Archive | 14 août 2011

Eboulement rocheux sur la commune de Saint martin le Vinoux

A la suite des incendies du Néron durant l’été 2003, des reconnaissances aériennes ont montré des risques d’éboulement rocheux importants sur la commune de saint Martin le Vinoux. Les différentes études menées conjointement par la municipalité et les services de l’Etat ont permis de préciser ce risque, et notamment la menace d’un éboulement rocheux de 4.500 m3 concernant directement le hameau de Ripaillère, constitué d’une vingtaine de maisons abritant une soixantaine de personnes.

Des mesures de protection ont donc été mises en place : la surveillance du site par l’installation de capteurs depuis la fin 2006  et la construction d’un merlon de protection achevé fin 2007.

Par ailleurs, le maire, en collaboration avec les services concernés, a élaboré un plan spécifique depuis 2007 pour assurer la protection des populations, comprenant notamment un double système d’alerte des habitants et une information régulière.

Les mesures de surveillance du site ont montré une accélération des mouvements des rochers au cours des derniers mois, et plus encore hier, samedi 13 août 2011, où le niveau de « risque imminent » a été atteint. En conséquence, les mesures du plan de sauvegarde ont été déclenchées sous la responsabilité du maire, qui a décidé l’évacuation du hameau de Ripaillère. Celle-ci s’est déroulée dans le calme en début de soirée avec l’assistance des services de l’Etat.

Un éboulement s’est produit dans la nuit, et les blocs rocheux, stoppés par le merlon, n’ont pas impacté les habitations. La reconnaissance aérienne effectuée ce jour par les services spécialisés a permis de constater qu’un tiers de la masse instable s’était effondrée.

En raison de l’instabilité des blocs restants une réunion s’est tenue ce jour à l’issue de laquelle il a été décidé de maintenir le site interdit d’accès. La réparation du système technique de surveillance dans le courant de la semaine prochaine permettra le retour des habitants dans le hameau.

Une opération de minage des blocs instables visant à sécuriser complètement le site, sera ensuite réalisée dans les meilleurs délais.

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Photovoltaïque: Accorder un délai de 4 mois supplémentaire aux Sattler sinon….

Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à Satolas et Bonce. Ils ont cru au photovoltaïque et se sont lancé dans un vaste projet, plein de bon sens. Tout allait bien jusqu’au jour ou l’Etat a changé la donne! Aujourd’hui ils vivent un véritable cauchemar.

Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à part entière. Installés à Satolas et Bonce depuis 1980, ils sont spécialisés dans l’élevage équin. La famille est tellement passionnée par le monde agricole que leur fils s’est installé en élevage ovin en tant que Jeune Agriculteur en 2010, sa compagne embrassera également ce métier en s’installant fin 2011. Si leur siège d’exploitation est à Satolas et Bonce, les Sattler ont également une ferme à Dizimieu, à quelques encablures de Crémieu.
Cette configuration sur deux sites fait qu’il manque des bâtiments sur chaque commune, pour loger les chevaux et pour stocker. Les Sattler décident, pour assurer le développement nécessaire à leur exploitation, de construire trois bâtiments: deux à Satolas et un à Dizimieu.
Ayant eu connaissance du programme photovoltaïque, ils décident d’équiper les toits des nouveaux bâtiments de panneaux solaires pour les aider à financer ces bâtiments. Nous sommes en 2009.

 » Il n’a pas été évident de passer de l’idée au projet. C’est un véritable parcours du combattant mais avec beaucoup d’enthousiasme, de persévérance, on y est arrivé.  » Cela d’autant plus que le dossier présenté est « costaud », sans failles. Les conclusions des organismes décideurs sont sans appel: le projet des Sattler est justifié et viable.

A travers ce projet, les Sattler y voient plusieurs avantages:  » Donner un nouvel essor à leur exploitation, aider leur fils dans son installation JA en lui permettant l’utilisation d’une partie des surfaces de bâtiments construits, avoir un complément de revenus assuré au minimum pour 20 ans et ainsi participer à leur manière au développement durable et au respect de la planète. Les Sattler sont d’autant plus confiants qu’en Allemagne, une grande majorité d’agriculteurs se sont lancés, avec succès dans cette démarche.

D’ailleurs en France, plusieurs agriculteurs s’engagent dans la même aventure. Processus normal: les agriculteurs ont des bâtiments bien exposés, qui offrent des surfaces de toits intéressantes…

L’opération photovoltaïque est lancée à Satolas et Bonce et Dizimieu.
Une des premières clause est de contracter avec EDF pour une durée de 20 ans à un tarif de rachat donné et pour cela il faut d’abord leur verser un acompte d’environ 20 000 euros.

 » En fait, c’est là que les ennuis ont commencé. On a bien versé la somme demandée mais les clauses du contrat ont changé en cours de route même si notre cas a échappé aux baisses consécutives du tarif de rachat de l’électricité qui ont eu lieu en 2010, rendant les financements de plus en plus difficiles à obtenir car la filière photovoltaïque a commencé à se discréditer auprès des banques. « 

sattler 1

Les travaux ont commencé comme ici à Dizimieu.

Pris dans l’engrenage mais étant certains que le bon sens l’emporterait les Sattler ont tout de même commencé les travaux en toute confiance.

C’est alors qu’un moratoire est sorti de la poche du gouvernement, en décembre 2010, avec comme décision spectaculaire de ramener les délais pour réaliser les travaux de 3 ans à 18 mois. Si ces délais ne sont pas respectés le contrat est rompu malgré l’acompte versé à EDF. La situation serait catastrophique pour les Sattler, car de nombreuses sommes ont déjà été engagées,  pour les travaux effectués.

Dans leur cas, le raccordement à ERDF doit impérativement être effectué début septembre.

 » On ne pourra pas respecter ce délai. Il faudrait que l’on puisse obtenir une rallonge d’au mois 4 mois. Qu’on nous laisse juste terminer nos travaux ! Si on n’obtient pas de délai supplémentaire, nous sommes ruinés. Nous avons déjà investi plus de 500 000 euros, nous avons des fournisseurs à payer. Notre fils et sa compagne ne pourront plus poursuivre leur installation… 4 mois qui vont  » foutre en l’air  » toute une vie de travail, » s’exclament Marc et Monique qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. » Si nous avions fait des erreurs… on aurait accepté, mais là on a eu confiance en la parole de l’Etat et celui ci nous a berné. »

Quelle est la solution pour se faire entendre « Faut-il faire la grève de la faim comme un autre exploitant en Bretagne, Franck Le Borgne qui a failli mourir ou attendre un suicide comme le font certains agriculteurs désespérés ? ».

Il y a une autre alternative, très simple que les Sattler attendent avec anxiété : « Laisser ces gens finir leurs travaux et faire leur métier comme ils l’ont toujours fait, sans relâche. »

Il y a urgence.! L’Etat prendra t-il conscience de la gravité de la situation afin d’appliquer une décision pleine de bon sens, à savoir d’allonger les délais de réalisation de travaux de quelques mois? De sa décision dépend l’avenir de nombreux agriculteurs.

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