Bilan de santé: réaction de la FNSEA

« La crise financière est omniprésente, la crise de l’économie dîte réelle devient prégnante et la crise alimentaire semble permanente. Dans ce contexte, au bout de 14 heures de négociations, les ministres européens de l’agriculture ont abouti à un accord. On aurait pu penser que celui-ci soit inspiré des bouleversements mondiaux actuels, mais il n’en est rien !

Cet accord symbolise la fin de la régulation des marchés. Il finit de destructurer les outils de gestion de ces mêmes marchés. Le rouleau compresseur de la Commission qui n’a qu’une stratégie :  » Le marché, rien que le marché, tout pour le marché  » peut alors avoir des conséquences graves pour les producteurs et les consommateurs. Le conseil n’a tenu aucun compte du contexte européen et mondial. A titre d’exemple, l’augmentation des quotas laitiers est une ineptie au moment où partout en Europe les producteurs subissent des baisses de prix importantes. De même, 5 % de modulation supplémentaire interpelle au moment où les charges augmentent et les cours des céréales vacillent. Il y a contradiction entre cette augmentation et une politique agricole qui se doit d’être une politique économique.

Malgré quelques points de détails, la France qui préside l’Union Européenne et qui souhaitait redonner des perspectives et des orientations politiques pour la PAC fait chou blanc. En effet, cette volonté politique ne se traduit pas dans cet accord où ce qui est qualifié positivement de filet de sécurité n’est en fait qu’un grand saut dans la précarité, dans l’instabilité c’est-à-dire un grand saut dans l’inconnu ».

La FNSEA dénonce le double langage d’hommes politiques qui en France et en Europe n’ont qu’un mot à la bouche  » régulation  » et détruisent cependant la seule politique régulée : la PAC.

Gilbert

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