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Loup: la fédération des acteurs ruraux interpellent le Premier Ministre


Le Premier Ministre Jean Marc Ayrault accompagné de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et de nombreux conseillés, s’est rendu vendredi 21 décembre dans la Drôme.

Les membres de la Fédération des Acteurs Ruraux ont été reçus par l’une des conseillères présentes afin d’aborder le sujet brulant du loup.

Aux dires des présents, la discussion a été très cordiale et constructive.

La Fédération des Acteurs Ruraux lui demandant de remettre aux ministres concernés une lettre ouverte dont en voici la teneur:

Monsieur Le Premier Ministre
Monsieur Le Ministre de l’agriculture

Introduction :

L’année 2012 est celle de la commémoration des 20 ans de présence du loup en France et plus spécialement dans les Alpes. Les protecteurs des prédateurs et l’état parlaient alors de cohabitation. Les éleveurs mettaient en avant l’impossibilité de celle-ci.

Depuis ces 20 ans les discours n’ont pas varié. Avec cependant une différence : Les éleveurs ont apportés les preuve de leurs affirmations. Dès le début, dans le Mercantour, puis progressivement dans le reste des Alpes, les éleveurs ont suivi les préconisations de l’état et ont mis en place « les mesures de protection » imposant des modifications en profondeur de nos techniques de travail. Depuis, le nombre de victimes n’a jamais cessé de croître.

En signant 148 contrats de protection pour 825 000euros en 2011 et pour le seul département de la Drôme, les éleveurs ont adhéré massivement aux prescriptions de l’État pour protéger leurs troupeaux. La continuité des prédations prouve, ici aussi, que les mesures préconisées sont inefficaces (224 victimes officiellement reconnues au 4 décembre, ce chiffre ne tenant pas compte des disparues qui ne seront pas indemnisées, des blessées, des avortements, des conséquences du stress….( Bilan départemental en pièce jointe)

L’ensemble des ruraux déclare d’une même voix l’impossible cohabitation entre le loup et le pastoralisme.

De ce fait ils affirment que, l’élimination systématique de tous les loups qui s’approchent des troupeaux est la seule mesure qui puisse faire que perdurent nos élevages pastoraux et ceci dans les minutes qui suivent une attaque et non après de semaines de dérives administratives.

Enfin elles constatent que le loup est classé « Least Concerm » c’est-à-dire « Préoccupation mineure » dans la liste mondiale de l’UICN et que son classement sur la liste rouge Française ne respecte pas la règle de cet organisme. Le loup n’étant pas en danger mondial la protection dont il bénéficie n’a aucun sens. (article sur l’UICN )

La protection intégrale a créé chez les loups un comportement conduisant vers une certaine familiarité. Certains n’ont plus d’appréhension à l’égard des hommes et se rapprochent des bergeries et des maisons. Nous avertissons l’État du fait que les loups présentent un facteur d’insécurité indiscutable inscrit dans l’histoire.

Faut-il également rappeler l’article L 113-1 du Code Rural qui stipule que :

« Par leur contribution à la production, à l’emploi, à l’entretien des sols, à la protection des paysages, à la gestion et au développement de la biodiversité, l’agriculture, le pastoralisme et la forêt de montagne sont reconnus d’intérêt général comme activités de base de la vie montagnarde et comme gestionnaires centraux de l’espace montagnard.

« En conformité avec les dispositions des traités instituant la Communauté économique européenne, le Gouvernement, reconnaissant ces rôles fondamentaux de l’agriculture, du pastoralisme et de la forêt de montagne, s’attache à :…

….« 8° Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque ».

L’État qui a voulu protéger les loups, se doit d’assumer les conséquences qui découlent de sa présence : Il doit de ce fait mettre en place des réformes courageuses pour permettre la survie des élevages

Nos revendications

- L’élimination des loups doit être réalisée en priorité par des agents de L’ONCFS par des lieutenants de louveterie ou par d’autres corps de l’état capables d’assumer cette tache.

Les éleveurs et les bergers doivent être autorisés à défendre leurs troupeaux dès l’instant qu’ils sont susceptibles de subir des attaques et ce sans aucunes mesures administratives préalables autre que la détention du permis de chasser. La validation annuelle de celui-ci doit être rendue non obligatoire ou être prise en charge par l’état.

- Le financement pour la mise en place des mesures de protection doit être porté à un taux de 100% et les versements doivent être plus rapides voir anticipés en ce qui concerne le paiement des salaires car de nombreux éleveurs ne peuvent pas avancer des sommes aussi élevées.

Ces mesures doivent rester facultatives. Les « cercles 1 et cercles 2 » doivent disparaître pour permettre une anticipation à ceux qui le souhaitent et traiter de manière égalitaire tous les éleveurs et bergers confrontés à la présence du loup.

- L’indemnisation des dégâts doit être réellement réalisée au bénéfice du doute et les animaux disparus doivent être systématiquement indemnisés (dès le premier) ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

- L’état doit assumer en totalité les conséquences juridiques qui peuvent découler de la mise en place des mesures de protection, et notamment celles liées aux dégâts que peuvent provoquer les chiens de protection sur la faune sauvage d’une part mais aussi en cas de morsures sur des humains.

Nous attirons particulièrement votre attention sur le fait que les chiens de races Montagnes des Pyrénées ne sont pas suffisamment efficaces (deux sont morts en faisant leur travail cette année dans notre département) et que les éleveurs commencent à mettre en place des chiens venus des pays de l’Est ou de Turquie.

Le risque d’accident grave n’en sera que plus grand. L’État doit mettre en place des mesures juridiques efficaces évitant des poursuites judiciaires à l’égard des éleveurs et bergers.

- Un travail doit être établis en vue de la révision de la convention de Berne et de la directive dite « habitats ». Une espèce dont le Taux de Croissance Annuel Moyen est de 27,5% n’a pas de raison de bénéficier d’une protection totale. Le loup doit donc être retiré de la liste des espèces strictement protégées. (1)

- Une attention particulière et des mesures dérogatoires de la part de l’administration pour ceux qui ont cessé leur activité ou vont la cesser. Ils n’ont pas, en plus de voir détruite leur activité professionnelle et souvent leur vocation, à assumer la responsabilité des engagements que la présence du loup leur empêche de tenir.

- Nous n’accepterons pas que le loup puisse être assimilé à une contrainte environnementale et que soit mis en place une Indemnité Compensatoire de Contrainte Environnementale. Celle-ci serait forcement forfaitaire et de ce fait injuste et discriminatoire.

- Enfin nous refusons catégoriquement l’idée de zonage qui signifie discrimination. Il serait absolument inique et pour nous inacceptable que certains d’entre nous doivent vivre sous la contrainte de la vie avec le loup et que d’autres puissent en être exempts.

Conclusion

Depuis 20 ans les élevages sont en difficulté lorsque leurs cheptels se trouvent dans les secteurs de présence du loup. Lors des épisodes de prédation intense que peuvent subir certains troupeaux , les éleveurs et les bergers peuvent se trouver en situation de « burn out » avec toutes les conséquences qui en découlent : perte du sommeil, dépression, agressivité.

En période de crise , l’état pourrait être tenté d’appliquer comme à d’autres dossiers une réduction budgétaire. Nous souhaitons effectuer à ce sujet une mise en garde majeure : Les élevages ne pourront pas assumer une baisse des indemnisation avant une réelle réduction du nombre de prédations.

Il convient par contre de s’interroger sur l’apport du loup à l’économie et de le comparer à celui de l’activité agricole en zone de montagne. De la même manière, il faut s’interroger sur la part d’apport du loup à l’ensemble de la biodiversité et au développement durable par rapport aux effets de l’élevage sur les territoires de montagne.

(1) la formule de calcul d’un taux de croissance annuel moyen est la suivante

(V2/V1)^(1/V3)-1 =

quand V1 est la valeur début

V2 est la valeur finale

V3 est le nombre de périodes soit pour le loup V1 = 2 en 1993

V2 = 250 en 2012 (source oncfs réseau loup)

V3 = 20 années

d’où (250/2)^(1/20)-1= 0,273050116


donc si le nombre de loup est bien de 250 en 2012 le tcam est de 27%

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Les loups classés nuisibles…


Communiqué de la Fédération des Acteurs Ruraux( FAR)

La fédération des acteurs ruraux ( FAR) répond a l’enquête sur l’arrêté ministériel fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles  :

Nous exigeons le classement des loups (quelques soit leurs sous espèces) sur la liste des nuisibles sur l’ensemble de la France, et destructibles toutes l’année car  :

-L’état doit assurer la sécurité des biens et des personnes, c’est une de ces fonctions régaliennes, le bétail est un bien comme une banque, une bijouterie, une voiture…

Il y a eu plus de 4500 animaux domestiques tués par les loups en France en 2011, comme le reconnaît Madame la Sous-Préfète de Barcelonnette cela ne va pas baisser (http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2012/07/attaques-du-loup-les-chiffres-de-la.html)

-la population de loup augmente de 30% par an en France (http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2011/09/lexplosion-du-nombre-de-loup-en-france.html) comme dans beaucoup d’autres pays; d’après Madame la députée de l’Isère cela avait été caché( http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2012/07/httpwww.html)

-La protection d’une population viable de loup ne se fait pas a l’échelle d’un pays mais a celle du continent comme le prouve le rapport de l’EPA (http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2012/07/100-vargar-racker-i-skandinavien.html)

-Ces loups ou leurs ancêtres ont été élevés en captivités et lâchés comme cela est prévu par la recommandation N°17 de la convention de Berne (https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=1485627&Site=COE)

Comme l’a démontré l’argumentaire de la chambre d’agriculture du 06 il y a eu des lâchés en France  :( http://membres.multimania.fr/loup06/loup_textes/loup_L_elevage.htm)
(http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2012/07/lacher-de-loups.html)

Pour tous ces arguments ils nous paraît vitale que Les loups soient classés nuisibles sur l’ensemble du territoire français.

Contacts

:http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/

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Lynx: L’Etat devant être impartial, pas de lâchés !


La Fédération des Acteurs Ruraux (FAR)  vous informe de la demande de lâcher de lynx qui a déjà beaucoup fait publier et vous transmet ses conclusions : http://federationdesacteursruraux.blogspot.com/
« L’état fait une enquête pour respecter la forme mais il n’y en a pas eu avant la capture de ces animaux? 
Cela pose la base du problème:
Pourquoi relâcher ces lynx dont nous ne savons toujours pas s’ils devaient être capturés? 
Ni si leurs mères ont été braconnées? 
Ni où ? 
Ni par qui? 
Ni quand? 

http://www.franche-comte.developpement-durable.gouv.fr.

Le demandeur argumente sur « des braconnages supposés » pour justifier les lâchers…

Quelles sont les preuves de ces braconnages? 
Mais surtout quels sont les éléments qui ont amené à capturer ces lynx? Qu’il n’y aurait pas besoin de relâcher aujourd’hui s’ils n’avaient pas été capturés à l’extrême limite de la légalité. 
Le centre Athénas a-t-il le droit de détenir des lynx alors qu’il n’a qu’une autorisation d’ouverture datant de 20 ans? La législation sur la détention des animaux sauvages n’a-t-elle pas évolué depuis? » »

VU le contexte :
L’Etat devant assurer la sécurité des biens et des personnes il n’y a pas lieu de lâcher ces animaux à moins de les rendre inoffensifs avant ce lâcher !
L’Etat ayant régularisé à postériori les actes de ces environnementalistes, par souci d’égalité comme le prévoie la constitution, il doit le faire aussi pour les autres citoyens, qu’ils soient  agriculteurs, chasseurs, hébergeurs, promeneurs… Ce qui n’est toujours pas fait à ce jour !
La population de lynx se porte plutôt bien et nous ne comprenons pas ces captures et lâchés qui sont contre nature: les environnementalistes ne nous ont-ils pas souvent dit face à un chevreuil ou une brebis blessé que c’était normal, c’est la nature il ne faut pas faire de sentimentalisme. Alors pourquoi avoir une position différente quand il s’agit d’un lynx ?
Les demandeurs et les décideurs de ces lâchers devront dans l’hypothèse où ces lâchers auraient lieu de prévoir sur leurs fonds personnels l’indemnisation des préjudices subis de la part de ces 2 lynx et de leurs descendances.
En conclusion :
Nous nous opposons à ces lâchers : ces animaux doivent, au mieux rester en captivité aux frais de ceux qui les ont capturés, au pire subir le même sort que l’administration imposerait pour un bovin sans identification.

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Une visite au goût amer


La Fédération des Acteurs Ruraux accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Le résultat de cette rencontre est décevant selon les participants à cette rencontre.

Voici le communiqué de la Fédération des Acteurs Ruraux.

« La FAR accompagnée de la FDSEA26 et de la FDO26 ont étés reçues par Madame Kosciusko-Morizet lors de la journée que cette dernière a passé dans le Vercors le 3 février. Cette visite se déroulait sur un fond de polémique par rapport à sa présence au Camp Vannier que certains accusent de fonctionner dans l’illégalité.

Pour les éleveurs qui constituent notre base, c’était avant tout une provocation que de venir chez l’un des plus célèbres promoteurs du loup, et ce dans un secteur où la survie des  exploitations et la pérennité de l’élevage extensif sont remis en cause par la prédation.

Compte tenu de cette situation et  de la décision de boycott des groupes de travail loup prise le 13 Décembre 2010, nous espérions que Madame le Ministre puisse nous annoncer enfin des mesures fortes et efficaces principalement pour établir une nouvelle façon de gérer le dossier. Notamment, en apportant des réponses et des propositions concrètes concernant la régulation et les prélèvements systématiquement attaqués au tribunal administratif et jamais appliqués.

Au contraire Madame le Ministre s’est contentée à rappeler la nature protégée du loup, et a invité les structures à se réunir à nouveaux au groupe national loup.
Paradoxalement, elle a été plus compréhensive avec la structure de Monsieur Vannier, déclarant qu’il fallait qu’il soit fait remède aux libertés qui ont été prises avec les procédures et que « en même temps l’environnement c’est aussi plus que le respect de la loi c’est une passion »

Doit-on comprendre que, puisque nous vivons une passion pour notre métier, nous pouvons prendre quelques libertés avec la loi et qu’il sera toujours temps de demander des protocoles de prélèvements après les avoir appliqué.

Cette visite laisse un goût amer dans nos campagnes et les éleveurs s’interrogent sur la suite à  donner, ne sachant plus comment se faire entendre. »

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La fédération des acteurs ruraux soutient la FNSEA et la FNO


La fédération des acteurs ruraux reçoit avec satisfaction la décision de la FNSEA et de la FNO de ne plus participer aux groupes de consultation nationaux ours et loup. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

 » La participation à ces groupes, sans réel pouvoir d’opposition aux décisions prises dans la gestion des prédateurs, amenait à penser que la profession agricole agréait à la politique de développement des espèces prédatrices.

En refusant, aux cotés de la FNO et de la FNSEA, la politique conduite par le ministère de l’écologie et les associations protégeant l’ours et le loup, nous pourrons défendre le pastoralisme, parce qu’il est le ciment de la vie dans nos montagnes. »

Contact : federation.acteurs.ruraux@hotmail.fr

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