Archive | 09 mars 2009

La FAI par monts et par vaux

La fédération des alpages de l’Isère que préside Denis Rebreyend (prochaine assemblée générale le 31 mars à Mens) n’agit pas seulement dans l’intérêt des éleveurs isérois. Elle se caractérise, depuis toujours, par son ouverture à l’international (son festival Pastoralismes et grands espaces le démontre depuis 17 ans ). Sur le terrain, avec la capacité d’expertise qui est la sienne, elle développe des coopérations décentralisées, principalement avec le Sénégal (depuis une vingtaine d’années) mais également avec le Maroc. Un petit rappel de ces actions de coopération avec Yves Raffin, directeur de la FAI:

- SENEGAL: sous l’égide de la Région Rhône-Alpes, jumelage avec la Maison des éleveurs de Saint-Louis-du-Sénégal et partenariat avec le Directoire des femmes en élevage (DIRFEL). Les actions engagées concernent principalement l’eau (réhabilitation de forages) et le lait (création d’ unités laitières collectives) .

L’action en direction des éleveuses peuls de la région du Ferlo mérite un éclairage particulier. Pour faire face à la fragilité de la production, dépendante de la saisonnalité (peu de lait en saison sèche, trop en saison des pluies) et de l’absence de liaison froide, les éleveuses du Farlo ont demandé de l’aide pour la mise en place de mini laiteries collectives. Cinq unités de traitement et de transformation ont été créées. Elles permettent d’effectuer une petite pasteurisation (bain marie jusqu’à 72°) puis une réfrigération (40°) de leur lait caillé sucré traditionnel avec mise en sachets (par colleuse thermique). Une méthode qui permet de conserver le lait caillé pendant près de 3 semaines après sa fabrication.

Yves Raffin: « Le Ferlo ne disposant pas d’alimentation électrique, des panneaux solaires ont été installés l’an dernier pour faire fonctionner les colleuses et les réfrigérateurs. Une volontaire internationale, Anne Duverger, a été recrutée pour suivre ce projet sur place pendant une année. La Région souhaite que ce projet soit étendu à d’autres régions du Nord Sénégal (là où il y a le plus de vaches), à Saint-Louis, Matam, Louga, Tambacounda ».

- MAROC: La FAI a engagé un partenariat avec la région de l’Oriental, notamment dans le domaine de l’élevage. Les premiers contacts ont eu lieu en 2007 à Oujda avec l’ANOC (association nationale ovine et caprine), à l’occasion de la « Rencontre avec les associations pour l’Oriental ».

Yves Raffin: « Ce projet de partenariat va se concrétiser à l’occasion de la Foire agricole de Meknès (19-24 avril 2009). Une délégation de la FAI se rendra sur place et une convention sera signée le 23 avril par Xavier Jury, président de la Commission Coopération internationale de la FAI, et le représentant de l’ANOC.

maroc.jpg

Abderrahmane Mejdoubi, vice président de l’Association Nationale Ovine et Caprine, à droite sur la photo. A gauche, Bensaïd Lagnani, de la Chambre agricole d’Oujda. Sillon38 les a rencontrés pendant le dernier festival « Pastoralismes et Grands espaces » (voir notre article)

« Entre-temps, poursuit Yves Raffin, à la demande de l’ANOC, je vais aller prochainement à Oujda avec Jean-Marie Davoine, technicien FAI, et un chien de berger, afin d’initier une action de formation  à l’usage du chien dans la conduite des troupeaux. L’appui de la MSA a été sollicité dans le cadre de cette action de coopération ».

Parmi les autres projets retenus dans le cadre de ce partenariat figure la mise en place des premiers jalons d’un tourisme rural, à l’instar de ce qui prend forme sur les alpages de l’Isère grâce à l’action conjointe de la FAI, des Gites de France de l’Isère et de la Chambre d’Agriculture.

Sillon38 rendra compte de l’évolution de cette coopération iséro-marocaine.

L’association Espace Belledonne a, pour sa part, et en relation avec la FAI, commencé à tisser des liens avec le massif de Beni Snassen, souhaitant passer prochainement à des actions de coopération territorialisée (avec le soutien du programme LEADER). Le massif de Beni Snassen, territoire montagneux de mêmes dimensions que Belledonne, périurbain comme lui, connaît des problématiques comparables.
- MALI: Les contacts qui se nouent au Festival de pastoralisme des 7Laux sont nombreux et fructueux. Lors de la dernière édition, une délégation d’éleveurs touaregs de Tombouctou, région partenaire de la Région Rhône-Alpes, a rappelé à Yves Raffin, directeur du Festival « Pastoralismes et grands espaces », qu’ils attendaient impatiemment sa visite. Message reçu. Celui-ci se rendra au Mali du 16 au 23 mars pour une visite de prospection.

C’est dire que la coopération internationale de la FAI est très active et son expertise sollicitée. L’association Pastoralismes du monde, née avec le Festival, a pris la décision, à l’occasion de l’édition 2008, de revoir son organisation et ses objectifs, afin de mieux fédérer  le monde du pastoralisme.

Catégorie pastoralismes du mondeCommentaires fermés

Un exploitant sur quatre est une femme

Les femmes accèdent peu à peu à des emplois agricoles reconnus. Un mouvement qui va de pair avec le choix des conjointes de travailler en dehors de la ferme, comme le développe Agreste Primeur dans son numéro 223 de mars, à la veille de la journée internationale des femmes. Une enquête de Laurent Bisault, fournie et documentée (tableaux statistiques), dont vous vous donnons ici quelques extraits.

La femme est-elle l’avenir de l’homme en agriculture ? Peut-être, mais alors à long terme. Certes l’emploi agricole féminin se transforme. Au point que l’on compte en 2007 plus de femmes exploitantes (chef d’exploitation ou co-exploitante) que de conjointes travaillant avec ou sans statut à la ferme. Une professionnalisation qui traduit surtout le choix des femmes d’agriculteurs de gagner leur vie en dehors de l’exploitation. Car les femmes n’occupent qu’un tiers des emplois dans les fermes, avec des responsabilités plus faibles que les hommes. Les exploitantes sont cependant présentes dans toutes les orientations agricoles.

Une implantation bien répartie

La contribution des agricultrices se répartit équitablement entre toutes les orientations agricoles. Elles occupent presque partout le quart des postes d’exploitants. Un peu plus dans des orientations traditionnellement plus féminisées comme l’horticulture et l’élevage ovin ou caprin. Et guère moins en élevage bovin à viande et en grandes cultures. Ces données sont indépendantes de l’âge des exploitantes. Du moins tant qu’elles n’ont pas atteint la cinquantaine. Elles occupent après une place plus importante dans la population agricole. Surtout parce qu’elles reprennent officiellement la direction des exploitations.

chevriere.jpg

La chèverie de Ghislaine et Yves Coussot, à Sainte-Blandine

Une lente progression
Les femmes occupent 24 % des postes d’exploitantes professionnelles en 2007. Une proportion qui progresse doucement, puisqu’elles ne contribuaient que pour 22 % à ces emplois en 2000. Il faut remonter aux décennies précédentes pour trouver trace d’une rupture plus importante avec 12 % d’exploitantes professionnelles en 1988. Le développement des formes sociétaires, et son corollaire les postes de co-exploitants, facilitent l’accès aux responsabilités des agricultrices. Des mères s’associent avec leur fils dans les groupements agricoles d’exploitation en commun (Gaec).
Des épouses avec leur mari dans les exploitations agricoles à responsabilité limitée. Dans ces formes sociétaires comme dans les exploitations individuelles, les femmes se déclarent rarement chef d’exploitation. Une différence qui n’a aucune conséquence pour leur protection sociale. Mais qui traduit un temps de travail un peu plus faible.

Autre distinction de taille entre hommes et femmes : l’origine des chefs d’exploitation. Les agriculteurs succèdent à leur père, alors que les femmes accèdent à ces emplois en remplaçant leur conjoint parti à la retraite. Sur 100 prises de direction par des hommes en 2006 et 2007, 70 sont effectuées par un jeune parent de l’ancien chef d’exploitation.
La succession se fait huit fois sur dix par la conjointe pour les agricultrices. Ce qui explique l’âge plus avancé des femmes dans ces postes : 46 ans pour les hommes et 51 pour les femmes.

ferme-pastieres.jpg

A la ferme des Pastières, à Rives, Arlette Gros-Balthazard s’investit, entre autres, dans la pédagogie en accueillant des scolaires à la ferme (réseau des fermes buissonnières)

Nouveau statut
La reconnaissance du travail féminin à la ferme passe aussi par le statut de conjointe collaboratrice, plus protecteur que celui de simple conjointe. Elles sont un peu plus de 30 000 à bénéficier par ce biais en 2007 de droits sociaux supplémentaires. Créé en 2000, ce statut est accessible depuis la loi d’orientation agricole de 2005 sans l’autorisation préalable du chef d’exploitation. Il a aussi été étendu aux agricultrices pacsées. Son importance n’est cependant que relative, car le nombre de femmes concernées diminue depuis 2003.

Certes, les conjointes collaboratrices se substituent peu à peu aux conjointes sans statut. Mais l’habitude est aujourd’hui acquise
pour les épouses de ne plus intervenir sur l’exploitation. Elles sont 100 000, soit plus d’une sur deux, à ne jamais travailler à la ferme en 2007. Pour acquérir une autonomie, à l’image du reste de la société. Et pour augmenter le revenu du ménage.
Une pratique qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Si 65 % des conjointes de plus de 50 ans ne travaillent jamais sur
l’exploitation, ce taux passe à 75 % pour les femmes de moins de 30 ans. L’adoption du statut de conjointe collaboratrice signifie toutefois un engagement plus important. Avec un temps de travail significativement plus élevé que pour les conjointes sans statut. La moitié des conjointes collaboratrices sont à plein temps . Les autres conjointes interviennent le plus souvent sur moins d’un quart de temps.

Appoint familial
L’activité à la ferme des mères, soeurs ou filles d’exploitants est de plus en plus limitée. Elles sont encore 22 000 en 2007 à
intervenir sur l’exploitation. Un chiffre divisé par trois depuis 1988. Et presque par deux depuis 2000. Leur apport à la vie de la ferme ne constitue plus qu’un appoint, avec des temps de travail le plus souvent de l’ordre d’un quart de temps. Un constat que l’on pourrait faire presque à l’identique pour les pères, frères et fils travaillant sans statut à la ferme. Les mères sont aujourd’hui plus actives à la ferme que les filles, qui prendront rarement la succession de leur père. Ce qui les distingue de leurs frères, qui interviennent davantage.

Pour lire l’enquête complète d’Agreste Primeurwww.agreste.agriculture.gouv.fr/ -

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Semaine de l’apprentissage en Rhône-Alpes

Du 7 au 14 mars, la Région Rhône-Alpes et ses partenaires organisent, pour la 4ème année consécutive, la Semaine de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel.  Portes ouvertes, conférences, visites d’établissements et d’ateliers, présentations de métiers, échanges avec des professionnels et des élèves…, cette semaine riche en événements est l’occasion de découvrir les différentes filières et les nombreuses formations proposées en Rhône-Alpes.

La Semaine de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel mobilise plus de 100 établissements participant à 150 actions dans 60 villes de Rhône-Alpes. Les jeunes et leurs parents peuvent ainsi découvrir 200 métiers accessibles de CAP à Bac+5 et s’informer sur les avantages de l’alternance.

En Rhône-Alpes, plus de 130 000 jeunes – âgés de 16 à 25 ans – ont déjà fait ce choix et sont sur la voie de la réussite. Au sein des lycées professionnels et centres de formation d’apprentis, ils trouvent une formation de qualité leur assurant une insertion professionnelle rapide et durable.

Programme détaillé disponible sur www.apprentissage.rhonealpes.fr   
Les opérations organisées en Isère:

Portes ouvertes, débats, présentation de métiers, tout est mis en oeuvre dans les départements de Rhône-Alpes pour vous aider à trouver votre voie. Pour tout savoir sur les actions proposées, consultez le programme de l’événement ci-dessous.
Journée Portes Ouvertes – les métiers de la métallurgie / MOIRANS    14/03/2009    De 13h30 à 18h
Journée Portes Ouvertes – CFA BTP Nord-Isère / BOURGOIN-JALLIEU     14/03/2009    De 9h à 17h
Journée Portes Ouvertes – CFA de La Côte St André / LA COTE-SAINT-ANDRE     14/03/2009    De 9h à 17h
Journée Portes Ouvertes – Lycée horticole de Grenoble / ST-ISMIER    14/03/2009    De 9h à 17h
Journée Portes Ouvertes – Lycée agricole de Vienne-Seyssuel / VIENNE     14/03/2009    De 8h30 à 17h30
Journée Portes Ouvertes – Lycée Hector Berlioz / LA COTE-ST-ANDRE    14/03/2009    De 9h à 12h et de 13h à 16h
Journée Portes Ouvertes – LEGTA Grenoble/Saint-Ismier / SAINT-ISMIER     14/03/2009    Non renseignée
Journée portes ouvertes CFA régional des MFR – Antenne de Moirans (CFP Rhône-Alpes) – MOIRANS    14/03/2009    De 9h à 17h
Journée Portes Ouvertes – les métiers de la métallurgie / MOIRANS   13/03/2009    De 13h30 à 18h
Journée de sensibilisation à la création d’entreprise / BOURGOIN-JALLIEU    13/03/2009    De 9h à 16h
Journée Portes Ouvertes – Lycée L’Oiselet / BOURGOIN-JALLIEU    12/03/2009    De 12h à 14h
Journée Portes Ouvertes – CFP Rhône-Alpes / MOIRANS    12/03/2009    De 13h30 à 17h30
Salon – Fête de l’apprentissage / VIENNE    11/03/2009    De 14h à 22h
Exposition itinérante de photographies    11/03/2009    A partir du 11 mars – Exposition iténérante
Journée Portes Ouvertes – les métiers de l’industrie métallurgique / MOIRANS     11/03/2009    De 13h30 à 18h
Zoom sur l’alternance et visite d’entreprises / VOIRON   11/03/2009    De 14h à 17h
Session d’information : créateurs d’entreprises / GRENOBLE     11/03/2009    De 11h à 12h
Forum – Mercredi de l’apprentissage / GRENOBLE     11/03/2009    De 13h30 à 16h30
Conférence – L’ alternance, c’est la chance / MEYLAN    11/03/2009

Zoom Alternance – VOIRON  11/03/2009    De 13h30 à 17h

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés

Dixième Conférence alpine demain à Evian

La Commission Internationale pour la Protection des Alpes, CIPRA  nous informe que du 10 au 12 mars a lieu à Evian la 10ème Conférence des Parties de la Conférence alpine. Les Etats alpins souhaitent adopter à cette occasion un plan d’action climatique.
Mais la proposition soumise au débat se limite en grande partie à résumer les plans d’avenir généraux déjà existants de différents Etats membres. La Commission Internationale pour la Protection des Alpes CIPRA exige avec insistance des Etats alpins qu’ils décident à Evian de mesures pertinentes.

La barre est haute : les Alpes doivent devenir une « région modèle pour la prévention et l’adaptation au changement climatique ». C’est du moins le titre de la proposition faite par la présidence française de la Convention alpine.

Mais le contenu du document qui doit être adopté à l’occasion de la 10ème Conférence des Parties de la Conférence alpine du 10 au 12 mars à Evian est loin de mériter le nom de « plan d’action ».
Seul résultat encore complètement abstrait de négociations qui ont duré plus de deux ans, les Etats alpins n’ont aujourd’hui à présenter qu’une seule résolution.

Celle-ci exprime leur volonté de mettre en œuvre ensemble quelques projets mal définis dans les domaines de la cartographie, de la forêt de montagne, du tourisme et du réseau écologique. De plus, ce soi-disant « plan d’action » se contente en grande partie de résumer les plans d’avenir généraux des parties contractantes.

Mieux vaut prévenir que guérir

En sa qualité d’observatrice de la Convention alpine, la Commission Internationale pour la Protection des Alpes CIPRA dénonce cette approche. L’espace alpin est particulièrement touché par le changement climatique ; les répercussions du réchauffement global y sont beaucoup plus incisives qu’en plaine.

Parmi les propositions d’actions concrètes de la CIPRA, citons celles-ci:
− Des mesures exemplaires d’adaptation et d’atténuation doivent être élaborées dans des régions modèles. La CIPRA dispose déjà à cet effet d’un fonds de connaissances grâce à son projet cc.alps (www.cipra.org/de/cc.alps).
− D’ici à la prochaine Conférence alpine, chaque Etat doit réaliser un projet modèle dans le domaine de la construction durable et respectueuse du climat. Cette activité doit s’accompagner d’un travail intensif de relations publiques et d’une adaptation de la réglementation de la construction pour une meilleure efficience énergétique.
− Chaque Etat doit passer sa politique de promotion du tourisme au banc d’essai de la compatibilité climatique. L’exemple de l’agriculture montre que la promotion de mesures écologiques favorise l’écologisation de l’économie.
− La promotion du réseau écologique des espaces protégés mentionnée en conclusion de l’actuelle proposition doit être concrétisée.
Pour finir, une chose est sûre : sans contributions financières, la mise en œuvre d’un plan d’action restera lettre morte.

Plusieurs études ont cependant montré qu’il était nettement moins coûteux de limiter le changement climatique grâce à des mesures d’atténuation et d’adaptation que de réparer les dommages qui en résultent. C’est pourquoi un « Fonds climatique pour les Alpes » doit être créé.

Dans le cas contraire, les activités liées au changement climatique risquent de rester des incitations et des recommandations sans effet.

Catégorie environnementCommentaires fermés

Pluies et gel 2008: les départements reconnus

Le Comité national de l’assurance en agriculture (CNAA) s’est réuni le 5 mars sous la présidence de M. Murret-Labarthe, Conseiller-maître honoraire à la Cour des Comptes. Il a traité principalement de la reconnaissance des dommages dans le secteur viticole liés au gel du printemps 2008 et/ou à l’excès de pluviosité.

Dans le détail, ont été examinées les demandes de reconnaissance initiale ou complémentaire de calamités agricoles émanant de :
- 11 départements au titre de dommages divers de forte pluviosité ou de gel (1),
- 7 départements pour des dommages sur viticulture à la suite du gel du printemps 2008 et/ou de la forte pluviosité (2),
- 3 départements pour des pertes de récolte sur arbres fruitiers à la suite du gel du printemps 2008 (3),
- 16 départements pour des reconnaissances complémentaires (4), dont 5 pour pertes de récolte sur viticulture (5) et 6 pour pertes de récolte sur arbres fruitiers à la suite du gel de printemps 2008 (6).
L’ensemble des dossiers présentés dans ce cadre a fait l’objet d’un avis favorable en tout ou partie.

Le montant total de l’indemnisation des dossiers examinés pour une reconnaissance initiale ou complémentaire est de 38,5 millions d’euros, au titre desquels une première enveloppe de 12,9 millions d’euros sera déléguée dans l’immédiat.

Par ailleurs, 36 demandes de versement de soldes pour des sinistres reconnus lors de précédents CNAA ont reçu un avis favorable, dont 13 au titre de l’ostréiculture (7), 10 au titre du gel du printemps 2008 (8), et 13 pour des sinistres divers (9). Un total de 26,3 millions € va ainsi être délégué, ce qui permettra notamment de solder le sinistre ostréicole de l’été 2008.

Ce comité permet donc de constater que les engagements de Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, sur le gel de printemps et la mortalité ostréicole de 2008 ont bien été tenus : la reconnaissance de tous les dommages liés au gel de printemps est effective, et le paiement du solde pour la mortalité ostréicole est achevé.

Par ailleurs, le projet d’arrêté définissant pour l’année 2009 les conditions de mise en œuvre de l’aide en faveur de l’assurance récolte dans le cadre de l’Organisation commune de marché viticole a été présenté au Comité.

La date du CNAA qui examinera de façon spécifique les dossiers de demande de reconnaissance pour la tempête du 24 janvier a été fixée au mercredi 14 avril.
(1): 04, 13,, 2B, 30, 43 , 58, 70, 71, 84, 88, 89
(2): 07,30,33,37,44, 46,79
(3) 37, 56, 79
(4) 21, 32, 41, 42, 69, 80, 24, 32, 47,49, 85, 19, 24, 46, 82, 87
(5) 24,32,47,49,85
(6) 19, 24, 46, 49, 82, 87
(7)11, 14, 17, 22, 29, 33, 34, 35, 40, 44, 50, 56, 85
(8) 07, 30, 46, 54, 57, 69, 78, 82, 85, 87
(9) 04, 05, 2B, 24, 26, 29, 38, 41, 42, 50, 62, 69

Catégorie assuranceCommentaires fermés

Granulé de bois: la filière se structure

propoellt.jpg

La filière granulés de bois constitue une nouvelle économie montante en Rhône-Alpes. Son essor récent a mis en évidence le besoin de sortir des logiques individualistes actuelles pour en assurer un développement pérenne et structuré.

Avec près d’une dizaine d’unités de granulation créées depuis 5 ans et de nouveaux matériels arrivant sur le marché, PROPELLET a l’ambition de rassembler les acteurs autour d’une vision partagée des enjeux et du développement de la filière.

azur-2.jpg

Quels moyens d’actions ?

PROPELLET Rhône-Alpes est une association présidée par Thomas Perrissin, directeur de l’entreprise Label Energie, distributrice de chaudières automatiques à pellets.

Dés sa première année de fonctionnement, Propellet s’est doté de moyens humains pour mettre en œuvre ses objectifs. Par le biais du centre de ressource Céribois d’abord, puis par l’embauche de sa coordinatrice Anne-Catherine Mangel.

Il s’appuie sur les financements apportés par ses adhérents et sur des accompagnements publics dont ceux de la DRIRE Rhône-Alpes qui a soutenu le projet dés ses débuts.

Les acteurs de PROPELLET affirment leur volonté de construire des partenariats avec l’ensemble du réseau associatif et institutionnel œuvrant pour le développement du bois énergie. Cette volonté s’exprime lors de la conférence de lancement de PROPELLET ou sont invités des intervenants incontournables en France et en Rhône-Alpes : l’Itebe (Institut des bioénergies), le SER (Syndicat des Energies renouvelables), Qualit’Enr (Association pour la qualité d’installation des systèmes à énergies renouvelables), et l’Ageden (Espace Info Energie de l’Isère).

Les entreprises fondatrices de PROPELLET Rhône-Alpes

Alpes Energie Bois Isère Fabricant de pellets
Azur Pellet Isère Fabricant de pellets
Natural Energie Isère Fabricant de pellets
N’ergya Haute-Savoie Fabricant de pellets
Vert Deshy Ain Fabricant de pellets

Bobois Service Ain Distributeur de pellets

Label Energie Savoie Distributeur de chaudières automatiques (OkoFEN)
SB thermique Isère Distributeur de chaudières automatiques (Herz)
Poêleagranule.com Haute-Savoie Distributeur de poêles à pellets (Cadel, Smart Fire)

Rosset Savoie Installateur

Ces entreprises totalisent cinquante d’emplois sur la région.

L’objectif de PROPELLET est de fédérer un maximum d’acteurs de la filière : l’association prévoit une vingtaine de membres d’ici fin 2009 et le double d’ici fin 2010.

 Quels enjeux pour la filière granulés de bois ?

PROPELLET en réponse aux enjeux de la filière granulés:
Le marché est en pleine augmentation en Rhône-Alpes, avec de l’ordre de 10 000 chaudières et poêles à granulés installés à ce jour. La production est passée en 5 ans de 2 000 à plus de 80 000 tonnes de pellets de bois par an.

Afin de faire face à cette demande croissante, un réseau solide de professionnels est plus que jamais nécessaire.

Les clients de ce marché ont besoin d’entendre un discours clair, fruit d’un dialogue entre les différents métiers pour répondre de manière transversale à des questions telles que le prix du combustible, les ressources disponibles, la qualité du combustible, du matériel et de l’installation.

Un autre enjeu majeur est de renforcer la qualité de service, tout en intégrant à chaque niveau de la filière les certifications de qualité et les performances environnementales. Les membres de PROPELLET s’engagent ainsi à respecter les certifications les plus strictes en matière de combustible, de distribution, de matériels de chauffage et d’installation : DIN+, NF granulés Biocombustible, Flamme verte, Qualibois, etc.

La filière granulés en réponse aux enjeux de société : emploi et environnement

Augmenter la part du pellet dans l’offre énergétique contribue à atteindre l’objectif des 23% d’EnR fixé par le Grenelle de l’environnement et par l’Europe pour l’horizon 2020.

L’enjeu de toute la filière est d’améliorer son positionnement concurrentiel par rapport aux autres modes d’énergie non renouvelables.

La mobilisation et la transformation du bois créent des emplois au niveau local : l’utilisation du granulé de bois génère 3 à 4 plus d’activité économique locale que l’utilisation des énergies fossiles (source Ageden/Ademe). Le développement de la filière granulé renforce des réseaux de distributeurs et d’installateurs implantés au cœur des bassins de population et dans les milieux ruraux.

Comme cette filière tire son approvisionnement des produits connexes de scieries, elle constitue un débouché économique pour les scieries rhônalpines dans des logiques de circuit court.
A terme, la filière granulés pourra constituer un débouché complémentaire aux filières de production de plaquettes forestières actuellement en plein développement.

Rhône-Alpes est la première région française en production de pellets et en nombre d’installations de poêles et chaudières. Les sièges de nombreuses entreprises d’envergure nationale sont installés en Rhône-Alpes. 150  installateurs sont certifiés Qualibois.

La région Rhône-Alpes est la deuxième région forestière française après l’Aquitaine avec 1 650 000 ha et une couverture de 38 % de son territoire (IFN 2008). C’est aussi la région qui compte le plus grand nombre de scieries avec 450 unités, en majorité de petites structures pour un effectif régional de 1 900 personnes. En termes de production, elle occupe la 2ème place avec 1,2 million de m3 de produits de sciage (sources FIBRA).

L’habitat est le secteur le plus énergivore après les transports et l’industrie manufacturière. Les émissions de CO2 du secteur résidentiel et tertiaire représentent 19 % des émissions en France. Elles ont augmenté de 22,3 % entre 1990 et 2004.

Les besoins de chauffage et eau chaude représentent près de 90 % des besoins d’énergie de ce secteur (source CITEPA), et le chauffage aux pellets apporte des réponses techniquement performantes pour couvrir ces types de besoins.

 Le granulé de bois ou pellet : un mode de chauffage écologique, économique et confortable.

Quel bilan environnemental présente le chauffage à granulés?

Les pellets sont fabriqués uniquement à partir des sciures non traitées (déchets) des scieries, sans colle. En Rhône-Alpes, ils sont produits localement, ce qui permet à ce combustible d’occasionner peu de transport entre le lieu de transformation et le lieu d’utilisation.

Une énergie renouvelable neutre en CO2 :
Le pellet de bois est considéré comme une énergie renouvelable car la ressource forestière locale est gérée de façon durable : en Rhône-Alpes la forêt produit chaque année 2 fois plus de bois qu’il n’en est récolté.
Le CO2 rejeté lors de la combustion est absorbé lors de la croissance des arbres. L’utilisation du bois contribue donc à la réduction des émissions de gaz à effet de serre s’il remplace une énergie fossile.

Un bilan énergétique positif :
Le pellet nécessite peu d’énergie pour sa fabrication : 1 unité d’énergie consommée à la production en restitue 6 à la consommation. A l’inverse pour les combustibles fossiles et l’électricité : l’énergie consommée à la production est supérieure à l’énergie restituée !

Un taux d’émission de particule très faible :
Les chaudières et poêles à pellets émettent 95 % de particules en moins que les équipements à bois bûches. Selon une étude autrichienne, les émissions des chaudières ne cessent de baisser depuis 10 ans et se situent ainsi bien en dessous du seuil des réglementations européennes les plus restrictives (60 mg/MJ). Pour comparer, signalons qu’une cheminée ouverte émet en moyenne, selon l’ADEME, 7 500 mg/MJ.

Quels matériels ?
Deux modes de chauffage existent : le poêle et la chaudière à pellets. Les poêles permettent de chauffer l’air de l’habitation. Les chaudières et certains poêles dits « hydrauliques » assurent le chauffage via un réseau de radiateur ou un plancher chauffant ainsi que la production d’eau chaude sanitaire. Elles peuvent être couplées à une installation solaire.

L’autonomie peut aller de quelques jours pour les poêles à plus d’une année pour les chaudières selon la taille du silo. Les matériels permettent une programmation complète des températures et périodes de chauffe, offrant ainsi le même confort qu’avec une solution conventionnelle. Les rendements énergétiques atteignent plus de 85%.

Economie :
Le chauffage au granulé de bois est une énergie accessible à un prix stable et indépendant du prix du pétrole. Ce mode de chauffage permet de réduire la facture de chauffage de 30 à 50%. Il bénéficie du crédit d’impôt ainsi que d’aides des collectivités locales.

Catégorie - filière boisCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

mars 2009
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+