Archive | 29 mars 2017

Loup : entre incertitudes scientifiques et réalités de terrain !

Des scientifiques de l’ONCFS et du Museum National d’Histoire Naturelle ont présenté le rendu de l’expertise collective scientifique et technique sur le loup et son évolution à l’horizon 2025-2030, commandée par la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili.


La Fédération nationale ovine réagit:

La demande initiale du ministère était claire : dégager les conditions de viabilité à long terme du loup en France et établir des scénarios sur l’extension future des populations et des territoires occupés.
S’il y a bien un mot à retenir de la présentation de cette expertise, c’est le mot INCERTITUDE !
Il y a trop d’incertitudes, partout : sur la modélisation de la croissance actuelle de la population de loups, sur les effectifs de loups à venir et donc sur la dynamique de la population, sur les effectifs à retenir pour assurer une viabilité de l’espèce, sur le territoire à prendre en compte pour étudier de manière logique l’évolution de la population…

La réponse des scientifiques est limpide : la science n’est pas en mesure de prédire de manière exacte l’évolution de la population de loup sur le territoire français de même qu’il est aujourd’hui impossible de prédire l’effet des actions de gestion sur cette population.
C’est pourquoi les scientifiques préconisent la mise en place d’une gestion adaptive qui permettra, en fonction de l’objectif visé, de réévaluer les actions, année après année, en fonction de la réaction des loups et des conséquences sur l’élevage.
Tout dépend maintenant de l’objectif qui sera fixé. Les scientifiques ont fait leur travail, c’est au tour du ministère de l’environnement de prendre une décision !

L’objectif global est-il la conservation de l’espèce, avec « des loups qui vivent en harmonie avec les habitants et les utilisateurs du territoire », comme le souhaite Barbara Pompili, ou le maintien de l’élevage en plein air, qui façonne et entretient les paysages qui font la richesse de notre pays ?
Madame Pompili, votre souhait est noble mais utopique ! Ouvrez les yeux, les loups sont déjà aux portes des villages et commencent à menacer les populations humaines !


Qui choisissez-vous ?

Les loups ? Ou les éleveurs qui participent au dynamisme économique de nos campagnes, au maintien de la biodiversité, à l’entretien des paysages et qui nourrissent la France ?
La balle est dans votre camp !

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’Isère et les Hautes-Alpes vont renforcer leur collaboration afin de gagner en efficacité d’action

En marge d’une rencontre avec le Préfet de massif et Préfet de la Région PACA, les Présidents des Départements de l’Isère et des Hautes-Alpes, respectivement Jean-Pierre Barbier et Jean-Marie Bernard, se sont rencontrés afin de préciser les contours d’une coopération renforcée.

Rapprochés depuis la reconstruction du tunnel du Chambon,  les deux collectivités ont accru leur collaboration et veulent aller plus loin dans leur entente. Routes, tourisme, culture… de nombreux champs de travail communs s’ouvrent pour gagner en efficacité.

Une évidence : travailler ensemble sur les problématiques de transport

L’entretien des routes et le déneigement sont des domaines sur lesquels les Départements ont naturellement des liens réguliers qu’ils peuvent renforcer.

Au premier rang desquels, la RD 1091 reliant Vizille à Briançon qui requiert une modernisation pour fluidifier le trafic et améliorer la sécurité. Une étude a été lancée et les deux Départements ont sollicité du Préfet de Région le soutien de l’Etat une fois les conclusions rendues sur les travaux prioritaires à engager.

Les deux Départements souhaitent également travailler de concert sur les RD1075 et RN85 afin d’améliorer la liaison sud-nord. Les Présidents ont également sollicité l’appui de l’Etat et l’attribution de crédits dédiés.

Des partenariats pourront aussi être amorcés pour la gestion de la viabilité hivernale, les deux départements ayant tous deux un important kilométrage de routes de montagne à déneiger chaque hiver.

En termes de transport ferroviaire, les deux collectivités en appellent à la mobilisation de l’Etat et des Régions pour garantir la modernisation et la pérennité des dessertes ferroviaires du Massif indispensables au désenclavement des territoires de montagne, à leur dynamique de développement économique et touristique, et répondre aux grands enjeux du XXIème siècle.

Aller encore plus loin en matière de tourisme et de culture

Au-delà de l’évidente action routière, existent d’autres terrains de partenariat comme le tourisme ou la culture.

Sur le tourisme,  la coopération déjà existante autour du Parc national des Écrins pourrait être renforcée. Des politiques communes et cohérentes de promotion touristique pourraient être aussi montées pour valoriser de manière globale la destination alpine hors Savoie.

En matière de culture, une réflexion sera engagée sur une convention pluriannuelle de coopération culturelle comme il en existe déjà une entre les Hautes-Alpes  et les Alpes de Haute-Provence. Un portage commun de grands projets culturels ferait aussi sens pour mener des opérations d’envergure sur les deux départements.

De manière globale ces partenariats vont permettre de gagner en capacité d’action et permettre également de réduire les coûts des actions menées.

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« Le travail réalisé autour de ce terrible épisode qu’a été la crise du Chambon nous a permis de comprendre combien une coopération entre nos deux départements était absolument nécessaire dans un certain nombre de domaines, dont celui des axes de transport. Tant les Haut-Alpins que les Isérois attendent de notre part que nous fassions mieux et plus efficace avec le peu d’argent qu’il nous reste de l’État. D’où l’importance d’unir nos forces et nos moyens pour réaliser des actions très concrètes au service de nos populations et des vacanciers qui séjournent très régulièrement dans nos territoires », explique Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

« Nous ne voulons pas nous mettre des œillères car les Hautes-Alpes sont de l’autre côté du Chambon. Administrativement nous sommes coupés, mais nous avons tant à gagner à nous rapprocher qu’il serait aberrant de ne pas le faire. Aujourd’hui les conditions administratives ne sont pas réunies pour parler de fusion, il n’empêche que nous voulons travailler ensemble»,  insiste Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère.

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Mobilisation générale contre l’ambroisie

Alors que les premiers pieds d’ambroisie vont commencer à sortir de terre en avril, l’Association française d’étude des ambroisies (Afeda) a observé une diminution des concentrations de pollen d’ambroisie dans le Nord-Isère en 2016.

Un soulagement pour les 13% de la population incommodés par cette plante dotée d’un très fort potentiel allergisant.
Cette baisse s’expliquerait notamment par la mise en place de moyens de lutte efficaces dans cette zone. Une lutte qui passe, entre autres, par l’élimination de l’ambroisie avant la floraison.

En raison du caractère hautement allergène et invasif de l’ambroisie, sa destruction est inscrite dans le Plan national santé-environnement. Les mesures et analyses effectuées par l’Afeda révèlent également que la durée du risque allergique diminue dans cette zone. Cette tendance à la baisse n’a pas été observée dans d’autres zones impactées par le fléau de l’ambroisie, par exemple Lyon-Bron.

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L’étude menée par l’Afeda révèle ainsi qu’une lutte coordonnée entre tous les acteurs avec des outils adéquats peut porter ses fruits. La contribution du monde agricole compte-tenu des surfaces à gérer explique en partie ces premières tendances encourageantes. Il faut pour cela que les agriculteurs puissent disposer de tous les outils nécessaires à la maitrise efficace de cette plante invasive.

Cela est particulièrement important pour les producteurs de tournesol pour lesquels la gestion de l’ambroisie est tout particulièrement délicate étant donné que ces deux plantes appartiennent à la même famille botanique et donc que les solutions de désherbage disponibles et efficaces sont peu nombreuses.

Par ailleurs, l’étude révèle aussi qu’il est essentiel de poursuivre les efforts. Une vigilance permanente est indispensable.
De manière plus générale, avec des impacts sur la biodiversité, la santé et l’économie, les enjeux liés aux espèces invasives sont considérables.

La prochaine législature devra donc être l’occasion de mettre en place une politique publique ambitieuse et déterminée pour agir sur tous les plans : anticipation, prévention, sensibilisation, lutte. La mobilisation générale est nécessaire. Scientifiques, collectivités locales, industriels, ONG, agriculteurs, gestionnaires des espaces verts, patients, jardiniers amateurs, citoyens, etc., tous sont concernés.

A propos du Comité Parlementaire de suivi risque Ambroisie et autres plantes invasives

Le « Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie » a été initié en avril 2011. Il est présidé par Alain Moyne – Bressand, député-maire de Crémieu (Isère).

Ce comité est un trait d’union entre les attentes des citoyens perçues en circonscription et les moyens déployés par les autorités sanitaires et environnementales. Le Comité Parlementaire de suivi du risque Ambroisie et autres plantes invasives se donne comme objectifs de :
▪ Sensibiliser le grand public et les décideurs à l’ambroisie et aux autres plantes invasives
▪ Valoriser les bonnes pratiques de lutte
▪ Se faire l’écho des actions menées sur le terrain.

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