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Le vignoble rhônalpin joue la carte bio


vignoble savoie

En Rhône-Alpes, 2 130 ha de vignes sont cultivés, par 240 exploitants, en mode biologique ou en conversion (période préalable obligatoire pour obtenir la certification «Agriculture Biologique»). La région regroupe 10 % des exploitations viticoles françaises engagées dans cette démarche et 8 % des surfaces.

Même si elles restent minoritaires, à peine 4 % du vignoble rhônalpin, ces exploitations manifestent une forte vitalité, progressant de 67 % en quatre ans tant en surface qu’en nombre. La Drôme, avec 1 285 ha, fait partie des neuf départements français ayant une superficie de vignoble bio supérieure à 1 000 ha.

En France, 2 300 exploitations sont engagées en viticulture biologique sur 28 200 ha de vignes (dont 44 % en conversion). Trois régions, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Aquitaine regroupent, à elles seules, les deux tiers des vignobles bio et la moitié des exploitations.

Source : FranceAgriMer

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Trièves : pour que le cep ne meure


Créée en 2008, l’association Vignes et vignerons du Trièves (VVT), qui compte aujourd’hui près de 300 adhérents, s’est fixé pour objectif de redonner vie au vignoble dans cette région du sud Isère où l’agriculture reste vivace (avec une forte implication bio),  où producteurs et consommateurs se serrent les coudes.

vigne« La vigne est cultivée dans le Trièves depuis la plus haute antiquité », souligne le président Gilles Barbe dans le dernier numéro de La treille, le bulletin de l’association. « La surface cultivée en 1850 était de l’ordre de 300ha, puis 125ha en 1940. Nos anciens ont façonné les paysages du Trièves en entretenant les coteaux, et le vin de leur vigne était consommé sur place ou dans les communes voisines. Ils étaient déjà dans le développement durable ».

Du vignoble des siècles précédents, ne restent aujourd’hui que quelques arpents (environ 8ha), exploités par une cinquantaine de vignerons qui produisent pour leur consommation personnelle et celle de leur entourage.

L’association a l’ambition de fédérer les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à la vigne et au vin, de préserver les zones viticoles encore existantes, de perpétuer les traditions vigneronnes, de conserver les cépages anciens et oubliés (comme l’onchette). Sur ce dernier point, le Centre d’ampélographie alpine Pierre Galet (1), de Cevins (Savoie) lui apporte une précieuse collaboration.

Ce projet viticole de territoire, qui est avant tout celui d’amateurs éclairés, oenophiles et amoureux du Trièves, s’inscrit pleinement dans la protection et la mise en valeur du paysage. Il fait des adeptes et progresse, même s’il se heurte à des textes de loi qui ne facilitent pas cette démarche (2). Après l’inventaire, le défrichage des parcelles viticoles a pu commencer l’an dernier avec l’étroite participation des propriétaires (une convention de mise à disposition de leur parcelle est signée avec l’association).

Ainsi, en 2009, six vignes ont été sauvegardées grâce à la mobilisation de quelques personnes, jeunes vignerons motivés et propriétaires qui leur font confiance. On a pu voir à cette occasion la jeune génération au côté de l’ancienne, réunis sur le terrain pour la cause de la vigne et du Trièves.

L’association a créé un emploi depuis le 15 juin 2009 pour une durée d’un an grâce à un financement du Fonds social européen (FSE) et de la Région Rhône-Alpes (CDRA). Thomas Chevallier, qui arrive du Bordelais, s’attache avec enthousiasme à promouvoir la démarche de l’association, accompagner ceux qui veulent se lancer, planifier les opérations de plantation. Un projet qu’il prend à cœur notamment parce qu’il va dans le sens opposé à une uniformisation du vin et du goût.

Pour pérenniser cet emploi et poursuivre la démarche entreprise, l’association a besoin d’adhérents et de partenaires. Dans l’espoir de fédérer les porteurs de projets similaires, VVT réfléchit à un projet de réseau , un cluster en quelque sorte, axé autour de la relance des vignobles et cépages rares à l’échelle de la Région et de l’Arc alpin. Plusieurs associations s’y investissent. C’est le cas, entre autres, de l’ARDVCG, association pour la restauration et le développement du vignoble des Coteaux du Gier (Loire), créée en avril 2006. Depuis cette date, l’association a été contactée par plusieurs porteurs de projets.

Première vinification : automne 2012

Cette année sera une année décisive pour VVT qui a obtenu de l’administration le droit de planter 7500m2. La commande de pieds a été passée (dont un au Conservatoire de l’INRA). Au programme de 2010 :

-1200m2 seront plantés à Prébois (coteau de Moulin vieux) avec un cépage unique du Trièves, l’onchette, associé à du gamaret. La première vinification interviendra dans trois ans. Elle devrait attirer nombre de connaisseurs et d’amateurs de vins rares.

-1300m2 seront plantés sur Mens (coteau de Serre-Bertras) avec de la mondeuse blanche, muller, thurgau et savagnin

D’autres opérations de même nature sont prévues, notamment à Roissard, au lieu-dit Brion.

En attendant, l’association organise samedi 23 janvier à 20h à Prébois,  une petite fête à l’occasion de la Saint-Vincent. Participation aux frais : 3€.

…………………………………………………..

(1) Ampélographe de notoriété mondiale, Pierre Galet est l’auteur d’une oeuvre capitale pour la renaissance d’une viticulture authentique. A plus de 80 ans, il vient de publier le deuxième tome du dictionnaire des cépages de France et travaille à la rédaction d’un atlas mondial des cépages. L’oeuvre de ce passionné fait de lui un monument de la viticulture.

(2) Depuis les années 80, les droits de plantation, par exemple, ne sont pas transmissibles. En ce qui concerne les plantations nouvelles, des droits peuvent être accordés dans les cas suivants :

- afin de compenser une mesure de remembrement ou d’expropriation pour cause d’utilité publique.

- lorsque la parcelle est destinée à l’expérimentation. Pendant la durée de l’expérimentation, les produits issus de la parcelle ne peuvent pas être commercialisés. A l’issue de l’expérimentation, la parcelle devra être arrachée, à moins que l’exploitant de la parcelle utilise un droit de plantation disponible sur son exploitation, pour lui permettre de faire produire cette vigne. L’arrachage de la parcelle expérimentale ne donne pas lieu à l’octroi de droits de replantation.

- lorsque la parcelle est destinée exclusivement à la production de greffons. Les raisins issus de cette parcelle doivent être détruits chaque année et la parcelle arrachée à l’issue de la période de production de greffons. L’arrachage ne donne pas lieu à l’octroi de droits de replantation.

Source France AgriMer

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