Tag Archive | "Xylella fastidiosa"

Xylella Fastidiosa dans les Alpes Maritimes: mesures de la préfecture


Le 1er octobre, la présence de Xylella fastidiosa a été suspectée sur des polygales à feuille de myrte (Polygala myrtifolia) plantés sur un alignement d’un terre plein central de la ville de Nice.

Des analyses complémentaires sont en cours pour confirmer ou non la suspicion et déterminer le cas échéant la sous-espèce. Les résultats définitifs sont attendus très rapidement.

La détection du végétal suspect a eu lieu dans le cadre du renforcement de la surveillance mise en œuvre par l’État depuis 2014 afin de prévenir l’introduction de cet organisme nuisible.

Dans ce cadre, au total 371 prélèvements de végétaux ont été effectués depuis février 2014 en PACA et aucun de ces prélèvements n’a révélé de foyer de Xylella fastidiosa.

La suspicion actuellement en cours d’analyse est liée à un prélèvement réalisé le 16 septembre par l’unité locale de la DRAAF. L’échantillon a été transmis au laboratoire de référence de l’ANSES pour identification le cas échéant de la bactérie et de la sous espèce.

1. Le Préfet des Alpes Maritimes a immédiatement demandé à ce que les mesures de prévention et de gestion suivantes soient mises en œuvre pour éviter tout risque éventuel de propagation de la bactérie et pour déterminer l’origine des végétaux: inventaire des végétaux à risque dans un rayon de 100 mètres autour des polygales suspectés, identification des vecteurs sur place, désinsectisation de la zone, enquête épidémiologique, protection anti-insectes par filet ou destruction.

Ces différentes actions sont en cours de réalisation. Des mesures complémentaires pourront être mises en œuvre selon les résultats des analyses en cours.

2. Par ailleurs, depuis le lundi 5 octobre, afin de mettre en œuvre efficacement ces mesures d’urgence, le Préfet a informé de la suspicion de foyer les principaux acteurs territoriaux directement concernés, la Ville de Nice, le Conseil départemental et la Chambre d’agriculture.

Sous l’égide de la direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et des forêts (DRAAF) PACA, et des directions départementales de l’État concernées (DDTM, DDPP), de premiers échanges techniques se sont tenus cette semaine afin d’anticiper, avec des professionnels du secteur, les conséquences d’un éventuel foyer, le cas échéant, au niveau des mesures de prévention et d’accompagnement des pertes d’activités potentielles.

Ces échanges vont se poursuivre en associant plus largement l’ensemble des entreprises concernées, ainsi que les collectivités territoriales.

Si le cas de foyer dans les Alpes-Maritimes venait à être confirmé, toutes les mesures adaptées seraient déployées sans délai par l’État pour la gestion d’un danger sanitaire d’importance nationale.

Catégorie prophylaxieCommentaires fermés

Xylella fastidiosa dans les Alpes-Maritimes..


Un premier cas de bactérie tueuse de végétaux Xylella Fastidiosa a été découvert dans les Alpes-Maritimes, de la même souche que celle apparue en Corse en juillet.

« Cette souche ne s’attaque qu’à un nombre restreint d’espèces végétales. Les oliviers, très présents sur notre territoire, devraient être épargnés » rassure Eric Ciotti, président du Conseil Départemental des alpes Maritimes.

Pour rappel  78 foyers de la bactérie Xylella Fastidiosa ont été découverts en Corse depuis le 22 juillet. La majorité des cas enregistrés oncernent des Polygales à feuilles de myrte, arbuste décoratif généralement importé d’Italie.

Dans les Pouilles (sud de l’Italie), une autre souche de la bactérie apar contre  ravagé au moins 30.000 hectares d’oliviers, soit un million d’arbres.

Catégorie arboricultureCommentaires fermés

Questions et réponses sur Xylella fastidiosa


Xylella fastidiosa (Wells et al.) est une bactérie s’attaquant aux végétaux, l’une des plus dangereuses au monde, à l’origine de nombreuses maladies et pouvant avoir une incidence économique gigantesque dans le domaine de l’agriculture. Depuis octobre 2013, une souche de cette bactérie se propage dans la région des Pouilles (Italie); il s’agit jusqu’à présent du premier et de l’unique foyer confirmé dans l’Union européenne (UE), touchant principalement les oliveraies.

Xylella fastidiosa est réglementée dans l’UE en tant qu’organisme de quarantaine conformément à la directive 2000/29/CE du Conseil («directive phytosanitaire») concernant les mesures de protection contre l’introduction dans la Communauté d’organismes nuisibles aux végétaux ou aux produits végétaux et contre leur propagation à l’intérieur de la Communauté. En tant que tel, l’introduction de cet organisme dans tous les États membres et sa propagation au sein de ces derniers est interdite.

La directive phytosanitaire dispose que les États membres ont l’obligation légale de prendre, une fois que la présence de l’organisme est confirmée et indépendamment des symptômes, toutes les mesures nécessaires en vue de l’éradication ou, si celle-ci n’est pas possible, de l’endiguement de cet organisme.

La bactérie vit dans le xylème des végétaux et se propage habituellement par l’intermédiaire des cercopes, des cigales et des cicadelles pisseuses qui se nourrissent de xylème. Le cercope des prés (Philaenus spumarius) est un insecte polyphage très commun qui abonde dans les oliviers; il est connu pour être le vecteur responsable de la transmission de la bactérie dans la région des Pouilles.

Les symptômes associés à la présence de Xylella fastidiosa dans les végétaux varient fortement et peuvent entraîner la mort du végétal en l’espace de quelques années, en fonction de l’espèce végétale hôte, de la sévérité de l’infection et des conditions climatiques.

Sur la base de la littérature scientifique, environ 300 espèces végétales sont sensibles à la bactérie et associées aux quatre sous-espèces de Xylella fastidiosa; toutes ne sont cependant pas sensibles à la maladie.

La souche identifiée dans la région des Pouilles est considérée comme étant une nouvelle variante génétique de Xylella fastidiosa (sous-espèce pauca) pour laquelle l’éventail des végétaux hôtes reste incertain. Elle n’a pas encore été décelée dans les agrumes ou la vigne, bien que des tests de pathogénicité soient toujours en cours.

Toutefois, en raison du grand nombre de végétaux hôtes confirmés (notamment les oliviers et les pruniers) ou potentiels (tels que les agrumes et la vigne) et étant donné l’abondance et l’éparpillement des insectes vecteurs, le risque de propagation de cet organisme nuisible dans d’autres régions d’Italie et le reste de l’UE est très élevé.

Des mesures d’urgence de l’UE sont en place depuis février 2014 pour lutter contre cet organisme. Elles ont été affinées en juillet 2014 et renforcées en mai 2015 afin d’enrayer la propagation de la bactérie dans l’UE.

Questions et réponses

Quelles mesures ont été prises par la Commission afin d’enrayer la propagation de l’organisme nuisible sur le territoire de l’Union?

En raison de l’incertitude élevée relative à l’éventail complet des végétaux hôtes sensibles à la souche décelée dans la région des Pouilles (11 espèces et 2 genres actuellement réglementés), les mesures d’urgence de l’UE prévoient des exigences strictes concernant les mouvements des végétaux à l’intérieur et à l’extérieur de la zone touchée pour une longue liste de végétaux spécifiés, composée de 160 espèces et de 27 genres de végétaux destinés à la plantation, à l’exception des semences, y compris la vigne et les agrumes.

L’ensemble de la province de Lecce, déclarée zone infectée, est soumise à des mesures d’enrayement et est entourée d’une large zone tampon de 20 km qui est indemne de la bactérie. Une zone de surveillance renforcée doit être établie autour de la zone délimitée de Lecce afin de garantir une détection précoce de nouveaux foyers. Une zone délimitée spécifique (zone infectée et zone tampon) a également été créée autour du nouveau foyer d’Oria, dans la province de Brindisi, où s’appliquent des mesures d’éradication strictes.

-  Les foyers détectés en dehors de la province de Lecce (par exemple dans la ville d’Oria, dans la province de Brindisi) font l’objet de mesures d’éradication très strictes, qui incluent une coupe rase de tous les végétaux hôtes (11 espèces et 2 genres), indépendamment de leur statut sanitaire, dans un rayon de 100 m autour des végétaux infectés.

-  Les foyers dans la province de Lecce sont soumis à des mesures d’enrayement qui prévoient l’enlèvement de tous les végétaux infectés (pas de coupe rase) dans un rayon de 20 km, dans la partie nord de la province, adjacente aux provinces voisines de Brindisi et Tarante, ainsi qu’à proximité des sites de culture autorisés (tels que les pépinières, les jardineries) et des sites présentant des valeurs culturelles, scientifiques et sociales.

-  Les mouvements en dehors des zones délimitées des espèces végétales spécifiées ne sont autorisés que si ces végétaux sont cultivés dans des sites autorisés et dans des conditions protégées et s’ils sont correctement échantillonnés et analysés avant le mouvement; ils doivent en outre faire l’objet d’une notification à l’autorité nationale compétente de destination et satisfaire à des exigences en matière de traçabilité.

Ces mesures auront une incidence considérable dans la province de Lecce et les provinces voisines de Brindisi et Tarante en raison de l’importance économique et culturelle de la production d’olives dans la zone touchée. La zone faisant l’objet de mesures d’urgence de l’UE a une superficie de 570 200 hectares. La province de Lecce, avec ses 350 000 hectares, compte environ 12 580 000 oliviers, dont 2 900 000 sont âgés de plus de 100 ans. Toutefois, étant donné que la grande majorité de ces végétaux sont actuellement encore épargnés par la maladie, il est nécessaire d’entreprendre tout ce qui est possible pour empêcher leur infection.

Comment la Commission compte-t-elle empêcher l’introduction de Xylella fastidiosa en provenance de pays tiers?

Les règles d’importation actuelles ont été renforcées et les importations des végétaux spécifiés (160 espèces et 27 genres) en provenance de pays tiers où la bactérie a été décelée ne sont possibles que si ces végétaux sont cultivés dans des conditions protégées et seulement s’ils font l’objet d’une inspection, d’un échantillonnage et d’une analyse prouvant l’absence de la bactérie avant leur exportation et lors de leur entrée dans l’UE. Les conditions de mouvement au sein de l’UE pour ces végétaux importés sont appliquées de manière stricte.

L’importation à partir de pays ou de zones indemnes de l’organisme nuisible n’est possible que si le statut sanitaire de ces zones a été au préalable notifié officiellement à la Commission. Les importations de végétaux du genre Coffea destinés à la plantation en provenance du Honduras ou du Costa Rica sont interdites.

Les agriculteurs touchés par Xylella fastidiosa peuvent-ils bénéficier d’aides financières?

Un cofinancement de l’Union européenne au titre de la protection de la santé végétale peut être accordé pour la mise en œuvre de programmes de surveillance et de campagnes d’éradication/d’enrayement conformément aurèglement (UE) nº 652/2014. En vertu du même cadre juridique, la contribution financière de l’UE aux coûts d’indemnisation des propriétaires dont des végétaux ont été détruits ne sera possible qu’à partir de 2017. Un soutien financier supplémentaire est actuellement examiné dans le cadre de la politique agricole commune de l’UE.

En outre, un appel spécifique concernant la recherche sur Xylella fastidiosa est prévu dans le cadre du prochain programme de travail 2016/2017 du programme Horizon 2020; il a pour but de promouvoir un ensemble complet d’actions destinées à améliorer les connaissances relatives à la bactérie et à élaborer des solutions de prévention et de contrôle, ainsi que des outils d’évaluation des risques et des politiques relatives à la santé des végétaux.

Pourrait-il y avoir d’autres causes de dégénérescence des oliviers? Selon certains articles scientifiques, les végétaux seraient affaiblis par des champignons avant d’être attaqués par Xylella fastidiosa et il existerait des traitements spécifiques.

La Commission a examiné toutes les informations disponibles lors de la révision des mesures d’urgence de l’UE. Tous les documents pertinents ont été transmis à l’EFSA à des fins d’évaluation scientifique.

Le 17 avril 2015, l’EFSA a publié une déclaration indiquant qu’il n’existe actuellement aucune preuve scientifique permettant d’étayer l’hypothèse selon laquelle des champignons, plutôt que la bactérie Xylella fastidiosa, seraient la cause principale de la dégénérescence des oliviers observée dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie.

En outre, il n’existe aucune publication prouvant qu’un traitement de maladie fongique réduirait l’établissement, la propagation et l’incidence de Xylella fastidiosa, bien qu’une conduite correcte des vergers soit généralement bénéfique pour la santé des végétaux.

Déjà dans l’avis scientifique de janvier 2015, l’EFSA concluait que les oliviers symptomatiques étaient généralement touchés par un ensemble complexe d’organismes nuisibles et d’agents pathogènes, dont notamment Xylella fastidiosa, plusieurs champignons et Zeuzera pyrina.Toutefois, bien que le rôle spécifique joué par Xylella fastidiosa dans la dégénérescence rapide des oliviers ne soit pas encore totalement compris, la bactérie a été décelée chez de jeunes végétaux présentant des signes de dépérissement alors qu’aucun autre agent pathogène n’avait été détecté.

Comment lutter contre Xylella fastidiosa?

Selon les experts en matière de santé des végétaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), il n’existe actuellement aucune méthode de contrôle disponible permettant de soigner les végétaux infectés dans les plantations. Des changements dans les systèmes de culture pourraient avoir une certaine incidence sur la maladie (par exemple dans les domaines de l’élagage, de la fertilisation et de l’irrigation), mais cela ne suffira pas pour guérir les végétaux.

Dans la région des Pouilles, une taille sévère des oliviers infectés a entraîné le développement de nouvelles pousses à partir de la base de l’arbre mais, jusqu’à présent, il n’a pas été démontré que cela permettait de soigner les végétaux et d’empêcher leur mort.

La stratégie de contrôle doit se concentrer sur l’insecte vecteur et sur l’enlèvement des végétaux infectés qui, s’ils restent dans la plantation, peuvent constituer un réservoir d’inoculum bactérien.

Pour ce qui est du contrôle de la population de vecteurs, des traitements phytosanitaires appropriés sont nécessaires, tels que l’enlèvement des mauvaises herbes qui sont indispensables à la réalisation du cycle de vie de l’insecte, mais aussi l’utilisation ciblée de produits phytosanitaires, notamment avant l’enlèvement des végétaux infectés. De tels traitements doivent être associés à des pratiques agricoles adaptées.

Il est important de noter que les hôtes asymptomatiques, les infections asymptomatiques ou les infections peu sévères peuvent ne pas être pris en compte dans les enquêtes basées uniquement sur l’inspection visuelle et même dans celles basées sur des tests de laboratoire en raison du stade précoce des infections ou de la répartition hétérogène de la bactérie dans le végétal.

Il s’agit là de la justification principale de la mise en œuvre de mesures d’éradication strictes (telles que la coupe rase de tous les végétaux hôtes autour des végétaux infectés) pour les foyers détectés en dehors de la province de Lecce.

Que puis-je faire en tant que citoyen pour prévenir la propagation dans l’UE de Xylella fastidiosa?

Les autorités nationales compétentes devraient être immédiatement informées de tout cas suspect de Xylella fastidiosa afin que les mesures nécessaires puissent être prises.

Il est important que les mouvements, à l’intérieur et à l’extérieur des zones délimitées dans la région des Pouilles, des végétaux spécifiés originaires de cette région soient limités aux végétaux cultivés dans une pépinière autorisée et accompagnés d’un passeport phytosanitaire.

Enfin, il est déconseillé de rapporter une plante quelconque à la suite d’un voyage effectué dans un pays tiers, à moins que cette plante ne soit accompagnée d’un certificat phytosanitaire.

Pour en savoir plus sur le foyer de Xylella fastidiosa, consultez la page web suivante où vous trouverez une carte et une chronologie relatives aux mesures d’urgence:http://ec.europa.eu/food/plant/plant_health_biosecurity/legislation/emergency_measures/xylella-fastidiosa/index_en.htm

Catégorie Union européenne, agricultureCommentaires fermés

Tout comprendre sur Xylella fastidiosa


La Xylella fastidiosa bactérie transmise et dispersée par des insectes s’attaque à différentes espèces végétales.

Elle conduit à des dépérissements massifs de certaines espèces d’intérêt économique (agrumes, vigne, oliviers). Cette bactérie s’installe dans le xylème des végétaux et empêche le mouvement des liquides, les premiers symptômes sont ainsi proches des flétrissements.

Il existe plusieurs sous espèces et souches qui n’attaquent pas forcément les mêmes végétaux. Ainsi à ce jour aucun symptôme n’a été constaté sur vigne pour la souche italienne. Mais la probabilité de recombinaison est forte entre les différentes sous espèces : l’agence sanitaire européenne  recommande de prendre des mesures contre l’introduction de Xylella fastidiosa, toutes sous espèces et souches confondues, c’est ce qui est fait dans l’arrêté du 2 avril 2015 relatif à la prévention de l’introduction de Xylella fastidiosa.

Les végétaux sont concernés sont: vigne, agrumes, prunus, café, avocat, luzerne, laurier rose, chêne, érable…un grand nombre d’espèces sont concernées par cette bactérie.

La maladie était absente de l’Union européenne jusqu’à son importation en Italie en octobre 2013.

Elle est pour l’instant cantonnée à la région des Pouilles (extrême sud de l’Italie ; Elle est présente dans de nombreux pays-tiers (ou régions de pays-tiers), essentiellement sur le continent américain : Mexique, USA (principalement Alabama, Floride, Georgie, Mississipi, Texas, etc), Canada (Ontario), Costa Rica, Argentine, Brésil (notamment Bahia, Minas Gerais, Sao Paulo, Rio de Janeiro, etc), Paraguay, Venezuela…

En octobre 2013, deux foyers ont été détectés dans la région de Lecce (Pouilles) et déclarés par les autorités italiennes. La bactérie a provoqué des dépérissements rapides et importants sur oliviers et des symptômes de dessèchements de feuilles sur lauriers roses et amandiers. »

Comment se propage la maladie ?

La multiplication, l’exportation et la plantation de plants contaminés représentent un risque important de dissémination. La contamination des plantes et la dispersion de la maladie se fait principalement via des insectes vecteurs piqueurs-suceurs se nourrissant de la sève brute du xylème.

Il s’agit principalement des cicadelles (Cicadellidae) et des cercopes (Cercopidae) et dans une moindre mesure des cigales (Cicadidae). En fait, tout insecte piqueur-suceur se nourrissant de sève brute (xylème) est à considérer comme potentiellement vecteur de cette bactérie.
Les outils de tailles, ou autres outils provoquant des blessures peuvent contribuer à la dispersion de la maladie de plante à plante, bien que ce mode de transmission n’ait pas été décrit comme très efficace.
Les blessures du système racinaire peuvent être à l’origine de phénomène d’autogreffes et engendrer la transmission de la bactérie de plante à plante.

Après détection, il n’existe pas de moyen de lutte curative contre cette bactérie phytopathogène, si ce n’est l’arrachage et la destruction des plantes contaminées et le contrôle des insectes vecteurs (surveillance poussée et traitements insecticides).

Aucun foyer n’est identifié en France.

Xylella fastidiosa représente un risque majeur pour le territoire UE : les plantes hôtes et les vecteurs sont présents sur tout le territoire, et les pertes pour les Citrus en Amérique du Sud et les vignes en Amérique du Nord ont été très sévères. Il s’agit d’une bactérie très polyphage.

L’agence sanitaire européenne (EFSA) précise:

 » il est préférable de raisonner à l’échelle de l’espèce plutôt qu’aux sous espèces voire souches pour les mesures. Par ailleurs en Italie, les oliviers symptomatiques sont généralement touchés par un complexe de ravageurs dont Xylella fastidiosa, mais également des champignons pathogènes.
Tous les insectes piqueur-suceurs de xylème en Europe sont des vecteurs potentiels.
Les deux principaux risques d’introduction dans des zones non touchées sont par les végétaux destinés à la plantation ou la présence d’insectes infectieux dans les lots. »

Catégorie A la une, agriculture, prophylaxieCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

février 2017
L Ma Me J V S D
« jan    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+