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Les exploitants agricoles de la vallée du Rhône au cœur de la filière fruits


La région Rhône-Alpes est un gros producteur de fruits. La filière, avec 9 000 emplois permanents, est dominée par le segment amont de production fruitière qui concentre 5 000 emplois. Le segment « transformation-conserve » représente 2 300 emplois. Il est concentré dans quelques établissements de 100 à 300 salariés dont les principales productions sont les jus et les sirops.

Le commerce de gros emploie 1 700 salariés permanents dans des établissements de plus petite taille. À partir du mois d’avril, les activités de cueillette et de conditionnement occupent de nombreux saisonniers. La filière est principalement localisée dans la vallée du Rhône, en Ardèche ainsi que dans la vallée de l’Isère et le sillon alpin.

Rhône-Alpes est l’une des principales régions productrices de fruits, et plus particulièrement de fruits à noyau, de fruits à coque et de petits fruits . D’après l’Argreste, la moitié de la production française de noix, de châtaignes et d’abricots est rhônalpine, comme un quart de la production de cerises, et quasiment autant de la production de pêches et de nectarines (20 %).

La noix est cultivée au sein d’un millier d’exploitations, sur une surface agricole de 10 000 hectares (ha). L’abricot occupe 7 000 ha, la pêche et la cerise respectivement 2 000 et 2 600 ha. Pour les fruits à pépins, Rhône-Alpes pèse moins au niveau national, mais pommes et poires regroupent malgré tout un peu plus de 4 000 ha de surfaces agricoles. Rhône-Alpes est également un gros producteur de petits fruits, production moins visible en raison des faibles volumes liés à la taille des fruits, et de modes de cultures moins consommateurs de surfaces agricoles.

La majorité des cultures fruitières sont localisées dans les départements de la Drôme (40 %), de l’Isère (27 %) et de l’Ardèche (20 %) qui concentrent ainsi 87 % des 37 000 hectares du verger régional. Les pêchers et les abricotiers sont plus présents dans la Drôme, les cerisiers dans une aire comprise entre les Monts du Lyonnais et le Nord-Ardèche. Le noyer est concentré dans la vallée de l’Isère et le châtaignier est essentiellement présent en Ardèche.

Le verger régional a perdu 14 % de ses surfaces en 10 ans. La noix est le seul fruit dont la surface de production progresse entre 2007 et 2013. Plus généralement, la tendance est favorable aux espèces qui se conservent facilement. Ainsi, la production de pommes se maintient, tandis que celles de l’abricot et de la cerise sont en recul, et que celles de la pêche, de la poire et de la prune s’effondrent.

Pour la profession, maintenir le potentiel de production et favoriser le renouvellement des générations sont des enjeux centraux. Alors que la consommation de fruits frais s’érode au niveau national, cela passe, d’une part, par le développement des marchés de proximité, d’autre part, par celui de relations plus étroites avec l’industrie agroalimentaire pour mieux répondre à ses besoins, dans un contexte de forte concurrence internationale.

Les différences de législation sur le plan social et fiscal créent des écarts de compétitivité dans la production de fruits, secteur qui a recours à une main d’œuvre abondante, notamment de travailleurs saisonniers. Enfin, face aux aléas climatiques et aux attaques des organismes nuisibles (la sharka sur le pêcher ou la drosophila suzukii sur les petits fruits et cerises), le choix des variétés et la protection des cultures sont des enjeux pour lutter contre l’érosion des volumes et favoriser les reprises d’exploitations ou les installations.

La plupart des cultures fruitières sont localisées dans la Drôme, l’Isère et l’Ardèche

Figure 2 - La plupart des cultures fruitières sont localisées dans la Drôme, l'Isère et l'ArdècheSource : Insee, Clap 2012, Agreste, Statistique agricole.

Une filière structurée selon trois segments d’activité

Hors emplois saisonniers, la production de fruits en Rhône-Alpes occupe 5 000 personnes de manière permanente, salariés et non-salariés. Première région ex æquo avec Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes concentre 18 % des emplois nationaux de ce segment d’activité.

En aval de la production, la filière s’organise autour de deux autres segments : la transformation-conserve de fruits et le commerce de gros.

Les activités de transformation et de conserve sont réparties principalement entre préparations à base de fruits, jus et sirops. Les établissements industriels de la région ne sont pas forcément alimentés par la production locale; les échanges interrégionaux ou internationaux sont fréquents. Ce segment compte 2 300 emplois, soit un quart des emplois permanents de la filière.

Le commerce de gros de fruits, pas nécessairement implanté dans la région de production lui non plus, emploie 1 700 personnes de façon permanente, soit un peu moins de 20 % des emplois de la filière.

Dans le segment de la production, une majorité d’emplois permanents sont non-salariés (3 700 sur 5 000) ; ils correspondent pour la plupart à l’activité des chefs d’exploitation. Sur l’ensemble de la filière, quatre emplois sur dix sont non-salariés.

Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filière

Zone de production fruitière et voie de communication, la vallée du Rhône concentre l’activité de la filière, de Lyon jusqu’à Montélimar, avec l’Ardèche du Sud (Aubenas) et la zone d’emploi de Grenoble. Les zones d’emploi de Vienne-Roussillon, Romans-sur-Isère, Valence, Montélimar et Aubenas représentent à elles seules plus de la moitié de l’emploi permanent de la filière régionale.

Ces zones sont principalement orientées vers l’activité de production, qui représente 89 % de l’emploi de la filière dans celle de Montélimar, et 70 % dans celle d’Aubenas.

La zone de Grenoble est plus spécialisée dans la transformation et la conserve. La production de fruits et le commerce de gros se partagent les emplois de la zone d’emploi de Lyon ; celle de Romans-sur-Isère est tournée vers la production de fruits et la transformation-conserve de fruits.

Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filière

Figure 3 - Le couloir rhodanien concentre les effectifs de la filièreSource : Insee, Clap 2012.

L’établissement Teisseire (plus de 300 salariés en Isère) est le plus gros employeur de la filière régionale. Parmi les principaux établissements, seulement quatorze comptent plus de 50 salariés.

Ils sont principalement implantés le long du couloir rhodanien et dans le sillon alpin à proximité des infrastructures routières. Outre Teisseire, on retrouve d’autres grands noms de la transformation et de la conserve de fruits. Certains de ces établissements comptent entre 150 et 250 salariés : Refresco, Andros ou encore Charles et Alice dans la Drôme, Routin en Savoie, Fruité en Haute-Savoie et l’Européenne d’embouteillage dans le Rhône. Ces établissements produisent et commercialisent essentiellement jus, compotes et sirops que l’on trouve sur nos étals, tandis que d’autres sont spécialisés dans l’élaboration de produits destinés aux professionnels ; il s’agit d’Agrana, de Cap’Fruits et Ravifruit, tous trois situés dans la vallée du Rhône et comptant entre 100 et 150 salariés.

Parmi les établissements de plus de 50 salariés, quatre autres sont de plus petite taille : le siège social de Materne à Dardilly et le producteur de fruits SCA domaine Conquet, ainsi que Métral Fruits et le siège de Natura’Pro (Montélimar) dans le commerce de gros.

Des activités saisonnières dans la production de fruits et le commerce de gros

La cueillette, le triage, le lavage et le conditionnement des différentes variétés de fruits sont des activités saisonnières qui s’étendent sur une période comprise entre le début du mois d’avril et la fin du mois d’octobre, avec un pic d’activité au mois d’août. Dans leur ensemble, les emplois saisonniers dans la filière fruits représentent l’équivalent de 1 400 personnes qui travailleraient à temps plein entre avril et octobre. Ces Équivalents Temps Plein (ETP) se traduisent dans la réalité par une multitude de travaux de courte durée : 19 000 contrats saisonniers sont signés pour une durée moyenne de 46 jours.

Au quotidien, les saisonniers travaillent en moyenne une demi-heure de plus que les salariés permanents. Ils gagnent le SMIC, tout comme les ouvriers et les employés permanents. Les segments de la filière concernés par le travail saisonnier sont la production de fruits (1 000 ETP) et le commerce de gros (400 ETP). Sept saisonniers sur dix sont recrutés en tant qu’ouvriers agricoles, et trois sur dix en tant qu’ouvriers du tri, de l’emballage, de l’expédition et de la manutention. Les hommes sont majoritaires dans la production, tandis que les femmes le sont dans le commerce de gros. Les saisonniers sont en moyenne plus jeunes dans le commerce de gros (23 ans) que dans la production de fruits (31 ans).

Des producteurs de fruits relativement âgés

En amont de la filière, le segment production est constitué d’exploitations spécialisées dans l’arboriculture, ou qui produisent des fruits de façon significative. Il comprend 4 000 exploitations, dont les personnels permanents sont principalement des non-salariés, les chefs d’exploitation, auxquels il faut ajouter 1 300 salariés permanents, et 1 000 ETP durant la période saisonnière.

Les non-salariés sont pour trois quarts d’entre eux des hommes et sont relativement âgés (43 % ont plus de 50 ans). Les salariés permanents sont pour leur part majoritairement des ouvriers (89 %), des hommes (75 %), et sont en moyenne plus jeunes que les exploitants (55 % ont moins de 40 ans). Les saisonniers sont tous ouvriers agricoles, plus souvent des femmes en comparaison (40 %), et sont relativement jeunes (31 ans en moyenne).

La transformation-conserve de fruits : un segment industriel…

En aval de la production de fruits, le segment transformation-conserve de fruits est constitué d’une centaine d’établissements qui emploient 2 200 salariés, et produisent principalement des jus, des sirops, de la confiture et des desserts à base de fruits.

On constate une triple concentration dans ce segment : des effectifs, où la moitié des salariés est concentrée dans cinq établissements (Teisseire, Refresco France, Andros, Charles et Alice, Routin) ; de l’activité, où la moitié des emplois est dédiée à la production de boissons et sirops à base de fruits ; de la localisation enfin, où les plus grands établissements sont localisés le long du couloir rhodanien et dans le sillon alpin.

Dans ce segment industriel, plus de la moitié des actifs sont ouvriers (56 %), plus que dans l’ensemble des industries agroalimentaires (IAA) rhônalpines (47 %)1. Les cadres (13 %) et les professions intermédiaires (21 %) y sont également plus présents (respectivement 7 % et 15 %). Ces différences de structure de l’emploi expliquent des salaires plus élevés dans la transformation-conserve de fruits que la moyenne des IAA : le salaire net horaire moyen est de 14 euros (contre 12 euros).

Le segment n’est pas spécialement féminisé : un tiers des emplois est occupé par des femmes (35 %), soit 8 points de moins que l’ensemble des IAA. Enfin, les individus sont, en moyenne, relativement plus jeunes que l’ensemble de la filière : 28 % ont moins de 30 ans (contre 36 %).

Dans la transformation-conserve de fruits, le taux de valeur ajoutée (rapport entre la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires hors taxes) est plus favorable que celui des IAA rhônalpines (+ 1,3 points) et de France entière (+ 2,5 points). Le taux d’exportation (part du chiffre d’affaires réalisé à l’export) est quant à lui deux fois supérieur à celui de l’ensemble des IAA rhônalpines (19,1 % contre 10,8 %), avec près d’une centaine d’entreprises concernées. L’exportation de produits transformés est un enjeu majeur, compte tenu du manque de compétitivité des fruits français à l’export.

… dont les principaux établissements appartiennent à des groupes

Dans le segment de la transformation-conserve, les établissements industriels appartiennent pour la plupart à des groupes français (dont certains ont des activités à l’étranger, comme Andros) ou étrangers. Dans le giron de groupes étrangers, Teisseire et Fruité appartiennent au britannique Britvic PLC, Agrana au groupe allemand Sudzucker, Ravifruit à l’irlandais Kerry, et Cap’Fruits au groupe allemand Martin Braun Backmittel und essenzen. Côté français, Materne appartient au groupe Materne Mont Blanc, Andros à Andros et Cie, et l’entreprise Charles et Alice au groupe Charles et Alice.

Au final, un quart des salariés de la filière occupent un emploi dans un établissement appartenant à un groupe français (1 270 salariés), dont la moitié dans la transformation-conserve (570 salariés), et l’autre moitié dans le commerce de gros (610 salariés). 9 % des salariés de la filière travaillent par ailleurs dans un établissement appartenant à un groupe étranger (460 salariés), dont l’essentiel dans la transformation-conserve (430 salariés).

Le commerce de gros de fruits : huit actifs sur dix sont des ouvriers ou employés

Dernier maillon de la filière, le commerce de gros de fruits occupe 1 700 personnes (19 % des emplois de la filière), essentiellement salariées, auxquelles il faut ajouter 400 ETP saisonniers d’avril à octobre. On compte 230 établissements dans ce segment, en moyenne de plus petite taille que les établissements de la transformation-conserve (8 emplois en moyenne contre 25).

Une dizaine des cinquante plus gros établissements spécialisés dans le commerce de gros de fruits sont localisés au marché de gros de Corbas, au sud de l’agglomération lyonnaise. Ce marché est le premier marché de gros privé français en fruits et légumes. Plus de 300 000 tonnes de marchandises y transitent chaque année, et il dessert plus de 2 500 clients, pour la plupart implantés dans la région Rhône-Alpes.

Lorsqu’ils ne sont pas à Corbas, les gros établissements du segment sont installés au plus près des producteurs, comme Métral Fruits à moins de 70 km des 250 producteurs auprès desquels il s’approvisionne. Enfin, une autre partie significative des gros établissements de ce segment partagent leur activité entre la production de fruits et le conditionnement, sur le lieu de production.

Dix-huit groupes français contrôlent 37 % des emplois du segment (600 salariés au total). GF investissements contrôle à lui seul six établissements, pour un total de 200 salariés : Clédor la Provence, Clédor primeurs services, Provence Dauphiné, Provence Dauphiné Savoie, Société nouvelle Annemasse primeurs, Société nouvelle Viale et Dumay.

Le commerce de gros est quasiment deux fois moins féminisé que le commerce de détail (37 % contre 65 %2 ). Les femmes sont néanmoins plus présentes dans ce segment que dans l’ensemble de la filière régionale (7 points de plus). Elles occupent par ailleurs l’essentiel des emplois de saisonnier, occupées dans le tri, l’emballage et l’expédition. Le segment est plus âgé : la moitié des actifs a plus de 40 ans. Les saisonniers sont en revanche très jeunes (23 ans en moyenne). Enfin, l’emploi est peu qualifié : huit actifs sur dix sont ouvriers (49 %) ou employés (29 %).

L’arboriculture régionale sous le signe de la qualité

D’après le recensement agricole de 2010, près de 2 000 exploitations agricoles rhônalpines produisent des fruits dont la qualité et l’origine sont garanties par l’un des « signes de qualité » suivants :

- agriculture biologique ;

- appellation d’origine protégée : noix de Grenoble, châtaigne d’Ardèche, olive noire et huile d’olive de Nyons ;

- indication géographique protégée : pommes et poires de Savoie.

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ACCORD-CADRE DE PARTENARIAT POUR UNE AGRICULTURE DURABLE EN VALLEE DU RHÔNE


Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du
Rhône), représentée par Julien Français, Directeur général, Jean-Luc Flaugère,
Président de la Chambre Régionale d’Agriculture Rhône-Alpes (CRARA) et Jean
Baligand, Président de l’ISARA-Lyon, école d’ingénieurs en agriculture, alimentation et
environnement, ont signé ce jour un accord-cadre pour développer une agriculture
durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône en
favorisant notamment une meilleure utilisation de l’eau et le développement
d’innovations agro-écologiques.

Sans titre 2

crédit photos ISARA-Lyon

Engagé sur 4 ans, ce partenariat structurant accompagne la transition agro-écologique en Rhône-
Alpes et répond aux objectifs nationaux pour produire autrement, préserver la biodiversité et
assurer la performance économique des exploitations et des filières.

Un socle structurant pour mettre en oeuvre une agriculture durable

Déjà réunis pour la réalisation d’une étude diagnostique et prospective sur l’agriculture en vallée
rhodanienne, CNR, la CRARA et l’ISARA-Lyon ont décidé de conforter leur collaboration pour
développer une agriculture durable.

Avec cet accord-cadre, ils poursuivent trois grandes orientations :
- Contribuer à la prise du compte du changement climatique et accompagner les adaptations
nécessaires de l’agriculture et de ses filières.
Confrontée aux effets du changement climatique, l’agriculture doit s’adapter pour préserver
les ressources naturelles, notamment l’eau, et limiter le recours aux énergies d’origine fossile
en améliorant l’efficacité énergétique des exploitations.
- Favoriser une activité agricole durable et diversifiée en lien avec la valorisation du territoire
rhodanien;

La dynamique des activités agricoles envisagée notamment en synergie avec le tourisme doit
permettre de préserver et valoriser les terres mais aussi de soutenir l’emploi et des filières.
- Préserver la qualité et la multifonctionnalité des milieux agricoles à proximité du fleuve
L’objectif est de préserver la biodiversité et les continuités écologiques du corridor rhodanien
par des pratiques et systèmes de production à haute performance environnementale.

Catégorie agriculture, environnementCommentaires fermés

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juillet 2014


Les deux tiers des nappes phréatiques (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest, le sud-est et le nord.

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (73%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l’ouest (nord du bassin Adour-Garonne et ouest du bassin Loire-Bretagne), le sud-est (vallée du Rhône) et le nord (Bassin Artois-Picardie).

La situation des nappes en ce début d’été est liée à des précipitations normales voire au-dessus des normales sur l’ouest du territoire depuis septembre. Seul le département de l’Hérault et des secteurs côtiers du Languedoc-Roussillon présentent une situation plus nuancée.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

Après une recharge hivernale notable, on s’oriente désormais vers la période habituelle des niveaux les plus bas de l’année avec une baisse très généralisée des niveaux. Ceci est confirmé avec une forte majorité des points de suivi qui affiche un niveau en baisse (68%). Une proportion réduite de points reste stable (24%) et très peu de point (8%) présente encore des niveaux en hausse. Cette situation est assez normale pour la saison.

La situation des nappes au 1er juillet traduit assez clairement le passage progressif vers la période des plus basses eaux. La baisse généralisée des niveaux est actée et on devrait s’orienter prochainement vers une stabilisation sur les niveaux les plus bas de l’année.

La carte de France de l’état des nappes d’eau au 1er juillet 2014

carte

Le mois de juin 2014, très sec sur le quart nord-est du pays, a aussi été marqué par de forts épisodes orageux accompagnés de pluies intenses. Toutefois, globalement sur la France, la pluviométrie, très contrastée, est en moyenne déficitaire de 20 %. Les précipitations ont été excédentaires du Poitou à la Picardie, sur le sud de Midi-Pyrénées, ainsi que dans le sud-est et en Corse.

En revanche, le déficit pluviométrique est supérieur à 25 % du nord-est et du centre-est au nord de Midi-Pyrénées et aux Landes ainsi que le long des côtes de la Manche et dans le Roussillon avec des pluies rares et peu abondantes. De l’Alsace et de la Lorraine à la Bourgogne et à la Franche-Comté ainsi que dans le Roussillon, le déficit dépasse souvent 50 %.

L’évolution du niveau des nappes confirme, avec une proportion importante de points en baisse (68%) et une part encore notable de points stables (24%), l’orientation affirmée vers la période des basses eaux.

Seule une très faible proportion des points (8%) demeure orientée à la hausse. Sur une grande partie du territoire les niveaux de nappe demeurent assez hauts pour cette période de l’année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions assez favorables pour passer la période estivale sauf dans quelques secteurs du Languedoc-Roussillon, de l’est du bassin Parisien et du nord de l’Alsace.

Les niveaux de nappe à fin juin 2014 sont en baisse pour 68% d’entre eux, stables pour 24% et en hausse pour les 8% restant.

L’état de remplissage des aquifères n’a pas beaucoup varié depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (73%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin juin 2014. Dans le détail, on note que 19% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 8% très inférieurs.

Pour plusieurs secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la vallée du Rhône, dans le bassin Artois-Picardie, dans le nord du bassin Adour-Garonne ou l’ouest du bassin Loire-Bretagne.

Quelques nappes en Alsace, sur la plus grande partie du bassin Parisien, en Lorraine, en Languedoc-Roussillon et en Corse présentent, quant à elles, des situations plus nuancées avec des niveaux plus normaux, voire déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l’année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d’épisodes marqués de recharge hivernale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont certes orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie de l’hiver ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais qui ont bénéficié de précipitations très importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux toujours en baisse mais qui, grâce aux précipitations excédentaires de début d’année, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes du nord du bassin Adour-Garonne qui sont encore stables et dont les niveaux sont encore supérieurs à la normale sous l’effet des précipitations significatives de la période hivernale et du printemps.

Les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent, au nord, des niveaux en baisse, inférieurs à la normale. La situation ne s’est améliorée que dans le sud avec des précipitations notables en juin.
  • Les aquifères de Lorraine et du nord de l’Alsace qui présentent des niveaux inférieurs à la normale et dont la situation s’est dégradée récemment en lien avec un déficit de précipitation relatif durant les derniers mois.
  • Les aquifères karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises qui confirment, en contexte de précipitations déficitaires sur le cumul annuel, les tendances à la baisse des niveaux piézométriques déjà notées le mois dernier.

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Forte mobilisation pour  » la chaîne humaine » en vallée du Rhône


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Un an après le début de la catastrophe de Fukushima, le réseau « Sortir du nucléaire » et le collectif « Réaction en chaîne humaine » avaient appelé à la formation d’une grande chaîne humaine en vallée du Rhône ce dimanche 11 mars.

Plus de 60 000 personnes se sont mobilisées entre Lyon et Avignon.

Entre Vienne et Saint-Vallier ce sont plus de 5000 personnes qui ont été dénombrées : des militants de la première heure mais aussi une majorité de citoyens venus en famille pour montrer leur solidarité avec le peuple japonais mais aussi leur crainte du maintien d’une politique nucléaire en France.

Les manifestants ont exprimé leur volonté de s’emparer du débat sur les orientations énergétiques en demandant une sortie progressive du nucléaire qui passe par des économies d’énergie, une meilleure isolation des bâtiments, un développement massif des énergies alternatives propres comme le solaire et l’éolien, le tout dans le soucis de pouvoir créer des emplois durables .

P3110102

Dans le secteur de Roussillon les citoyens grenoblois étaient nombreux tout au long de la nationale 7 avec banderoles et gilets jaunes et les chaines humaines de Chanas, Salaise sur Sanne et Le Péage de Roussillon se sont regroupées vers 16h, place de la République pour conclure joyeusement cette mobilisation très réussie.

Bernard Duclaux

P3110112

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