Réinsertion des détenus par le travail au sein du bassin Rhônalpin

5 étudiantes à l’IUT 2 de Grenoble en “carrières juridiques” ont dû dans le cadre de leurs études réaliser une action autour d’une thématique.

Leur choix s’est porté sur “la réinsertion sociale des détenus par le travail”.

Elles ont effectué de nombreuses recherches sur ce sujet, rencontré de nombreux acteurs (AREPI, solid´action, aide relais solidarité….) et surtout ont visité deux centres pénitentiaires celui d’Aithon et celui de Varces.

Elles ont rédigé un article dont en voici la teneur…

Quels sont les acteurs participant à la réinsertion des détenus par le travail dans le bassin Rhônalpin ?

Dans le cadre de notre cursus universitaire nous avons à réaliser un projet autour d’une thématique de notre choix pour aboutir à une action ayant un impact plus ou moins direct au niveau régional.
Nous avons décidé d’aborder le sujet de la réinsertion des détenus par le travail, sujet qui soulève de nombreuses questions mais qui reste tabou dans notre société.

En effet, les médias ont parfois tendance à déformer la réalité du monde carcéral, et véhiculent une image très éloignée de la réalité.

Ainsi, nous avons contacté et rencontré de nombreux acteurs, participants à la réinsertion des détenus. Ceux si sont chargés de les aider à trouver une solution professionnelle qui permettra, par la suite, de les réintroduire socialement.

Parmi eux, on trouve tout d’abord, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) qui est une structure de l’Administration Pénitentiaire liée au Ministère de la Justice et des Libertés. Cet acteur travaille conjointement avec les centres pénitentiaires et le Juge d’application des peines afin d’accompagner les détenus pendant la durée de leur peine.

Cet accompagnement s’effectue aussi bien au sein de la prison, on parle alors de « SPIP en milieu fermé », qu’à l’extérieur de la prison « SPIP en milieu ouvert » dans le cas où les détenus bénéficieraient d’un aménagement de peine, une alternative à l’emprisonnement.

Ces aménagements ont pour but de palier à la récidive en offrant aux condamnés la possibilité d’un retour à la vie civile, favorisé par un emploi ou par la consolidation des liens sociaux. En effets, ces deux éléments ont parfois tendance à se perdre pendant l’incarcération.

Pôle Emploi est également une institution publique contribuant à la réinsertion des détenus. Une convention du 11 juin 2013 signée par Pôle Emploi et l’Administration pénitentiaire va désormais permettre aux personnes écrouées d’engager des démarches de recherche d’emploi avant leur sortie de prison.

Un conseiller Pôle emploi intervient directement au sein de l’établissement pénitentiaire lorsque la date de fin de détention est proche (moins de 6 mois). En effet, les condamnés bénéficient des mêmes droits que tout autre demandeur d’emploi, concernant l’inscription, indemnisation, l’aide au placement etc…

Le travail est un outil indispensable à l’intégration sociale des individus, il possède une réelle dimension psychologique, et permet de gagner une certaine reconnaissance vis à vis des autres. Sans travail, il n’y a pas de repos, ni d’interaction avec la société.

Aider les personnes éloignées du monde du travail, de l’entreprise et de la société représente un engagement d’utilité publique : ainsi les ex-détenus peuvent, en douceur, reprendre une vie sociale semblable à celle qu’ils vivaient leur incarcération et dont ils s’étaient exclus ; cela participe donc activement à la lutte contre la récidive.

Gilbert

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