La plus grande ferme de France a déménagé

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...
Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Environ 650 000 visiteurs (chiffre en baisse par rapport à l’année précédente) se sont rendus au salon international de l’agriculture du 27 février au 7 mars. Cette 47e édition était placée sous le signe de la recherche et de l’innovation.

Le SIA, tout en ayant une dimension internationale, est toujours le cadre d’un panorama complet de l’agriculture française, de ses régions, de ses terroirs , de ses productions, qui font l’identité du territoire.

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Le Vercors bien représenté avec, notamment, le bleu du Vercors Sassenage

La plus grande ferme de France est une destination appréciée par tous, petits et grands, et quasi obligatoire pour les élus de notre pays, au contact avec les femmes et les hommes qui cultivent la terre de France et alimentent la population.

Rappelons que la production agricole française, avec une valeur de 69 milliards € en 2008 est la première d’Europe. Elle contribue pour un peu plus de 18% à la production de l’UE27, suivie par l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy , lors de la table ronde sur l’agriculture qui s’est tenue le 6 mars dans le cadre du SIA, a notamment souhaité que soient revues, pour l’agriculture,  les mesures environnementales décidées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement . Ci-joint un extrait de son discours abordant cette question, souvent soulevée par les agriculteurs :

« Je voudrais d’ailleurs, au point où j’en suis, dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable. D’ailleurs, les agriculteurs seraient les premières victimes des pesticides, puisque, par parenthèse, c’est vous qui vivez les premiers sur vos territoires.

Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change. Bruno Le Maire et Jean Louis Borloo, dès la semaine prochaine, vont tenir un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture.

Je voudrais l’articuler, cette nouvelle méthode, autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, moi, je suis désolé, je n’accepte plus les distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien. Je ne veux pas critiquer, mais regardons ce qui se passe en Allemagne.

Sur les normes environnementales, je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous.

Deuxièmement, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société dans son ensemble.

Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. C’est cela le maître mot en la matière. Je prends un exemple, on veut qu’il y ait moins de rejets de CO2 donc il faut protéger la forêt. Mais, enfin, nos prairies herbagères sont des réserves de stockage de CO2.

Donc, je ne veux pas qu’on entende parler de la suppression de la prime à l’herbe, puisque la prime à l’herbe est un élément de la lutte contre le CO2 ».

Gilbert

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