Vercors Quatre Montagnes: des sylviculteurs hyperactifs

Ce samedi 12 juin, la filière bois du plateau du Vercors a connu un jour faste! En effet trois manifestations importantes se sont déroulées de façon successive sur la commune d’Autrans: l’AG du groupement des sylviculteurs Vercors quatre montagne, l’inauguration de l’école maternelle et de la chaufferie bois de Méaudre et l’ouverture officielle de la desserte forestière des Narces.

Le groupement des sylviculteurs du Vercors quatre montagnes, le GS4M, compte a ce jour 225 adhérents. »C’est bien mais largement insuffisant » clame le président du groupement, Daniel Bonnet. Il faut savoir que la forêt du Vercors c’est 36 000 hectares, 60% du territoire, 5000 propriétaires privés… Il lance donc un appel à ces derniers pour adhérer au groupement car on y trouve que des avantages!

Un groupement qui a beaucoup oeuvré en 2009, participé à de multiples rencontres, organisé de nombreux échanges, participé à diverses manifestations, foires, salons, fêtes…

4m

Chacun se rappelle la présence remarquée du groupement à la dernière fête du bleu, à St Nizier du Moucherotte.

Le groupement se dit satisfait de la création d’une association départementale regroupant les entreprises de travaux forestiers, bûcherons, débardeurs.

Il reste beaucoup à faire. Au niveau du bois énergie par exemple. « Nous avons été précurseurs et nous ne devons pas être à la traîne. Nous avons tout pour réussir et développer cette filière. On doit sortir du bois d’oeuvre certes mais également du bois énergie. La demande sera de plus en plus forte. Il faut prendre ce problème à bras le corps! »

Le président Bonnet a une nouvelle fois abordé la certification. « Elle est indispensable pour commercialiser les bois de nos forêts. Henri Gras, président de l’UGDFI: « On a négocié avec PEFC, pour une superficie de moins de 20 hectares il n’en coûtera que 10 euros au propriétaire. » Didier Joud au nom de la Coforêt: « Pour nos coopérateurs, c’est cette dernière qui prend l’adhésion en charge. »

Le problème financier ne doit donc plus être un frein pour adhérer à la certification PEFC qui rappelons le va devenir obligatoire pour commercialiser les bois.

La charte forestière de territoire est sur de bons rails. signée en 2006, elle a été renouvelée en 2009 pour une durée de quatre ans. Elle a pour objectifs majeurs de:

-valoriser les potentialités du massif du Vercors pour la production de bois de qualité

- développer les filières locales de valorisation de la ressource forestière

- gérer la comptabilité des fonctions de production et d’accueil en forêt.

vercors 2

Le Vercors a un potentiel bois « énorme ». Reste à bien l’exploiter.

Charles Galvin, vice président du conseil général en charge de la forêt:  » je me réjouis de constater une fois de plus que la filière bois ne fait pas de bruit mais travaille. Les chartes forestières en sont l’exemple type. On doit tous se mobiliser pour la valorisation du bois énergie. Le conseil général l’est également en apportant une aide de 650 euros hectare à cette filière. Ceci pour compenser les charges élevées d’exploitation.

Il faut doper, moderniser, industrialiser l’aval de la filière bois afin que celle ci puisse répondre à la demande de plus en plus forte et faire face à la concurrence. Nous devons, comme certains pays nordiques, avoir la culture bois ». Et de conclure: « notre salut passe par une filière unie! »

Charles Galvin annonçant le lancement d’une enquête grand public sur l’utilisation du bois. Celle ci sera commentée lors d’un colloque qui précèdera la remise des trophées du bois.





Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8617 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


Contactez le rédacteur

ASSEMBLAGE_GIF_AGRICULTEURS.gif

Comments are closed.

edf.png

Catégories

Archives

Agenda

juin 2010
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+