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AG de l’association forestière Bonnevaux/chambaran


Le Président Paul ROSTAING , après avoir rappelé  l’alternance de tenir l’A.G. dans les Chambaran puis dans les Bonnevaux , souligne l’opportunité de venir à Commelle/Porte des Bonnevaux et remercie Monsieur Alain MEUNIER ( Maire Délégué ) d’accueillir en l’invitant à présenter sa commune.

Monsieur Meunier souhaite la bienvenue  à l’assistance, explique que la fusion des quatre communes était récente (Commelle, Arzay, Semons et Nantoin ) communes à fort potentiel forestier et que toutes ont en commun le souci d’exploiter au mieux les ressources des forêts des  Bonnevaux , précisant que l’organisation de stages de conduite d’exploitation avec attestation de suivi apportait  la preuve de cette volonté de valoriser les ressources du territoire, que les communes fusionnées veilleront à maintenir un développement durable , sur quoi il nous souhaite bonne assemblée .

M. Raymond Président de l’UMP38/FRANSYLVA retrace l’origine de la constitution de cette union : Groupements forestiers en lieu et place de l’UGDFI ,l’adhésion comprenant une part de cotisation syndicale comprise d’office, l’assurance R.C.  (adhérents et groupements) et la revue « parlons Forêt »

Les 7 groupements seront chacun représentés par un membre de leur conseil d’administration , plus 7 représentants élus (des utilisateurs de la forêt, chartes , sylviculteurs …indépendants) .un appel à candidature sera lancé en temps utile,  liste arrêtée le 15 mai 2019, tous siègeant pour  un rôle évident de responsable communicant et revendicatif dans les postes de travail pilotant les commissions de travail mises en place .Les forestiers privés devront faire partie d’un groupement mais libres des engagements de ce même groupement, au risque de main mise sur le syndicat …

Paul Rostaing précise que A.B.C. encourageait la cotisation à l’UFP 38

aujourd’hui la cotisation reste à 25  € mais les forêts à assurer se calculent en fonction des surfaces selon le barème  proposé et comprennent la cotisation syndicale pour laquelle il demande à l’UFP d’en  préciser le montant. Rappelant la particularité de nos adhérents d’être propriétaires de surfaces totales loin du forfait de 20 ha.( 50 de moins de 5 ha. , 25 de 5à10 ha., 20 de 10à 20 ha.)  il suggère qu’un rééquilibrage dans cette tranche serait plus équitable ……. à quoi M. Raymond assure qu’il proposera la révision de ce barème à la prochaine A.G.  de l’Union 38 / Fransylva ….  . Paul Rostaing faisant remarquer que dans notre bilan financier nous distinguons le montant de l’assurance R.C. ,le coût de la revue « Parlons forêt  » et la cotisation syndicale à part , demande que ces chiffres nous soient communiqués pour le prochain bilan .

M. Raymond confirme qu’en ce qui concerne l’assurance R.C. les négociations sont très avancées et les adhérents seront couverts au moins jusqu’à la prochaine  A.G. de l’Union. Cela concerne environ 1200 personnes et pour une gestion facilitée la Fédération Syndicale met à disposition un logiciel de gestion Fransylva/Fibois .

Paul Rostaing souligne qu’il s’agit bien de 2 entités : Union (loi 1884 ) et Groupements associatifs (loi 1901) dont les actions sur le terrain justifient leur utilité et qu’il n’est pas question d’absorbtion .ce que M. Raymond confirme…Puis avant de nous quitter rappelle que des formations seront mises en place ( Fogefor , CRPF-FIBOIS ) que le technicien CRPF Mickaêl Chatenet nous présentera ….  M. Raymond nous remercie et nous souhaite bonne fin d’assemblée .    .

Pierre Rostaing intervient pour l’activité de l’ASLGF précisant qu’elle compte 80 adhérents pour 1000 ha., que 40 ha. par an font   l’objet d’éclaircies et qu’un expert forestier M. Laurent est toujours à la disposition des adhérents .

Guy Servet , Président de la charte forestière de territoire Bas-Dauphiné Bonnevaux, rappelle l’activité de la charte : lutte contre le morcellement,  réalisation de pistes, de dessertes et de places de dépôt en concertation avec le CRPF, l’engagement avec FIBOIS  pour les débouchés, en espérant bien un renouvellement sur 3 ans car dit-il il reste encore beaucoup à faire …dernier souci : une taxe d’aménagement (PLUI ) 14000 € sur un bâti de 700 m2 destiné à l’exploitation forestière qu’il aimerait bien voir évaluée comme une activité agricole …

Christophe Barge ,Président de la charte forestière des Chambaran ,après avoir précisé que Anne Cécile Bailly était en congé maternité .C’est Mélanie Bory qui a organisé et animé la journée internationale des forêts ; remercie les acteurs de cette journée qui a été un succès .A cette occasion la préoccupation de la taxe d’aménagement a été  transmise au Président J-P Barbier qui va s’en occuper.  Puis il poursuit en annonçant qu’une vidéo de présentation des chartes pourrait être réalisée .Que la réactivation des conseillers forêts sur les 4 intercommunalités est en cours .

M. Philippe Jondeau , Directeur du pôle développement durable et mobilités à B.I.C. , intervient au sujet des biens sans maître , une première estimation, financée par B.IC. engagée par le Plan Climat Energie Territorial, représenterait 50 % de  bois énergie mobilisables. L’engagement des communes pour ces acquisitions nécessitent une approche juridique spécifique qui est en cours d’étude . Le recensement des biens sans maître sera transmis aux communes ,les propriétaires dont les biens n’ont pas été pris en compte lors des successions pourront se faire connaître . Sous ses conditions fixées , le département pourrait apporter une aide incitative aux frais d’actes notariés .La restructuration foncière forestière reste au centre des objectifs afin de pouvoir exploiter des parcelles de grandes surfaces à l’horizon 2050 comme le prévoit le P.C.E.T.

Mickaël Chatenet, Technicien Forestier du CRPF , présente son bilan ,poursuivant la rédaction de documents de gestion, de montage de dossier divers : formation, populiculture, subvention éclaircies et plantations , réclamant des aides avant qu’elles ne soient limitées dans le temps ….

Il  annonce une bonne nouvelle : son temps de travail passera à 100 % sur le département de l’Isère .

Pour  aujourd’hui 2  formations FOGEFOR en Isère , cycle initiation ,règlementation ,gestion ,commercialisation des bois, cycle sur 4 jours,  les dates vont être fixées et le programme détaillé sera communiqué par courrier .

Le programme proposé n’est pas exhaustif et les idées de thème et besoins sont recevables tout au long de l’année ..

Puis évoquant les aides publiques ,  il remercie les élus départementaux  qui soutiennent fortement les initiatives de regroupements des parcelles, les aides au reboisement pour plus de 2 ha.,  les tailles de formation , les 1res éclaircies , les projets de desserte des propriétaires ,  les pistes et les places de dépôts…

Concernant l’intérêt  porté à  l’acacia (équivalent de la classe 4 imputrescible) qui fait partie d’un projet multi-partenariat avec les chartes,  piloté par le CRPF,  un questionnaire est proposé aux adhérents afin d’orienter la sylviculture vers ce bois d’avenir dans les terrains qui lui conviennent .Des journées de formation sont prévues pour l’acacia et le peuplier, essences d’actualités et d’avenir.

Une question à propos de l’élagage sous les lignes H.T. où le broyage est réalisé tous les 3 ans sans discernement de  plants récupérables ne trouve pas de réponse . il s’agit de contrats à suivre avec ERDF .

Paul Rostaing rappelle les projets d’activités pour 2019 , insistant sur la fête de la forêt et du bois 2020 qui demandera de l’énergie et du temps pour l’organistion .

Patrick Odrat adhérent de ADCF et de ABC , cheville ouvrière de ces fêtes  annonce que Roybon accueillera cette manifestation en 2020 sur un terrain de 14 ha. à coté du château Rocher , les différents stands de  restauration étant tenus par les associations locales , les animations expositions et conférences  par des professionnels. Il  espére pouvoir encore compter sur l’aide de nos collectivités régionales ,départementales , intercommunales et interprofessionnelles.

Dense assemblée générale..

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Bièvre-Valloire : vers un développement durable face à la périurbanisation


Territoire en voie de périurbanisation, Bièvre-Valloire connaît une vigueur démographique certaine du fait d’une attractivité retrouvée. Maîtriser ce nouvel élan avec le développement d’une offre de services et de logements collectifs adaptés au fort renouvellement de population composée de familles avec enfants constitue un enjeu d’importance.

Le développement économique durable du territoire est un deuxième défi. Pour soutenir la vie locale et limiter les nombreux déplacements domicile-travail, le territoire cherche à renforcer l’économie de proximité. Il s’agit aujourd’hui de favoriser la diversité des activités tout en maintenant l’emploi dans le secteur historique de l’industrie. En conséquence, l’emploi présentiel prend progressivement de l’ampleur.

La préservation de l’environnement naturel est la troisième préoccupation du territoire. Fort d’une nature diversifiée et d’une richesse biologique certaine, il présente une identité agricole particulière. Le développement du tourisme passe par l’augmentation d’une capacité d’accueil encore insuffisante aujourd’hui.

En s’étirant d’ouest en est sur près de 45 kilomètres, le territoire de Bièvre-Valloire relie la vallée du Rhône au parc naturel régional de la Chartreuse. Cet espace est respectivement bordé au nord et au sud par les massifs forestiers des Bonnevaux et des Chambaran et se compose, en son centre, d’une vaste plaine agricole. Composé de 70 communes, il totalise une population de 72 500 habitants en 2011.

Depuis 1999, le territoire a gagné 14 100 habitants, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de + 1,8 %, plus élevée que dans la zone de référence (+ 1,2 %). Cette évolution démographique est un peu plus affirmée parmi les communes situées le long de la RD519 et à proximité de l’aéroport Grenoble-Isère, au centre-est du territoire. Bièvre-Valloire est plus dense que la zone de référence (83 habitants par km² contre 70).

Au 1er janvier 2014, le territoire correspond à la réunion de trois communautés de communes : Bièvre-Isère, Bièvre Est et le territoire de Beaurepaire. Sa population se concentre principalement autour de quelques bassins de vie de taille restreinte et homogène tels que ceux de Beaurepaire, de la Côte-Saint-André ou de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Une vigueur démographique certaine

Entre 1962 et la fin des années 90, l’évolution de la population en Bièvre-Valloire était similaire à celle des autres territoires composant la zone de comparaison. Mais au tournant des années 2000, cette croissance est devenue plus soutenue (entre 1999 et 2011 : + 22,7 % contre + 14,6 %).

La périurbanisation gagne progressivement le territoire ; 77,8 % de la population réside dans un espace à dominante urbaine (contre 68,5 % pour le type « rural »). La proximité géographique de Grenoble, Vienne ou encore de Bourgoin-Jallieu et Lyon, tout autour du territoire, explique ce phénomène avec de nombreux actifs résidents travaillant dans l’un ou l’autre de ces pôles urbains.

C’est principalement à l’est, sur la communauté de communes de Bièvre Est, que cette vigueur démographique est la plus sensible. Ainsi, les communes du territoire appartenant à la couronne périurbaine grenobloise connaissent une croissance de population de + 9,1 % sur la dernière période quinquennale (2006-2011) contre + 6,1 % pour la zone de référence.

En l’espace de cinq ans, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (3 034 habitants en 2011), cinquième commune du territoire, gagne près de 500 habitants (taux annuel moyen de + 3,7 %). La commune de La Côte-Saint-André, plus centrale, affiche une croissance moindre (+ 1,0 %) mais reste toujours la commune la plus peuplée avec 4 886 habitants en 2011, suivie de Beaurepaire avec 4 648 habitants.

Figure 2 - Une population faiblement concentrée

Maîtriser son attractivité en adaptant les services et équipements aux nouveaux besoins de la population

À l’image des territoires rhônalpins de type « rural », Bièvre-Valloire est redevenu un territoire attractif. Entre 2006 et 2011, les mouvements migratoires, avec un solde positif de 4 250 personnes, contribuent à hauteur de 75 % à l’augmentation de la population. Cette croissance est une rupture par rapport aux décennies précédentes.

Depuis les années 2000, le solde naturel contribue lui aussi à la croissance de la population, avec près de 900 naissances par an en moyenne, contre 630 durant les années 90. Mais, du fait du départ des jeunes pour la poursuite de leurs études, la population âgée entre 20 et 35 ans est proportionnellement moins nombreuse que dans la zone de référence. Bièvre-Valloire ne compte en effet aucun établissement d’enseignement supérieur et relativement peu de lycées et collèges (respectivement 9 et 8 au total).

Le développement économique durable du territoire est un deuxième enjeu

Bièvre-Valloire affiche, depuis la crise économique en 2008, un rythme de croissance du nombre de demandeurs d’emploi plus rapide que celui de la zone de référence : + 30,7 % entre 2006 et 2011 contre + 19,0 %. Le taux de chômage y reste cependant plus faible, en dessous des 10 % en 2011.

Le territoire offre 66 emplois pour 100 travailleurs présents (81 pour 100 dans la zone de référence). Ce taux de couverture de l’emploi s’est davantage dégradé pour les cadres. La plus grande mobilité de cette catégorie d’actifs engendre au final un accroissement des déplacements pendulaires ; près de 68 % d’entre eux travaillent en dehors du territoire contre 61 % dans la zone de référence. À l’inverse, 6 000 ouvriers ont la possibilité d’occuper un emploi dans la zone.

Au final, l’attractivité économique reste inférieure à celle de la zone de référence. Les échanges d’actifs avec les territoires alentours sont déficitaires de 10 300 travailleurs, principalement dans la Communauté de Communes de Bièvre Est (- 4 300 emplois).

Les résidents de Bièvre-Valloire sont ainsi nombreux à travailler en dehors de la zone (15 600 au total) et la moitié d’entre eux effectue une distance supérieure à 30 km, soit 6 kilomètres supplémentaires par rapport à la zone de référence. Ces déplacements lointains s’effectuent majoritairement en direction de Grenoble avec 1 700 sorties d’actifs puis vers Vienne, Lyon et Bourgoin-Jallieu.

En 2011, un peu plus de 5 300 actifs résidant hors du territoire viennent occuper un emploi en Bièvre-Valloire ce qui représente aussi une augmentation de 39,7 % depuis 1999. Ces actifs proviennent surtout des communes de Voiron, de Rives ou de Grenoble.

Maintenir les emplois industriels tout en favorisant une diversification des activités

Au fil du temps, le poids de l’industrie a fortement décliné au profit des activités tertiaires et de la construction, jusqu’à présenter en 2011 la même répartition sectorielle que dans le référentiel. En 1975, en Bièvre-Valloire, l’emploi industriel représentait 43 % de l’emploi total (34 % dans la zone de référence) : il s’est progressivement abaissé à 21 % en 2011. L’industrie emploie 4 100 salariés, dont la moitié dans des établissements de moins de 50 salariés, une spécificité du territoire. Construction et tertiaire réunissaient 35 % de l’emploi en 1975 (respectivement 45 %) pour atteindre 73 % de l’emploi en 2011.

L’activité économique générée par la présence sur le territoire de l’aéroport de Grenoble-Isère, situé principalement sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, mérite aussi d’être signalée. Avec plus de 300 000 passagers transportés par an, il est le deuxième aéroport régional.

Le territoire bénéficie aujourd’hui d’une bonne vitalité économique ; le rythme de créations d’établissement est plus soutenu que dans la zone de référence. De plus, cette vitalité s’oriente de préférence vers les entreprises relevant du secteur du commerce et autres services marchands ou de l’administration. Ainsi, l’emploi présentiel prend progressivement de l’ampleur.

Préserver l’environnement tout en augmentant la capacité d’accueil touristique

Les années 2000 ont connu, en Bièvre-Valloire, une accélération de la conversion des terres agricoles et naturelles en terres artificialisées. Aujourd’hui, les projets de territoire visent à maîtriser l’urbanisation : préservation du foncier agricole, densification des centres bourgs, encouragement des habitats collectifs.

Le territoire comporte une nature et une richesse biologique très diversifiées : les massifs boisés et leurs zones humides, les grands espaces agricoles, 138 espèces végétales (rossolis à feuilles rondes, mâche à oreillette, lythrum à feuille d’hysope,…) et animales (vanneau huppé, busard cendré, œdicnème criard,…) remarquables. Ce capital environnemental de qualité doit être préservé face au phénomène de périurbanisation et au développement économique. De nombreuses zones sont concernées par la pollution aux nitrates, les inondations ou encore les coulées de boue, comme en témoignent les nombreux arrêtés préfectoraux pris depuis 1982 sur le territoire. L’enjeu est la préservation et la mise en valeur du patrimoine naturel, de la qualité des sites et des paysages et la préservation de la qualité de l’eau.

Le souci de la biodiversité et de l’amélioration du cadre de vie font partie des préoccupations des acteurs locaux au même titre que l’attractivité touristique.

Malgré de réels atouts (qualité des paysages, activités de randonnées et de pêche), Bièvre-Valloire offre, jusqu’à aujourd’hui, une faible capacité d’accueil des touristes, trois fois moins que dans la zone de référence. Ce manque provient à la fois du faible nombre d’hôtels et de campings (9 hôtels et 4 campings pour un total de 120 chambres et 267 emplacements) mais aussi de leurs tailles plus restreintes. Le projet de construction d’un village de vacances sur la commune de Roybon prévoit toutefois la création de 1 000 cottages pour une capacité d’accueil de 5 600 personnes, sur une superficie de 200 hectares.

Maintenir l’identité agricole du territoire en assurant le renouvellement des exploitations

À travers une mosaïque de cultures céréalières et autres plantes occupant les deux-tiers du territoire (contre 46 % pour la zone de référence), Bièvre-Valloire offre la vision d’un espace rural. Depuis 2000, le secteur agricole se distingue par un mouvement de concentration moindre des exploitations, ainsi que par un appel de main-d’œuvre salariée hors du cercle familial et non-saisonnière. Au total, 300 salariés permanents travaillent en 2010 dans les champs. Dans le même temps, les chefs d’exploitation sont plus âgés : un quart d’entre eux ont plus de 60 ans contre 21 % pour le référentiel.

Entre 2006 et 2011, les 770 agriculteurs exploitants restants ont vu fondre leur effectif de 350 personnes. Malgré le visage agricole et l’importance foncière des terres arables de Bièvre-Valloire, la part de l’emploi agricole reste légèrement en retrait par rapport à l’ensemble des territoires « ruraux » de la région (5 % contre 6 %).

Aussi, Bièvre-Valloire vise aujourd’hui le maintien d’une agriculture forte, avec des filières structurées, et soutient les circuits courts.

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La politique de l’Isère envers sa forêt et sa filère bois


Lors de l’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Belledonne, Charles Galvin vice président du Conseil Général de l’Isère en charge de la forêt a tiré les grandes lignes de l’action du département en direction de la forêt ainsi que les objectifs fixés pour l’année en cours.

Charles Galvin a dans un premier temps félicité les présidents de Belledonne nord et sud pour « avoir eu l’intelligence de ne faire qu’un groupement. La filière bois gagnera en efficacité que si ses partenaires se rapprochent, se rassemblent, que si ses acteurs s’entendent, tout en gardant leurs identités propres. C’est un souhait fort du Conseil Général. »

Il a rappelé que la forêt couvre 1/3 du département de l’Isère, 250 000 hectares. 1/3 de sa superficie est située en zone montagne et sur certains secteurs elle en couvre les 70%.

La forêt a un poids environnemental important mais elle pèse également au niveau économique et social:  » elle génère en Isère 10 000 emplois non délocalisables ».

Voilà pourquoi le conseil général mène une politique offensive de la forêt et de la filière bois. Politique mise en place par Gérard Arnaud, ex conseiller Général et actuel vice président du Groupement des sylviculteurs de Belledonne.  » Le but final est d’aider au maximum les activités liées à la filière bois dans son ensemble. »

Et de préciser: « nous apportons un soutien inconditionnel aux chartes forestières qui sont un bon instrument pour le développement et l’avenir de la filière ». Mai ce n’est pas tout,  » les actions sont menées en direction des pistes forestières, des communes, du bois énergie… de la restructuration des parcelles afin d’en limiter le morcellement.

 » L’exemple est le territoire des Bonnevaux qui a réussi ce remembrement. Certes tout n’est pas parfait puisque l’on est passé de 0,4 à 0,9 hectare par parcelles. Quand on sait qu’un parcelle pour être efficacement gérée doit faire 4 hectares…  » De plus cette opération d’échange de parcelles a un coût élevé pour les propriétaires au niveau des frais notariés. « Voilà pourquoi le conseil général a décidé de prendre en charge ces frais à hauteur de 80%. »

Charles Galvin a bien retenu cette réflexion mise au grand jour au cours de cette assemblée générale que chacun souhaite bénéficier au maximum des transactions de bois.  » Les propriétaires veulent vendre le plus cher possible afin de, et c’est légitime, valoriser au mieux leur bois et les acheteur souhaitent l’acquérir le moins cher possible…Il  est certain qu’il faudra trouver un terrain d’entente afin que chacun y trouve son compte!. Cela passe en particulier par la recherche, l’innovation… »

Charles Galvin entouré des Présidents des groupements des sylviculteurs de Belledonne et des Hurtières, Henri Gras et Jean Villard.

Charles Galvin entouré des Présidents des groupements des sylviculteurs de Belledonne et des Hurtières, Henri Gras et Jean Villard.

Il a annoncé que les budgets du Conseil Général sont des budgets de crise… « Ils ont baissé au niveau des subventions de 15%. » Est ce à dire qu’il faut se renfermer sur soi même?

 » Pas du tout, il faut au contraire se montrer offensifs et mieux utiliser les moyens. Voilà pourquoi j’ai décidé de réunir l’ensemble des partenaires de la filière afin d’étudier ensemble comment et en quelle direction affecter les budgets liés à la forêt et la filière bois. Nous devons également travailler plus en concertation avec la région, l’Etat… »

Charles Galvin a précisé qu’un effort important sera fait en direction des scieries et des ateliers de deuxième transformation.

 » Nous devons avoir sur notre territoire des entreprises modernes, performantes, qui puissent répondre aux attentes afin que l’on ne soit plus obligé d’acheter du bois ailleurs…  » Une enveloppe de 300 000 euros répartie sur plusieurs années est consacrée à cette opération.

« La forêt, la filière bois de l’Isère ont un bel avenir devant elles si chacun à son niveau participe à leur réussite  » a t-il conclu.

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Découvrez la forêt des Bonnevaux ce week-end


La FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, organise à l’occasion des journées européennes du patrimoine, un week-end à la découverte de la forêt des Bonnevaux et de ses 300 étangs. Un événement soutenu par le Conseil régional Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère et la commune de Châtonnay.

frapna jpn

A l’origine des étangs, des moines cisterciens

La forêt des Bonnevaux, située dans le nord Isère, entre Saint Jean-de-Bournay et la Côte-Saint-André, cache une nature insoupçonnée. Avec près de 300 étangs, elle est un paradis pour les libellules et accueille des milieux rares et menacés. Des étangs créés au Moyen Age par les moines cisterciens qui s’étaient alors installés dans une vaste zone boisée et humide. Leur monastère portait le nom de Bonnevaux (Bonne vallée), cette appellation s’étend dès lors à tout le massif boisé.

De cette période, la forêt reste largement présente sur le massif de Bonnevaux. La société du 21e siècle redécouvre les richesses qu’elle renferme. Une flore et une faune, actuellement étudiées et en cours de recensement, sont à découvrir grâce aux activités concoctées et mises gratuitement à disposition du public.

Découverte ludique, artistique, sportive et éco-citoyenne

Cette nature sera tantôt croquée par les promeneurs initiés à l’aquarelle par Alexis Nouailhat, tantôt protégée, en apprenant avec la LPO comment créer un refuge LPO chez soi. La faune et la flore seront dévoilées au cours de randonnées à cheval ou pédestre; les enfants résoudront des énigmes et participeront à des ateliers d’observation lors d’un rallye nature initié par l’association Gère vivante. De nombreuses autres activités (expositions, sorties, ateliers, stands d’informations) à découvrir sur le programme complet téléchargeable sur www.frapna.org/isere.

Programme d’activités entièrement gratuit.

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