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Viande de cheval dans des produits à base de viande bovine: tests encourageants


La Commission publie les résultats encourageants de la deuxième série de tests effectués à l’échelle de l’UE et destinés à détecter la présence d’ADN de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine: les mesures prises pour lutter contre la fraude alimentaire sont efficaces.

Une deuxième série de tests coordonnés au niveau européen visant à détecter la présence d’ADN de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine a été lancée en avril de cette année. Il s’agissait d’un suivi de l’exercice effectué en 2013 au moment de la crise de la viande de cheval, lorsque 4,6 % des produits analysés avaient donné des résultats positifs.

Cette deuxième série de tests a été demandée et cofinancée par la Commission. Les résultats sont encourageants dans la mesure où ils montrent que la situation s’est améliorée de manière significative, avec seulement 0,61 % d’échantillons positifs.

Le commissaire européen à la santé, M. Tonio Borg, a déclaré: «Les résultats publiés aujourd’hui confirment que nos efforts collectifs portent leurs fruits et que des contrôles accrus visant à mettre au jour des cas de fraude alimentaire ont un réel effet.

Le rétablissement de la confiance des entreprises et des consommateurs européens à l’égard de notre chaîne alimentaire est essentiel pour notre économie étant donné que le secteur alimentaire est l’un des secteurs économiques les plus importants de l’UE.

Je suis convaincu que le travail en cours continuera d’avoir des retombées positives. La lutte contre les pratiques frauduleuses doit se faire en déployant des efforts conjoints pour cibler les maillons les plus faibles de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.»

Résultats

L’objectif du plan de surveillance coordonné était de contrôler les denrées alimentaires commercialisées comme contenant du bœuf en vue de détecter la présence de viande de cheval non étiquetée. Le programme de tests a été cofinancé à 50 % par la Commission européenne.

Dans chaque pays de l’UE, le nombre de contrôles recommandé, effectué sur des échantillons pour prendre la mesure de cet étiquetage erroné a varié entre 10 et 150 en fonction de la taille du pays. Certains pays de l’UE ont effectué davantage de contrôles que le nombre recommandé par la Commission.

Au total, 2 622 contrôles ont été effectués par les autorités compétentes dans les 28 pays de l’UE, en Norvège, en Islande et en Suisse. Parmi ces contrôles, seuls 16 ont révélé des traces d’ADN de viande de cheval, soit 0,61 % des échantillons.

Il s’agit d’une amélioration notable par rapport aux résultats obtenus lors de la première série de contrôles coordonnés effectués en 2013, lorsque 4,6 % des échantillons analysés indiquaient des traces de viande de cheval non déclarée.

Les 16 cas ont fait l’objet d’un suivi de la part des autorités compétentes dans les États membres concernés qui ont adopté des mesures d’exécution appropriées (retrait du marché, traçabilité, réétiquetage, contrôles supplémentaires auprès de l’entreprise du secteur alimentaire) et sanctions.

Prochaines étapes

La Commission continuera à travailler en étroite collaboration avec les pays de l’UE et d’autres partenaires afin de renforcer la capacité de l’Europe à lutter contre la fraude alimentaire, par la mise en œuvre d’une série d’initiatives figurant dans le plan d’action qui a été lancé en réponse au scandale de la viande de cheval de 2013.

Ces initiatives incluent la création d’un réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire pour mettre en place une assistance administrative et une coopération entre les pays de l’UE et la mise au point d’un outil informatique spécifique qui appuiera les actions du réseau et permettra aux membres d’échanger rapidement des informations sur les affaires de fraude transfrontalière potentielle.

L’utilisation de plans de contrôle coordonnés ad hoc s’est révélée utile pour mettre au jour la fraude dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. La Commission entend continuer à utiliser cet outil et examine actuellement avec les pays de l’UE, quels seront les produits qui feront prioritairement l’objet des prochains programmes de tests.

Contexte

En 2013, le scandale de la viande de cheval faisait les gros titres de la presse en Europe et au-delà. Cette révélation d’une utilisation de viande de cheval comme viande de bœuf a fait apparaître la nature complexe de notre chaîne d’approvisionnement alimentaire mondialisée.

Les éléments de preuve collectés ont montré qu’il ne s’agissait pas d’un problème de sécurité alimentaire ou de santé publique, mais d’une question d’étiquetage frauduleux motivée par la perspective de gains. Il est ressorti de l’enquête que les responsables de cette fraude exploitaient les failles du système au détriment à la fois des entrepreneurs légitimes et des consommateurs.

L’industrie alimentaire européenne a été confrontée à une crise de confiance de la part des consommateurs et les indices de confiance à l’égard des entreprises du secteur ont atteint leur plus bas niveau historique. La Commission a travaillé en concertation étroite avec les autorités compétentes des 28 pays de l’UE afin de déterminer avec précision comment de la viande de cheval a pu se retrouver dans des produits étiquetés viande de bœuf.

Les résultats actuels proviennent du suivi du programme de tests déjà convenu en principe l’année dernière et achevé au cours du premier semestre 2014. Le cofinancement prévu de la Commission couvre 50 % des dépenses des États membres pour les analyses en laboratoire, estimées à un montant total de 145 440 EUR, auquel s’ajoute un montant de 20 000 EUR destiné au laboratoire chargé de la coordination des méthodes d’analyse.

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Elevage:pour un meilleur fonctionnement de la chaîne alimentaire


LE COPA-COGECA MET EN GARDE CONTRE LA SITUATION EXTREMEMENT GRAVE DES ELEVEURS DE L’UE ET DEMANDE UN MEILLEUR FONCTIONNEMENT DE LA CHAINE ALIMENTAIRE

Le Copa( comité des organisations professionnelles agricoles) -Cogeca( comité général de la coopération agricole de l’Union européenne)  a tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui par rapport à la situation très difficile dans laquelle se trouvent les éleveurs européens, pris en étau entre des prix des intrants très élevés et des prix bas.

Le Copa-Cogeca a demandé à la Commission européenne de garantir un meilleur fonctionnement de la chaîne alimentaire.
Le Copa-Cogeca met en avant le fait que le marché est de plus en plus volatile et que les coûts des intrants -engrais, carburants et aliments des animaux- payés par les producteurs ont fortement augmenté récemment, atteignant des niveaux insoutenables. Cela représente une menace pour leur compétitivité et leur viabilité économique.

En outre, les importations de pays tiers sont en hausse, ne sont pas soumises aux mêmes coûts de production et ne sont pas tenues de respecter les mêmes normes élevées en matière de sûreté des aliments, de bien être animal ou d’environnement.

A titre d’exemple, les coûts de production dans le secteur de la viande bovine au Brésil (81 euros/100kg poids vif) ne représentent qu’un tiers de ceux pratiqués en Italie (233 euros/100 kg poids vif). En France, ces coûts atteignent 221 euros/100 kg poids vif alors qu’en Argentine ils ne sont que de 73 euros/100kg poids vif. Ces coûts ont également récemment
grimpé en Bulgarie, entraînant des manifestations de colère de la part des agriculteurs cette semaine.

En revanche, le prix que le producteur reçoit pour son produit n’a pas augmenté au même rythme et ne couvre parfois même pas les coûts de production. Cette situation est inadmissible.
Le Secrétaire général du Copa-Cogeca, Pekka Pesonen, a expliqué: « Si nous n’inversons pas la tendance, il y aura des conséquences majeures pour la productivité de l’agriculture européenne à l’avenir et donc pour la sécurité alimentaire de l’UE. La Commission doit donc garantir que les agriculteurs puissent tirer plus de recettes du marché.

Il est nécessaire d’avoir plus de transparence et il convient également de se pencher sur la répartition des prix et des marges tout au long de la chaîne alimentaire. Les règles européennes de la concurrence doivent être adaptées pour que les organisations de producteurs, telles que les coopératives, puissent croître en taille et en échelle, pour une chaîne alimentaire plus équilibrée. »

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Prix de la viande bovine: aucun gagnant


Les Jeunes agriculteurs réagissent, à travers un communiqué, sur l’évolution des prix de la viande bovine. Pour les JA: « il n’y a aucun gagnant…. »

 » Industriels, producteurs-éleveurs, distributeurs, consommateurs: sur dix années étudiées, il n’y aurait au final AUCUN GAGNANT dans l’évolution des prix de la viande bovine en France. Telle est la conclusion assez surprenante du « rapport préliminaire » de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires sur la filière viande bovine présenté au ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche.

Une chose est sûre : les éleveurs doivent se prendre en main…mais aussi se faire respecter.

Les industriels et la distribution sont-ils totalement transparents sur leurs marges et sincères dans leur volonté de coopérer à un audit de la filière ?  L’Etat doit-il jouer au gendarme ou plutôt aider les producteurs à mieux défendre leur production sur le marché national (notamment sur celui de la restauration hors domicile) et international, à supporter le poids des charges et à dégager de nouvelles sources de revenus, avec la méthanisation par exemple ?

« Beaucoup de questions demeurent suite à la présentation de ce pré-rapport qui semble vouloir placer tous les acteurs sur un pied d’égalité face à la crise, mais qui reconnait toutefois que  les éleveurs sont les seuls à ne pas avoir pu répercuter dans leurs prix de vente l’augmentation de leurs coûts de production. » commente Jean-Michel Schaeffer, président de Jeunes Agriculteurs.

Jeunes Agriculteurs, qui se bat à la fois pour une revalorisation de la production bovine et de ses débouchés mais aussi pour une réorganisation de tous les acteurs de la filière ne peut qu’encourager le monde agricole à s’engager concrètement la contractualisation inter-filières végétales et animales.

« Nous suivrons de très près les prochains résultats de L’observatoire et surtout la concrétisation des promesses d’investissements faites en 2010 par les industriels et la grande distribution. » conclut Jean-Michel Schaeffer.

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Viande bovine: » il faut que ça change! »


Un Conseil d’administration extraordinaire a été réuni aujourd’hui à PARIS par la Fédération Nationale Bovine, pour définir les modalités de poursuite des actions syndicales.
Depuis plus de deux mois, les éleveurs ont multiplié les actions pour exprimer leur détresse et demander une augmentation des prix.

Leur seul objectif est de retrouver une rentabilité au regard d’une hausse des coûts de production qui étrangle les exploitations.

Ils ont porté cette demande à tous les niveaux, « sur le terrain » dans les départements comme au plan national, auprès de chaque acteur de la filière comme du Ministre de l’agriculture et des Pouvoirs publics.
Mais force est de constater que rien ne se passe. Pire, alors que les indicateurs de marché sont objectivement positifs (ainsi que le confirme Agreste : consommation en hausse de 3% depuis le début de l’année progression des exportations en bovins vivants et en viandes), des opérateurs continuent de faire pression à la baisse sur les prix payés aux producteurs.
Le niveau de rémunération des éleveurs est « verrouillé » par l’aval de la filière.
Pour la FNSEA, JA et la FNB « il faut que ça change « !

Ils ont décidé en conséquence une nouvelle montée en puissance de leur plan d’action syndicale, suite aux opérations déjà menées de contrôle de l’origine des viandes, de « stickage » en GMS et de dénonciation de la formation abusive des marges dans la filière.
« Nous en appelons aux principaux dirigeants industriels qui doivent prendre leurs responsabilités.
Les éleveurs sont déterminés, et prêts à aller jusqu’au bout pour sauvegarder leur revenu et leur activité, mais également pour préserver l’emploi et les territoires liés au maintien de leur production.

Une «nouvelle donne » doit impérativement s’installer dans la filière fondée sur des relations équitables et pérennes, dans la transparence, le réel partenariat et le respect mutuel.« 

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