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Les pesticides et l’artificialisation des rivières sur la sellette:

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier son rapport annuel de 2010 sur la qualité des eaux (cours d’eau et nappes).
51 % des rivières des bassins Rhône-Méditerranée et Corse(1) affichent un bon état écologique. C’est encore loin des 66 % fixés à l’horizon 2015 par le Grenelle de l’Environnement, malgré de nettes améliorations dans le traitement des eaux usées.
Aujourd’hui la pollution par les pesticides et les altérations physiques des rivières (modification du débit, seuils et barrages, endiguement…) constituent les principaux facteurs de dégradation de la qualité des eaux.

> Des rivières polluées par les micropolluants, à commencer par les pesticides

Même présents en petite quantité dans le milieu (de l’ordre du microgramme/litre), les micropolluants (pesticides, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), PCB…) sont toxiques pour la faune aquatique, la flore et pour l’homme.
Le plus répandu des pesticides, le glyphosate (substance active du Round-up®, herbicide utilisé en zones agricoles sur toutes cultures et aussi par les collectivités et les particuliers) se retrouve dans les trois quarts des cours d’eau et atteint des concentrations seulement 50 fois inférieures aux seuils sans effet connu sur la santé humaine en 5 points dans l’Hérault, les Pyrénées orientales et la Côte d’Or. Les sites qui contiennent ces fortes teneurs en glyphosates sont en mauvais état écologique (par exemple mauvais état des microalgues fixées sur le fond des  rivières).
Le plus alarmant, c’est la présence également dans 60% des rivières et 45% des nappes de 6 pesticides interdits d’usage depuis 2003, dont l’atrazine. Leur présence dans les eaux courantes est la preuve d’un usage actuel, bien qu’illicite.
Les pollutions aux pesticides obligent certaines collectivités à des traitements de dépollution afin de produire de l’eau potable ce qui entraîne des coûts importants.
La présence de pesticides dans les rivières et les nappes est d’autant plus préoccupante que l’on n’observe aucune évolution significative à la baisse. Au total la moitié des nappes sont polluées (au-delà des normes de qualité). L’Agence de l’eau invite à renforcer les actions pour réduire l’utilisation de pesticides.

Autres micropolluants contaminant nos rivières, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), cancérogènes issus de la combustion des matières fossiles (bois, charbon, pétrole…). Ils sont présents sur 97 % des sites de surveillance. Cette pollution est particulièrement significative à proximité des zones fortement urbanisées et/ou industrialisées. Ce sont les grands et très grands cours d’eau (Rhône, Saône, Doubs) qui sont contaminés par le plus grand nombre de HAP, avec parfois un cocktail de 18 molécules différentes.
Concernant les PCB, toxiques pour l’environnement et cancérogènes, les niveaux de concentrations mesurées ne sont très élevés (plusieurs milliers de μg/kg) que dans les sédiments du Tillet, affluent du lac du Bourget en Savoie.
Interdits en France depuis 1987, les PCB sont pour autant toujours présents dans l’environnement du fait de leur stabilité et de leur persistance.
Au global, les micropolluants sont présents sur la totalité des sites de surveillance. Pour les plus contaminés d’entre eux (Rhône, Saône, Vouge…), plus de 100 substances différentes ont été mises en évidence. On peut s’interroger sur les effets que peuvent avoir de tels cocktails sur la faune et la flore aquatique.

points noirs: deux sites isérois

Les points noirs de la pollution aux micropolluants d’origine industrielle sont localisés sur 5 sites pour la plupart spécialisés dans la chimie du chlore :

– le site de Tavaux (Jura), spécialisé dans la chimie des composés halogénés (chlore, fluor) et des plastiques (PVC).
- le couloir de la chimie, au sud de Lyon, où sont concentrés les établissements de l’industrie chimique et pétrochimique.
- la plateforme des Roches, au Péage de Roussillon (Isère) qui accueille une quinzaine d’établissements (chimie, agroalimentaire, constructions…).
- la plateforme de Pont-de-Claix (Isère) spécialisée dans la chimie du chlore.

- le site de Château-Arnoux-Saint-Auban, (Alpes de Haute-Provence) spécialisé dans la chimie du chlore.

> L’artificialisation des rivières coupable du mauvais état écologique

Parmi les rivières en mauvais état écologique 2/3 ont subi de graves déformations physiques (débits modifiés, construction de seuils, de barrages ou de digues). Les poissons comme les truites, les ombres communs ou les brochets ne peuvent plus se reproduire dans ces conditions.
- pour 60 % d’entre elles, leur régime hydrologique a été modifié ;
- pour 70 % des seuils ou des barrages en travers des rivières bloquent la circulation des poissons et des sédiments et vont jusqu’à provoquer des dégénérescences et des disparitions de poissons ;
- pour 70 % leur morphologie a été dénaturée (berges rectifiées et souvent rétrécies.
Toutes ces transformations compromettent aussi la capacité de la vie à reprendre après une sécheresse ou une pollution. Elles diminuent la capacité de la rivière à s’épurer.
Pour que les rivières redeviennent des milieux de vie de qualité pour les poissons, l’Agence de l’eau recommande de supprimer ou d’aménager les seuils, de reméandrer les cours d’eau et de renaturer leurs berges et leurs anciens bras morts. Cette préoccupation, encore émergente, s’impose de plus en plus comme la nouvelle priorité pour atteindre le bon état des eaux.

> Point positif : une réduction significative de la pollution organique d’origines domestique et industrielle

La modernisation des stations d’épuration, ces 20 dernières années, a permis de diviser par 10 les concentrations en ammonium (2) dans les cours d’eau, faisant passer d’une qualité médiocre à bonne.
Parallèlement, la concentration en phosphates dans les cours d’eau a été divisée par 10 depuis le début des années 90, grâce à l’interdiction des phosphates dans les lessives. La qualité vis-à-vis de ce paramètre est passée de mauvaise à bonne.
Ces progrès ont permis un net recul de l’eutrophisation et une amélioration du peuplement des fonds des rivières en invertébrés. Pour autant les déformations physiques des rivières et la destruction des habitats continuent d’entraver le développement biologique.

Ce rapport sur l’état des eaux a été réalisé par l’Agence de l’eau sur la base de 3 millions d’analyses réalisées en un an dans les bassins de Rhône-Méditerranée et Corse. L’Agence coordonne cette surveillance et rassemble les données d’organismes partenaires (DREAL, ONEMA, IFREMER, conseils généraux, centre d’océanologie de Marseille et syndicat de la nappe Vistrenque).
1500 points de surveillance permettent de suivre la qualité des cours d’eau, des nappes souterraines et des plans d’eau.
Les paramètres analysés sont toujours plus nombreux. Plus de 800 paramètres sont disponibles, avec des limites de quantification toujours plus basses, permettant de déceler les moindres contaminations de l’eau. Les progrès réalisés au cours des années 2000 en matière d’analyse des micropolluants ont permis de mettre en lumière de nouvelles contaminations, parmi lesquelles les PCB.
Les dernières techniques permettent également de déceler de nouvelles molécules présentes en quantité infinitésimale dans les eaux. Une étude menée sur les eaux souterraines est actuellement en cours (résultats attendus en 2012) pour évaluer la présence de substances dites émergentes dans les eaux, telles les dioxines, les substances médicamenteuses, les hormones… Celle-ci sera étendue aux cours d’eau en 2012.
Le rapport complet est disponible sur www.eaurmc.fr

1 Bassin versant du Rhône, de la Saône et de leurs affluents, fleuves côtiers de la Méditerranée et Corse

2 Paramètre indicateur du niveau de traitement des eaux usées

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Le brûlage des déchets de jardins pollue!

La région Rhône-Alpes, et le Pays Voironnais en particulier, font face à plusieurs périodes de pollution de l’air par les particules.

Comme l’Observatoire de l’Air – ATMO Rhône-Alpes l’indique sur son site ( http://www.atmo-rhonealpes.org ), cette «  exposition aux seules particules serait à l’origine de 42 000 décès prématurés en France ».

Outre la circulation automobile et le chauffage au bois, le brûlage des déchets de jardins, qu’ils soient verts ou plus secs, produit également de nombreuses particules et autres émissions polluantes (COV, furanes, dioxines).


Si cette pratique semble a priori poser peu de problèmes (hormis les conflits de voisinage) en milieu rural où les densités de population sont faibles, il en va autrement en milieu périurbain où la majorité des habitants possède un jardin d’agrément et produit chaque année de nombreux déchets verts (tontes, taille des haies et feuilles mortes). Dans son courrier du 31 mai 2011 adressé aux Maires de l’Isère, le Préfet a notamment rappelé que

« si tous les propriétaires d’un pavillon d’une agglomération de 400 000 habitants font un seul feu de ce type par an, ils contribuent à l’émission d’autant de dioxines et de furanes que l’incinérateur qui brûle les déchets ménagers de cette agglomération pendant un an .

Cette pratique est ainsi strictement réglementée en Isère par le Règlement Sanitaire Départemental et par l’arrêté préfectoral n°2008 -11470 du 15 décembre 2008. Ce dernier arrêté précise clairement que le brûlage des déchets végétaux est interdit dans la mesure où une déchetterie est mise à disposition à l’échelon communal ou intercommunal . Ce qui est le cas pour la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais qui comporte 8 déchetteries réparties sur l’ensemble de son territoire.

Ainsi Le Pic Vert est particulièrement choqué de constater la large tolérance organisée dans plusieurs secteurs du Voironnais par les municipalités, où l’on peut subir dans le même temps les émanations d’une demi-douzaine de feux de jardins dans un centre bourg au grand mépris des personnes fragiles, asthmatiques ou âgées.

Il demande solennellement aux maires des 34 communes du Pays Voironnais de faire appliquer l’interdiction en tout temps du brûlage des déchets de jardins.
Il appelle tous les habitants du Voironnais, les jardiniers en premier lieu, à respecter cette interdiction et à apporter en déchetterie leurs déchets de tontes, feuilles mortes et taille de haies.
Le Pic Vert demande également au Préfet de l’Isère d’interdire les pratiques d’écobuage durant toute la période hivernale, comme le prévoit l’arrêté interpréfectoral n°2011-004 du 5 janvier 2011.

Le Pic Vert rappelle enfin que les déchets de jardin peuvent facilement être valorisés en un compost de qualité au plus grand bénéfice des jardiniers amateurs et professionnels.

Renseignements : Le Pic Vert 04 76 91 34 33 ou contact@lepicvert.asso.fr

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Pollution atmosphérique : levée d’alerte dans le Nord-Isère

Au titre des mesures d’alerte liées à la pollution atmosphérique, due à des particules fines, constatée dans le nord du département de l’Isère, et en application de l’arrêté inter préfectoral du 5 janvier 2011, il avait été décidé de diminuer, sur l’ensemble du réseau routier, la vitesse  de 20Km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h.

Ces mesures sont levées à compter de 14 heures le dimanche 27 novembre 2011 pour le bassin nord-Isère.

L’ensemble des valeurs de pollution atmosphérique mesurées par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air est disponible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.atmo-rhonealpes.org .

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Pollution atmosphérique: limitation temporaire de vitesse en Isère

Au titre des mesures d’alerte liées à la pollution atmosphérique, due à des particules fines, constatée dans l’ensemble département de l’Isère, et en application de l’arrêté inter préfectoral du 5 janvier 2011, il a été décidé :

de diminuer, sur l’ensemble du réseau routier, la vitesse  de 20Km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h  et de fixer la vitesse maximale autorisée de tous les véhicules à 70 km/h  sur les tronçons autoroutiers et routiers de l’agglomération grenobloise suivants :

RN481 du péage de Voreppe à Grenoble (Porte de France)

A41 du péage de Crolles à Meylan (carrefour de la Carronnerie) ;

RD1090 de Meylan (carrefour de la Carronnerie) à Grenoble (Pont de l’Isère) ;

A480 sur la totalité (depuis limite A48 jusqu’au carrefour de Varces A480 / RD 1075) ;

A51 du péage de Vif à Claix (limite A51 / A480) ;

RN87 dite « Rocade Sud » ;

RN85 depuis la sortie N°8 située sur A480, sens Nord-Sud, jusqu’au carrefour giratoire situé à l’intersection de la N85 et de la RD 2085 A (fin de la déviation de Pont-de-Claix), sur la commune de Champagnier.

Ces dispositions sont applicables dès 12 heures le samedi 26 novembre 2011, pour une durée minimale de 24 heures et jusqu’à la levée de la mesure.

L’ensemble des valeurs de pollution atmosphérique mesurées par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air est disponible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.atmo-rhonealpes.org .

Recommandations comportementales, destinées à l’ensemble de la population de l’Isère, afin de réduire la pollution atmosphérique

  • limiter l’usage des véhicules automobiles et de tous autres engins à moteur thermique ;
  • les usagers de la route doivent :

privilégier, pour leurs trajets courts, les modes de déplacement non polluants (marche à pied et vélo) ;

différer si possible leurs déplacements internes aux agglomérations pouvant l’être ;

pratiquer si possible le co-voiturage dans les autres cas ou emprunter les réseaux de transport en commun.

ATTENTION, les contrôles radar sont fréquents sur les axes routiers concernés par ces mesures.

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La France durcit sa réglementation « Nitrates »

Sans attendre les deux avis motivés, rendus par la Commission européenne, dans
le cadre de procédures portant sur l’application en France de la directive dite
« nitrates » de 1991, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des
Transports et du Logement et le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la
Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire ont engagé depuis
plusieurs mois une vaste réforme de l’application de cette directive, afin
d’améliorer la lisibilité, la cohérence territoriale et l’efficacité de son dispositif et
ainsi de réduire encore les risques de pollution.
Afin de lutter contre la pollution des eaux par les nitrates qui peuvent avoir des
conséquences sur la potabilité et perturber l’équilibre biologique des milieux, l’Europe a
adopté en 1991 une directive qui est parmi les plus protectrices au monde. La mise en
oeuvre de cette directive en France a donné lieu depuis 1996 à quatre générations de
programmes d’actions encadrant l’utilisation des fertilisants azotés dans les zones dites
vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole, soit actuellement 55 % de la
surface agricole utile nationale.
La réforme engagée vise à répondre aux demandes de la Commission européenne dans
le cadre de procédures pré-contentieuses engagées fin 2009, procédures qui conduisent
aujourd’hui aux deux avis motivés. Ces procédures portent d’une part sur le contenu des
programmes d’actions nitrates et d’autre part sur le classement en zones vulnérables aux
pollutions par les nitrates.

Cette réforme comporte deux volets :

1. La réorganisation de l’architecture des programmes d’actions et la révision de
leur contenu.

La réforme crée un programme d’actions national qui fixera le socle réglementaire
national commun aux 74 départements français concernés par des zones vulnérables.
Les mesures définies comme obligatoires par la directive y seront clarifiées et
renforcées, en privilégiant l’harmonisation communautaire. Ce programme d’actions
national précisera également certaines mesures du Grenelle de l’environnement liées
aux nitrates d’origine agricole, comme l’obligation de couverture des sols à l’automne et
la mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau.

Parallèlement, les programmes d’actions départementaux actuels évolueront vers des
programmes régionaux qui préciseront, de manière proportionnée et adaptée à chaque
territoire, les actions supplémentaires nécessaires à l’atteinte des objectifs de reconquête
et de préservation de la qualité des eaux vis-à-vis de la pollution par les nitrates.
L’échelle régionale permettra d’organiser des zonages plus cohérents avec la gestion
des enjeux « eau et agriculture », tels que les petites régions agricoles ou les bassins
versants hydrographiques.
Ainsi, l’application de la directive « nitrates » en France sera renforcée et améliorée, soit
par des actions étendues à l’ensemble des zones vulnérables dès mi 2012 (allongement
des périodes d’interdiction d’épandage, relèvement des normes de rejets des
vaches laitières, contrôle plus strict du respect de l’équilibre entre l’apport et les
besoins en azote pour chaque parcelle, clarification des modalités de
dimensionnement et de contrôle des capacités de stockage des effluents
d’élevage), soit par des actions sur des territoires ciblés, notamment en ce qui concerne
la limitation des excédents d’azote à l’échelle de l’exploitation et la transparence
concernant les échanges d’effluents entre exploitations.
Le détail de ces évolutions et de leur calendrier est présenté en annexe.

2. La révision de la délimitation des zones vulnérables aux pollutions par les
nitrates d’origine agricole sur lesquelles portent ces programmes d’actions.

La révision de la délimitation des zones vulnérables se déroulera en 2012, à partir des
résultats de la campagne de surveillance de la qualité des eaux qui s’est achevée fin
septembre 2011. Elle tiendra compte des données les plus récentes disponibles sur la
qualité de l’eau ainsi que des critiques formulées par la Commission européenne. Son
achèvement fin 2012 permettra de bâtir les programmes d’actions régionaux sur des
zones vulnérables révisées et d’identifier les zones nécessitant la mise en place d’actions
renforcées.
Les programmes d’actions nitrates ainsi redéfinis fixeront les règles nécessaires à une
bonne gestion de l’azote en zone vulnérable et constitueront un socle réglementaire
minimal sur lequel s’appuieront d’autres actions spécifiques de reconquête de la qualité
des eaux pris au titre de la directive cadre sur l’eau, tels que les projets territoriaux
prévus sur les captages Grenelle ou par le plan algues vertes.

L’ensemble de la réforme, qui se mettra en place progressivement à compter de 2012,
sera pleinement opérationnelle mi 2013 avec l’entrée en vigueur des 5èmes programmes
d’action. Les calendriers retenus concilient au plus juste l’exigence d’évolutions
réglementaires immédiates souhaitées par la Commission européenne et les temps de
concertation, d’évaluation et de participation du public, préalables indispensables à
l’élaboration et à la mise en oeuvre de telles évolutions.

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Transports: l’affichage des émissions de CO2 devient obligatoire

Responsable de 33,7 % des émissions de CO2 en France en 2010, le transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre. Mais cette pollution varie fortement en fonction du trajet et du mode de transport utilisé.

Afin de pouvoir, lors de chaque déplacement, privilégier le mode le plus écologique, le Grenelle de l’environnement impose aux opérateurs (entreprises de transports en commun, de déménagement, taxis, loueurs de véhicules, collectivités, agents de voyages, etc.) d’informer leurs clients sur l’impact CO2 de leur prestation. Le décret mettant en oeuvre cet engagement vient de paraître au Journal officiel.

Que vous voyagiez ou que vous fassiez transporter des marchandises sur rails, route, fleuve, mer ou dans les airs, vous serez donc désormais informés des émissions de CO2 émises par le ou les véhicules utilisés.
Les voyageurs recevront cette information le plus souvent lors de l’achat du titre de transport. Dans les cas où il n’est pas délivré de tickets (abonnement, ou transport sur un trajet non défini à l’avance), le texte prévoit la possibilité d’afficher une information CO2 à bord du véhicule.
Dans le cas du fret, l’information sera communiquée au plus tard à l’issue de la prestation, permettant aux entreprises d’établir des bilans d’émissions de CO2 et d’optimiser leurs chaînes de transport.

Le décret précise la méthode permettant de procéder à une estimation des émissions de CO2, basée, au choix de l’opérateur et selon la taille des entreprises, soit sur des données forfaitaires adaptées à chaque situation et qui seront définies par arrêté ministériel, soit sur des valeurs estimées directement par l’opérateur. En cas de contestation, et pour encourager la plus parfaite transparence, les
organismes de certification sont habilités à valider ou invalider les données fournies par le prestataire.

La mise en oeuvre du dispositif est fixée entre le 1er juillet et le 31 décembre 2013 pour tenir compte des délais d’appropriation par les entreprises et leur permettre d’élaborer un guide pratique à destination des utilisateurs. En parallèle, une démarche de normalisation européenne a été engagée, à l’initiative de la France, afin de favoriser le développement de ces pratiques chez nos voisins.

Elle devrait aboutir à une réglementation européenne d’ici 2013.

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Prévention des intoxications au monoxyde de carbone

Chaque année de nombreux cas d’intoxications au monoxyde de carbone sont recensés.
Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore, et donc indétectable par l’homme.
Il résulte d’une combustion incomplète, et ce, quel que soit le combustible utilisé :
Bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane.
Sa diffusion dans l’environnement est très rapide.
Les symptômes de l’intoxication sont : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue.
Ils peuvent ne pas se manifester immédiatement. En cas d’intoxication aiguë, la prise en
charge doit être rapide et justifie une hospitalisation spécialisée.
Aussi, la préfecture de l’Isère appelle chacun à la plus grande vigilance.

Il convient notamment :

· De faire vérifier son installation par un professionnel qualifié,
·  De ne jamais utiliser, pour se chauffer, des appareils non destinés à cet
usage : cuisinière, brasero, etc.
·  D’installer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des
bâtiments, jamais dans des lieux clos (maison, garage, cave …)
·  De ne pas utiliser les chauffages d’appoint en continu. Ces appareils ne
doivent fonctionner que par intermittence.
·  De ne jamais obstruer les grilles de ventilation, même par grand froid.
·  D’aérer quotidiennement les habitations même par temps froid.
En cas de suspicion d’intoxication :
· Aérer immédiatement les locaux et ouvrir portes et fenêtres,
· Arrêter si possible les appareils de combustion,
· Evacuer au plus vite les locaux ,
· Appeler les secours : 112,
· Ne pas réintégrer les locaux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel du
chauffage ou des sapeurs pompiers.

Le strict respect de ces consignes est impératif afin d’éviter un risque d’intoxication qui
peut s’avérer mortelle.

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Pollution aux PCB : pêcheurs, consommateurs, éleveurs…à qui le tour ?

Des agriculteurs de Grez-en-Bouère, en Mayenne, victimes d’une pollution chronique aux PCB vont devoir envoyer à l’abattoir 142 vaches, lourdement contaminées aux PCB. Après avoir déjà rendu impropre à la consommation certaines espèces de poisson du Rhône, les PCB, dont l’usage est interdit en France depuis 1987, continuent de menacer notre santé et dégradent les conditions de travail des agriculteurs.

Réaction de France Nature Environnement

Pour Jean-Claude Bévillard, pilote du réseau agriculture de FNE : « Lorsqu’il s’agit de sédiments ou d’estuaires, ce sont les activités de pêche ou d’élevage piscicoles qui sont touchées. En cas de pollution en milieu rural, ce sont les activités agricoles qui sont les premières victimes, comme aujourd’hui en Mayenne. Il est impératif de trouver une solution pour éviter d’en arriver là.»

Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau Risques Industriels : « Les pollutions chroniques sont le parent pauvre de la politique de maîtrise des risques industriels. Il faut plus de moyens publics pour suivre les installations et vérifier les conditions de fonctionnement. Prévenir coûte cher, mais ne pas prévenir coûte toujours plus. Cet abattage en est la preuve. » A l’heure de l’anniversaire du Grenelle, il convient de rappeler que les pollutions chroniques ont été le grand absent de ce débat.

FNE, depuis longtemps, ici comme ailleurs, sur le front des PCB

FNE et l’association « Entre Taude et Bellebranche », ont déjà porté plainte auprès du procureur de la République concernant cette pollution aux PCB qui concerne la commune de Grez-en-Bouère. FNE, l’URVN et la FRAPNA se sont par ailleurs constituées parties civiles pour une pollution du Rhône par les PCB qui a donné lie depuis septembre 2005 à des restrictions de consommation de poissons pêchés

dans le Rhône de Lyon jusqu’à son embouchure (L’interdiction de consommer le poisson pêché s’étend sur tout le linéaire du fleuve Rhône depuis le barrage de Sault Brénaz, à l’amont, jusqu’à son embouchure, à l’aval).

Bruno Genty, président de FNE : « FNE témoigne de sa solidarité envers les éleveurs, victimes d’une pollution nationale, récurrente et délaissée. »

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Etude sur l’exposition aux pesticides dans les logements des agriculteurs

Dans le cadre de son programme de surveillance en environnements intérieurs et en lien avec ses mesure des pesticides en air ambiant, atmo Nord-Pas-de-Calais mène une nouvelle étude avec de nombreux partenaires régionaux pour connaître le transfert des pesticides dans les domiciles des agriculteurs ainsi que l’exposition de leur famille.
Forte de huit années d’expertises, atmo Nord-Pas-de-Calais dispose d’une meilleure connaissance des concentrations de pesticides
auxquelles nous pouvons être exposés quotidiennement en extérieur, mais de peu de données de l’exposition à ces mêmes pesticides en environnements intérieurs, notamment chez les principaux utilisateurs.
Menée sur deux ans, cette nouvelle étude a pour but de connaître les transferts de pesticides de l’extérieur vers le domicile ainsi que
l’exposition des familles d’agriculteurs aux pesticides d’usage domestique. Elle s’associe également à l’étude sur les effets
physiologiques des pesticides sur les plantes en environnements intérieurs, menée par la Faculté de Pharmacie de Lille.
Ces mesures ont  lieu de mi-mars à mi-juin (durant les principales périodes d’épandages), en 2011 et en 2012, dans les domiciles des agriculteurs de la région s’étant portés volontaires.

Cette étude, la première réalisée au domicile des agriculteurs en France, sera menée à partir d’un panel de logements, représentatifs de la diversité des cultures et des traitements employés dans le Nord-Pasde- Calais.

atmo Nord – Pas-de-Calais, l’association régionale pour la surveillance et l’évaluation de l’atmosphère, s’appuie sur une expertise de plus de 30 ans pour répondre aux enjeux majeurs tels que la santé et l’environnement, le climat, l’aménagement du territoire, les transports, …
Agréée par le Ministère en charge de l’Ecologie et du Développement Durable et organisée sur les principes d’intérêt général, de
collégialité, d’impartialité, atmo Nord – Pas-de-Calais développe son programme d’études et d’information sur une approche
transversale d’évaluation de l’atmosphère, notamment sur les axes « Air, Climat et Energies ».

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Fin de la limitation temporaire de vitesse en Isère

Au regard des taux d’ozone ou de particule en suspension( selon) dans l’atmosphère mesurés sur le bassin grenoblois (par exemple), et en application de l’arrêté inter préfectoral du 5 janvier 2011, il a été décidé la levée des mesures mises en place dans le cadre de l’épisode de pollution.

Ainsi, à partir du 26 mars 2011, reprise des limitations habituelles de vitesses sur les tronçons autoroutiers suivants :

A 48 du péage de Voreppe à la bifurcation de l’A480 (St Egrève) ;

  • RN481 de la bifurcation de l’A480 (St Egrève) à Grenoble (Porte de France) ;
  • A41 du péage de Crolles à Meylan (carrefour de la Carronnerie) ;
  • RD1090 de Meylan (carrefour de la Carronnerie) à Grenoble (Pont de l’Isère) ;
  • A480 sur la totalité (depuis limite A48 jusqu’au carrefour de Varces A480 / RD 1075) ;
  • A51 du péage de Vif à Claix (limite A51 / A480) ;
  • RN87 dite « Rocade Sud » ;
  • RN85 depuis la sortie N°8 située sur A480, sens Nord-Sud, jusqu’au carrefour giratoire situé à l’intersection de la N85 et de la RD 2085 A (fin de la déviation de Pont-de-Claix), sur la commune de Champagnier.

Et sur l’ensemble du réseau routier, reprise des limitations de vitesses habituelles.

L’ensemble des valeurs mesurées par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air est disponible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.atmo-rhonealpes.org .

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