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Règles assouplies pour la plantation de vignes en France


Depuis le 1er janvier 2016, un nouveau dispositif d’autorisations de plantation est en vigueur. Plus de vignes peuvent être plantées, y compris pour produire des vins sans indication géographique (sans AOC ni IGP).

Jusqu’alors, l’extension des vignobles était interdite a priori et devait être justifiée par les demandeurs (producteurs ou négociants). À présent, les plantations sont autorisées a priori, sur une superficie correspondant au maximum à 1% du vignoble actuel. Le vignoble français pourra donc s’accroître au maximum d’environ 8.000 hectares en 2016.

De plus, des autorisations de plantations peuvent désormais être délivrées à des vignes destinées à la production de vins non couverts par une indication géographique (AOC ou IGP), qui correspondent à l’ancienne catégorie des  » vins de table « . Les autorisations sont délivrées à condition de ne pas détourner la notoriété d’une appellation ou indication protégée (par exemple le champagne).

Sans titre

Entre 2000 et 2012, le vignoble français a reculé de 14% pour atteindre 750.000 hectares.

En 2015, la France est le 2e producteur mondial de vin avec 47,3 millions d’hectolitres.

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Coup de chaleur sur le vin


Coup de chaleur sur le vin

FR3: mercredi 12 octobre 0h50

On le sait peu, mais la vigne est un excellent marqueur climatique, au même titre que la forêt, la banquise ou la couche d’ozone. Il est aujourd’hui admis par une grande majorité de scientifiques et d’observateurs que le réchauffement climatique est une réalité et que tout notre écosystème est en danger.

Au délà de l’effet de mode des causes environnementales et indépendamment de la médiatisation du sommet de Copenhague, « Coup de chaleur sur le vin » se penche sur un exemple concret d’incidences directes du changement climatique sur un produit de grande consommation : le vin.

Ce film analyse ainsi l’état de santé de l’industrie viticole et appréhende au travers de plusieurs pays producteurs de vin, les bouleversements économiques, sociaux et culturels, causés par ce réchauffement climatique global et irrémédiable, et te,te de répondre à cette question qui pourrait ébranler nos habitudes : le vin que nous buvons aujourd’hui existera-t-il dans cinquante ans ?

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Le Chef de l’Etat prend position contre la libéralisation des droits de plantation


Dans ses vœux au monde agricole formulés  à Mittelhausen, en Alsace, le président de la République a clairement exprimé son opposition à la libéralisation des droits de plantation de la vigne.

Alors que les vignerons attendaient cette déclaration depuis la prise de position de la chancelière allemande au printemps dernier, la CNAOC appelle d’ores et déjà le gouvernement à franchir un pas supplémentaire en se mobilisant sur la scène européenne.
Devant les représentants du monde agricole, le président Nicolas Sarkozy s’est officiellement exprimé en faveur du système de gestion du potentiel de production viticole. Il s’est dit « opposé à la libéralisation des droits de plantation » en évoquant les menaces qu’une telle mesure ferait peser sur ceux qui ont multiplié les efforts pour améliorer la qualité des vins.
Depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, les vignerons s’alarment de la disparition programmée au niveau communautaire de l’encadrement des droits de plantation.

En autorisant tout un chacun à planter de la vigne où bon lui semble, l’Union européenne prend le risque de déstabiliser l’ensemble du marché et de la filière viticoles.

La prise de position de Nicolas Sarkozy, qui intervient dans le prolongement de celle d’Angela Merkel en avril 2010, est donc de nature à rassurer les viticulteurs français et à envoyer un signal fort aux autres Etats membres de l’Union européenne.
Pour autant, la CNAOC tient à rappeler que les enjeux se situent sur la scène européenne. Il faut réunir une majorité d’Etats membres pour revenir, avant le 1er janvier 2016, sur le principe de libéralisation des plantations. Le gouvernement français doit donc s’employer dès à présent à convaincre ses homologues pour parvenir à dégager une position commune.

Cette mobilisation est importante dans la perspective du rapport d’étape que la Commission doit rédiger en 2012 sur l’OCM vin et de la réforme qui devra suivre.
Le président de la CNAOC, – Pierre Aguilas, conclut ainsi : « Nous nous réjouissons de cette prise de parole qui était très attendue. Nous connaissons la force d’entraînement du couple franco-allemand. Sa capacité à rassembler une majorité d’Etats autour de lui ne fait pas de doute. Nous attendons maintenant que le signal positif qui nous est envoyé débouche sur des actes. »

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L’esca tue la vigne: la France indifférente ?


La mort des ceps de vigne, tués par le champignon de l’ESCA, inquiète au plus haut point les viticulteurs : le vignoble meurt inexorablement, « sans bruit et dans l’indifférence des autorités » se plaint la Coordination rurale.

Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Maladie sur les vignes ESCA

« La mort des ceps de vigne, tués par le champignon de l’ESCA, inquiète au plus haut point les viticulteurs : le vignoble meurt inexorablement, sans bruit et dans l’indifférence des autorités.

Une perte considérable

Ce sont les vignes en pleine production (10 à 20 ans) qui sont touchées avec des pertes de récoltes significatives pour ces agriculteurs. Les viticulteurs entassent les ceps morts au bout des rangs de vigne avant de les brûler, mesure indispensable pour éviter une propagation plus rapide du champignon. Mais brûler sa vigne, c’est voir des années de travail partir en fumée.

Seuls face à la catastrophe

Les viticulteurs sont désemparés et humiliés face à cette maladie. Désemparés parce qu’ils n’ont aucune solution phytosanitaire pour enrayer l’avancement du champignon. Humiliés car malgré leurs requêtes, les pouvoirs publics ne font aucun geste pour sauver leur outil de travail.

Les carences des pouvoirs publics vont provoquer une crise majeure comparable à celle du phylloxera en 1860. A l’époque, il avait fallu attendre 40 ans et la destruction complète du vignoble pour trouver une solution ; c’est bien ce qui est en train de se renouveler.

Aucune solution à venir

Depuis l’interdiction précipitée, en 2001, du seul produit phytosanitaire capable de traiter le mal (l’arsenite de sodium), aucune matière active n’a été homologuée contre l’esca. Les pouvoirs publics ont commandé un audit, toujours non publié et dont les viticulteurs n’attendent rien car leurs vignes ont avant tout besoin de soin.

Une réaction nécessaire

La Coordination Rurale demande que des crédits plus importants soient alloués à la recherche. En attendant une solution pérenne (nouvelle molécule phytosanitaire ou autre solution), elle demande une autorisation provisoire pour l’arsenite de sodium à raison d’un traitement par an pendant l’hiver, appliqué avec des machines équipées (récupérateur d’embruns et cabine avec charbon actif) et avec un mode d’emploi ainsi qu’une posologie précise.

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