dacian Cioloş, commissaire chargé de l’agriculture, a affirmé aujourd’hui: «Je me réjouis que la Commission soit parvenue à mobiliser 165 millions d’euros supplémentaires afin de soulager la pression commerciale pesant sur les cultivateurs de fruits et légumes à la suite de l’embargo russe.

Ce programme sera davantage ciblé que le dispositif initial, même s’il offre toujours une certaine souplesse dans les quatre groupes de produits. Ces mesures de soutien du marché apporteront une aide à court terme.»

Contexte

Comme dans le programme précédent, ce régime prévoit une aide de l’UE pour les retraits du marché à des fins de distribution gratuite (financée par l’UE à 100 %), ou pour des retraits à des fins non alimentaires (par exemple, le compostage), pour lequel le taux d’intervention de l’UE est plus faible.

De même, la récolte en vert ou la non-récolte sont également des solutions possibles, pour un niveau d’aide encore légèrement inférieur. Comme précédemment, les mesures seront également accessibles aux producteurs qui n’appartiennent pas à des organisations de producteurs mais le niveau du financement de l’Union européenne est plus élevé pour les membres de ces associations (75 % du montant prévu pour les membres, 50 % pour les autres), le fonds opérationnel des organisations de producteurs pouvant éventuellement accorder un complément (25 %).

Le nouveau programme, qui sera d’application jusqu’à la fin de l’année, comprend une annexe précisant des volumes ventilés en 4 catégories de produits pour les 13 pays qui, en moyenne, de 2011 à 2013, ont exporté la majeure partie de leurs fruits et légumes vers la Russie au cours de la période de septembre à décembre (septembre à mars pour certains fruits).

Les quatre groupes de produits sont les suivants: pommes et poires (total de 181 800 T); agrumes: oranges, mandarines et clémentines (total de 96 090 T); autres légumes: carottes, concombres, piments doux ou poivrons et tomates (48 300 T); autres fruits: kiwis, prunes et raisins de table (total de 76 895 T). Un certain nombre de produits visés par les mesures précédentes — choux, choux-fleurs, choux-fleurs brocolis, champignons et fruits rouges — ne sont plus concernés.

Outre ces volumes spécifiques, les 28 États membres disposeront chacun d’une réserve supplémentaire de 3 000 tonnes pour le retrait des produits énumérés dans ce programme, ainsi que des choux-fleurs, des choux et des champignons, les États membres étant libres d’accorder la priorité à certains produits.

En réponse à l’embargo russe, le 7 août, sur l’importation de certains produits agricoles de l’UE (et des États-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Norvège), la Commission européenne a pris des mesures de soutien du marché pour les pêches et les nectarines (33 millions d’euros), les fruits et légumes périssables (125 millions d’euros) et a accordé une aide au stockage privé pour le beurre, le lait écrémé en poudre et les fromages, ainsi qu’un montant supplémentaire de 30 millions d’euros pour des programmes de promotion.

La mesure prise aujourd’hui est un nouveau règlement délégué établi par la Commission de sa propre autorité, sans que l’approbation préalable par les États membres ou le Parlement européen ne soit nécessaire. Toutefois, la Commission a consulté les experts des États membres à propos de certaines modalités lors de la rédaction du texte.

Pour en savoir plus sur la réponse de la Commission à la crise russe, voir http://ec.europa.eu/agriculture/russian-import-ban/index_en.htm (en anglais).

bias

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Améliorer la santé animale et humaine


La Commission a adopté des propositions relatives aux médicaments vétérinaires et aux aliments médicamenteux pour animaux afin d’améliorer la santé et le bien-être des animaux, de lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans l’UE et d’encourager l’innovation.

  • La proposition sur les médicaments vétérinaires vise en particulier à accroître la disponibilité de médicaments pour le traitement et la prévention des maladies chez les animaux dans l’UE.
  • La proposition de modernisation de la législation relative aux aliments médicamenteux intègre désormais dans son champ d’application les aliments pour animaux de compagnie. Le but poursuivi est d’assurer le niveau approprié de qualité et de sécurité des produits dans l’Union, tout en ouvrant la voie à de meilleurs traitements pour les animaux malades.

Les règles proposées bénéficieront aux animaux, y compris des espèces aquatiques, à leurs détenteurs, aux propriétaires d’animaux de compagnie, aux vétérinaires et aux entreprises, notamment dans le secteur pharmaceutique et la fabrication d’aliments pour animaux, dans l’Union européenne.

Le commissaire européen à la santé, M. Tonio Borg, a déclaré: «Ces propositions sont toutes deux centrées sur la santé et le bien-être des animaux. Toutefois, elles constituent aussi une avancée majeure pour la santé publique dans la mesure où elles introduisent des mesures qui contribuent à la lutte contre la menace croissante que représente la résistance aux antimicrobiens en préservant l’efficacité des antibiotiques pour les personnes comme pour les animaux.»

Proposition relative aux médicaments vétérinaires

La proposition de la Commission vise à adapter la législation sur les médicaments vétérinaires aux besoins du secteur vétérinaire tout en continuant de garantir un niveau élevé de santé publique et animale et un environnement sûr.

Le règlement proposé s’appuie sur les règles existantes de l’UE qui garantissent que seuls les médicaments qui ont obtenu une autorisation de mise sur le marché peuvent être mis sur le marché.

Les règles sont toutefois simplifiées afin d’assurer la mise au point de médicaments adaptés pour les animaux dans l’UE. La réduction de la charge administrative portera à la fois sur la procédure d’autorisation de mise sur le marché et la surveillance des effets secondaires (pharmacovigilance).

Le texte proposé vient particulièrement à point nommé pour les espèces dites «mineures» telles que les abeilles, les caprins, les dindes, les chevaux, etc. pour lesquelles on ne dispose pas de médicaments actuellement.

Pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens et contribuer au maintien de l’efficacité des antibiotiques chez l’homme et l’animal, la proposition introduit la possibilité de restreindre l’autorisation et l’utilisation chez les animaux de certaines substances antimicrobiennes qui sont réservées au traitement d’infections humaines.

Proposition relative aux aliments médicamenteux pour animaux

Le règlement proposé abrogera et remplacera les dispositions dépassées de la directive (90/167/CEE) relative à la préparation, à la mise sur le marché et à l’utilisation des aliments médicamenteux pour animaux.

Après les prescriptions vétérinaires, les aliments médicamenteux constituent une autre voie importante pour l’administration de médicaments vétérinaires à des animaux.

Le texte vise à harmoniser les normes de production et la commercialisation des aliments médicamenteux pour animaux dans l’UE à un niveau de sécurité approprié, et à tenir compte des progrès techniques et scientifiques dans ce domaine.

Les règles proposées permettront de veiller à ce que les aliments médicamenteux pour animaux puissent être fabriqués uniquement à partir de médicaments vétérinaires spécifiquement autorisés et par des fabricants agréés.

La résistance aux antimicrobiens sera combattue par des mesures telles que l’interdiction d’utiliser des aliments médicamenteux à titre préventif ou comme facteurs de croissance.

En outre, des limites de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments pour animaux ordinaires sont établies à l’échelle de l’UE à un niveau qui permet d’éviter le développement de la résistance aux antimicrobiens.

Le champ d’application de la proposition inclut explicitement les aliments médicamenteux pour animaux de compagnie, de sorte que les animaux de compagnie, en particulier ceux atteints d’une maladie chronique, pourront être traités plus aisément à l’aide d’aliments médicamenteux novateurs.

Prochaines étapes

D’autres institutions de l’UE, notamment le Parlement européen et le Conseil, examineront les propositions de la Commission et se prononceront en temps utile, conformément à la procédure de codécision.

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Programmes d’actions nitrates


Ségolène ROYAL et Stéphane Le FOLL prennent acte de la condamnation de la France par la Cour de justice de l’Union Européenne pour mauvaise application de la directive 91/676CEE dite directive « nitrates ». La Cour de justice a considéré que les programmes d’action qui s’appliquaient dans les zones vulnérables entre 2009 et 2012 étaient insuffisamment rigoureux au regard des exigences de la directive.

Cette condamnation porte donc sur une ancienne génération de programmes d’action. En effet, pour agir plus efficacement contre la pollution des rivières et des nappes due aux nitrates d’origine agricole, la France a engagé en 2011 puis en 2013 une vaste réforme de son dispositif réglementaire « nitrates » pour tenir compte des critiques de la Commission (1). Cette réforme a été menée en concertation étroite avec la profession agricole, en s’appuyant sur une approche agronomique.

La plupart des sujets soulevés dans le jugement de la Cour de Justice ont déjà été corrigés dans le nouveau dispositif (périodes d’interdiction d’épandage, précision de la réglementation, mode de calcul des capacités de stockage, normes de rejets d’azote pour les ruminants et les porcins).

Sur certains points sensibles (modalités de stockage des fumiers compacts au champ, épandage sur les sols en forte pente…), la France échangera avec la nouvelle Commission sur les évolutions attendues, en veillant à concilier performance économique des exploitations agricoles et respect des exigences environnementales.

(1) Les programmes d’action départementaux ont été remplacés par un programme d’actions national qui fixe le socle réglementaire national, entré en vigueur le 1er novembre 2013, applicable sur l’ensemble des zones vulnérables françaises, des programmes d’actions régionaux qui complètent et renforcent le socle national de manière proportionnée et adaptée à chaque territoire, pour mieux prendre en compte les spécificités du territoire français. Ils entrent progressivement en vigueur.

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Protéger l’environnement


Trois ans après le dernier sondage Eurobaromètre similaire, l’intérêt des Européens pour l’environnement n’a manifestement pas faibli, malgré la crise économique. L’écrasante majorité des 28 000 personnes interrogées (95 %) estime la protection de l’environnement importante à titre personnel et de nombreux citoyens pensent qu’il est possible d’en faire davantage dans ce domaine.

M. Janez Potočnik, commissaire chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos: «Je suis heureux de constater que la protection de l’environnement bénéficie d’un soutien aussi large et vigoureux, même dans une période difficile. Les Européens sont particulièrement préoccupés par la pollution de l’air et de l’eau, les produits chimiques et les déchets, et ont le sentiment que chacun doit intensifier ses efforts pour protéger l’environnement.»

Points saillants:

La protection de l’environnement se justifie du point de vue économique

Une grande majorité des personnes sont d’avis que l’utilisation efficace des ressources naturelles (79 %) et la protection de l’environnement (74 %) peuvent être un moteur pour la croissance économique. Tandis que 80 % des personnes interrogées considèrent que l’économie influence leur qualité de vie, 75 % d’entre elles pensent que l’état de l’environnement a une influence comparable et 77 % des citoyens de l’UE sont convaincus que les problèmes environnementaux ont un effet direct sur leur vie quotidienne. La pollution de l’air (56 %) et de l’eau (50 %) ainsi que la production de déchets et l’épuisement des ressources naturelles sont les sujets qui les préoccupent le plus.

Un nombre croissant (59 %) de personnes considère que, pour mesurer les progrès réalisés dans leur pays, les facteurs sociaux et environnementaux devaient être pris en compte au même titre que les critères économiques. En ce qui concerne les dépenses et les investissements, 59 % des personnes interrogées sont d’avis que les autorités publiques de leur pays devraient favoriser des considérations environnementales plutôt que des considérations de coûts.

Vers une plus grande responsabilité environnementale

Les citoyens sont encore plus nombreux qu’en 2011 (75 %) à se dire prêts à acheter des produits respectueux de l’environnement même s’ils sont un peu plus chers. Une grande majorité (93 %) des sondés considère que les gros pollueurs devraient réparer les dégâts qu’ils causent à l’environnement. Infliger des amendes plus lourdes à l’encontre des contrevenants est le moyen perçu comme le plus efficace pour résoudre les problèmes environnementaux.

Les Européens sont 85 % à estimer qu’ils ont un rôle à jouer dans la protection de l’environnement. Actuellement, la plupart d’entre eux accomplissent des actions et adoptent des comportements respectueux de l’environnement, aux premiers rangs desquels figurent le tri des déchets en vue du recyclage (72 %) ainsi que la réduction de la consommation d’énergie (52 %) et d’eau (37 %). Alors que davantage de citoyens estiment être bien informés sur l’environnement en général, 39 % d’entre eux considèrent qu’ils ne disposent pas d’informations suffisantes sur les effets que les produits chimiques utilisés dans les produits de tous les jours ont sur la santé.

Une grande majorité juge qu’il est possible d’aller plus loin dans la protection de l’environnement. Selon 77 % des personnes interrogées, les grandes entreprises et l’industrie n’en font pas assez; 70 % d’entre elles estiment qu’il en va de même pour leur gouvernement national. En outre, 65 % considèrent que les citoyens eux-mêmes pourraient en faire plus. Parmi les premières priorités recensées par les Européens désireux de protéger l’environnement figurent le tri des déchets en vue du recyclage (54 %), la réduction de la consommation d’énergie à domicile (39 %) et l’utilisation des transports en commun.

Soutien à l’action de l’UE

Pour 77 % des citoyens de l’UE, la législation européenne en matière d’environnement est nécessaire à la protection de l’environnement dans leur pays et pour six personnes sur dix, les décisions dans ce domaine devraient être prises en commun dans l’UE. 79 % des personnes interrogées pensent également que l’UE devrait pouvoir s’assurer de l’application correcte de la législation environnementale dans leur pays. 88 % d’entre elles souhaitent que plus de fonds soient alloués par l’Union européenne pour soutenir des activités respectueuses de l’environnement. En outre, une majorité des citoyens (56 %) aimerait que l’UE soit encore plus active pour protéger l’environnement.

Contexte

La dernière enquête Eurobaromètre sur l’environnement paraît trois ans après le précédent rapport sur le sujet. Elle a été conduite dans les 28 États membres de l’Union européenne entre le 26 avril et le 11 mai 2014 en vue d’évaluer l’opinion, l’attitude et les pratiques des citoyens de l’UE au regard de l’environnement. Dans ce cadre, 27 998 répondants issus de différents groupes sociaux et démographiques ont été interrogés en face-à-face dans leur langue maternelle pour le compte de la direction générale de l’environnement.

Informations complémentaires

L’enquête Eurobaromètre est disponible à l’adresse suivante:

http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm

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L’UE et la France prennent les producteurs de fruits et légumes pour des concombres !


Communiqué de la coordination rurale

L’annonce faite par la Russie de « l’interdiction totale » d’importer les produits alimentaires issus de l’Europe aura de graves conséquences sur les producteurs de fruits et légumes français. La Coordination Rurale dénonce une aide européenne (125 millions d’euros) qui n’est pas du tout à la hauteur des dégâts économiques causés.

Une aide insuffisante

Non seulement l’UE est incapable d’aider les agriculteurs victimes des décisions qu’elle prend mais en plus elle se moque d’eux en leur apportant une aide misérable comparée à celle qui avait été allouée en 2011 suite à la crise du concombre.
En effet, c’est une aide de 210 millions d’euros qui avait été alors attribuée aux seuls producteurs de concombres, tomates, laitues, courgettes et poivrons car leurs productions étaient considérées comme potentiellement dangereuses.

Aucune estimation des conséquences !

L’UE n’a pas jugé nécessaire de consulter les professionnels de la filière fruits et légumes afin d’effectuer une estimation réaliste des conséquences de cet embargo.
La Coordination Rurale souligne que les conséquences seront pourtant directes et indirectes :
·directes avec la perte des marchés en cours avec la Russie (retours de camions, reconditionnement, stockage…)
·indirectes car les fruits et légumes qui n’ont pas pu être exportés vont saturer le marché et entraîner une baisse des prix.
Ces conséquences désastreuses pour la filière n’ont pas été prises en compte dans les dernières mesures européennes

De la poudre aux yeux !

Cette communication a pour effet d’abuser l’opinion publique désinformée à qui on jette en pâture un chiffre de 125 millions d’euros pour les producteurs européens en laissant supposer que ce montant est important et qu’il leur apporte la solution.

La CR demande qu’une estimation des pertes soit réalisée et que l’aide versée soit en rapport avec l’ampleur des problèmes et donc considérablement augmentée. Il n’en faut pas tant en matière de mascarade pour finir de pousser au désespoir les producteurs.

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Union Européenne: 125 millions d’euros pour les fruits et légumes


Dans le contexte de restrictions russes sur les importations de produits agricoles de l’UE la Commission européenne va introduire des mesures de soutien pour certains fruits et légumes périssables.

Les produits concernés par les mesures annoncées  sont les suivantes: tomates, les carottes, le chou blanc, poivrons, choux-fleurs, concombres, cornichons, champignons et pommes, poires, fruits rouges, raisins de table et les kiwis. Les marchés de ces produits sont en pleine saison, sans option de stockage pour la plupart d’entre eux, et aucun marché de remplacement immédiat est disponible.

Les mesures exceptionnelles annoncées:  retraits de marché, notamment pour la distribution gratuite, la compensation pour la non-récolte et de récolte en vert.

L’aide financière couvrira tous les producteurs, qu’ils soient organisés en organisation de producteurs ou non. Les mesures auront un effet rétroactif effet à compter du 18 Août;

En d’autres termes, tous les volumes retirés à partir d’aujourd’hui (ou soumis à la récolte en vert ou les autres mesures) seront déjà couverts par ces mesures supplémentaires, sous réserve des contrôles nécessaires. Ces mesures s’appliqueront jusqu’à la fin de Novembre avec un budget prévu de 125 M €.

La situation actuelle des marchés pour tous les produits sera discuté dans une autre réunion avec des experts des États membres et des experts du Parlement européen qui doit se tenir à Bruxelles  vendredi.

La Commission européenne va poursuivre le développement des marchés suivant pour tous les secteurs concernés par l’embargo russe sur les produits agricoles et alimentaires à des contacts étroits avec les États membres et n’hésitera pas à soutenir d’autres secteurs fortement tributaires des exportations de la Russie ou d’adapter les mesures déjà annoncées, si nécessaire.

Les organisations professionnelles agricoles, la fédération nationale des producteurs de fruits jugent ces mesures totalement insuffisantes..

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En savoir plus sur votre environnement


Vous voulez connaître les niveaux d’ozone, de carbone noir et d’autres polluants auxquels vous êtes exposés lorsque vous vous déplacez à vélo ou à pied? C’est désormais possible grâce une application mobile baptisée AirProbe, qui fonctionne en association avec un petit boîtier de capteurs.

Mis au point par des partenaires de Belgique, d’Allemagne, d’Italie et du Royaume-Uni, ce dispositif vise à sensibiliser davantage les particuliers à leur environnement. Plus de 300 personnes ont participé aux premiers essais réalisés à Anvers, à Kassel, à Turin et à Londres. Une autre application mobile similaire, WideNoise, qui permet de mesurer les niveaux de pollution sonore, a déjà été utilisée par plus de 10 000 personnes et a fait l’objet d’une étude menée autour de l’aéroport d’Heathrow.

Les données recueillies sont accessibles aux particuliers, aux autorités et aux scientifiques afin qu’ils puissent avoir une idée plus précise de leur environnement.

Cinq partenaires ont apporté leur expertise au projet, dans des domaines aussi variés que les sciences sociales, l’informatique ou les sciences de l’environnement. L’UE a investi 2 millions d’euros dans ce projet, contribuant ainsi à la création du dispositif et à la réalisation de différentes études de cas.

Deux applications mobiles ont été mises au point: AirProbe, qui donne une idée des niveaux de pollution de l’air, et WideNoise, qui mesure les niveaux de bruit. Toutes deux comprennent des cartes interactives et des jeux sociaux permettant aux utilisateurs de partager des informations et leurs impressions. AirProbe fonctionne avec un petit boîtier de capteurs alimenté par accumulateurs qui peut être facilement transporté dans un sac à dos ou dans le panier d’une bicyclette, et qui se connecte à votre téléphone portable grâce à la technologie Bluetooth.

Après avoir emmagasiné une certaine quantité d’air, le boîtier communique les relevés des niveaux d’ozone, de carbone noir et d’autres polluants à un serveur central, qui transmet à son tour des informations sur les zones polluées de la ville et sur les pics de pollution à éviter.

Dans le cadre du projet, les chercheurs ont demandé à des volontaires de tester le système à Londres, à Anvers, à Kassel et à Turin. Ces ambassadeurs ont ainsi analysé la qualité de l’air en plus de 28 millions de points. Ils ont donné leur avis sur le dispositif (certains trouvaient le boîtier de capteurs trop grand, d’autres recommandaient de leur rendre étanche) et ont fait part de leur perception et de leurs impressions.

Plusieurs participants ont ainsi déclaré: «Il est intéressant de voir la différence entre notre sensation, notre perception et les données réelles». Un coureur a quant à lui expliqué: «Même les grands axes n’étaient pas aussi pollués que je ne le pensais avant de participer aux essais.».

Mettre la technologie à la disposition de tous

Le système est actuellement utilisé dans des écoles et dans le cadre de nouvelles études. Les données collectées par l’intermédiaire de WideNoise ont, par exemple, eu une influence sur les réactions à une proposition d’agrandissement de l’aéroport d’Heathrow.

Les scientifiques peuvent également utiliser les informations collectées pour analyser des tendances de pollution, les publier en ligne et les mettre ainsi à la disposition des particuliers et des pouvoirs publics.

Cela pourrait, par exemple, contribuer à la diminution des embarras de la circulation. Et le professeur Loreto d’ajouter: «Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais il sera intéressant de voir comment évoluent les comportements des particuliers au fur et à mesure qu’augmente leur sensibilisation à l’environnement.».

La pollution atmosphérique est l’une des premières causes de décès en Europe.

En 2010, elle aurait causé la mort prématurée de plus de 400 000 personnes dans l’UE. La mauvaise qualité de l’air a également d’autres répercussions: elle augmente les coûts médicaux, diminue la productivité économique, nuit aux récoltes et endommage les bâtiments.

La législation de l’UE garantit des normes de qualité de l’air élevées: les États membres sont en effet tenus de surveiller les niveaux de polluants dans l’air et de veiller au respect des valeurs limites. La Commission européenne a également proposé de nouvelles mesures visant à sauver des vies et à protéger la santé des personnes.

Catégorie Union européenne, environnementCommentaires fermés

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