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Mille cottages et une love story


La signature officielle, ce 4 décembre, entre Gérard Brémond, président du groupe Pierre&Vacances et André Vallini, président du CG38, du protocole d’accord pour l’implantation d’un Center Parc à Roybon, constitue l’apothéose d’un feuilleton commencé il y a deux ans et demi, qui a mobilisé beaucoup d’énergie et fait couler beaucoup d’encre (lire nos articles). Un feuilleton qui a pris aujourd’hui des allures de love story, chacun évoquant avec émotion, les premiers pas réalisés sur le chemin menant au futur village vacances et à ses mille cottages.

CGI

Visages radieux des conseillers généraux réunis autour de Gérard Brémond, PDG de Pierre § Vacances, à l'occasion de la signature du protocole d'accord pour l'implantation d'un Center Parc dans le massif de Chambaran (photo Frédérick Pattou)

Gérard Brémond : « Nous avons un coup de foudre pour Roybon et la forêt de Chambaran Et nous avons eu très vite la volonté de faire aboutir le projet».

André Vallini se remémore la première rencontre avec le PDG de la holding Pierre §Vacances: « C’était dans un bistrot, près du Sénat, où je buvais une bière avec Christian Pichoud, un soir où se préparait une rencontre  de foot. Vous êtes arrivé à pied alors que je m’attendais à vous voir descendre d’une limousine, cigare aux lèvres ».

Marcel Bachasson, qui a hérité du titre de « maire le plus heureux du département » : « Moi, c’est sur un chemin de terre des Chambarans, sous une pluie fine, que je vous ai rencontré la première fois ».

Noël avant l’heure

M.Brémond, c’est une certitude, a fait des heureux. Pas seulement à Roybon mais tout autour. René Vette, conseiller général du canton de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs qui rappelait naguère dans l’hémicycle Aubert-Dubayet que Chambarans, au sens étymologique, « ce sont des champs bons à rien » a eu ce cri du cœur : « On se demandait depuis longtemps comment développer le tourisme vert à Roybon. Le miracle est là. Vous êtes notre Père Noël ! ».

C’est dire que M.Brémond quand il est reparti en direction de la capitale à bord du TGV de 17h10 a dû avoir la sensation d’avoir  une auréole au-dessus de la tête ou un chapeau de Père Noël.

Des points noirs dans cette belle aventure ? Un ou deux, pas plus. M.Brémond qui s’est dit « déterminé à respecter le calendrier » (début des travaux fin 2010, livraison courant 2013) a  évoqué avec un peu d’angoisse la création de la STEP, station d’épuration des eaux à laquelle sera relié le village vacances. Une entreprise qui prend du temps et de l’argent et à laquelle le Conseil général aura bien sûr à contribuer.

« Nous sommes déterminés à respecter le calendrier » a-t-il souligné, en guise d’avertissement sans frais. Jean-Michel Revol, maire de Saint-Marcellin et conseiller général, l’a rassuré sur ce point, lui indiquant que « les plis de la STEP avaient été ouverts et que les attributions de marchés auront lieu en janvier 2010 ».

Parmi les heureux gagnants recensés, les filières bois locales. Charles Galvin a souligné le travail positif réalisé avec l’interprofession dans ce sens. C’est l’entreprise Ossabois (Loire) qui doit engager un travail en réseau avec les producteurs locaux pour répondre à l’appel d’offres de Center Parcs. L’association des communes forestières a, pour sa part, réfléchit avec l’opérateur sur la structuration de la filière pour la fourniture en bois-énergie (une chaufferie bois couvrira 80% des besoins des équipements collectifs).

Les agriculteurs, pour leur part, espèrent pouvoir tirer leur épingle du jeu grâce à la mise en place de circuits courts pour approvisionner en produits frais les cuisines du village vacances.

Dans cette belle harmonie, manquent les Verts. C’est clair, ils ne font pas partie des heureux, partisans d’une autre forme de tourisme que ce concept, hollandais d’origine, qui attire les foules (1000 cottages= près de 5000 habitants) dans une campagne remodelée et résidentielle à souhait. Reste que ce concept  affiche un taux d’occupation de 90% et  va générer 700 emplois directs permanents  non délocalisables. Un argument massue qui enfonce le clou dans la période, plutôt noire,  que nous traversons.

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Center Parc de la forêt de Chambaran: et l’agriculture?


Au cours de la rencontre entre collectivités territoriales et direction de Center Parcs, nous avons abordé le problème de l’agriculture à travers un jeu de questions réponses. Conclusion: l’agriculture ne sera pas oubliée!

Après la présentation du projet par le PDG de Pierre et Vacances, Gérard Brémond, le vendredi 9 octobre à Roybon, nous avons croisé Frédéric Bret, agriculteur à Montfalcon, commune voisine. A la question que penses tu de cette réalisation, il nous répond du tac au tac: » Je n’ai pas entendu parler d’agriculture, notre souhait: avoir un magasin de vente directe au centre de ce parc de loisirs. »

Réponse du PDG: « Il est tout à fait possible d’envisager un commerce de ce style au sein de notre site de Roybon. Je vous dirai même que cette idée nous intéresse vivement ».

« Notre projet entre dans le cadre du développement durable, du tourisme durable. Nous cherchons donc à favoriser les productions de proximité. Celles-ci peuvent remplir les rayons de nos commerces d’alimentation, nos restaurants. Nous impliquerons au maximum les agriculteurs locaux qui le souhaitent d’autant plus que nous les savons très dynamiques, que la région a une large gamme de productions et que celles-ci sont de très bonne qualité. »

Réaction de Frédéric Bret: « Reste à mobiliser nos agriculteurs… »

Dernier sujet: la décharge, Gérard Brémond a été très clair: « Si construction il y a, cela ne nous dérangerait pas, ne remettrait pas en cause notre projet, même si nous ne comprendrions pas cette décision. Ce serait, à mon sens une erreur fondamentale dans l’aménagement du territoire. »

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