Archive | 18 août 2012

PAC 2014 – Pour une politique robuste en faveur des Petites Fermes

La Confédération Paysanne précise que l’Europe doit maintenir un maximum de fermes et de paysans. Cela passe par une définition et un soutien des petites fermes au niveau de chaque État membre. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Le soutien spécifique aux petites fermes occupe une place centrale dans les revendications de la Confédération Paysanne. 2013 doit marquer un tournant fondamental dans le développement agricole européen. Pour réussir le pari de l’emploi, de la productivité et du développement durable des territoires ruraux, l’Europe doit maintenir un maximum de fermes et de paysans.

Cela passe par une définition et un soutien des petites fermes au niveau de chaque État membre. Il s’agit de mettre fin à la restructuration agricole qui entraîne la désertification des territoires, la banalisation des produits et paysages, ainsi que la baisse de la productivité agricole. Définir et maintenir les petites fermes c’est soutenir l’ensemble de l’agriculture et des territoires !

La ferme France a perdu 206 000 emplois ces dix dernières années, majoritairement des petites fermes. L’Europe doit se doter d’un cadre réglementaire permettant aux États membres de mettre en place un soutien spécifique aux petites fermes, adapté à la réalité qu’elles représentent dans chacun des pays.

Un tel soutien permettra aux États membres de replacer leur développement agricole pour le bénéfice de la majorité de leurs exploitations. Que l’on soit petit, moyen ou grand, on a tous besoin de nos voisins, de services publics et de villages vivants.


La France, de par son poids économique en matière agricole et sa vision sociale en Europe, a un rôle essentiel à jouer ; par l’exemple : en remettant l’emploi au cœur de sa politique agricole et de développement rural.

Les petites fermes sont encore aujourd’hui majoritaires sur l’ensemble de l’UE27. Elles représentent une richesse en terme de multifonctionnalité , d’emplois, d’occupation du territoire et de maintien de la biodiversité.

En plus du régime simple et spécifique pour les très petites fermes, fonctionnant en système de subsistance ou semi-subsistance, tel que proposé par la Commission Européenne dans le cadre de la simplification administrative, la Confédération Paysanne demande un régime spécifique pour les petites fermes, définies par État membre, comprenant :

- une aide complémentaire aux autres soutiens directs, en fonction de l’emploi paysan, appelée « aide aux petites fermes ». Elles sont de véritables entreprises agricoles, intégrées au système économique et commercial. Ces dernières subissent des inégalités d’accès aux aides directes et des difficultés d’accès aux programmes de développement rural qu’il convient de prendre en compte.

- l’accès à un sous-programme thématique « petites fermes » pour les actions du développement rural afin de stimuler le développement multifonctionnel.

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Dix pays d’Afrique centrale vont améliorer le monitorage des forêts

Photo: ©FAO/Giulio Napolitano

Chercheurs en train de mesurer le diamètre d’un tronc dans la forêt de Yoko, République démocratique du Congo

Une nouvelle initiative régionale aidera dix pays d’Afrique centrale à mettre en place des systèmes pointus de monitorage des forêts nationales.

Ces dix pays, qui font partie du Bassin du Congo, sont le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Ce vaste projet forestier sera géré conjointement par la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et la FAO, en collaboration étroite avec l’Institut national brésilien de recherche spatiale (INPE). Le Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC), lancé par les gouvernements de Norvège et du Royaume-Uni, finance cette initiative par le biais de la Banque africaine de développement (BAD), à hauteur de 6,1 millions d’euros.

Les forêts du Bassin du Congo couvrent environ 200 millions d’hectares et sont, après la forêt amazonienne, l’une des plus grandes forêts pluviales primaires. Elles assurent les moyens d’existence de quelque 60 millions de personnes.

Selon les données de la COMIFAC, le taux de déforestation annuel brut du bassin du Congo était de 0,13 pour cent entre 1990 et 2000, mais il  a doublé au cours de la période 2000-2005.

Bien que ce taux de déforestation soit relativement faible, les principales menaces pesant sur ces forêts comprennent le changement dans l’utilisation des terres, l’exploitation forestière non durable et l’exploitation minière. L’impact des menaces directes, les taux de changement du couvert forestier et les émissions résultant du déboisement et des activités de dégradation des forêts restent mal compris. Cela est dû en partie au manque d’informations actualisées et précises sur la situation courante des forêts de cette région.

« L’expérience brésilienne montre qu’un système national de surveillance de la forêt est l’élément clé pour préparer le terrain à un soutien international substantiel visant à la protection des forêts et à la promotion de leur gestion durable », affirme M. Eduardo Rojas, sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

De son côté, M. Raymond Mbitikon, Secrétaire exécutif de la COMIFAC, indique: « Ce projet renforcera les capacités régionales et permettra aux pays de la COMIFAC de consolider leur coopération dans le secteur forestier, notamment en ce qui concerne leurs capacités à fournir des données et des informations fiables et transparentes sur les forêts. Tous les pays de la COMIFAC mettent actuellement en œuvre des politiques de conservation de la forêt, et les systèmes nationaux de surveillance des forêts qui seront soutenus grâce à ce projet permettront à ces pays d’élaborer des rapports sur les résultats. »

Améliorer l’estimation du couvert forestier

La FAO fournira aux pays son assistance technique en matière de technologies de télédétection afin d’évaluer le couvert forestier et les changements qu’il peut subir. Elle les aidera aussi en matière d’évaluation du volume de carbone stocké dans les forêts de la région.

Le projet vise à aider les pays à préparer des propositions de financement pour la mise en place de systèmes de monitorage fiables et durables dans chaque pays et ce, dans le cadre de l’initiative REDD+ (Réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts dans les pays en développement). Le projet contribuera aussi au renforcement de la coopération régionale et au partage de l’expérience.

REDD est un mécanisme qui confère une valeur financière au carbone stocké dans les forêts tout en offrant aux pays en développement des incitations pour réduire leurs émissions dues aux terres boisées et investir dans des démarches à faible émission de carbone en vue d’un développement durable.

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