Archive | Y grenoblois

Pays voironnais: débat sur l’agriculture bio

Le Pays Voironnais souhaite encourager le développement de pratiques respectueuses de l’environnement, notamment de l’agriculture biologique. Une réunion d’information et de débat sur l’agriculture biologique à destination des professionnels agricoles  se tiendra le :
Mercredi 10 février, de 14h à 17h, à la salle des fêtes de St-Nicolas de Macherin

Animée par l’ADAYG, cette réunion abordera les points suivants en présence d’experts techniques, notamment des techniciens de l’ADABio :
1. Précisions réglementaires d’ordre global et évolutions récentes de la réglementation : principes généraux et coûts d’une certification AB ; débouchés existants ou à créer ; évolution du cahier des charges depuis 2009, perte de sens ou
nouvelles opportunités ?
2. Deux ateliers thématiques, avec des témoignages de producteurs du territoire, en bio et en conventionnel :
- Maraichage, arboriculture et noix
- Elevage et grandes cultures
3. Attentes éventuelles vis-à-vis du Pays Voironnais et actions à mettre en œuvre.

Catégorie Y grenoblois, bioCommentaire (0)

Mathématique de la main verte

palmeraie

Il arrive à tout le monde de rêver de palmiers. Que l’on soit du plat pays ou du Mont-Blanc. C’est le cas de Renaud de Looze qui vit au milieu d’une palmeraie au pied de la Chartreuse. Avec lui, le Grésivaudan, considéré il y a quelques siècles comme le plus beau jardin de France, s’est enrichi de nouvelles espèces végétales. Ingénieur et pépiniériste, il a créé en 1995 la Palmeraie des Alpes à Saint-Nazaire-les-Eymes  après avoir sélectionné des arbres poussant habituellement sur les contreforts de l’Himalaya et donc résistants au gel. La palmeraie compte aujourd’hui quelque quatre cents arbres.

de looze1 Depuis plus d’un an, en complément de son activité arboricole, Renaud de Looze creuse avec méthode et application la question du compostage. Son hangar est un véritable laboratoire.

Se disant partisan d’ « une agriculture mesurée », il s’emploie, de façon empirique, à  définir les règles d’ « un jardinage efficace et respectueux de l’environnement ». Il a d’ailleurs publié en 2009, avec la commune du Fontanil, un fascicule où il distille ses conseils (1) :

« Pour moi, le secret de la main verte, c’est tout simplement un jardinage efficace, confortable et recyclable », explique t-il.

de looze4Le confort du jardinier lui semble essentiel. Jardiner ne doit pas être synonyme de mal de dos, de reins en compote, de rhumatismes.

Il a dans ses cartons plusieurs projets parmi lesquels « un potager sur table » permettant aux personnes handicapées et aux seniors souffrant du dos de cultiver leur jardin à hauteur d’homme, sans douleur.

Autonome en eau d’arrosage (recyclage de l’eau de pluie) et en engrais (recyclage des déchets organiques), ce kit domestique (utilisable aussi sur terrasse ou sur toit) permet d’allonger la saison de culture grâce à son couvercle transparent qui fait effet de serre et à la chaleur du compost.

Précis de décomposition

Pour ce qui est du compostage, Renaud de Looze estime que l’on patauge encore beaucoup, que les manuels ne sont pas au point, que les a priori sont encore nombreux:

« On manque d’expérimentations, confie t-il. On n’a pas encore vraiment quitté la période baba cool. Les collectivités incitent les gens à composter alors que c’est une entreprise complexe. C’est aussi dur que de faire du pain ou de brasser de la bière. Pour ma part, je suis persuadé que le compostage est une science exacte qu’il faut divulguer. Or, personne ne le fait. Par exemple, j’ignore toujours quelle est la meilleure forme d’azote et de carbone.

C’est pourquoi j’essaie d’apporter ma contribution avec mes outils et mon expérience. Pour ce qui est du CO2, tout ce que je sais pour ma part , c’est que l’air en contient 0,04 % actuellement contre 0,03 % au début du siècle, et que l’on monte artificiellement à 0,10 % dans certaines serres pour augmenter le rendement  ( 90% de la matière sèche d’une plante sont issus du CO2). Je cherche à savoir si le dégagement de CO2 lors de la dégradation des déchets végétaux et animaux profite aux cultures.

Mon interrogation est très concrète : mesurer le CO2 au sol (effet litière du compost ?), à 2-3 mètres pour l’alimentation des arbustes, à 10 mètres pour l’alimentation des arbres, 1000 mètres et plus (effet de serre).».

Se préoccuper des préparations non préoccupantes –puisque c’est ainsi que l’on dénomme désormais les alternatives naturelles aux pesticides- telle est sa quête. Une quête qui apparaît clairement au cours de la visite de la palmeraie. Ici un lombricomposteur, là des fioles remplies d’une composition maison à base de végétaux et de fumier de cheval, un broyeur à marteau plein de châtaignes, un brasseur de jus organique, des bandelettes d’analyse, etc. Un alchimiste est au travail.

de looze3« Ca, c’est un composteur conçu en Californie qui permet de réaliser un compostage des déchets ménagers en une semaine (2). Le compost peut être immédiatement utilisé en couverture ou laissé à mûrir un mois pour obtenir un substrat de plantation comparable à un terreau. Un thermomètre permet de mesurer la quantité d’ions présents dans le mélange. Mais les PNPP américaines n’ont rien à voir avec les nôtres. L’ortie, par exemple, n’apparaît pas dans la liste des produits mis sur le marché. D’ailleurs, j’aimerais bien savoir pourquoi il n’existe pas encore de liste française ou européenne».

Il semble qu’elle soit encore en préparation. Préoccupant, disent certains.

Les villes s’y mettent

Le compostage des déchets ménagers, ceux des citadins particulièrement, devient incontournable. Cette opération de recyclage permet de détourner de l’incinération ou de la décharge des quantités importantes de déchets et donc d’alléger sensiblement le bilan carbone à l’échelle d’une agglomération. Le plan national de soutien au compostage domestique, lancé fin 2006, met en œuvre un programme d’actions visant au développement de cette pratique.

Ainsi, des aides conséquentes sont apportées aux collectivités pour l’acquisition de composteurs domestiques. L’objectif est d’équiper un million de foyers en 5 ans.On évalue à plus de 70kg/habitant la diminution du volume de déchets grâce au compostage domestique. Une entreprise de grande envergure qui a commencé dans l’agglomération de Grenoble : la Metro a pris plusieurs initiatives dans ce sens, saluées par l’ADEME. Elle donne notamment l’occasion aux habitants de la Communauté de communes d’acquérir un composteur (3).

Le choix de la technologie devient décisif. Des composteurs, d’accord, mais lesquels ? Comme le souligne Renaud de Looze, « si les citadins vivant en appartements se lancent dans cette initiative, l’absence de toute nuisance olfactive semble plus que souhaitable, impérative ».

Il a une solution sur ce point. Pour lui, la méthode Bokashi (4) lui semble la plus adaptéa à la situation. Mais, à son avis, il y a la possibilité de développer une  logistique grenobloise tenant compte des exigences locales.

Utiliser la matière grise disponible sur place, c’est aussi travailler pour le développement durable.

………………………………………

(1) Ce petit manuel explique très simplement pourquoi et comment fertiliser et arroser, comment minimiser les traitements, comment élaborer ses propres décoctions, pourquoi et comment recycler ses déchets organiques. La maquette de ce livret est disponible gratuitement pour les collectivités, les associations ou les professionnels qui souhaitent faire passer le message du « jardinage durable ».

(2) Sur le principe d’une bétonnière légèrement chauffée, cet appareil « compost made easy » permet de réaliser un compostage accéléré des déchets ménagers car les conditions sont optimales (température, aération, mélange des matériaux). Si les matériaux sont fermentescibles il suffit de rajouter de la sciure de bois pour équilibrer l’alimentation des micro-organismes biodégradeurs.

(3) Les habitants de l’agglomération grenobloise peuvent acquérir un composteur (un par foyer) en contactant le n° vert de la Métro au 0 800 500 027. Munis d’un justificatif de domicile, ils doivent  ensuite retirer le composteur auprès d’un des quatre centres de collecte. A cette occasion, un « bioseau » leur est remis après signature d’ une charte qui précise les engagements réciproques de la Métro et de l’utilisateur. Deux types de composteurs sont en vente : en bois ou en plastique. Les tarifs :15 € TTC pour un composteur de 300 litres, 25 € TTC pour un composteur de 600 litres.

(4) Concept japonais : les déchets sont conservés dans un récipient hermétique dans lequel se déroule une fermentation lactique destinée à pré-composter les matières malodorantes. L’acidité issue de la fermentation permet de faire évoluer les déchets en une sorte de choucroute ayant la même odeur. Au bout de deux semaines les déchets fermentés sans air peuvent être compostés de manière traditionnelle ou enfouis dans le sol où ils achèveront de se décomposer rapidement.

Catégorie Y grenoblois, arboricultureCommentaire (0)

Consommation alimentaire: le rôle des acteurs locaux en débat

L’ADAYG organise mercredi 16 décembre à 18h, à la Maison des Agriculteurs, à Grenoble, dans le cadre de son cycle de conférence, sa deuxième soirée sur le thème de la gouvernance alimentaire : circuits de proximité et consommation alimentaire, quelle coopération entre les acteurs locaux?
Au coeur des enjeux d’une consommation responsable et d’une agriculture durable, les circuits de proximité sont confrontés à des exigences croissantes en matière de qualité, d’organisation logistique et de compétitivité. L’alimentation, traditionnellement encadrée par les politiques européennes et par celles de l’Etat devient aujourd’hui  de plus en plus présente dans les politiques communales (restauration collective, accès social) et intercommunales (circuits courts, agenda 21, plan climat).
Pour autant, la cohérence et la synergie entre ces échelons sont variables et le niveau intercommunal semble le plus pertinent pour améliorer cette gouvernance.
Il s’agit aujourd’hui de partager cette première analyse et de mettre au débat la méthode de travail proposée. L’ADAYG et ses partenaires européens proposent un débat autour des questions clés et à travers les projets prévus dans les différents territoires.
L’ADAYG s’était engagée lors de la première conférence du 10 mars 2009 à associer, au-delà des agriculteurs et des partenaires institutionnels, les acteurs de la société civile et le monde associatif à la réflexion sur le système alimentaire local et les modes de coopération entre acteurs que cela implique.
L’association, lieu d’échange et de dialogue entre monde urbain et agricole propose d’engager cette réflexion dans le cadre du programme européen Rururbal*.
Un comité de pilotage « circuits de proximité et alimentation » sera créé à l’issue de cette conférence avec les acteurs – représentants d’un groupe social ou socioprofesionnel qui souhaitent y contribuer. Un diagnostic réalisé avec le réseau national Terres en Villes permettra d’alimenter la réflexion et les propositions de ce groupe.

« Conférence circuits de proximité et consommation alimentaire »
mercredi 16 décembre à 18h, maison des agriculteurs, Grenoble

Catégorie Y grenoblois, agro-alimentaireCommentaire (0)

La démarche « Bois d’ici » officialisée

bois d'ici 11

Le lancement officiel de cette démarche s’est donc déroulée dans le pays voironnais. Dans un premier temps, les signataires de la charte se sont donnés rendez vous à la scierie menée par les frères Bourdériat. Voir notre précédent article. Après cette visite très intéressante et instructive tout le monde s’est retrouvé au siège du pays voironnais pour officialiser cette démarche.

Jean Paul Bret, président du pays voironnais a précisé l’importance d’une telle démarche et l’heureuse coïcidence venant du fait qu’elle soit officialisée en plein sommet de Copenhague.  » Son échec serait inexcusable. Cependant à Copenhague se prendront des décisions au niveau mondial. La démarche « Bois d’ici » montre que nous savons également travailler sur notre territoire, au niveau local. »

Contrairement aux idées reçues, la forêt est une composante importante dans le pays voironnais: 30% de sa superficie. Son atout essentiel est le bois énergie. » C’est un objectif majeur. La plateforme qui se construit à Charavines, opérationnelle courant 2010, sera un élément  déterminant. En pays voironnais, on dénombre une vingtaine d’entreprises dans la filière bois, ce qui représente une bonne centaine d’emplois. »

Pour le président Bret, l’essor de la filière passe également par des partenariats avec le parc naturel régional de Chartreuse. « la démarche AOC est un plus. On travaille sur la durée. »

bois 12

Roland Revil, co-président de l’ADAYG est tout heureux d’officialiser la démarche « Bois d’ici »…

Roland Revil, maire ee Voiron mais également co-président de l’ADAYG:  » l’ADAYG a une politique volontariste vis à vis de la forêt depuis une dizaine d’années. Celle ci se traduit par la démarche Bois d’ici. Il faut savoir que l’ Y grenoblois voit 43% de son territoire recouvert par la forêt.

bois 13

…qui implique l’ensemble des partenaires de la forêt et de la filière bois: ONF, CRPF, UGDFI, AGEDEN, SFP-38, CDA38, CNIEFEB, coopération forestière, entreprises…

Celle-ci n’est pas assez entretenue, elle est sous valorisée alors qu’elle « décarbone » la ville. De plus elle offre de l’énergie renouvelable. Sachons la valoriser. Voilà pourquoi la démarche « Bois d’ici « est très importante. »

Roland Revil a également précisé que » l’on doit se pencher sur les particules fines. Cela passe par la mise en place de bois labélisé, entre autres ».

Gérard Seigle Vatte le second co-président de l’ADAYG a rappelé que l’Y grenoblois regroupe 112 communes et que « Bois d’ici » est la suite logique de « Terre d’ici ».  » Il ne faut plus opposer les agriculteurs des forestiers, ils ont les mêmes finalités. » Lui aussi attend beaucoup du sommet de Copenhague. L’une des pistes pour améliorer le bilan carbone est de limiter les déplacements. En ce qui concerne le bois, il est ridicule d’en faire venir de loin, parfois de plus de 1000 km alors que l’on a tout sur place. Sachons exploiter notre forêt de façon intelligente, sachons la valoriser car n’oublions pas son rôle au niveau de l’aménagement du territoire, économique, de l’emploi local…. »

Charles Galvin, vice président du Conseil général en charge de la forêt a rappelé que l’Isère est l’un des premiers départements qui a mis en place une politique forestière. Il s’est réjouit qu’un territoire pas réputé pour son activité forestière se lance dans la démarche « Bois d’ici. »

« Le bois est redevenu à la mode. Il offre de l’énergie renouvelable, qui respecte l’environnement et qui créée des emplois non délocalisables. » Il souhaite que » l’interprofession continue son travail de modernisation de la filière afin que celle ci soit très performante. »

Il a été dit que 80% du bois énergie utilisé en pays voironnais était importé. » Il faut renverser la tendance car ces déplacements sont inutiles, à la limite de l’absurde! »

La charte Bois d’ici ne pourra pas tout régler, certes, mais elle permettra de faire évoluer les choses dans le bon sens…

bois 14

Gérard Seigle Vatte et Roland Revil co-présidents de l’ADAYG croient beaucoup en la réussite de la démarche « Bois d’ici »

Catégorie - filière bois, Y grenobloisCommentaire (0)

Colis de Noël aux saveurs de Belledonne

Après une première expérience encourageante en 2008, les producteurs du réseau Les Fermes de Belledonne ont à nouveau lancé cette année une opération Colis de Noël. Ils ont proposé aux communes du massif d’offrir aux personnes âgées des « Colis de Noël aux saveurs de Belledonne», composés des produits des fermes.

En 2008, 253 colis avaient déjà été préparés pour 3 communes. Les réactions des personnes âgées avaient été encourageantes: « Elles ont été ravies de ces colis qui sortent de l’ordinaire, pleins de bons produits » ,avait dit Isabelle Curt, maire de St Mury.

Cette année, 7 communes (Vaulnaveys-le-Bas, Revel, St Mury-Monteymond, Les Adrets, Pinsot, Laval, St Pierre d’Allevard) ont répondu à l’appel des producteurs locaux, pour des colis complets ou des commandes ponctuelles pour compléter leur assortiment.

Les colis sont à base de verrines campagnardes, jambon persillé, manchons et rillettes de canard, escargotine, confitures, figues confites au miel et noix, pains d’épices, jus de fruits, vins apéritifs, entre autres. Ils sont présentés dans des caissettes en bois, fabriquées par un artisan de Saint-Just de Claix.

Les producteurs sont ravis que les communes leur accordent leur confiance, les aidant ainsi à promouvoir leurs produits et faire (re)découvrir à nos anciens un aperçu de la qualité des productions agricoles de Belledonne. Ils se retrouvent le mercredi 9 décembre, à partir de 9h à Vaulnaveys-le-Haut, pour la confection des colis avant livraison aux communes.

………………………………………………………………………………………

Contacts: Josée Argoud-Puy, 06 81 42 49 16 ou ADABEL au 04 76 20 68 45



Catégorie Y grenobloisCommentaire (0)

Poisat s’engage dans les produits locaux pour ses enfants

Après la commune de Voiron, c’est au tour de Poisat de s’engager pour un approvisionnement en produits locaux dans la restauration collective.

La commune de Poisat s’est engagée dans une démarche visant à assurer aux enfants fréquentant le restaurant scolaire une prestation alimentaire de qualité adaptée à leurs besoins, privilégiant les produits issus de circuits courts pour soutenir la production locale.

Cet engagement est formalisé par la signature avec l’ADAYG de la charte pour une restauration collective circuits-courts au
En effet, les communes sont les acteurs essentiels des politiques alimentaires locales, notamment dans le cadre de la restauration publique.

salle vigier

La salle Vigier qui fait office de restaurant scolaire. Les enfants vont désormais se régaler de produits locaux.

Cette mission figure parmi les plus structurantes car elle agit entre autres sur l’accès pour tous à l’alimentation, sur la santé, sur l’éducation jusqu’à la prise en compte de l’agriculture de proximité.
Dans ce cadre, l’ADAYG a contribué à une organisation de la filière viande locale (s’appuyant sur sa démarche Terres d’ici) qui permet aujourd’hui de fournir les demandes en viande bovine de la restauration collective. Il se poursuit sur les autres produits et se traduit par un appui aux agriculteurs et aux communes qui s’engagent dans la démarche.


A la découverte de Poisat.

Lu sur le site de la commune un passionnant historique de Poisat, commune toute proche de Grenoble.

Historique

Le nom de « Poysat » est cité dès le 15e siècle. Il désigne un endroit où l’on puise l’eau. L’espace sur lequel se trouve la commune de Poisat était un espace fréquemment inondé, marécageux et insalubre pendant des siècles ; on y trouvait des roseaux… Le logo actuel de la commune réunit ces deux éléments : le puits et le roseau.

C’est la famille Teisseire…

Qui va changer le destin de ce lieu. En 1720, Mathieu Teisseire, vinaigrier et liquoriste, arrive de Provence. Il va distiller à Grenoble une liqueur de cerises, le ratafia. Il est aussi le concepteur de la fameuse marque de sirops. Ses affaires marchent bien; il achète en 1745 terres et maisons sur Saint Martin d’Hères, Poisat et Eybens. Il projette alors d’assécher les marais; il faudra 40 ans de procès et beaucoup de temps pour que ce projet se réalise. Ce sera Mathieu son fils qui continuera, puis finalement, son petit-fils Camille Hyacinthe Teisseire. Ce dernier se chargera à ses frais des travaux d’assèchement des marais de 1811 à 1816.
Camille Hyacinthe épouse en 1814 Adélaïde Hélène Perrier, fille du président du conseil alors ministre de l’Intérieur, Casimir Perrier. Camille Hyacinthe Teisseire est nommé député du grand collège de l’Isère de 1820 à 1824. Il établira aussi chemins, ponts et canal.

Camille Teisseire meurt en 1842. En 1844, son gendre Achille Chaper qui gère les propriétés de Poisat, achète des terres et une maison de maîtres aux héritiers de Maitre Février. En 1882, cette demeure est transformée en château de style néo-médiéval.  C’est le gendre d’Achille Chaper, Paul Thibaud, qui en 1889 transformera en chemin public l’allée Teisseire qui conduit de sa ferme à Grenoble (actuellement avenues Hippolyte Lhenry, Marcel Cachin et Teisseire). Né en 1905, Jacques Allizon, le dernier propriétaire, crée une société familiale pour faciliter la gestion du domaine. En 1997, après le décès de Jacques Allizon, ce château sera rénové et restauré, puis transformé en appartements à vocation locative. Cet ancien château de la famille Teisseire se situe près de l’ancienne mairie de Poisat, derrière le terminus du bus 34.

C’est après la deuxième guerre mondiale…

Que Poisat se développe en pétale à vocation essentiellement résidentielle. Ainsi, à partir de 1946 apparaissent les premiers lotissements nord et sud, suivis en 1959 du lotissement ouest. Mais le développement ne s’arrête pas là, en 1967 se construisent les immeubles de l’avenue d’Eybens et la résidence des Coquelicots; de 1970 à 1984, les Primevères, les Provençales, Prémol, le lancement de la zone d’activité de Champ Fila et enfin les Buissonnets verront le jour.

Aujourd’hui…

Le centre de Poisat, véritable cœur de vie, regroupe l’école maternelle, le centre socio-culturel et sportif, un centre de santé, la mairie, l’espace culturel Léo Lagrange, le centre de santé, des locaux associatifs et différents commerces.

Pour en savoir plus: www.ville-poisat.fr

Catégorie Y grenoblois, bioCommentaire (0)

Dimanche, les saveurs d’automne à la ferme de Loutas

ferme LoutasC’est l’automne sur les marchés fermiers de Belledonne ! Avec l’arrivée des premières noix et châtaignes, les producteurs des Fermes de Belledonne vous invitent à venir déguster une savoureuse soupe aux choux lors du prochain marché fermier,
le dimanche 18 octobre, à la Ferme de Loutas, (route de Pinet, Saint-Martin d’Uriage), de 10 à 16h.
Vous pourrez y découvrir ou retrouver les producteurs de Belledonne avec leurs fruits et légumes de saison, les fromages, les miels, la viande de porc et les charcuteries, ainsi que le pain, l’huile de noix, les confitures, les sirops et jus de fruits, les volailles, les oeufs, les plantes vivaces …
Et toujours pour les plus petits, la visite des animaux et les ballades en âne, et pour tous, la possibilité de se restaurer sur place avec les assiettes gourmandes de Dominique.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 25 octobre et samedi 12 décembre, Ferme de Pressembois à Venon
- le dimanche 13 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage
Les producteurs de Belledonne vous disent: « A bientôt sur nos fermes!’

Catégorie Y grenobloisCommentaire (0)

Cette semaine, y’en a pour tous les goûts…

Semaine du goût

Ils vous invitent aussi à repenser cet acte quotidien et indispensable qu’est le repas : alimentation-santé, partage, plaisir, lien au terroir et au patrimoine culinaire local…

Les agriculteurs, artisans des métiers de bouche, associations et partenaires ont mis tous leurs talents en oeuvre pour éveiller nos sens !

afficheCet événement permet de visiter des lieux gourmands, d’échanger des conseils et recettes, de rencontrer les professionnels… de consommer autrement et de donner du sens à nos choix alimentaires.

Télécharger la brochure

Pour connaître les manifestations organisées en Rhône -Alpes et donc en Isère cliquez sur: www.legout.com/

Catégorie Y grenoblois, consommationCommentaire (0)

« Marché à la ferme » vendredi 2 octobre à Crolles

Dans le cadre de la semaine du goût de l’Y grenoblois, la Ferme des Echelles à Crolles accueille un marché de producteurs à la ferme de 15h à 19h le vendredi 2 octobre 2009.
Fruits et légumes de saison, viande de porc et charcuteries, fromages, miel, jus de fruits, vins, plantes… il y en aura
pour tous les goûts à la Ferme des Echelles ce vendredi 2 octobre.
7 producteurs de la marque locale Terres d’ici seront présents ainsi qu’un stand commerce équitable.
De 15h à 19h, les visiteurs pourront goûter aux produits locaux de saison au travers de dégustations.
Un panier garni à gagner.
Plus d’informations :
Ferme des Echelles
515 chemin des Echelles
Crolles
tél.: 04 76 08 15 16

ADAYG: 04 76 20 68 31

Catégorie Y grenobloisCommentaire (0)

Marchés fermiers de Belledonne: c’est la rentrée!

C’est la rentrée aussi pour les marchés fermiers de Belledonne !
Les derniers fruits et légumes de l’été sont encore là, ceux de l’automne arrivent, les récoltes du miel de l’année sont en pots, les animaux qui ont pâturé tout l’été nous procurent des fromages au summum de leur saveur, la saison du cochon redémarre avec son cortège de boudin et charcuteries, les plantes vivaces d’automne préparent leur floraison …

Autant de bonnes raisons pour venir découvrir ou retrouver les producteurs de Belledonne et tous leurs produits de saison, ainsi que le pain, l’huile de noix, les confitures, sirops et jus de fruits, les volailles, les oeufs, …
le dimanche 13 septembre, à la Ferme de Loutas, (route de Pinet, Saint-Martin d’Uriage), de 10 à 16h.
Et toujours pour les plus petits, la visite des animaux et les ballades en âne, et pour tous, la possibilité de se restaurer sur place avec les assiettes gourmandes de Dominique.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 27 septembre, 25 octobre et 13 décembre, Ferme de Pressembois à Venon
- les dimanche 18 octobre et 13 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage

Les producteurs de Belledonne vous disent: « A bientôt sur nos fermes! »

Contacts

●ADABEL (Association pour le développement de l’agriculture de Belledonne) : 04 76 20 68 45
●Ferme de Loutas, 220 Chemin de Loutas (route de Pinet) – Saint Martin d’Uriage
Dominique et Jean-Claude Boufflers : 04 76 89 54 23

Catégorie Y grenobloisCommentaire (0)

Catégories

Archives

Agenda

mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter

 

La météo par Sillon38 et Météo Alpes!

  • Ciel clair
  • Température: 6°C
  • Humidité: 52.4%
  • Vent: N mit 19 km/h
  • Visibilité: 10km
  • Baromêtre: 1026 hPa
  • Nuages: Ciel clair
  • Temp. du vent: 2°C

Découvrez toutes les prévisions sur Météo Alpes.

PHVsPjwvdWw+