Les céréaliers en colère

Avec des baisses de prix à la production allant jusqu’à 30 % entre 2013 et 2014, les céréaliers sont confrontés à une baisse vertigineuse de leurs revenus. Les céréaliers de la Coordination Rurale38 dénonceront cette situation, intenable pour la profession, en bloquant un silo de la CAD le 6 février prochain à partir de 13 heures.

Avec des baisses de prix à la production allant jusqu’à 30 % entre 2013 et 2014, les céréaliers sont confrontés à une baisse vertigineuse de leurs revenus. Les céréaliers de la CR38 dénonceront cette situation, intenable pour la profession, en bloquant un silo de la CAD le 6 février prochain à 13 h.

Le ras-le-bol des producteurs

Cette baisse des cours, non compensée par des charges qui diminuent peu, est généralisée. Tous les producteurs céréaliers y sont confrontés, quels que soient leurs débouchés (coopératives, OS privés…).
La CR déplore qu’après avoir détruit l’élevage, l’Europe s’attaque maintenant aux céréales. Depuis un an, la Commission Européenne a signé deux accords de libre-échange avec le Canada et l’Ukraine; pour 2015, parions que cela sera avec les États-Unis !

Réagir rapidement

Les cours du blé sont trop bas, pour la Coordination Rurale, des mesures urgentes s’imposent :
– Rééquilibrer l’offre et la demande en maintenant le prix des céréales à un niveau en relation avec les coûts de production et inciter ainsi les céréaliers à produire davantage, surtout des protéagineux qui manquent cruellement et dont nous devons importer des quantités considérables.
– privilégier la production européenne par une politique agricole ambitieuse assurant un revenu décent pour ses agriculteurs et taxer les produits importés inutilement : blé ukrainien, maïs OGM américains.
– Autoriser les transactions directes entre céréaliers et éleveurs pour supprimer les intermédiaires inutiles, comme cela se pratique dans le reste de l’Europe.

Une exception qui dérange

La loi interdit de revendre à perte (articles L44-2, 3 et 4 du code du Commerce) alors pourquoi autorise t-on la vente à perte des produits agricoles ? Peut-être pour pouvoir détruire impunément la production et ses producteurs…


Avec de tels prix, peut-on vivre heureux et prospérer à la ferme des 1000 contraintes ?

Gilbert

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