Réforme des retraites : les agriculteurs sont lésés !

Communiqué de la Coordination Rurale de l’Isère

Après des semaines de concertation pour la réforme des retraites, le gouvernement a arbitré en faveur d’une augmentation à la fois de la durée et des taux de cotisations sociales. Il a par ailleurs confirmé la garantie d’une retraite minimum à 75 % du SMIC net aux agriculteurs ayant eu une carrière complète.

Une augmentation des cotisations sociales inacceptable

Le poids des charges sociales pèse déjà trop lourdement sur la compétitivité de l’agriculture française et étrangle les agriculteurs, d’autant plus lorsqu’ils sont employeurs de main-d’œuvre agricole.
Pour la CR38, il n’y a qu’une alternative : que le financement de la protection sociale soit pris en charge par une TVA sociale, de façon à ce que les salaires et les coûts de production du secteur agricole redeviennent compétitifs.
La pénibilité doit être reconnue pour tous !

Avec l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans à l’horizon 2035, il est indispensable de prendre en compte la « pénibilité » du travail des agriculteurs et non des seuls salariés agricoles.
La CR38 juge totalement discriminatoire et inacceptable le projet d’un « compte pénibilité » au bénéfice des seuls salariés et à la charge des employeurs – tant financière qu’administrative – dès lors que les agriculteurs réalisent les mêmes travaux dits « pénibles » et que leur propre situation serait ignorée.

Un minimum garanti bien insuffisant

Porter le minimum retraite à taux plein des agriculteurs à 75 % du Smic net (soit 840 € mensuels) n’a rien d’une annonce spectaculaire puisque cette promesse date déjà de 10 ans (la loi de 2002 votée sous le gouvernement Jospin le prévoyait).
Surtout, la discrimination est flagrante : les retraites des agriculteurs  sont égales à 43 % du montant des retraites de l’ensemble des régimes, et le minimum garanti par la loi à est de 85 % du Smic net pour les salariés dont les salariés agricoles ; cette revalorisation est donc très insuffisante.

Pour la Coordination Rurale de l’Isère, dans un souci de lutte contre les disparités et de justice sociale, le minimum garanti pour les agriculteurs ne saurait être inférieur à 85 % du SMIC net.

Gilbert

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