Archive | 05 septembre 2012

Coopenoix: une activité débordante!

Le président de Coopenoix a présenté un rapport d’activité complet lors de l’assemblée générale de la Coopérative. Ensuite il a évoqué quelques aspects de la stratégie menée par l’entreprise.

En préambule Pierre Gallin Martel a tenu à préciser que « les résultats de la récolte 2011 sont bons, mais une fois encore, ils mettent en évidence un déficit « chronique » et structurel entre l’offre et la demande. L’Union européenne consomme aujourd’hui 180 000 tonnes de noix et n’en produit que 90 000.

coopenoisxDans un marché difficile pour la plupart des filières, il est tout à fait exceptionnel d’observer un tel décalage entre l’offre et la demande et de telles perspectives d’évolution.

Reste que ce déficit de production de la filière noix, s’il représente un atout au niveau de la  politique de prix, pourrait, à plus long terme, devenir une faiblesse en ouvrant la porte à des importations.

C’est précisément sur ce thème, que notre coopérative opère une veille stratégique permanente sur le marché mondial de la noix.

Ce travail d’observation met en évidence la concurrence sérieuse qui pourrait intervenir dans les années à venir.

Face à ce constat, notre coopérative, en collaboration avec la filière noix, doit réfléchir à la mise en œuvre d’une stratégie efficace pour rester concurrentielle, garantir la pérennité mais également l’évolution de notre production de noix.
Cette stratégie, passe en premier lieu par le renouvellement de nos vergers.

Les producteurs de Coopenoix ont atteint un niveau de plantation d’environ 5 % de la surface des vergers en 2011. Ce niveau reste insuffisant et l’ensemble des structures concernées doivent davantage se mobiliser… C’est ce que fait Coopenoix

Notre coopérative  a en effet initié un dispositif  « jeunes agriculteurs » qui prévoit une aide pour les nouvelles plantations sous forme de prêt sur 10 ans à taux 0.

Nous devons prendre conscience que si notre région ne plante pas, d’autres régions françaises ou d’autre pays dans le monde ont entrepris des campagnes de plantations. A terme, nous risquons de perdre notre place sur les marchés. »

Le président de Coopenoix a abordé le dossier de la diversification variétale.

« Au delà des variétés AOP Noix de Grenoble qui constituent toujours une valeur sûre auprès de nos clients et valeur d’avenir les producteurs doivent diversifier leurs plantations en mêlant variétés traditionnelles et variétés nouvelles, plus productives et plus rapidement.

Cette diversification est une garantie d’une part en terme de rentabilité et devrait d’autre part limiter les impacts dus aux aléas climatiques ou aux accidents sanitaires.

L’accroissement de notre niveau de production est un des aspects sur lesquels le Conseil d’administration de Coopenoix doit veiller pour garantir la pérennité de l’entreprise.

Au delà de cette mesure d’anticipation, Coopenoix déploie depuis plusieurs années déjà une politique globale de consolidation de nos atouts concurrentiels en mettant en œuvre une stratégie globale d’entreprise.

Le premier volet de cette stratégie porte sur notre démarche qualité.

Nos efforts dans ce sens ont porté puisque depuis 5 ans, nous obtenons chaque année la certification IFS pour les noix en coque et pour les cerneaux depuis 2010.

Cette certification est un véritable sésame pour développer nos marchés en Europe, elle s’inscrit, de plus, dans une démarche de développement durable.

De même, une vingtaine de nos producteurs s’est engagée dans une démarche GlobalGap qui répond aux critères de référencement des principaux acheteurs européens de fruits et légumes.

Elle garantit des pratiques culturales qui réduisent les impacts sur l’environnement et permet une approche responsable de la santé et de la sécurité des agriculteurs.

Dans la même lignée environnementale, 53 producteurs sont aujourd’hui certifiés bio avec une production de  480 tonnes en 2011.

Le deuxième volet de cette stratégie concurrentielle a trait à la pérennisation de la production grâce à une politique de soutien technique  des producteurs qui sera renforcée.

Pierre Gallin Martel a ensuite abordé la stratégie mise en place pour la Lara

« face à la montée en puissance de la production de la variété Lara et au regard d’un marché stagnant de la noix fraiche, le Conseil d’administration de Coopenoix a décidé une stratégie en 2 axes pour cette variété :

Le premier axe prévoit de conforter et renforcer les volumes de noix Lara fraiche commercialisés :

- d’une part en équipant la station d’une chaîne de lavage-écalage performante afin de proposer un produit de qualité,

- d’autre part en ayant une politique commerciale offensive pour prospecter de nouveaux clients

Le deuxième axe de cette stratégie fait écho au fait que parallèlement, un nouveau marché de noix de bonne qualité s’ouvre.

Il est donc important que nos producteurs bénéficient de cette opportunité.

En conséquence, le Conseil d’administration de Coopenoix demande aux producteurs concernés de sécher 60 % de leur production, et a donné au groupe technique la mission de les aider à maîtriser le séchage de leurs noix en éditant une fiche technique « séchage Lara » La bonne conduite technique des vergers doit permettre d’améliorer les rendements à l’hectare de façon significative à condition que les prescriptions soient bien respectées.

Le troisième volet de la  stratégie d’entreprise de Coopenoix porte sur la qualité et l’efficience de l’outil de production. Depuis 2008, de nombreux investissements et des travaux d’extension ont été réalisés afin d’améliorer l’efficacité de la station. Ceux ci se poursuivent.

Coopenoix a ainsi acquis la logique industrielle visée au début de ce plan de restructuration il y a trois ans et qui lui donne aujourd’hui les moyens d’être compétitive.En 2012, nous avons fait l’acquisition de l’installation de cassage-énoisage de Jean-Paul Cotte qui cesse son activité.

Cet investissement s’inscrit dans une logique d’amélioration de notre réactivité et de notre politique de maîtrise des coûts de transformation.

Quatrième volet: l’action commerciale

Nos marchés restent concentrés sur l’Europe, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et les pays scandinaves et nous poursuivons une politique offensive sur ces pays ainsi que sur la France sans délaisser le reste du monde. Nous avons également fait preuve d’innovation concernant le packaging.

En 2011, nous avons renforcé l’impact commercial de ces créations qui s’avèrent répondre aux attentes des consommateurs. Il convient également de noter que les marques de distributeurs continuent à progresser.

Coopenoix gère aujourd’hui plus de 40 références dont 8 marques de distributeurs qui représentent 33 % des volumes vendus. 90 % des volumes vendus en vrac le sont sous la marque Coopenoix.

Ce constat nous amène à penser que les marques distributeurs sont désormais incontournables.

Certes elles grignotent une part de marché qui pourrait revenir à notre marque mais elles présentent l’intérêt d’être stables et pérennes.

Ajoutons à ce chapitre que pour la troisième année consécutive, l’accord commercial avec ValSoleil nous a permis de confirmer la pertinence de cette stratégie.

Cette synergie commerciale est en effet stratégique, elle permet de disposer de volumes plus importants afin de répondre à la demande significative de gros clients.

La forte complémentarité des zones de collecte des 2 coopératives favorise la régularité de l’offre globale. Au terme de ces 3 années, les 2 coopératives ont tiré un bilan positif et ont décidé de poursuivre leur collaboration fructueuse.

coopenoixCoopenoix travaille au niveau de sa communication, avec deux sites internet, une communication interne, le soutien d’un plan de communication national initié par le CING

Pour les prochaines années, le CING a pour projet de poursuivre la communication sur la noix de Grenoble en suivant deux axes :

- en prenant en compte la communication individuelle mise en œuvre par chaque entreprise, en France ou à l’étranger ;

- de manière collective, à travers, d’une part une signalétique accrue de la zone AOP,  et d’une campagne de communication dans un pays étranger d’autre part.

De son côté, l’AOP Dynamic Noix poursuit son travail afin de déterminer les priorités des deux stations d’expérimentation, la SENURA et la station de Creysse.

L’association des producteurs de noix finance également la recherche variétale à travers le suivi du verger de Bordeaux.

A l’échéance de cinq ans, et grâce à ces recherches, de nouvelles variétés auront été sélectionnées, plus performantes en termes de rapidité de mise à fruits, de calibres, et plus résistantes aux maladies.

Tout converge donc vers la diversification variétales qui pourrait bien représenter l’avenir de notre métier sans que nous ayons à renier les variétés traditionnelles. »

Les nuciculteurs présents à la salle des fêtes de Tullins ont beaucoup apprécié la teneur de ce repport et attendent avec beaucoup de sérénité la prochaine campagne…

coope 2

Catégorie nucicultureCommentaires fermés

Tournesol muté: oui au dialogue, non à la destruction

Une centaine de faucheurs volontaires ont manifesté à Marcy l’Etoile, au cours des « Rendez-vous avec l’agriculture du Rhône ». Ils ont également détruits plusieurs parcelles de tournesol muté, en particulier à Meyrieu les Etangs et à St Clair su Rhône.

Jean Robin Brosse, président de la FDSEA de l’Isère a de suite réagit en rappelant que « La mutagenèse est pratiquée depuis 70 ans. Elle n’a rien à voir avec les OGM comme on tente de le faire croire. Cette technique permet de mettre en place artificiellement un processus connu dans la nature afin de chercher des aptitudes meilleures au niveau par exemple de la résistance à un herbicide, rendement supérieur… »

Gérard Seigle Vatte, président de la Chambre régionale d’Agriculture et président de la chambre d’Agriculture de l’Isère s’est montré très virulent contre cette pratique qui nuit à la recherche.

A l’assemblée générale de Coopenoix, après avoir encouragé le dynamisme de la filière nucicole, à travers sa coopérative, il a exprimé son total désaccord avec de telles pratiques qui vont à l’encontre de notre avenir.  » C’est inadmissible de bloquer de cette manière la recherche. »

A travers un communiqué il prône le dialogue plutôt que la destruction des cultures.

Voici ce communiqué

OUI au dialogue,

NON à la destruction des cultures

Ce dimanche 2 septembre,  des militants « faucheurs volontaires » ont manifesté au RENDEZ- VOUS DE L’AGRICULTURE DU RHONE (parc de Lacroix-Laval, Marcy L’Etoile). Ils  ont aussi détruit ces derniers jours,  des parcelles de tournesol dans plusieurs départements de la région.

La Chambre régionale d’agriculture Rhône-Alpes tient, tout d’abord, à apporter son soutien aux agriculteurs victimes de la destruction de leur récolte.
« Nous sommes ouverts  à la confrontation des idées dans  le sens du développement de l’agriculture ! Mais,  je condamne  la destruction des récoltes et au-delà,   la remise en cause de la recherche et de l’expérimentation sur de nouvelles productions », explique Gérard Seigle-Vatte,  président de la Chambre régionale d’agriculture Rhône-Alpes.

Acteurs depuis toujours de la recherche-développement et du conseil aux agriculteurs, les Chambres d’agriculture sont légitimes pour évaluer les formidables évolutions de la production  et de la productivité de l’agriculture, notamment grâce aux avancées de la génétique.

En cette période où tous les secteurs de l’économie sont confrontés à la recherche d’une meilleure compétitivité pour répondre aux attentes des marchés et  à la concurrence, les Chambres d’agriculture demandent aux Pouvoirs Publics de  créer les conditions d’un respect de la recherche et de l’expérimentation pour l’avenir de notre agriculture régionale. »

Catégorie OGM, agricultureCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

septembre 2012
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+