Archive | 16 février 2009

Fruits et légumes au menu du CIRAD

« Fruits et légumes, la santé du monde », tel est le thème choisi cette année par le Cirad qui participe au 46ème Salon International de l’Agriculture, du 21 février au 1er mars, Porte de Versailles.
Les fruits et légumes bénéficient d’une forte valeur ajoutée dans le domaine de la santé et de l’économie des pays du Sud. Et pourtant, « de la parcelle de culture à l’assiette, il ne reste plus parfois que 20 % de la récolte » explique  Jacky Ganry *, chercheur au Cirad. Car telle est bien l’une des contraintes majeures auxquelles font face les petits producteurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine : la fragilité et périssabilité de leur production. Plusieurs éléments participent à ces pertes : les maladies et insectes, les transports difficiles, les habitudes culturelles (au Cameroun, les mangues pourrissent souvent sous les arbres. Dans certains pays asiatiques, les fruits servent d’offrandes). « Soit des pertes très importantes et un sérieux problème d’organisation. Quelques pays comme le Vietnam ou le Brésil émergent aujourd’hui et pourraient servir de modèle au Sud » précise Jacky Ganry.

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Le Cirad, cheville ouvrière de la promotion des fruits et légumes tropicaux

Dans les pays du Sud, les populations rejoignent massivement les villes, la consommation des produits locaux diminue au profit des aliments nouveaux -souvent importés- et « riches en calories vides ». « En Afrique à dominante forestière, la prévalence du diabète de type 2 est nettement plus faible que dans les régions sahéliennes » notent les chercheurs qui espèrent en l’influence des femmes. Elles jouent en effet un rôle primordial en matière d’éducation et de santé mais aussi dans le maintien des cultures vivrières (bananes et plantains, légumes à tubercules et racines). On sait par ailleurs que  la culture des fruits rapporte cinq fois plus que le riz aux petits paysans.

Aux côtés des organisations gouvernementales qui effectuent des campagnes de sensibilisation à la consommation de fruits et légumes, le Cirad et ses partenaires européens et internationaux mettent en place des actions de promotion : Lancement de GlobalHort -l’Initiative horticole mondiale- , Profel dans les pays africains francophones et Profav dans les pays anglophones. Les réseaux nationaux en horticulture, nutrition et santé sont installés et confortés avec l’aide des organisations européennes et  internationales : Ecart (European consortium on agricultural research in the tropics), Natura (réseau des Universités Européennes tournées vers les tropiques), ISHS (International Society for Horticultural Science), FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) et OMS (Organisation mondiale de la santé).

Sur le stand du SIA 2009 (hall 3 – allée D – stand n° 9)

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La viande fait salon!


 
Salon International de l’Agriculture
samedi 21 février-
dimanche 1er mars 2009
Paris, Porte de Versailles
Hall 1, Allée G, Stand 24

Une nouvelle « Planète Viande » en orbite
au Salon International de l’Agriculture
pour un « voyage au centre du goût » avec la filière viande !

Depuis bientôt six ans, « Planète Viande, ses métiers et ses saveurs » réunit l’Interprofession Bétail et Viande (INTERBEV), le Centre d’Information des Viandes (CIV) et Fil Rouge (Fédération de signes de qualité), avec la participation de l’Office de l’élevage, pour informer les visiteurs du Salon International de l’Agriculture sur la filière viande et ses produits.

En 2009, c’est un tout nouveau stand qui va sortir de terre : nouvelle architecture et nouvelles animations, avec pour public privilégié les jeunes et pour fil conducteur la transmission intergénérationnelle. Une « Planète Viande » qui favorise les échanges entre parents et enfants via un voyage au centre du goût, décliné dans un univers à tendance « high tech » pour une information interactive : une sphère, symbole de la planète, pour englober le stand ; un design général et des animations largement empreints au monde des jeux vidéo.

CINQ TEMPS FORTS POUR PERMETTRE AUX JEUNES D’EXPERIMENTER
UN VOYAGE UNIQUE AU CENTRE DU GOUT

1. A la découverte des morceaux
C’est LE lieu de rencontre et d’échange avec les professionnels de la boucherie. Si les désormais célèbres vitrines et cathédrale de viande seront toujours présentes pour l’édition 2009, un nouvel espace va accueillir un véritable show, mettant en scène des démonstrations de découpe assurées par un enseignant boucher, un jeune apprenti et un animateur professionnel. Objectif de ces démonstrations : valoriser les différentes dénominations et nouvelles découpes développées par la filière viande, améliorer la connaissance des morceaux et attester que les viandes peuvent être des produits pratiques et économiques. Et bien sûr, toujours de nombreux jeux sur grand écran.

2. Mission qualité
Pour tout savoir sur les viandes sous signes de qualité (Label Rouge, Agriculture Biologique, AOC/AOP, IGP, STG), un jeu vidéo en réseau sur écran géant réunira les visiteurs qui, le temps d’une partie, devront faire les bons choix pour répondre aux principaux critères du cahier des charges qualité retenu en début de jeu. Mission Goût, Mission Environnement ou encore Mission Origine : pour chaque nouvelle partie de 30 mn, les joueurs devront choisir à la majorité l’une de ces trois quêtes dont chaque étape sera ensuite soumise au vote de chacun via un boîtier électronique. En fonction des résultats des votes, l’animateur maître du jeu fera avancer la mission, menant vers la victoire les connaisseurs en matière de qualité !

3. Destination équilibre
Attention, c’est ici que la tête et les jambes des visiteurs seront sollicitées ! Après avoir répondu au quiz « Questions d’équilibre » pour se tester sur les 7 groupes d’aliments, la place de la viande et l’importance de l’activité physique dans l’équilibre alimentaire, les meilleurs s’affronteront en finale dans une partie de jeu vidéo particulièrement dynamique. De quoi donner tout son sens à la recommandation du PNNS : « Manger, bouger » !

4. Objectif cuisine chrono
Chaque année, c’est LE best-seller du stand Planète Viande : des démonstrations culinaires de 30 mn où les visiteurs apprennent à cuisiner les viandes et à les déguster. Ce sera donc à nouveau le cas en 2009, avec toujours un atelier pour les enfants et deux ateliers pour les plus grands, mais avec des nuances de taille : – à chaque séance, le chef invitera un jeune à passer avec lui en cuisine pour devenir, le temps d’une recette, son marmiton ; - toutes les démonstrations réalisées seront des recettes à faire « par les enfants » ou « pour les enfants », pour rappeler que les viandes sont faciles et rapides à cuisiner.

5. Au-delà du produit
Un espace où l’on découvre les coproduits de la filière viande : le cuir bien sûr, mais aussi la corne et la laine. Question cuir, les visiteurs verront à l’œuvre un gantier et un bottier ; celui-ci montrera l’apport des nouvelles technologies dans un métier de tradition : outre le travail du cousu main sur son établi, il utilisera également l’informatique, qui permet de démocratiser la chaussure sur mesure en développant le demi mesure. Des ateliers pour enfants seront organisés autour du travail du cuir et de la laine.

ET POUR LE BUZZ : PLANETE MEDIA

Incontournable à l’heure du numérique, la Planète Média du stand Planète Viande accueillera les stations de radio et chaînes de télévision désireuses de se délocaliser et de vivre le Salon de l’Agriculture de l’intérieur le temps d’une émission. Et entre deux émissions, ce sont de jeunes journalistes en herbe, recrutés dans le public, qui prendront leur place le temps d’un journal télévisé improvisé, à retrouver ensuite sur le Net.

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Le salon Primevère: écologique, biologique, alternatif

Ce salon militant qui se déroule à Eurexpo-Lyon les 20, 21 et 22 février, existe depuis 1986 sur Lyon et draine 33 000 visiteurs. C’est l’association Primevère qui, depuis 22 ans, réalise le salon-rencontres. L’association emploie 3 plein temps salariés et mobilise plus de 200 bénévoles.

Son objectif est d’organiser le salon autour de trois idées fortes :
• sensibiliser le grand public,
• promouvoir les démarches alternatives,
• développer une meilleure communication entre les partenaires de l’écologie.

Parti d’une petite fête entre militants, Primevère compte aujourd’hui parmi les manifestations reconnues en France. Le salon a gardé son caractère militant par son fonctionnement, par ses bénévoles et par sa façon de penser et de présenter le salon.
Primevère est signataire de la Charte éthique des foires et salons écologiques biologiques et alternatifs.

Le salon-rencontres aborde divers sujets
Alimentation, Artisanat, Boissons, Défense animale, Energies, Enfants, Environnement, Habillement, Habitat, Hygiène-Santé, Jardinage, Librairie-Presse, Loisirs, Mouvements non violents, Mouvements sociaux, Relations Nord-Sud, Transports.


Un engagement écologique

Au fil des années,  le fonctionnement du salon va dans le sens de l’alternative :
client de la NEF, tarif visiteur petit budget, espace enfants de qualité, tarifs préférentiels pour les exposants associatifs et les producteurs, possibilité de réduire le coût de la location du stand, accueil possible des structures à très petit budget, économie d’énergie et d’eau (mise en place de WC secs), limitation volontaire de la concurrence des produits, sacs en coton bio distribués sur le salon, installation de plonges pour éviter la vaisselle jetable, tri sélectif des déchets, impression des documents sur papier recyclé, fonctionnement 100 % associatif de Primevère,…

En venant, faites un geste pour l’environnement, n’oubliez pas votre sac ou votre panier, évitons les sacs en plastique !

Lieu
Eurexpo, Parc des Expositions à Lyon-Chassieu (Rhône)
Adresse postale : Eurexpo, avenue Louis Blériot, B.P. 190, 69686 Chassieu Cedex
www.eurexpo.com

Dates et horaires
. Vendredi 20 février 2009 de 10h à 22h
. Samedi 21 février 2009 de 10h à 20h
. Dimanche 22 février 2009 de 10h à 19h

Tarifs
. 7 euros, petit tarif 5 euros, soutien 10 euros
. 12 euros le forfait trois jours
. Gratuit pour les moins de 12 ans

Vestiaire
L’école Steiner de Lyon propose un vestiaire-consigne payant.
Tarif vestiaire 1 cintre (2 vêtements maxi) à 1 euro et consigne à 1 euro le dépôt.
http://ecole.steiner.lyon.free.fr

Organisation et information
Association Primevère 9 rue Dumenge 69317 Lyon cedex 04
T. 04 74 72 89 90 – F. 04 74 72 89 91 (y compris durant le salon)

Les enfants
. espace parents-enfants
. espace enfants
. espace jeux

Restauration bio
Sur place, principalement par des producteurs

 

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Offres et demandes d’emplois en agriculture avec www.anefa.org

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Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org

Drôme 

Exploitation cherche un agent (polyvalent) de culture légumière/conditionnement (H/F). Missions : entretenir et récolter, réaliser les opérations d’emballage et de conditionnement des légumes, assurer la vente des produits sur les marchés. Expérience souhaitée. CDD de 6 mois.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OMA16-26

Exploitation cherche un conducteur d’engins agricoles (H/F) pour réaliser les travaux mécanisés des champs et entretenir le matériel utilisé. Formation ou expérience indispensable. CDI temps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OCM10-26

Hte-Savoie 

Structure professionnelle cherche un agent de culture légumière (H/F). Vous assurerez les travaux culturaux : préparation des sols, plantation, entretien, protection des cultures, récolte et conditionnement. Vous assurerez l’entretien du matériel et des équipements. CDD de 8 mois. (35h par semaine, du mardi au samedi). Logement possible.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OMA1-74

- Exploitation cherche un chef de culture arboricole (H/F). Vos missions : organiser les travaux liés aux productions fruitières (40 hectares pommes, poires), entretenir les cultures, gérer les traitements phytosanitaires et encadrer le personnel. Formation BTS et expérience souhaitées. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OAR1-74

Rhône

Exploitation cherche deux agents d’élevage avicole (H/F). Missions : entretien, suivi de l’élevage, conditionnement des œufs. Expérience souhaitée. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref:OAV2-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent d’élevage bovin lait ou bovin viande. Titulaire d’un CAPA. Expérimenté. Mobilité : Région.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVL4-01

Ardèche 

Femme cherche emploi d’agent d’élevage caprin. Expérimentée. Compétences : gestion de troupeau, transformation et commercialisation.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref:DCA5-07

Isère

Homme cherche emploi en production horticole/pépinière. Etudie toute proposition. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DAR4-38

Rhône 

Homme cherche emploi de chef d’équipe paysagiste. Expérimenté. Mobilité : Région.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DPA6-69

Savoie

Homme cherche emploi d’agent d’élevage laitier. Compétence spécifique : conduite de tracteur. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVL3-73

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AG du syndicat des trufficulteurs de l’Isère

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L’assemblée générale ordinaire du Syndicat des Trufficulteurs de l’Isère aura lieu à l’Hôtel de Ville de Grenoble 11, Boulevard Jean Pain. Salle du Conseil Municipal le 22 Février  à 9 heures précises.
Accueil, vente livres, distribution des cartes aux adhérents à partir de 8 h 30.

Ordre du jour de l’Assemblée Générale Ordinaire
:

- Rapport moral et bilan d’activités 2008
- Compte rendu financier et rapport du vérificateur des comptes
- Votes des activités 2008
- Orientations, budget 2009, cotisations 2010
- Election du conseil d’administration
- Votes
- Questions diverses

Andréa Franc brillante étudiante de Stéphane Fournier, maître de conférence en économie des systèmes agroalimentaires de l’université Supagro de Montpellier,  présentera les résultats du travail effectué sur l’analyse croisée de deux processus d’innovation et d’action collective :
- la relance de la truffe en Isère et celle du petit épeautre de haute Provence
- les actions mises en place par le parc naturel régional de chartreuse pour accompagner le développement de la filière

Le Repas Annuel concocté par Laurent Gras avec nos truffes isèroises aura lieu   :
« Chez le Per’GRAS » site de la Bastille (LA TRONCHE)
 Syndicat des trufficulteurs de l’Isère    
50 Av de Rivalta MFR 38450 VIF
Tel : 06 03 47 43 68
@: sti-truffes@wanadoo.fr
www.stitruffes.free.fr

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Epandage d’insecticides et mortalité des abeilles

M. Guy Fischer (Rhône- CRC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 25/09/2008 , appelle l’attention de M. le ministre de l’Agriculture et de la Pêche sur la très préoccupante disparition d’abeilles engendrée par l’épandage d’insecticides tels que la deltaméthrine. Ce produit se disperse parfois sur de très longues distances si bien que les ruches, même déplacées hors des zones de traitement, peuvent en recevoir sous forme de gouttelettes ou de gaz.

Ainsi, dans le département du Rhône, 57 % des ruches ont disparu en 2007.

Malgré cet accablant constat, les services de la protection des végétaux de la direction régionale de l’agriculture et de la forêt organisent actuellement des traitements à l’aide de cet insecticide dans le sud-est de ce département du fait de la détection de huit individus de chrysomèle du maïs. Il est donc à craindre à nouveau la disparition de milliards d’abeilles.
Considérant que le remède est manifestement plus néfaste que le mal, il lui demande les mesures qu’il entend prendre afin de privilégier avant tout les alternances de culture, meilleur moyen de lutter contre la chrysomèle du maïs.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 12/02/2009 - 

Le 14 novembre 2008, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu un avis favorable au renouvellement de l’autorisation de la préparation insecticide Cruiser. Conscient toutefois des inquiétudes exprimées par certains apiculteurs face à ce produit, le ministre de l’agriculture et de la pêche a souhaité, avant de prendre une décision, rencontrer les différentes parties concernées : associations de protection de l’environnement, représentants de la profession apicole, organisations professionnelles agricoles, afin de recueillir leurs points de vue sur le dispositif de l’année écoulée.

Dans le prolongement de ces rencontres et sur le fondement de l’avis rendu par l’AFSSA, il a décidé le 17 décembre dernier de renouveler l’autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser. Cette autorisation est assortie de conditions restrictives et sous réserve d’un renforcement du suivi de son utilisation. Les conditions d’enrobage et d’utilisation sont strictement encadrées.

Un arrêté ministériel précisera les contrôles à opérer vis-à-vis du processus d’enrobage des semences (dit « plan poussière »). L’utilisation des semences enrobées avec cette préparation n’est possible sur une même parcelle uniquement qu’une année sur trois. L’autorisation est limitée aux semences de maïs ensilage, grain et porte-graine femelle.

Les agriculteurs sont tenus de mettre en place des déflecteurs sur les semoirs afin de limiter les émissions de poussières lors des semis. Les semis des semences enrobées de Cruiser doivent être effectués au plus tard le 15 mai 2009.

En tenant compte de l’expérience de 2008, le protocole de suivi de l’autorisation est également renforcé. Le plan de surveillance est étendu à six régions au lieu de trois en 2008. Les ruchers faisant l’objet d’un suivi dans le cadre de ce plan seront installés plus précocement et leur nombre sera augmenté. Le nombre des mesures des poussières émises par extraction d’air suivant le procédé ORAMIP sera également augmenté et la traçabilité des parcelles améliorée.

Ce protocole de suivi est une innovation en termes de suivi des effets non intentionnels sur l’environnement d’un produit phytosanitaire. Il s’inscrit dans la logique du plan « Ecophyto 2018 » qui prévoit la détection et l’identification des éventuelles conséquences de l’utilisation des phytosanitaires sur l’environnement. Le pilotage du plan de surveillance sera assuré par un comité placé auprès du cabinet du ministre de l’agriculture et de la pêche, associant toutes les associations qui le souhaiteront dans le cadre d’un suivi régulier et transparent. L’autorisation sera immédiatement suspendue si les éléments de suivi ou toute circonstance particulière le justifiaient.

Par ailleurs, il a été décidé de charger la brigade nationale d’enquête vétérinaire, conformément aux préconisations du rapport du député Martial Saddier, de collecter, harmoniser et centraliser toutes les observations permettant de déterminer les raisons de la mortalité de ruchers sur l’ensemble du territoire national ; de demander à l’Institut national de la recherche agronomique de faire le bilan de l’état des recherches sur les méthodes agronomiques alternatives et évaluer les pratiques des autres pays européens pour lutter contre le taupin.

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Prix du lait: les producteurs s’interrogent

M. Martial Bourquin (Doubs- SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 20/11/2008 , attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la situation des producteurs de lait. Depuis juillet 2008, suite à une injonction de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’évolution du prix du lait ne fait plus l’objet d’une recommandation du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) mais se décide par négociation des trois familles de l’interprofession, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), la Fédération nationale des industries laitières (FNIL) et la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

En avril 2008, les indicateurs retenus pour le calcul du prix du lait pour le 3ème trimestre conseillaient une augmentation de 90 €/1 000 litres et l’interprofession avait validé une recommandation de 63 € avec report d’une partie de cette hausse, soit 27 €, sur le 4ème trimestre.

Depuis octobre 2008, les négociations engagées au sein de l’interprofession n’ont pas permis d’aboutir à un prix acceptable pour les producteurs.

En effet, lors de la dernière réunion du comité de suivi des marchés du 4 novembre 2008, la FNLP qui proposait au départ une augmentation de 7 € (+ 27 € de reliquat dû sur le trimestre précédent)/1 000 litres pour le 4ème trimestre 2008 et une baisse de 45 €/1 000 litres pour le 1er trimestre 2009 a revu ses propositions à la baisse en retenant pour les mêmes périodes, 10 €/1 000 litres et – 20 €/1 000 litres. Les transformateurs ont également revu leurs propositions et demandé une baisse de 30 €/1 000 litres pour le 4ème trimestre 2008 et une baisse de 55 € /1 000 litres pour le 1er trimestre 2009.

Mais ces propositions restent inacceptables pour les producteurs qui ont vu leurs charges augmenter de près de 19 % en moyenne sur un an avec des postes de dépenses en très forte progression tels que les engrais (+ 58 %), l’énergie (+ 45 %) et l’alimentation animale (+ 20 %).

De plus, dans l’éventualité où les producteurs de certaines régions, dont les exploitations exigent moins d’investissement par rapport à des régions dont la situation géographique et les conditions climatiques sont moins favorables, acceptaient le prix proposé actuellement par les industriels laitiers, il est à craindre que de nombreux exploitants notamment en zone de montagne se retrouvent en situation de faillite.

Par conséquent, il se fait le porte-parole des producteurs laitiers, plus précisément des producteurs du Doubs, et le remercie de bien vouloir examiner les possibilités de réguler à nouveau l’évolution du prix du lait en levant l’interdiction de recommandation du CNIEL, en envisageant une modification de la loi de modernisation de l’économie qui a donné trop de pouvoir aux représentants des grandes et moyennes surfaces au détriment des petites entreprises de production et de transformation.

Réponse du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche  publiée dans le JO Sénat du 12/02/2009 - 

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rappelé à l’interprofession laitière, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL), qu’il ne devait pas y avoir de recommandation sur le prix du lait dans le cadre des relations interprofessionnelles.

Ce rappel peut effectivement susciter des interrogations sur le rôle des interprofessions dans les régions et départements de la part des professionnels. Les interprofessions sont essentielles au renforcement de l’organisation économique des filières agricoles. Elles contribuent au maintien des activités agricoles, sur l’ensemble de nos territoires. Les familles au sein d’un même secteur doivent être en mesure de se doter d’indicateurs afin de piloter leur filière. C’est ce que fait le CNIEL et cette interprofession a vocation à poursuivre ce travail.

Pour tirer les leçons des tensions qui sont apparues à l’occasion d’une négociation sur le prix du lait entre Entremont Alliance et les producteurs laitiers avec lesquels cette société travaille, un groupe de travail avait été mis en place, animé par le ministère de l’agriculture et de la pêche et le ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, afin de permettre à l’interprofession laitière de finaliser un nouveau cadre d’organisation de la filière dans le respect des règles de la concurrence.

Ce cadre sera mis en place de manière pérenne à partir du deuxième trimestre 2009. L’interprofession nationale gérera un dispositif de publication d’indicateurs pertinents reflétant des évolutions du marché. Sur la base de ces indicateurs, les producteurs réunis au sein des CRIEL (centres régionaux interprofessionnels de l’économie laitière) seront, en application de l’article L. 420-4 du code du commerce, habilités à négocier avec les transformateurs. Le cadre juridique fixant ce dispositif vient d’être adopté par les parlementaires lors de l’examen du projet de loi de finances.

En attendant la mise en place de ce nouveau système et afin de faciliter en particulier les négociations difficiles pour le 4e trimestre 2008, le CNIEL a été autorisé à mettre en place un dispositif souple, par publication d’indicateurs fiables à l’échelle nationale. Ce dispositif assure une continuité satisfaisante avec le système pratiqué jusqu’à présent et a permis d’aboutir à un accord le 1er décembre 2008.

La volatilité des prix sur le marché du lait nécessite par ailleurs de rester actif et attentif aux évolutions du secteur. L’accord obtenu sur le bilan de santé de la politique agricole commune, le 20 novembre 2008, confirme cette volonté politique en maintenant des outils d’intervention et en inscrivant deux rendez-vous en 2010 et 2012 pour faire un bilan économique du secteur et évaluer l’impact de l’évolution des quotas en Europe.

Il convient dès maintenant que les familles professionnelles travaillent à des propositions concrètes sur les modalités de contractualisation, qui permettront de garantir pour les producteurs des volumes et des prix déterminés sur la base d’indicateurs fiables. Le ministre de l’agriculture et de la pêche suivra avec une attention particulière les travaux qui vont être menés par l’interprofession laitière.

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