Archive | 23 janvier 2008

Le ministre reçoit demain 25 jeunes du Nord

Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, qui a « délocalisé » son cabinet à Bruxelles pendant une semaine, recevra demain, le 24 janvier, des jeunes de l’enseignement agricole. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la semaine européenne du ministre, du 21 au 25 janvier.

25 jeunes des établissements publics et privés d’enseignement agricole technique et supérieur du département du Nord seront reçus à la Représentation permanente de la France à Bruxelles.

Les discussions et les échanges porteront en particulier, sur l’organisation de l’Europe, ses institutions, sur la présidence française de l’Union européenne (du 1er juillet au 31 décembre 2008) et sur la Politique Agricole Commune et les évolutions à venir.
Ce groupe de l’enseignement agricole profitera de cette occasion, pour visiter la Direction générale de l’Agriculture et du Développement rural de la Commission européenne ainsi que le Parlement européen.

Les établissements d’enseignement agricole du département du Nord représentés:

Douai, Sains, Le Quesnoy, Dunkerque, Raismes, Lomme, Haussy, Avesnes sur Helpe, Le Cateau, Genech, l’Institut Supérieur d’agriculture de Lille.

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Stockage d’engrais de type amonitrates: précautions à prendre

Suite à la découverte dans le département de l’Aisne d’un type d’engrais suspecté d’être non conforme : un ammonitrate 33.5% fabriqués par la société KEMIRA, des préconisations de bonnes pratiques de stockage sont rappelés pour prévenir les risques d’accident.

Lieu de stockage
- Stocker les produits fertilisants dans un local propre et aéré.
- Disposer les big-bags en îlots (permettant une intervention aisée en cas de sinistre)
- Pour un stockage en plein air, recouvrir les produits conditionnés d’une bâche plastique.
- Ne pas stocker les engrais dans un bâtiment en bardage bois, il préférable alors de les stocker en plein air.

Produits et matériels à éloigner des engrais
- Stocker à l’écart (au minimum 10m) de tout produit potentiellement combustible ou inflammable, (sac vide, palette…), des produits agricoles (céréales, paille, foin, aliments pour animaux…), ainsi que de toute source de contamination éventuelle : fioul, carburant, gaz, sciures, déjections animales, produits phytosanitaires, chaux vives, détergents, acides, produits chlorés minéraux tels que chlorate de soude ou l’eau de Javel…
- Proscrire tout apport direct de chaleur ou source potentielle d’incendie : flamme, soudure, ampoules et fils électriques, élément de chauffage, pouvant être mis en contact avec les fertilisants.
- Séparer physiquement (au moins 10m) les différents types de produits fertilisants entre eux, pour éviter tout mélange du vrac, certains produits étant incompatibles (par exemple le chlorure de potassium : KCl).
- Interdiction totale de fumer à proximité des engrais.
- Eviter la circulation et ne pas stationner les engins à moteur à proximité des stocks d’engrais.

Moyens de défense incendie
- Prévoir à proximité du bâtiment de stockage des moyens de défense incendie (extincteurs, tuyau d’arrosage).

En cas de crevaison de big-bags :
- colmater la brèche (ruban adhésif…),
- récupérer les engrais épandus à l’aide d’une pelle et d’un balai,
- verser les engrais dans un récipient préalablement lavé à l’eau et séché,
- stocker le récipient dans les mêmes conditions que les big-bags.
En tout cas, ne pas remettre les engrais épandus dans les big-bags

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Le bio à la cantine: Corabio met les bouchées doubles

Alors que le Grenelle de l’environnement et les annonces gouvernementales ont soudainement médiatisé l’introduction des produits biologiques dans la restauration hors foyer, Corabio poursuit son travail de fond, à la fois pédagogique et pratique, pour promouvoir les produits bio et locaux dans les cantines, notamment avec son action soutenue par la Région Rhône-Alpes dans 20 lycées pilotes.

L’introduction de produits bio en restauration collective concerne aujourd’hui principalement la restauration scolaire mais avec la circulaire interministérielle* signée par le Premier ministre le 19 décembre, les cantines de l’administration ouvrent un nouveau champ important de débouchés. S’il faut évidemment se réjouir de telles ambitions et des perspectives qui en découlent, il ne faut pas oublier que l’offre de produits bio est actuellement déficitaire en France, a fortiori pour les volumes et conditions qu’exige la restauration collective.

Pour éviter le développement d’une bio d’importation qui serait en contradiction avec le développement durable, il est essentiel que le gouvernement soutienne significativement l’installation et la conversion à l’agriculture bio afin que la production française, aujourd’hui lanterne rouge de l’Europe (20ème rang) puisse répondre à un marché dont la progression est de 9,5% par an depuis plusieurs années.

Impliquée au cœur de ces enjeux, Corabio poursuit son action de développement des produits bio en restauration collective. Elle vient d’intégrer 9 lycées (20 au total) dans le programme pilote qu’elle développe avec le soutien de la Région Rhône-Alpes pour introduire régulièrement des aliments biologiques locaux dans les repas des lycéens. Elle intervient pour informer, sensibiliser et former les personnes concernées (gestionnaires, cuisiniers, enseignants, mais aussi convives) et pour faciliter au maximum l’approvisionnement en produits locaux, que ce soit sur la rédaction des marchés publics ou la mise en relation avec des fournisseurs. Elle organise d’ailleurs le 30 janvier à Grenoble un module de perfectionnement pour les Chefs de cuisine sur l’utilisation des céréales et des légumineuses bio en restauration collective.
Dans cette optique de sensibilisation, elle vient de diffuser sa nouvelle lettre d’information, Bon Appétit, à 1500 professionnels de Rhône-Alpes, et d’éditer à leur attention une fiche pratique sur les marchés publics.

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Sylvain Ougier: “La Chartreuse a une philosophie spécifique”

Sylvain Ougier, originaire de l’Oisans, a pris fait et cause pour la Chartreuse depuis dix ans. Pour une cause que les habitants de l’Oisans connaissent bien: celle de la forêt. Et personne ne lui en voudra, au pays de Gaspard, d’avoir changé de vallée. Conseiller forestier au CRPF, il occupe depuis mars 98, le rôle d’animateur du pôle forêt bois au Parc naturel régional de Chartreuse. Un rôle, à mi-chemin entre la médiation et le développement, qu’il remplit avec passion, sans ménager son temps car le massif fait flèche de tout bois pour dynamiser la filière et valoriser sa ressource. Il raconte les débuts de cette aventure:

« Le Parc naturel régional de Chartreuse a vu le jour en 95. Et il faut bien reconnaître qu’historiquement, les sylviculteurs ont été les plus réticents à adhérer au projet et à parapher la charte du Parc, considéré avant tout comme une contrainte supplémentaire. Ils ont changé d’avis au bout de trois ans et signé la charte du Parc. Il avaient besoin d’un animateur. Je me suis proposé ».

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Vous avez eu le temps d’évaluer les forces et les faiblesses de la ressource et de la filière. Quelles en sont les catactéristiques principales?

« La spécificité du massif, c’est la transformation locale des 2/3 des bois exploités, soit 60 000m3. Une spécificité qui fait figure d’exception au sein des zones de montagne des Alpes du Nord. On compte 16 scieries, 10 en Isère, 6 en Savoie, un centre de séchage à Saint-Pierre-d’Entremont, en service depuis 4 ans. La particularité des scieries de Chartreuse (1), c’est qu’elles peuvent débiter des grumes de fortes sections (110 à 140 cm) en grandes longueurs. Elles sont équipées pour cela ».

Et la deuxième transformation?

« Nous avons au total plus de 150 entreprises artisanales qui valorisent les débits des scieries, une soixantaine d’entreprises de charpentes, des menuisiers, des ébénistes et des tourneurs. Bref, tout ce qu’il faut pour une dynamique de développement local durable ».

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La Chartreuse possède sur son territoire plus de 30 bâtiments agricoles en bois mais l’habitat individuel n’est pas encore véritablement concerné. La construction bois peut-elle se développer?

« Ce qui manque, en effet, ce sont des entreprises de construction semi-industrielles et industrielles de maisons à ossature bois. C’est une filière qui nécessite des investissements importants. Mais nous croyons à l’avenir du bois de Chartreuse dans la construction. Et à partir du mois de mars, nous allons travailler à la mise en place d’un site de construction collectif de maisons à ossature bois. Ce centre est une scierie de la Dia, à Saint-Pierre-de-Chartreuse, où les professionnels qui le souhaitent auront à leur disposition les outils nécessaires (découpe, rabotage, mise en forme, etc.) pour réaliser sur site des pièces de construction. Nous visons le circuit court. Il s’agit de répondre avant tout au marché local de la construction, dans le triangle Grenoble-Chambéry, Voiron ».

Le dossier de demande de reconnaissance en AOC pour les bois résineux de Chartreuse a été déposé en septembre 2005 par le Parc naturel régional. Où en est-il?

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« A l’origine de cette initiative, il y a François Brottes, député de l’Isère, qui fut le rapporteur de la loi d’Orientation sur la Forêt en 2001. Celle-ci prévoit d’étendre aux produits forestiers la possibilité de prétendre à une appellation d’origine contrôlée. L’INAO a découvert cette nouveauté en lisant le texte de loi. Ce qui explique peut-être qu’il n’ait pas manifesté un réel enthousiasme pour ce projet. Aujourd’hui, soit 7 ans plus tard, deux candidatures sont à l’étude: le Jura et la Chartreuse. Notre dossier a été déposé en septembre 2005. Et je suis convaincu qu’il a de bonnes chances car il a une cohérence forte de territoire dans une logique de développement durable. En outre, l’impact de l’opération Bois d’Avenir (2) peut peser dans la balance ».

S’il fallait se faire l’avocat du dosssier, qu’ajouteriez-vous?

« Nous sommes dans une logique de sauvegarde de la filière bois-forêt. Nous ne voulons pas participer à la bagarre commerciale sur le standard. Notre objectif est de valoriser la ressource locale en développant des niches de qualité hors standard, d’offrir, entre autres, des produits de grosse section et grande longueur en privilégiant toujours le circuit court. C’est la philosophie propre à la Chartreuse ».

Cette dynamique Parc/acteurs locaux et cette volonté marquée de gestion forestière durable portent leurs fruits, et attirent des professionnels extérieurs : »Nous devenons un territoire intéressant pour les acteurs de la filière bois, souligne Sylvain Ougier. Nous faisons de l’accueil d’entreprises et nous avons trois ou quatre projets en gestation avec la Communauté de communes Chartreuse Guiers. »

(1) Le nombre de scieries est resté stable en Chartreuse au cours des 15 dernières années, ce qui n’est pas le cas dans les massifs voisins. On note même une augmentation du volume de bois transformé dans les scieries.

(2) Bois d’Avenir est une manifestation professionnelle initiée par le Parc, organisée en partenariat avec les interprofessions départementales, l’ONF et le CRPF (voir nos articles précédents).

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Prime à la Brebis 2008 découplée à 50%

POINTS REGLEMENTAIRES

- posséder au moins 10 brebis âgées de 1 an au moins au 10 mai 2008 ou ayant mis bas avant cette date ;
- posséder autant de droits que d’animaux pour lesquels la prime est demandée : des droits définitifs et temporaires sont annuellement attribués dans la limite des disponibilités ;
- conserver les animaux déclarés jusqu’au 10 mai inclus et déclarer à la DDAF dans les 10 jours toute perte qui entraîne une diminution de cheptel ;
- déposer la demande avant le 31 janvier 2008 dernier délai ;
- tenir à jour le registre des ovins et caprins et identifier les animaux ;
- le dépôt d’une déclaration de surface est obligatoire ;
- le paiement sera effectué à partir du 1er décembre 2008.

Montant des primes (plafonnées à la référence individuelle de droits à prime) :

-prime à la brebis pour un producteur d’agneaux lourds : 10,50 €
-prime à la brebis pour un producteur d’agneaux légers : 8,40 €

-prime supplémentaire : 3,50 €

Attention : prime supplémentaire uniquement pour les exploitations dont 50% de la surface se trouve en Zone défavorisée.
Plus de prime à la chèvre (découplée à 100%)
Suppression des paiements additionnels

Pour tout renseignement complémentaire

DDAF BP 31

38040 Grenoble cedex 9

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Prime à la brebis, prime supplémentaire

Comme les années précédentes, une déclaration est à remplir pour l’obtention en 2008 de la prime à la brebis (P.B.) – prime supplémentaire (P.S.).

Les imprimés nécessaires à cette déclaration sont actuellement envoyés à tous les déclarants 2007. Les nouveaux demandeurs sont invités à demander l’imprimé directement à la D.D.A.F.

ATTENTION
La prime à la chèvre est découplée à 100 % depuis 2006. Il n’y a donc plus de déclaration à remplir pour les chèvres.
Tous les éleveurs demandant à bénéficier de la P.B.-P.S. devront obligatoirement déposer une déclaration de surfaces à partir du Registre Parcellaire Graphique (R.P.G.) à la D.D.A.F. de l’Isère, au plus tard le 15 mai 2008.
Les dossiers doivent être :

- soit déposés à la D.D.A.F. de l’Isère du lundi au vendredi au plus tard le 31 janvier 2008, aux heures d’ouverture suivantes : 8 h 30 à 12 h – 13 h 30 à 16 h 30.

- soit envoyés par la Poste, en recommandé, afin qu’ils parviennent au plus tard le
31 janvier 2008, à la D.D.A.F. – Service P.B. – B.P. 31 – 38040 GRENOBLE Cedex 9

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