Tag Archive | "Yves Raffin"

Festival du film pastoralisme et grands espaces: c’est parti!


C’est en 1994 qu’est né le festival du films pastoralisme et grands espaces, nous voulions  organiser un évènement sur la station de Prapoutel et en cours de discussion  » autour de la table » nous en avons convenu d’organiser un festival dont le thème essentiel serait le pastoralisme. Ces mots sont de Jean Pichionni fondateur du festival prononcés au cours de l’inauguration du festival décentralisé puisque pour la première fois il est organisé en plein centre ville de Grenoble, au cinéma le club.

Une cérémonie d’inauguration un peu spéciale puisque c’est la première fois que les délégations étrangères sont si peu nombreuses, restrictions budgétaires obligent..

Le festival du films pastoralisme et grands espaces se déroule donc en plein centre de Grenoble. C’est une excellente idée, ont souligné les représentants de la ville de Grenoble et de la Métro. Grenoble et l’agglo sont entièrement entourées de montagne et que serait la montagne sans pastoralisme.

Denis Rebreyend président de la Fédération des alpages de l’Isère, organisatrice du festival a rappelé que  » le festival innove cette année mais garde son âme, celle de faire découvrir, partager la vie des bergers, de leurs troupeaux..Ceci à travers les films présentés et les rencontres débats qui les entourent.

Le thème des rencontres:

- être berger(e), être éleveur(se) dans les alpes aujourd’hui, des métiers au pluriel

- être éleveur(se), être berger(e) dans des zones en conflits : les activités agro-pastorales entre crises et adaptations

- Partager et gérer la montagne aujourd’hui… Quel alpage pour demain ?

Thèmes d’actualité..

Le jury présidé par Gilles chappa journaliste, réalisateur de documentaires et auteur d’ouvrages sur le ski et la montagne aura fort à faire pour attribuer les sonnailles car d’après nos informations, les films sélectionnés sont d’une extrême qualité..

Yves Raffin, co fondateur du festival a rendu un vibrant hommage à Pierre Ostian, qui a durant animé le festival durant de nombreuses éditions..

Le festival se terminera en apothéose ce dimanche soir à 17H30 avec la remise de sonnailles.. Rendez vous au cinéma le Club à Grenoble.



Catégorie festival du film des 7 LauxCommentaires fermés

11ème festival international du film pastoralisme et des grands espaces


C’est une tradition, la cérémonie d’ouverture du film international du pastoralisme et des grands espace se déroule à Grenoble. Grenoble, capitale des alpes, entourée de montagnes, de grands espaces, d’alpages…

Avec Jean Pichioni, créateur avec Yves Raffin du festival, comme maître de cérémonie, cette ouverture permet de présenter aux festivaliers et au grand public les temps forts du festival dont la ligne conductrice est bien entendu le visionnage des films en compétition.

« Le festival qui se déroule à Prapoutel les sept laux est un temps fort d’échanges, de partage » précise Jean Pichioni. En effet les délégations venues de tous continents en profitent pour faire connaissance, échanger.. partager.. et bien souvent des liens d’amitié se tissent durant le festival.

Un festival international qui aura comme temps forts, les très attendues rencontres internationales du pastoralisme mais aussi l’assemblée générale de l’association pastoralisme du monde, la table ronde de la solidarité internationale en Grésivaudan.. A cela il faut rajouter que le pays invité d’honneur est l’Inde de l’Himalaya..Quand on vous parlait d’international….

Autres rendez vous: le marché des producteurs locaux, diverses expositions…

Petit rappel qui a son importance, le festival avec la présentation des films se déroule donc à la station de Prapoutel, aux Ramayes, de ce jeudi 16 octobre au samedi 18 octobre, l’entrée est totalement gratuite…

Gilbert PRECZ

cliquer sur les photos pour les agrandir.

Catégorie A la une, coopération internationale, festival du film des 7 LauxCommentaires fermés

Festival international du film pastoralisme et grands espaces…


Voici le moment tant attendu mais aussi tant redouté par l’ensemble des festivaliers… C’est par ses mots qu’a débuté la cérémonie de clôture du Xème festival international du film pastoralisme et grands espaces.

Moment tant attendu car chacun languissait de connaître le palmarès des films consacrés et tant redouté car dès la fin de la cérémonie chacun allait rentrer chez soi… parfois très loin…et nul n’avait envie de se séparer!

Ce Xème festival a battu tous les records de fréquentation, tant au niveau des spectateurs que des visiteurs. La délégation malienne n’a pu se déplacer malgré que le pays soit l’invité d’honneur du festival 2012 et toutes les pensées sont allées vers elle.

Par contre et ce pour la première fois le Tchad a participé au festival avec une présence remarquée et un film en compétition.  » Il n’a pas obtenu de prix mais on va persévérer » dira un de ses membres.

Autre délégation nouvelle et très active, celle en provenance de la province du Zanskar, située dans l’état du Cachemire à l’extrême nord de l’Inde. Son surnom est le petit Tibet.

Située sur les pentes de l’Himalaya, nous sommes à des altitudes de 3500 à 4000 mètres, la principale activité est l’agriculture. à travers l’élevage  et la culture de l’orge.

La délégation indienne a surpris par sa facilité d’intégration, sa gentillesse…Elle a été une des attractions majeures de ce festival.

Si cette dixième édition a été un moment de retrouvailles, d’échanges, de grands moments de convivialité elle est également marquée du sceau de la solidarité, de l’humanisme, de la jeunesse et du travail. Ceci à travers des forums, l’assemblée générale de l’association pastoralisme du monde et les nombreux élus et personnalités présents à cette cérémonie de clôture y ont été sensibles…

Ils ont également été sensibles aux propos du directeur du festival Yves Raffin.

Celui ci, en compagnie de Jean Pichioni ont pensé festival il y a 20 ans déjà…  » Nous voulions apporter une animation originale à la station des 7 Laux ». Nous sommes fiers de constater que le festival a évolué et qu’aujourd’hui, même s’il s’adresse aux professionnels du nomadisme il est devenu le rendez vous des jeunes, de la famille, des montagnards comme des citadins…Qu’il est passé de national à international!

Un Yves Raffin qui a annoncé, très ému, qu’il souhaitait prendre du recul par rapport à ses fonctions de directeur du festival…Une sacrée page s’est tournée sous une salve d’applaudissements….!

Voici le déroulé de la cérémonie de clôture en images.

Cliquer sur les illustrations pour les agrandir.


Catégorie A la une, coopération internationale, festival du film des 7 LauxCommentaires fermés

Xème festival du film pastoralisme et grands espaces: c’est parti!


C’est une coutume, le lancement du festival international du film pastoralisme et grands espaces se fait depuis Grenoble…Cette année il avait une saveur particulière puisque nous en sommes à sa Xème édition.

Jean Pichioni et Yves Raffin se rappellent:  » il y a 20 ans, autour d’une table, on se demandait comment apporter une animation originale à la station des Sept Laux… Il y avait le festival du fantastique à Avoriaz, de l’humour à Chamrousse, de la montagne à Autrans…notre choix c’est porté sur le pastoralisme. »

Et Yves Raffin de rajouter, avec une pointe de fierté: » lors de la première édition, seuls des films français étaient en compétition, nous étions 7 dans la salle de projection…. On n’a pas baissé les bras et aujourd’hui notre festival est une référence.

Une Xème édition qui va accueillir une vingtaine de films et 17 délégations étrangères dont celle de l’Inde… Par contre au grand regret des organisateurs, les maliens n’ont pu obtenir leurs visas… C’est d’autant plus regrettable que le Mali était l’invité d’honneur de ce festival 2012.

Un nouveau pays sera également présent: la Turakie. Son « ambarrassadeur  » l’a présenté en indiquant que la Turakie n’avait ni terre, ni mer, ni frontière… Par contre elle a un hymne national. Il comporte 49 couplets et le temps de chaque couplet est multiplié par deux par rapport au précédent. Nous avons eu droit, en cette soirée inaugurale à deux couplets…

 » Ce festival est le festival des premières, avec la présence de l’Inde, des étudiants de plusieurs lycées agricoles de la région et de la solidarité à travers un forum  » solidarité internationale en Grésivaudan » qui se tiendra aux Sept Laux le samedi 13 dans la matinée » a complété Jean Pichioni.

Durant cette soirée, plusieurs extraits de films primés ont été visionnés. Cela a permis à chacun de mieux appréhender le niveau de ce festival…

Voici en quelques clichés la soirée inaugurale.

Cliquer sur la photo pour l’agrandir

Catégorie coopération internationale, festival du film des 7 LauxCommentaires fermés

Aïn Beni Mathar: une commune qui se mobilise pour préserver son environnement


Dès avoir posé le pied en sol marocain, à l’aéroport d’Oujda, la délégation isèroise à été conviée à se rendre à Aïn Beni Mathar. Cette ville est située à 80 kilomètres au sud d’Oujda, à proximité de la cité minière de Djerada et à quelques encablures de la frontière algéro-marocaine. Cette position a fait de Aïn Beni Mathar une ville regroupant une population très diversifiée. Se sont en effet côtoyés marocains, algériens, français, juifs venus faire des échanges commerciaux.

maire 3

Sa population aujourd’hui est d’environ 15000 habitants. Elle conserve son caractère rural et elle est surtout devenue la plaque tournante du commerce de bétail. Tous les lundis la ville se transforme en énorme souck ou environ 15000 ovins, en majorité de race Beni Guil sont vendus.

maire 4

Aïn Beni Mathar est également une ville entourée de maraîchages et de cultures fourragères. Il faut dire que la ville est située au dessus d’une nappe phréatique d’environ 40 kilomètres de diamètre. Une nappe qui pourrait être en danger si des décisions importantes concernant la pollutions n’étaient pas prises rapidement.

ain maire

Le président d’ Aïn Beni Mathar, au centre expose les projets de la ville concernant la station d’épuration et la récupération des déchets lourds. On reconnait Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère et Bruno Bernabé son homologue des gîtes de France Isère.

Le président ( le maire) de la commune, les associations environnementales locales et les éleveurs adhérents à l’ ANOC ( association nationale des éleveurs ovins et caprins) ont décidé de prendre en mains ce dossier. Pour ce, des projets sont en cours, dont la construction d’ une station d’épuration.

Bertaïeb Bahous, président de la commune: » Le projet est bien avancé, afin qu’il se concrétise il nous faut trouver d’autres partenaires financiers que ceux que nous avons déjà. »

Autre axe de réflexion: la gestion des déchets solides. Pour l’instant, la commune se contente d’un dépotoir….  » Nous réfléchissons à la construction d’une décharge. » Une large discussion s’est faite autour de ce projet, en particulier à propos du tri sélectif auquel les marocains n’avaient pas pensé.  » C’est une excellente idée mais on aura du mal à la mettre en place. »

Ceux ci ont très vite compris les enjeux liés à ce fameux tri sélectif, environnementaux et financiers et vont inclure cette nouvelle donne dans leur réflexion.

A noter que sur la commune se trouve la plus importante centrale solaire du Maroc, centrale d’une puissance de 472 MW. Celle ci  génère  une économie de 12.000 tonnes de fuel par an et une réduction des émissions de CO2 de 33.500 tonnes par an.

On peut donc conclure qu’ Aïn Beni Mathar construit son avenir durablement….

ain maire 2

La commune d’Aïn Beni Mathar, ses associations, ses école se mobilisent pour laisser un héritage propre….

Catégorie pastoralismes du mondeCommentaires fermés

Les liens Maroc Oriental-Isère renforcés


La coopération entre les éleveurs du Maroc oriental et ceux de notre département se poursuit, se renforce même. Voila pourquoi une visite de travail, au Maroc, organisé par la fédération des alpages de l’Isère et l’association pastoralismes du monde vient de se dérouler. Afin de mieux répondre aux attentes des éleveurs marocains, qui souhaitent se lancer dans la diversification à travers le tourisme rural, Bruno Bernabé, directeur des Gîtes de France Isère faisait partie  de la délégation emmenée par Yves Raffin.

Cette visite d’une semaine au Maroc Oriental avait un programme bien chargé. En voici les grandes lignes:

- Faire le point sur l’opération Lichen et voir comment la pérenniser

- Cerner les attentes des éleveurs du Maroc Oriental dans le domaine du développement du tourisme rural

- Faire le point sur l’éventuelle possibilité de partenariat entre l’espace Belledonne et les Monts Benni-Snassen

- Répondre aux attentes, des élus et des éleveurs en matière de gestion de l’eau sur un secteur bien précis, autour de la ville de Ain Beni Mathar.

- Visite du salon international agricole de Meknes.

- S’informer de l’avancement du dossier festival international  du film pastoralismes et grands espaces qui se déroulera en octobre et qui aura comme invité d’honneur le Maroc.

visite

Bachir Labied, à gauche et Abderrahmane Mejdoubi, à droite, éleveurs ovins  exposent à Yves Raffin et Bruno Bernabé  les raisons pour lesquelles ils sont favorables à la mise en place d’un tourisme rural, raisonné, sur le territoire du Maroc Oriental.

Sillon38.com, présent tout au long de ce voyage, vous propose à travers une série d’articles de revivre les temps forts de cette visite qui a scellé davantage les liens qui unissent le Maroc Oriental et le département de l’Isère.

Catégorie pastoralisme, pastoralismes du mondeCommentaires fermés

La FAI prépare sa mutation


L’assemblée générale de la fédération des alpages de l’Isère (FAI) aujourd’hui à Prapoutel, la 29e du nom, a été l’occasion d’évoquer  la situation difficile dans laquelle se trouve l’association et d’en débattre avec les participants, éleveurs, élus des communes, partenaires.

Le problème est essentiellement dû aux « difficultés d’accès aux crédits publics », comme le note le trésorier Roger Giraud. Même si le résultat 2009 est positif et affiche un excédent de 3 114€, les difficultés récurrentes de ces dernières années font que l’association doit reporter un passif de –120 000€ sur son exercice 2010.

Denis Rebreyend, éleveur et président de la FAI a souligné que cette année 2009 avait mobilisé élus et équipes techniques autour de cette question vitale. Des mesures ont été prises : mise en chômage technique des salariés de la FAI pendant 6 mois, non renouvellement d’un contrat (sur le tourisme en alpage) , départ anticipé du directeur, Yves Raffin, qui participait donc à sa dernière assemblée générale à ce titre (nous en reparlerons).

sénépi

Lors d'une démontagna, sur l'alpage du Sénépi

L’utilité de cet outil économique, d’aménagement et d’expertise qu’est la FAI, au service des élus, des éleveurs, des montagnards, n’est absolument pas en cause : « Le travail effectué par la Fédération des alpages satisfait éleveurs, élus des communes de montagne, explique Denis Rebreyend. Nos compétences sont appréciées par nos partenaires que sont le Conseil régional et le Conseil général. Les tâches demandées sont croissantes tant en volume qu’en qualité et nous avons été contraints de réduire de pratiquement 50% notre force de travail en temps. Quel paradoxe ! »

Un paradoxe qu’a saisi au vol Claude Blanc-Coquand, maire de Sainte-Agnès depuis 1977 et travaillant avec la FAI depuis 1982, pour appeler à la mobilisation et à la solidarité des différents acteurs de la montagne en faveur d’un pastoralisme durable et dynamique.

Dans un courrier adressé aux maires de l’Isère, l’élu invite notamment les personnes sensibles à « son coup de cœur » à manifester leur soutien via une cotisation solidaire : « La FAI, consciente des mutations nécessaires pour ne pas disparaître, se remet en cause et essaie de trouver de nouveaux axes mais ne pourra survivre si nous, les élus de montagne concernés, ne nous impliquons pas plus dans le fonctionnement et la défense de ce formidable outil à notre service », écrit-il notamment dans cette lettre.

Devant les participants de cette 29e AG, dans la salle des Ramayes où se déroulera du 13 au 16 octobre le IXe festival du film « Pastoralismes et grands espaces », Claude-Blanc Coquand  a donné sa vision des choses, chaleureusement applaudi : « La situation est grave pour les communes de montagne. Et on ne dira jamais assez que la FAI est un outil dont nous avons besoin. Si la fédération des alpages traverse une mauvaise passe, c’est que nous marchons sur la tête ! La pyramide est à l’envers. Et elle peut basculer à tout instant. Nous devons nous mobiliser pour rétablir l’équilibre ».

Jean Picchioni, président de l’association « Pastoralismes du monde », partenaire de la FAI et organisatrice du festival des 7 Laux, abonde dans ce sens : « Groupements pastoraux et communes de montagne vont devoir se payer ces services, si cette situation se perpétue. Je demande à nos partenaires de  consentir à nouveau une aide au fonctionnement (NDLR : et pas uniquement aux investissements comme c’est la règle) sinon nous ne pourrons continuer ».

On ne rappellera jamais assez l’utilité publique du pastoralisme comme de la sylviculture qui non seulement piègent le carbone mais contribuent à l’entretien des paysages, des espaces montagnards, à la prévention de risques naturels, au maintien de la biodiversité.

Des aspects souvent sous-estimés, qui sont pourtant le résultat d’une  organisation, d’un engagement , d’un travail séculaires qui ont un prix. Mais de prix, aucune trace. Les usagers de ces espaces montagnards en ont-ils conscience ? Pour Claude Blanc-Coquand, c’est un non catégorique. C’est pourquoi il plaide pour donner une véritable dimension à un dialogue citadins/ruraux, ville/montagne. Comme cela fut souligné, « un travail d’argumentaire est à travailler et à alimenter sans cesse »

Des signes de reprise encourageants

En Isère, le pastoralisme est un secteur d’activité qui représente environ 170 gestionnaires (groupements , communes, individuels), 25 000 UGB estivées sur plus de 78 000 ha d’alpages et de parcours.

Un secteur qui maintient son activité. Bruno Caraguel, chargé de mission formation, études, diagnostics, note en effet des signes de reprise sur la saison 2009 : « Les premiers retours de la bourse d’alpage 2010 tendent à confirmer le retour des éleveurs vers les stations d’alpage mais ils seront à confirmer en juillet-août. Ces signes de reprise sont  encourageants. Il y a une dynamique positive, il y a des attentes socio-économiques de la part des massifs. Les systèmes pastoraux semblent redevenir attractifs ». Comme le remarque Denis Rebreyend, « la saison 2009, marquée par des problèmes de ressource en eau sur certains secteurs , explique sans doute le regain d’intérêt des éleveurs pour réserver des places dans les groupements pastoraux ».

Reste qu’en dépit de ces signes de reprise, le contexte de précarité généralisée contraint l’association à réfléchir à sa mutation  à serrer les cordons de la bourse, à limiter ses actions. La réflexion est permanente. Faudra t-il abandonner le statut association loi 1901 ? Se transformer en société de services ? Ou tout envoyer paître…

Catégorie alpagesCommentaires fermés

La FAI par monts et par vaux


La fédération des alpages de l’Isère que préside Denis Rebreyend (prochaine assemblée générale le 31 mars à Mens) n’agit pas seulement dans l’intérêt des éleveurs isérois. Elle se caractérise, depuis toujours, par son ouverture à l’international (son festival Pastoralismes et grands espaces le démontre depuis 17 ans ). Sur le terrain, avec la capacité d’expertise qui est la sienne, elle développe des coopérations décentralisées, principalement avec le Sénégal (depuis une vingtaine d’années) mais également avec le Maroc. Un petit rappel de ces actions de coopération avec Yves Raffin, directeur de la FAI:

- SENEGAL: sous l’égide de la Région Rhône-Alpes, jumelage avec la Maison des éleveurs de Saint-Louis-du-Sénégal et partenariat avec le Directoire des femmes en élevage (DIRFEL). Les actions engagées concernent principalement l’eau (réhabilitation de forages) et le lait (création d’ unités laitières collectives) .

L’action en direction des éleveuses peuls de la région du Ferlo mérite un éclairage particulier. Pour faire face à la fragilité de la production, dépendante de la saisonnalité (peu de lait en saison sèche, trop en saison des pluies) et de l’absence de liaison froide, les éleveuses du Farlo ont demandé de l’aide pour la mise en place de mini laiteries collectives. Cinq unités de traitement et de transformation ont été créées. Elles permettent d’effectuer une petite pasteurisation (bain marie jusqu’à 72°) puis une réfrigération (40°) de leur lait caillé sucré traditionnel avec mise en sachets (par colleuse thermique). Une méthode qui permet de conserver le lait caillé pendant près de 3 semaines après sa fabrication.

Yves Raffin: « Le Ferlo ne disposant pas d’alimentation électrique, des panneaux solaires ont été installés l’an dernier pour faire fonctionner les colleuses et les réfrigérateurs. Une volontaire internationale, Anne Duverger, a été recrutée pour suivre ce projet sur place pendant une année. La Région souhaite que ce projet soit étendu à d’autres régions du Nord Sénégal (là où il y a le plus de vaches), à Saint-Louis, Matam, Louga, Tambacounda ».

- MAROC: La FAI a engagé un partenariat avec la région de l’Oriental, notamment dans le domaine de l’élevage. Les premiers contacts ont eu lieu en 2007 à Oujda avec l’ANOC (association nationale ovine et caprine), à l’occasion de la « Rencontre avec les associations pour l’Oriental ».

Yves Raffin: « Ce projet de partenariat va se concrétiser à l’occasion de la Foire agricole de Meknès (19-24 avril 2009). Une délégation de la FAI se rendra sur place et une convention sera signée le 23 avril par Xavier Jury, président de la Commission Coopération internationale de la FAI, et le représentant de l’ANOC.

maroc.jpg

Abderrahmane Mejdoubi, vice président de l’Association Nationale Ovine et Caprine, à droite sur la photo. A gauche, Bensaïd Lagnani, de la Chambre agricole d’Oujda. Sillon38 les a rencontrés pendant le dernier festival « Pastoralismes et Grands espaces » (voir notre article)

« Entre-temps, poursuit Yves Raffin, à la demande de l’ANOC, je vais aller prochainement à Oujda avec Jean-Marie Davoine, technicien FAI, et un chien de berger, afin d’initier une action de formation  à l’usage du chien dans la conduite des troupeaux. L’appui de la MSA a été sollicité dans le cadre de cette action de coopération ».

Parmi les autres projets retenus dans le cadre de ce partenariat figure la mise en place des premiers jalons d’un tourisme rural, à l’instar de ce qui prend forme sur les alpages de l’Isère grâce à l’action conjointe de la FAI, des Gites de France de l’Isère et de la Chambre d’Agriculture.

Sillon38 rendra compte de l’évolution de cette coopération iséro-marocaine.

L’association Espace Belledonne a, pour sa part, et en relation avec la FAI, commencé à tisser des liens avec le massif de Beni Snassen, souhaitant passer prochainement à des actions de coopération territorialisée (avec le soutien du programme LEADER). Le massif de Beni Snassen, territoire montagneux de mêmes dimensions que Belledonne, périurbain comme lui, connaît des problématiques comparables.
- MALI: Les contacts qui se nouent au Festival de pastoralisme des 7Laux sont nombreux et fructueux. Lors de la dernière édition, une délégation d’éleveurs touaregs de Tombouctou, région partenaire de la Région Rhône-Alpes, a rappelé à Yves Raffin, directeur du Festival « Pastoralismes et grands espaces », qu’ils attendaient impatiemment sa visite. Message reçu. Celui-ci se rendra au Mali du 16 au 23 mars pour une visite de prospection.

C’est dire que la coopération internationale de la FAI est très active et son expertise sollicitée. L’association Pastoralismes du monde, née avec le Festival, a pris la décision, à l’occasion de l’édition 2008, de revoir son organisation et ses objectifs, afin de mieux fédérer  le monde du pastoralisme.

Catégorie pastoralismes du mondeCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

décembre 2019
L Ma Me J V S D
« nov    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+