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Les associations d’aide à domicile en difficulté

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 25/03/2010, Mme Annie David (CRC-SPG Isère) appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État chargée de la famille et de la solidarité sur la situation financière de nombreuses associations d’aide et de soins à domicile.

En effet, elles se trouvent confrontées aujourd’hui à un paradoxe entre l’exigence légitime d’une professionnalisation de leurs intervenants, indispensable à la qualité des prestations rendues, et la non-reconnaissance des coûts réels qu’induit cette qualification.

Les conseils généraux sont, quant à eux, confrontés à l’explosion de leurs dépenses d’action sociale, et ne reçoivent pas de l’État les compensations attendues et nécessaires. Ils sont ainsi dans l’incapacité de palier le désengagement de l’État.

Or, les difficultés financières de ces associations d’aide et de soins à domicile ont des répercussions dommageables tant sur la qualité et l’accès à l’aide et aux soins aux personnes et aux familles en situation de fragilité et de perte d’autonomie, que sur les conditions de travail de leurs salariés.

Aussi, elle lui demande quelles dispositions ou initiatives elle compte prendre afin de doter notre pays d’une politique de qualité pour l’accompagnement des personnes dépendantes.

Réponse du ministère du Travail, de la Solidarité et de la fonction publique publiée dans le JO Sénat du 17/06/2010

L’aide à domicile, et notamment la situation financière des services d’aide à domicile, est un sujet sur lequel le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique est particulièrement attentif.

Ce secteur est complexe car il fait appel à des financements publics variés, ceux des conseils généraux, des caisses de retraite, auxquels s’ajoutent des exonérations fiscales et sociales, et à des financements privés, ceux des usagers. Les exonérations fiscales et sociales pour le secteur représentent par exemple à elles seules 6,6 Md€ en 2009.

Une table ronde sur le financement de l’aide à domicile a été organisée à la demande des ministres concernés par la direction générale de la cohésion sociale le 22 décembre 2009. Elle a permis de dresser un premier état des lieux des difficultés et des attentes du secteur.

À la suite de cette table ronde, le ministre du travail a souhaité avec la secrétaire d’État chargée des aînés et la secrétaire d’État chargée de la famille et de la solidarité, pouvoir lancer des travaux qui devront permettre de mieux appréhender l’origine des difficultés du secteur et de définir les améliorations susceptibles d’y remédier.

À cet effet, le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique a signé le 29 mars 2010 des lettres de mission à l’attention du directeur général de la cohésion sociale et du directeur de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

La direction générale de la cohésion sociale est ainsi chargée de l’animation d’un groupe de travail permettant d’établir un état des lieux territorialisé de l’offre de services d’aide à domicile. Cette cartographie a pour objectif de mieux appréhender les profils et les besoins des personnes aidées ainsi que de comparer les pratiques des départements en termes d’autorisation et de tarification. L’objectif est de disposer ainsi d’un « observatoire » sur ce secteur qui souffre d’un manque de données partagées, objectivées et disponibles pour tous.

Ce groupe travaillera également sur l’efficience des structures avec pour objectif de recenser et de proposer des solutions opérationnelles en termes de modernisation, de mutualisation et d’adaptation des services.

La CNSA, est quant à elle, chargée d’animer un groupe de travail sur le contenu qualitatif des plans d’aides qui sont mis en place pour le maintien à domicile des personnes âgées ou des personnes handicapées pour aboutir à des référentiels partagés entre les différents acteurs.

Enfin, le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction, publique va saisir dans les prochains jours les trois inspections générales (IGAS, IGF et IGA) d’une mission large sur le financement et la tarification des services d’aide à domicile. Elle portera sur les facteurs déterminant les coûts des prestations, les règles de tarification, la solvabilisation des besoins et des plans d’aide par l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) et sur les contrôles d’effectivité des dépenses publiques d’aide à domicile. L’ensemble de ces travaux devra être remis pour le 30 septembre 2010.

D’ici là, le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sera évidemment attentif aux difficultés signalées au plan local afin d’y répondre au mieux.

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Concours Mieux Vivre en Milieu Rural 2010

Avec quelques camarades ou amis, au sein d’un petit groupe vous avez développé un projet qui reste à mettre en oeuvre. La MSA peut vous aider à le finaliser.

Votre projet entre dans l’une de ces thématiques :

  • Culture et arts,
  • Solidarité et citoyenneté,
  • Santé et activités physiques ou sportives,
  • ou relève d’une « démarche innovante ou d’une thématique inexplorée »,

la MSA vous aidera à le financer.

Vos idées ont un prix ! Des bourses seront attribuées aux meilleurs projets (de 750 à 2 500 euros).

Pour tout renseignement, aide ou conseil,  :
Tél. : 04 76 88 76 21

E-mail : action.sociale@alpesdunord.msa.fr

Date limite de dépôt du dossier le 22 octobre 2010

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L’agriculture sociale en quête de reconnaissance

C'est dans cette ferme, la ferme d'Antan à Crolles, que se sont retrouvés les acteurs de l'agriculture sociale et thérapeutique.

C'est ici, à la ferme d'Antan à Crolles, que se sont retrouvés les acteurs de l'agriculture sociale et thérapeutique.

Les Premières Rencontres de l’agriculture sociale et thérapeutique en Rhône-Alpes se sont tenues aujourd’hui à la ferme d’Antan, à Crolles. Ce concept, porté par le milieu associatif, relayé par les collectivités, connaît un essor certain en Europe (Pays-Bas, Flandres, Italie notamment) et reflète une prise de conscience reconnaissant à l’activité agricole, pluriactive par nature, une fonction salutaire d’insertion ou de réinsertion sociale.

L’agriculture peut-elle conjuguer à l’envi production et services, y compris les services à la personne ?

C’est en tout cas une évolution qui prend forme, une alternative solidaire  qui répond à une forte demande et intéresse des secteurs aussi essentiels que  la santé, l’emploi, le social, l’aménagement du territoire.

Cette prise de conscience encore inégale, selon les pays, progresse néanmoins, mobilise les énergies, tente de se structurer.

Des atouts et des freins

L’une des définitions avancées au cours de ces rencontres est la suivante : « L’agriculture sociale et thérapeutique est une activité de production et de valorisation de produits et services agricoles et para-agricoles, qui permet l’accueil de personnes en difficulté à des fins d’insertion sociale et professionnelle et d’accompagnement thérapeutique ».

La question de l’efficience de ce que l’on pourrait baptiser  « agrothérapie » sur les personnes en situation de handicap (autisme, addictions) ou en grande difficulté (chômage longue durée) reste en suspens, faute de preuves tangibles. Pour l’instant, en effet, aucune étude scientifique, systématique et représentative, n’a vu le jour. Cette évaluation reste à faire.

Gérald Assouline (QAP), de Theys, coordinateur d’un projet régional de développement de l’agriculture sociale et thérapeutique, souligne que ce concept « ne manque pas d’atouts, qu’il existe une sensibilisation croissante de la société, mais que certaines limitations en ralentissent le développement : la séparation entre secteurs d’intervention (social/santé/agriculture), la nouveauté des systèmes de prise en charge, autre que médicalisée, l’inadaptation des politiques de soutien, le risque de standardisation de l’accueil ».

Quelques exemples en Isère

Le ferme de Belle Chambre (Sainte-Marie-du-Mont) qui a vu le jour en 1989 a été financée par le CG38 jusqu’en 1993. C’est un lieu de vie et de travail à la ferme (exploitation laitière de moyenne montagne). Elle accueille trente adultes autistes et psychotiques âgés de 20 à 60 ans.

La ferme d’Antan (Crolles), SCEA de 3 personnes,  accueille depuis 2002 des groupes à la journée via des organismes sociaux (IME, CHRS). Fait partie du réseau Accueil Paysan.

Ces Premières Rencontres ont tenu à élargir le cadre rhônalpin à l’Europe qui, à son échelle, développe le projet SoFar (social farming).

Des représentants de la coopérative agricole Il Forteto, en Toscane, étaient présents à la ferme d’Antan. Stefano Pezzati et Luigi Goffredi ont présenté l’historique et le fonctionnement de cette entreprise fondée en 1977 et qui emploie aujourd’hui 105 personnes (dont une dizaine ayant des problèmes physiques ou psychiques) vivant pour la plupart en communauté. A noter que la Toscane s’est dotée en février 2010 d’une loi relative à l’agriculture sociale.

Joop Wouter, venu des Pays-Bas, a été agriculteur social pendant 10 ans. Il est depuis 5 ans consultant dans ce domaine. Il a expliqué qu’à la fin des années 90, les fermes sociales ont été reconnues à la fois par le secteur agricole et par le secteur de la santé. Pour lui, les principaux défis à relever sont :le fossé qui sépare le monde urbain et rural, la nécessité de développer les réseaux d’agriculture sociale, le développement de structures de financement durables, la mise en évidence des effets positifs de l’agriculture sociale et de la nature sur la santé et le bien-être.

En ce qui concerne Rhône-Alpes, c’est une région qui ne manque pas d’initiatives dans ce domaine. Chacun reconnaît qu’elles méritent d’être mises en valeur. Deux courts-métrages ont été réalisés dans cette intention, avec le concours de la Région, sur la ferme de Belle Chambre (Isère) et Solid’Action (Isère).

Parmi les objectifs visés à court terme, à l’échelle de la Région, figurent d’une part la réalisation d’un inventaire de l’existant et des acteurs de l’agriculture sociale et thérapeutique, d’autre part la promotion des bonnes pratiques et compétences professionnelles en matière d’accompagnement et d’encadrement. Cela passe par des sessions de formation, des échanges entre professionnels d’ici et d’ailleurs, l’adaptation des formations initiales des personnels encadrants.

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Plusieurs élus participaient à ces Rencontres. Parmi eux,  Eliane Giraud, conseillère régionale Rhône-Alpes et Georges Bescher, conseiller général de l’Isère.

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La MSA vous propose des séjours en Bretagne

La Mutualité Sociale Agricole Alpes du Nord organise pour les seniors des séjours d’une semaine dans son centre de vacances de Beg Porz en Bretagne.

Nombreuses visites et excursions, musées, ports dégustation de produits locaux vous attendent dans  un cadre naturel magnifique, dans un domaine au bord de l’eau. Il reste des places à partir du 16 mai jusqu’à la mi septembre.

Renseignez vous au 04 76 88 76 59 ou sur www.msaalpesdunord.fr

Une aide pour faciliter le départ en vacances des assurés agricoles en situation d’aidant familial : vous vous occupez d’un proche âgé dépendant, la MSA peut vous apporter une aide financière et un accompagnement pour vous permettre de profiter d’un séjour au domaine de Beg Porz. Cette aide est soumise à conditions de ressources : contactez l’assistante sociale MSA de votre secteur pour renseignement et dossier (coordonnées sur le www.msaalpesdunord.fr).

msa

Parents : offrez un séjour en Bretagne à vos enfants.

La Mutualité Sociale Agricole Alpes du Nord organise pour les enfants  des séjours dans son centre de vacances de Beg Porz en Bretagne.

Dans un environnement superbe en pleine nature, ils bénéficieront d’activités diversifiées en toute sécurité avec un encadrement permanent assuré par des professionnels

Il reste des places du 5 au 20 juillet et du 21 juillet au 6 août

Renseignez-vous au 04 76 88 76 59 ou sur www.msaalpesdunord.fr

Une aide pour faciliter le départ en vacances : La MSA peut apporter une aide financière pour permettre aux enfants de profiter d’un séjour au domaine de Beg Porz. Cette aide est réservée aux assurés agricoles et est soumise à conditions de ressources : contactez l’assistante sociale MSA de votre secteur pour renseignement et dossier (coordonnées sur le www.msaalpesdunord.fr).

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Assurance maladie: la largeur de l’assiette en question

orateurM. Jacques Blanc (Lozère-UMP) dans sa question écrite du 25 mars 2010, attire l’attention de M. le ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur le mode de calcul de l’assurance maladie des exploitants agricoles. Ce dernier est basé sur une cotisation minimale quelle que soit la situation économique de l’exploitant.

Si l’idée qui prévaut est que pour pouvoir être assujetti à ce régime, il convient de conduire une exploitation de telle sorte que l’on dégage des revenus, la situation de crise que traverse aujourd’hui la profession ne permet pas de juger de la viabilité ou non d’une exploitation.

Certains préconisent donc, à l’instar du régime de droit commun avec la couverture maladie universelle, la suppression de cette assiette minimale, ce qui permettrait de rétablir une relation directe entre le revenu issu de l’activité professionnelle et les cotisations sociales payées.

Aussi, il souhaiterait connaître son avis en la matière.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 22/04/2010

Les cotisations sociales des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole sont assises, quel que soit le régime d’imposition des intéressés, sur les revenus professionnels soumis à l’impôt sur le revenu mais ne peuvent être calculées sur des assiettes inférieures à des minima fixés par voie réglementaire.

Ainsi, l’assiette minimum est fixée à 800 fois la valeur du salaire minimum de croissance (SMIC) pour les cotisations d’assurance maladie et d’assurance vieillesse individuelle et à 600 fois la valeur du SMIC pour la cotisation d’assurance vieillesse proportionnelle. Une logique similaire existe pour le régime des non-salariés non agricoles où l’assiette minimum en assurance maladie est fixée à 40 % du plafond de la sécurité sociale.

La suppression de l’assiette minimale en assurance maladie entraînerait une charge supplémentaire pour le régime des non-salariés agricoles évaluée à 63 millions d’euros, alors que celui-ci bénéficie déjà largement de la solidarité nationale.

Cette question ne pourrait être étudiée que dans le cadre d’une réflexion globale sur les cotisations, leur taux et leur assiette. Pour venir en aide aux chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole ayant des difficultés pour régler leurs cotisations sociales, il convient de privilégier le dispositif mis en place par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, qui permet aux caisses de mutualité sociale agricole, ainsi qu’aux autres assureurs maladie habilités, de prendre en charge une partie des cotisations sociales de leurs assurés confrontés à des problèmes de trésorerie.

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Faciliter l’accès au droit en milieu rural

Les litiges et problématiques de tout ordre (foncier, baux ruraux, administration, assurance, etc.) auxquels sont souvent confrontés les acteurs du monde rural, quelle que soit leur profession, ont de quoi décourager.

Faire valoir son droit, expliquer son cas, plaider sa cause: nombreux sont ceux qui ont l’impression que pour y parvenir, il faut déplacer des montagnes et vider son porte-monnaie. L’histoire du pot de terre contre le pot de fer a la vie dure.

Comme le remarque Laurence Ferrini, agricultrice en Nord Isère et bénévole au Comité d’action juridique (CAJ) Rhône-Alpes, « le droit s’exerce plutôt de façon verticale et en milieu urbain. Le monde rural reste à l’écart ».

L’action des CAJ -qui ont le statut d’association loi 1901- vise précisément à modifier cet état de fait en « permettant l’accès au droit pour tous en milieu rural, en proposant un soutien juridique alternatif et des formations ». C’est, en quelque sorte, la mise en place d’un circuit court du droit.

Une méthode participative

La Région Rhône-Alpes, qui apporte son soutien financier à cette initiative, est pionnière en la matière : c’est en effet la seule à disposer depuis 2006 de huit associations départementales animées par des bénévoles avec le soutien d’un juriste salarié par l’association régionale, le CAJ Rhône-Alpes.

La démarche adoptée est originale et privilégie la concertation : « Le fonctionnement des CAJ, explique Laurence Ferrini, repose à la fois sur des pratiques de solidarité et sur la participation des individus à la résolution de leurs problèmes juridiques. Ensemble, nous réfléchissons sur le litige, ensemble nous tentons de le résoudre ».

Sur le plan juridique, les bénévoles comme Laurence Ferrini, ont reçu une formation de base et, la pratique aidant, sont capables d’apporter eux-mêmes les éléments de droit.

« Si un rendez-vous avec le juriste est organisé, plusieurs bénévoles du CAJ sont présents. On instaure alors des échanges triangulaires et équilibrés entre la personne soutenue, les bénévoles et le juriste. Ainsi, la personne ne confie pas son problème au seul juriste mais participe activement à sa résolution ».

code ruralLa part formatrice et pédagogique de cette méthode constitue l’un de ses points forts. Il ne s’agit rien moins que de permettre aux populations rurales de mieux connaître les grands principes du droit, de se les approprier, de les exercer. Le droit est l’affaire de tous et nul n’est censé ignorer la loi. Mais qui connaît vraiment son Code rural comme le Code de la route ?

Les vertus pacifiques du droit

Les CAJ sont intervenus sur près de 250 situations depuis 2008, principalement liées à des problématiques agricoles, notamment foncières. Sillon38  présentera prochainement le cas d’un jeune agriculteur du Trièves qui a obtenu gain de cause, avec le soutien du CAJ Isère, face à une décision du préfet de l’Isère.

Sur le plan qualitatif, les résultats obtenus sont jugés très positifs : « Les situations accompagnées trouvent le plus souvent des issues positives, y compris dans le cas de procédures judiciaires. Il est par contre beaucoup trop tôt pour faire un bilan sur les avancées des droits…Mais le plus satisfaisant est le changement d’attitude des personnes soutenues vis-à-vis de leurs difficultés, du droit et des institutions», souligne le CAJ Rhône-Alpes.

En témoigne la réaction d’une personne concernée par ce type de situation de litige et qui, depuis a intégré l’équipe du CAJ :

« Grâce au soutien du CAJ, la peur s’en va, la confiance revient, notre dignité aussi. Au-delà de notre situation, c’est nous qui avons changé. Moi qui ignorais, il y a quelques mois jusqu’à l’existence du code rural, me voilà plongée dedans ! C’est passionnant de voir comment avec du droit on peut créer du droit ! ».

Bref, faire valoir ses droits, c’est en quelque sorte être en paix avec soi-même. Un bénéfice personnel qui s’apprécie !

Utilité publique

Les freins existent cependant  et peuvent perturber le développement de ces comités d’action juridique:

-       l’action juridique, pour les bénévoles, exige beaucoup de temps. C’est une forte implication personnelle.

-       l’action juridique est coûteuse. Les CAJ, néanmoins, demandent une contribution financière bien inférieure aux frais facturés par un service juridique ou un avocat.

Si les litiges agricoles constituent actuellement la matière première de l’action des CAJ, l’ouverture aux autres aspects de la ruralité devrait se faire progressivement pour peu que les équipes s’étoffent et que leurs membres se diversifient.

C’est une œuvre d’utilité publique que celle-ci et qui ne peut qu’aller dans le sens de la prévention des conflits. Des sessions de formation collective sont d’ailleurs programmées. Dernièrement, des réunions ont eu lieu en Isère sur le statut du fermage, les baux ruraux, la SAFER, le contrôle des structures. D’autres suivront, notamment sur les documents d’urbanisme.

……………………………………………

Les CAJ en Rhône-Alpes :

Isère : 04 76 22 79 93

Savoie : 04 79 33 83 01

Haute-Savoie : 04 50 57 20 66

Ain : 09 61 54 83 44

Rhône : 04 78 37 57 45

Loire : 04 77 26 51 95

Ardèche : 09 51 37 08 50

Drôme : 04 75 25 10 50

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MSA Alpes du Nord: Jean François Bouchet réélu président

Trente membres, dont 9 élus par département et 3 représentants des familles désignés par les associations familiales, composent aujourd’hui le nouveau Conseil d’Administration.

Président : Jean François Bouchet (1er collège exploitants)

1er vice président : Jean Paul Carron (2ème collège salariés)

Vice -président  1er collège exploitants : Thierry Blanchet

Vice -président  2ème collège salariés : Michel Fournier

Vice -président  3ème collège employeurs : Noël Barlet

Vice -président représentant les familles : Pierre Pivotsky

Président comité départemental 38 : Colette Thilly (1er collège exploitant)

Président comité départemental 73 : Jean Jacques Exertier (1er collège exploitants)

Président comité départemental 74 : Michel Vincent (2ème collège salariés)

Ces nominations sont l’aboutissement d’un processus électoral démocratique qui a d’abord permis, aux 70 000 assurés-électeurs de désigner en janvier leurs délégués, puis à ces 654 délégués de désigner à leur tour, les administrateurs en assemblée générale, le 5 mars,

Le conseil d’administration agit sur la stratégie et les orientations politiques de la protection sociale des exploitants, salariés et employeurs agricoles, actifs et retraités, et de leurs familles.

Il définit la politique d’action sociale, de prévention, de santé et sécurité au travail des assurés et des professionnels agricoles.

Il oriente l’action de la MSA comme acteur du milieu rural et développe son offre de services sur les territoires (services à la personne, prévention, etc.).

Réélection de Jean François Bouchet

msaLe président Jean François Bouchet (57 ans) exploite une ferme de 150 hectares sur la commune de Cruseilles (74), en GAEC avec deux associés. Leur production exclusivement laitière, est transformée en Reblochon par la coopérative du Mont Salève. Ils ont par ailleurs initié et développé le concept de fontaine à lait dans la zone urbaine d’Annecy.

Jean François Bouchet entame son 3ème mandat consécutif comme président de la MSA Alpes du Nord.

Il a exercé au cours de ses mandats successifs, des responsabilités nationales au sein du Conseil Central de MSA

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Ecout’Agri: l’aide aux agriculteurs en difficulté plus que jamais d’actualité

Ecout’Agri va fêter en 2011 ses dix ans d’existence et, malheureusement, son activité ne cesse de croître. En effet, le rôle premier de cette association est d’aider les agriculteurs en difficulté et chacun sait que, conjoncture oblige, crise oblige… ils sont de plus en plus nombreux.

Deux chiffres suffisent à comprendre la situation. Ils ont été dévoilés lors de l’AG qui vient de se dérouler à Moirans: les 29 bénévoles qui sont intervenus en 2009 ont parcouru près de 10000 km pour 1600 heures d’intervention.

Des interventions à tous niveaux qui ont concerné 35 exploitations. « Certaines sont en grande détresse. »

Afin d’être plus efficace l’association s’est rapprochée de la MSA à travers le Sillon Dauphinois qui a pour but également de venir en aide aux agriculteurs en difficulté.

Ecout’Agri est également engagée au niveau régional à travers le réseau solidarité paysans Rhône-Alpes.

Le souci majeur de l’association Ecout’Agri vient de ses finances. En un mot les caisses sont vides et il faut à tout prix les renflouer pour qu’elle puisse poursuivre son action.

Christian Nucci, vice président du Conseil général en charge de l’agriculture, présent dans la salle à tenu à rassurer les membres de l’association: « Certes, le budget du département est difficile à établir, pour les raisons que chacun sait, mais je m’engage à ce que la subvention que le Conseil général vous allouera soit au moins égale à celle de l’an passé. »

Chacun espérant que toutes les structures concernées en fasse de même.

Ecout’Agri continuera donc sa mission qui est plus que jamais d’actualité. Pour ce, elle compte beaucoup, pour ne pas dire essentiellement, sur les bénévoles.

Plusieurs agriculteurs ont témoigné, suite aux difficultés qu’ils traversent et on a bien senti que pour eux un soutien est indispensable.

Didier Villard, vice président de la Chambre d’agriculture a fait le point sur cette crise: « Elle touche toutes les productions, excepté la noix. L’époque où on demandait uniquement aux agriculteurs de produire est révolu. Aujourd’hui, ceux-ci doivent faire preuve d’imagination à travers par exemple la vente directe, la connaissance du marché…

Il faudra également gérer l’après quotas, les nouvelles habitudes des consommateurs… Il ne faut pas non plus jouer au catastrophisme à outrance. On peut s’en sortir. « 

Parmi les pistes citées on retiendra la formation, le syndicalisme, l’organisation…

En attendant l’association Ecout’Agri n’est pas près de s’éteindre faute de travail!

Pour contacter l’association:

EcoutAgri: La Mondée, 95, avenue de la Gare. 38140 Izeaux. Tel: 04 76 93 91 43. Mail: ecoutagri@voilà.fr


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« Ecout’Agri  » en AG

Connaître, écouter, aider, soutenir moralement, favoriser le partage d’expériences, accompagner des personnes, des agriculteurs vivant des difficultés de tous ordres…, les assister, les soutenir, les représenter, à leur demande, devant des créanciers et l’administration…telles sont les missions premières de l’association Ecout’Agri.

Celle-ci tiendra son AG ce jeudi 11 mars au CFP de Moirans à partir de 20h30.

En cette année de  crise agricole, les sujets ne vont pas manquer, les témoignages également.

Le président Philippe Allagnat et les membres du bureau vous attendent nombreux à cette importante rencontre.

Pour contacter Ecout’Agri:

La Mondée, 95, avenue de la Gare

38140 Izeaux

Tel: 04 76 93 91 43

Mail: ecoutagri@voilà.fr


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ADMR Isère: une multitude de services proposés

ADMR l'association du service à domicile

Le mouvement associatif aide à domicile en milieu rural, l’ADMR, a vu le jour en 1945 à Communay. Commune qui était à l’époque sur le département de l’Isère. Depuis elle a basculé dans le Rhône.

En 1945, au sortir de la guerre, les fondateurs du Mouvement Familial Rural créent créent un nouveau service : l’aide familiale rurale.

Dès l’origine, l’objectif de ce service est double : aider les uns dans les tâches quotidiennes, créer des emplois de proximité pour retenir les autres. Peu à peu cette nouvelle association va se développer, étoffer  sa gamme de services et devenir un acteur indispensable, au niveau social, médico-social, sanitaire au niveau du monde  rural. Mais peu à peu les centres urbains font appel à l’ADMR. Celle ci va en 1998 modifier ses statuts pour devenir « l’association du service à domicile ».

L’ADMR est bien implantée en Isère. La fédération départementale regroupe 162 associations locales, environ 1500 bénévoles, 3000 salariés…

Voici les  principaux services d’aide à la personne qu’offrent l’ADMR

Services ADMR

Ceux ci sont complétés par des services annexes tels que:

Petites unités de vie pour personnes dépendantes

Gestion de mesures de protection juridique

Portage de repas à domicile

Le BébéBus, une halte-garderie itinérante

La garderie péri-scolaire

Le lieu d’accueil parents-enfants « Bonne Mine »

Grâce à cette gamme large de service l’ADMR de l’Isère est la première fédération de la région Rhône Alpes et la 7ème en France en ce qui concerne volume d’heures.

Chantal Badin, présidente de la fédération départementale: »Afin d’offrir une offre de service aussi vaste et donner entière satisfaction à nos clients, nous sommes très exigeants lors de l’embauche de nos salariés. Ceux ci doivent avoir d’excellentes qualités professionnelles mais également relationnelles. »

Elle rajoute que sur certains services »on a du mal à trouver du personnel, c’est le cas  au niveau du monde soignant, les infirmières par exemple. »

Afin d’être au plus proche de la population, la fédération départementale a mis en place 10 maisons de services de pays. 

« Ces antennes décentralisées, qui accueillent le public, jouent un rôle important au niveau du service de proximité. »

Voici leur implantation:

Et leur cordonnées:


Chantal Badin croit fort à l’activité future de l’ADMR: » les personnes ont de plus en plus besoin de services, la population souhaite le maintien le plus longtemps possible au domicile. A nous de nous adapter, de répondre aux attentes et de conserver notre « triangle d’or »: celui ci a pour bases: le client-adhérent, le bénévole et le salarié. C’est sur ce mode de fonctionnement que sont édifiées l’efficacité et l’utilité de l’ADMR. »

Contacts

@ Email : info.fede38@admr.org
Téléphone Tél : 04 76 56 18 18
Fax Fax : 04 76 75 59 82
272, Rue des Vingt Toises
BP 49
38950 ST MARTIN LE VINOUX

site internet:

www.admr.org

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