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Formation de bergers d’alpage

Depuis huit ans, la formation « Bergers d’alpage » s’est donnée pour objectif de professionnaliser des berger(e)s novices ou peu qualifié(e)s, répondant ainsi à la demande de la profession en Rhône-Alpes.

Dispensée sur trois sites de formation (CFPPA de La Motte Servolex en Savoie, de La Côte Saint-André en Isère, et de Die dans la Drôme), et en association avec les services pastoraux de ces trois départements, la formation Bergers d’alpage alterne les périodes en Centres (cours théoriques et pratiques, interventions de professionnels et de spécialistes, 600H) et en entreprises (stage pratique en alpage, en exploitation, transhumance, 210H).

Ce partenariat permet aux stagiaires de découvrir, tant en bovin qu’en ovin, les principaux types de pastoralismes rhônalpins.

La prochaine promotion de bergers (et de bergères !), débutera sa formation le 10 mai 2010 pour la terminer le 17 décembre 2010. Inscription : avant le 15 mars 2010.

Recrutement : entretien préalable et test de positionnement.

Contact :
Responsable de Formation :
Perrine LEBLANC (CFPPA des Savoies et du Bugey) perrine.leblanc@educagri.fr
Par téléphone : 04 79 25 42 02

A La Côte Saint André :
Yannick CROISIER, yannick.croisier@educagri.fr
Par téléphone : 04 74 20 44 66

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Loup : les éleveurs de Saxe seront indemnisés

La Commission européenne a autorisé aujourd’hui le Land de Saxe à octroyer aux agriculteurs des aides jusqu’à concurrence de 80 % pour les indemniser des dommages causés par les carnivores.

C’est la première fois que la Commission autorise de telles aides. La possibilité d’accorder des indemnités au titre des dommages causés par les carnivores n’est pas prévue dans la législation actuelle relative aux aides d’État. Le régime a donc été approuvé directement au titre des dispositions du traité. Le régime d’aides autorisé est doté d’un budget total de 200 000 € et s’appliquera jusqu’à la fin de l’année 2013.

Depuis le retour naturel du loup en Saxe, des dommages sont enregistrés dans les troupeaux d’élevage. En raison du niveau élevé de protection dont bénéficient les loups, les agriculteurs ne sont pas autorisés à mettre en œuvre des moyens de défense contre ces animaux, et encore moins à les repousser.

La survenue de dommages répétés a entraîné de graves problèmes d’acceptation au sein de la population en général et chez les éleveurs en particulier. La Commission a réagi à cette situation propre au Land de Saxe et a pour la première fois autorisé une aide pour l’indemnisation (partielle) des dommages.

Les dommages causés aux animaux d’élevage, y compris aux chiens de troupeaux et aux colonies d’abeilles, les coûts qui y sont associés, tels que les coûts liés aux dégâts occasionnés aux clôtures ou aux ruches, ainsi que les coûts relatifs à l’enlèvement des carcasses d’animaux seront couverts à 80 %.

Les agriculteurs dont l’exploitation est située dans la principale zone de présence du loup doivent avoir pris au préalable les mesures de prévention correspondantes (clôtures, chiens de troupeaux) afin de pouvoir bénéficier de l’aide. Chaque dommage doit être déclaré dans les 24 heures à l’autorité locale de protection de la nature, et des demandes d’aide doivent être présentées dans un délai de six mois à compter du signalement de l’incident. Le régime d’aides ne couvre pour le moment que les dommages causés par les loups, mais pourra à l’avenir être étendu aux dommages causés par le lynx et l’ours.

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Ah, la vache !

L'AlpeLe n° 48 de l’Alpe, revue trimestrielle éditée par la maison Glénat, vient de paraître. A l’affiche une bête à cornes , qui prend la pose, et un titre explicatif : Ah, la vache ! C’est vrai qu’il y a de quoi s’exclamer devant ce ruminant. Et qu’il y a beaucoup à dire, en long et en large.

Sillon38 ne s’en prive pas. De la vache fistulée qui a fait couler beaucoup d’encre sur la toile à la vache en pots de yaourts et briques de lait d’Eizo Sakata, en passant par les reines des comices et des combats, c’est un sujet qui prend de la place dans un journal du monde rural.

D’autres s’y intéressent. Cette pièce maîtresse du bestiaire alpin, ce monument quadrupède, cette mamelle nourricière, est à l’honneur dans ce numéro de L’Alpe. C’est l’occasion pour les différents auteurs qui contribuent à  cette livraison de vadrouiller sur les  alpages mais aussi de s’interroger sur l’avenir de l’élevage bovin en montagne.

« La vache s’inscrit dans le paysage des Alpes et participe depuis des siècles à l’économie montagnarde. Se pourrait-il qu’un jour, le son des clarines qui anime les prairies d’altitude pour le plus grand bonheur des touristes ne soit plus qu’un souvenir ? Aujourd’hui en effet, le rude métier d’alpagiste n’attire guère les jeunes. En Suisse notamment, on doit ainsi embaucher Polonais ou Kosovars pour la saison et nombre d’exploitations ferment faute de repreneurs, comme en témoigne notre enquête », écrit dans son édito la rédactrice en chef adjointe Dominique Vulliamy..

« Avec l’abandon des prairies d’altitude et « l’enforestation », on semble s’acheminer vers la fin du paysage alpin alors que, paradoxalement, les éleveurs de montagne s’en sortent moins mal que d’autres à l’heure de la crise du lait. Sans doute parce qu’ils ont su inventer et valoriser des spécialités fromagères fort appréciées, à l’image des diverses variétés du vacherin ».

Autant de problématiques que connaissent bien les lecteurs de sillon38.

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Le procès du loup continue…

Hier s’est tenu à Gap le procès contre le chasseur qui a avoué avoir abattu dans les Hautes-Alpes en décembre dernier une louve, espèce protégée. France Nature Environnement (FNE), l’Union Régionale Vie et Nature PACA (URVN) et la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN) s’étaient portées parties civiles. Le délibéré sera rendu le 25 mars prochain.

Retour sur le procès:
Les faits qui étaient jugés hier avaient trait à un acte de braconnage contre un individu d’une espèce protégée, un loup. Nos associations ont demandé et obtenu la simple application de la loi et des sanctions prévues. « Le Procureur a reconnu l’acte illégal de chasse et requis une peine justifiée dans cette situation. Ces réquisitions (retrait du permis de chasse avec une interdiction de le repasser pendant 3 ans, 4500 € d’amende dont 1500€ de ferme), nous satisfont », explique Nathalie de Stefano, qui représentait FNE et l’URVN lors du procès.

« Nos associations regrettent que cette affaire ait été utilisée par des lobbys pour affirmer leur colère face à la présence de ce prédateur, à l’occasion d’une manifestation organisée en marge du procès ».

FNE, URVN et SAPN rappellent que le loup est revenu naturellement en France depuis l’Italie il y a un peu plus d’une quinzaine d’années maintenant. La question n’est plus de se prononcer pour ou contre la présence du loup mais bien d’organiser la cohabitation avec l’espèce pour qu’elle soit acceptable par tous. Les associations, en effet, n’ont jamais nié les contraintes supplémentaires que représentait le loup pour les éleveurs et les bergers. Les associations ont d’ailleurs accepté, comme le prévoit la réglementation, des tirs en dernier recours sur les individus qui mettaient en échec la protection des troupeaux.

« Les modalités de cette cohabitation, ainsi que des tirs exceptionnels contre les loups, sont débattus dans un climat constructif au sein de groupes de concertation (Comités National et départementaux Loup, Conseil National de Protection de la nature), auxquels participent nos associations, les représentants des chasseurs et des professionnels des filières ovines ainsi que les élus », rappelle Hervé Gasdon, président de la SAPN.

Laissons donc ces instances poursuivre leur travail sereinement et réjouissons-nous que le tribunal ait su juger en toute indépendance les seuls faits qui lui étaient soumis.

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Pour FNE, la cohabitation homme-loup est possible

Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d’une espèce protégée.
Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d’une nature sauvage et libre:
« Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l’élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…) », explique FNE.

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l’élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d’attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l’ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d’un individu d’une espèce protégée n’est jamais anodine.

« Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l’arc alpin les conditions d’une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes-Alpes comme dans d’autres territoires alpins ; l’objectif numéro un doit être d’aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s’adapter ».

« Car, affirme FNE,  le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne ».
« Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l’élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d’élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d’élevage en montagne et plus respectueux de la nature », souligne FNE.

« Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle ! »

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Alpages sentinelles: premières confrontations de données

Nous avons évoqué dans un précédent article le programme des « Alpages sentinelles » créé et mis en oeuvre par les partenaires de l’agriculture au sein du Parc national des Ecrins.  La gestion d’un alpage est un vrai métier,  qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs…A partir de cette réflexion, le programme « Alpages sentinelles » vise à se faire une idée globale de ces interactions grâce à une observation soutenue et une concertation étroite entre praticiens et scientifiques.
Fin janvier, à Champoléon, des éleveurs, des bergers et les organismes concernés ont fait le point sur les premières avancées de cette initiative qui commence à intéresser d’autres massifs et organismes professionnels.

« Ce que nous voulons, c’est que nos alpages gardent leur potentiel et continuent de nourrir nos bêtes » : Charles Pelissier, président du groupement pastoral d’Ancelle (Champsaur), compte parmi les éleveurs qui suivent de près et contribuent aux travaux réalisés sur les « alpages sentinelles » du Parc national des Écrins.

Devant la maison du berger, à Chamopléon (photo PNE)

Devant la maison du berger, à Champoléon (photo PNE)

À Champoléon, dans les locaux de la maison du berger, une trentaine de personnes ont participé à une réunion de restitution des premiers « résultats » enregistrés sur les neuf alpages actuellement suivis dans ce programme expérimental. Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (1) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l’évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l’effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d’élevage.

Si tout va bien, ils formeront à terme un réseau de 14 alpages « sentinelles », choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins, dans les Hautes-Alpes et en Isère (2). Plusieurs paramètres y sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement…

Images satellites et parcours du troupeau

Éleveur dans la vallée de la Durance, Laurent Giraud partage les mêmes préoccupations que son homologue du Champsaur : « pour la profession, c’est important d’avoir des références pour faire évoluer les pratiques dans le bon sens ». Chaque été, pendant qu’il fait les foins en vallée, une partie de ses bêtes rejoint l’alpage de Crouzet, dans la vallée du Fournel (L’Argentière-la-Bessée). Voilà quelques années, constatant que la sécheresse avait eu un impact sur la végétation, il a réduit l’effectif du troupeau en estive. Une décision qui convient à son berger, Michel Bisson, lui aussi totalement engagé dans la gestion de cet alpage qui cumule à peu près toute la panoplie des mesures « agri-environnementales ».

Comme les autres bergers impliqués concrètement dans le programme des « Alpages sentinelles », Michel relève le pluviomètre installé près de sa cabane, il note et analyse les événements qui marquent sa saison d’estive, mentionne l’organisation des parcours du troupeau, le calendrier de pâturage…
Il est la mémoire concrète de l’alpage qu’il partage avec les techniciens pastoraux et les agents du Parc national des Écrins.

Toutes ces données vont être croisées avec les informations rassemblées par les autres partenaires du programme : les relevés des stations météorologiques, l’évolution du déneigement du territoire à partir d’images satellites, celle de la végétation, des milieux, des paysages… mais aussi les enquêtes réalisées auprès des éleveurs sur leur manière de s’organiser sur leur exploitation.

« L’alpage est la clef de voûte des systèmes d’élevage montagnards » souligne Jean-Pierre Legeard, directeur du CERPAM. Dans l’étude réalisée par les chambres d’agriculture et le CEMAGREF auprès des éleveurs retenus dans le programme, le pâturage d’estive représente jusqu’à 40% de l’alimentation des animaux. Et pendant que les bêtes se nourrissent de la bonne herbe des montagnes, les éleveurs ont le temps de faire les foins en vallée…

L’alpage, un lieu de dialogue

Quand la ressource en herbe manque, quelle est la marge de manœuvre du berger ou de l’éleveur ? S’ils expliquent leurs manières de s’adapter, les résultats observés sur les « alpages sentinelles » peuvent aussi leur donner d’autres perspectives.

Le travail des scientifiques et celui des praticiens sont au cœur de cet observatoire partagé. Et quand il s’agit de trouver un « moyen simple » d’estimer la ressource en herbe (phytomasse), les bergers et les éleveurs peuvent aussi avoir des idées. Car pour l’instant, les scientifiques n’ont pas encore résolu ce casse-tête…

D’ores et déjà, le programme « Alpages sentinelles » est une occasion supplémentaire d’échanger, de comprendre les préoccupations et contraintes des professionnels comme celles des gestionnaires d’espaces naturels… avec le souhait d’avancer ensemble.

Ainsi, dans les débats, les problèmes liés à la maîtrise du foncier et aux changements des politiques agricoles sont abordés avec ceux de l’évolution de la biodiversité et de la préservation des espèces… Des éléments fondamentaux à prendre en compte dans l’écriture de la charte du Parc national des Écrins.

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(1) Les partenaires du programme « alpages sentinelles »: Le Parc national des Écrins, le CERPAM (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée), la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l’étude, les chambres d’agriculture des Hautes-Alpes et de l’Isère, la DDT (Direction départementale des Territoires – Service Agriculture), le CEMAGREF de Grenoble : Organisme public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, le LECA : Laboratoire d’écologie alpine, le LTHE : Laboratoire d’études des Transferts en Hydrologie et en Environnement,Olivier Senn, phytoécologue.

(2) En Isère, l’alpage du Sappey (Lavaldens, Valbonnais) et celui de Lanchâtra (Oisans) comptent d’ores et déjà dans ce réseau des alpages sentinelles.

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Chiens dangereux: permis de détention obligatoire

Depuis le 1er janvier 2010 les propriétaires ou détenteurs de chiens d’attaque (catégorie 1) et de chiens de garde et de défense (catégorie 2) doivent être titulaires d’un permis de détention.

Ce permis est délivré par les maires, sur présentation d’un certain nombre de pièces, notamment une évaluation comportementale du chien, réalisée par un vétérinaire, et une attestation d’aptitude du maître, délivrée par un formateur agréé.
De nombreux accidents dramatiques, survenant régulièrement et ayant fréquemment de jeunes enfants pour victimes, ont prouvé qu’un renforcement de la législation existante était devenu indispensable.

- Des chiens de catégorie 1 (chiens d’attaque, de type Pitbulls, Boerbulls ou Tosa) ou de catégorie 2 (chiens de garde et de défense, de race American Staffordshire Terrier ou Tosa, de race ou de type Rottweiler) sont le plus souvent impliqués dans ces graves incidents; c’est pourquoi les nouvelles dispositions concernent spécifiquement leurs propriétaires ou détenteurs.

Lle ministère de l’Intérieur à proposer une nouvelle loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux. Adoptée par le Parlement, cette loi a été promulguée le 20 juin 2008 et certaines de ses dispositions sont entrées en vigueur au 1er janvier 2010.

- L’élément le plus novateur de ce texte est que les propriétaires ou détenteurs de chiens de 1ère ou 2ème catégorie devront désormais être titulaires d’un permis de détention au lieu, comme actuellement, de faire une simple déclaration en mairie. Ce permis, obligatoire, leur sera remis par le maire de leur commune.
Seule exception : l’obtention du permis n’est pas requise pour les personnes qui détiennent un chien de ces catégories à titre temporaire, à la demande du propriétaire ou du détenteur habituel du chien.

Des critères qui prennent en compte le comportement du chien…

- La détention de chiens de 1ère et 2ème catégories, en raison de leurs caractéristiques morphologiques et de leur puissance, est désormais soumise à des règles particulières. Depuis le 1er janvier 2010, tout propriétaire ou détenteur de chien dangereux doit être titulaire d’un permis de détention, délivré par le maire de sa commune.

- Pour l’obtenir, outre les pièces habituelles (certificats d’identification, de vaccination antirabique, d’assurance responsabilité civile, et de stérilisation pour la 1ère catégorie), il faut disposer d’une évaluation comportementale du chien faite par un vétérinaire.

- L’évaluation comportementale des chiens concernés âgés de plus d’un an a déjà dû être effectuée, puisque leurs maîtres avaient jusqu’à fin 2008 pour les chiens de 1ère catégorie et jusqu’à fin 2009 pour les chiens de 2ème catégorie pour la réaliser.

- Pour ce qui est des chiens âgés de 8 mois à 1 an, leurs maîtres doivent faire réaliser cette évaluation comportementale par un vétérinaire inscrit sur une liste départementale pour obtenir le permis de détention.

- En fonction des résultats de l’évaluation, le propriétaire devra la renouveler à intervalles réguliers (1, 2 ou 3 ans) en fonction du niveau de dangerosité (de 1 à 4) dans lequel le vétérinaire a classé le chien.

- Quand le chien est trop jeune pour subir une évaluation comportementale (moins de 8 mois), il est délivré un permis provisoire valable jusqu’à son premier anniversaire.

… mais aussi l’aptitude du maître, reconnue à l’issue d’une formation


- La possession d’une attestation d’aptitude du maître, à l’issue d’une formation portant sur l’éducation et le comportement canins et sur la prévention des accidents, est obligatoire pour l’obtention du permis de détention de chiens de catégories 1 et 2.

Des sanctions sévères

La loi prévoit que les propriétaires ou détenteurs de chiens de 1ère ou 2ème catégorie non titulaires du permis de détention risquent jusqu’à trois mois de prison et 3 750 euros d’amende, ainsi que la confiscation et/ou l’euthanasie de l’animal.
- De plus, l’acquisition, la cession et l’importation de chiens d’attaque (catégorie 1) sont illicites et punies de 6 mois d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Toute détention de chiens d’attaque non stérilisés est punie des mêmes peines.

Les patous pas concernés

Bien entendu se pose la question des chiens de protection des troupeaux en général et des patous en particulier. Les choses sont claires: ceux ci ne sont pas concernés par ces nouveaux dispositifs. Ils n’entrent pas dans les catégories un et/ou deux. Leurs propriétaires n’ont donc aucune démarche à faire.

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Des alpages sentinelles du changement climatique

Pâturer… assez, trop, pas assez ? La gestion d’un pâturage est un vrai métier… qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs. Pour se faire une idée globale de ces interactions, le programme des «alpages sentinelles» a été créé par les partenaires de l’agriculture au sein du Parc national des Écrins.

À terme, ils formeront un réseau de 14 alpages, choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins et sur lesquels plusieurs paramètres sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement…

Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (1) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l’évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l’effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d’élevage.

L’alpage s’inscrit dans un contexte global.

Chaque partenaire du programme rassemble les informations qui relève de ses compétences. Les éleveurs et les bergers contribuent largement à ce travail. Très concrètement, par exemple, ce sont les bergers qui enregistrent les résultats des pluviomètres installés sur leur alpage. L’implication de chacun permet de construire, ensemble, une vision partagée. Avec des outils d’analyse communs, il devient plus facile de prendre des décisions mieux acceptées par tous.

Une journée de restitution des enjeux et des premiers résultats de ce programme conjuguant la recherche et la gestion des pratiques pastorales est organisée jeudi 21 janvier , de 10h30 à 16h30 à la Maison du Berger, à Champoléon.

Des outils d’analyse en commun, pour une vision partagée

C’est l’expérience du terrain, qui a permis de définir les paramètres d’un «diagnostic pastoral» en lien avec les différents protagonistes de l’alpage.

Cette méthode s’est construite voilà plus de vingt ans, sur l’alpage du Saut du Laire (haut-Champsaur), avec l’appui déterminant du berger, André Leroy. Toujours d’actualité, il s’agit d’une expertise de l’alpage pour sa gestion durable, qui intègre le fonctionnement des différents quartiers, les données géographiques (relief, végétations..), les équipements pastoraux, les parcours du troupeau… et les enjeux environnementaux.

«D’une façon générale, la réalisation d’un diagnostic pastoral favorise les échanges entre toutes les personnes concernées : la commune, l’éleveur, l’ONF, le berger, le Parc, le gardien du refuge…

C’est l’occasion pour tous de mieux comprendre et prendre en compte les préoccupations et contraintes de chacun», souligne Muriel Della-Vedova, chargée de mission « agriculture » au Parc national des Écrins.

Les tournées de fin d’estive sont nées de cette même approche partenariale.

En 2005, avec la succession d’au moins trois années de sécheresse, les agents du Parc avaient tiré la sonnette d’alarme : certains alpages semblaient surpâturés. Les mêmes partenaires ont abordé calmement le problème et  ont décidé de mettre en place un dispositif permettant d’intervenir rapidement en cas de problème soupçonné.

Depuis, les «tournées de fin d’estive» permettent une expertise concrète et contradictoire sur le terrain, avec le berger, l’éleveur, le propriétaire de la «montagne» (commune, ONF) et des agents du Parc et/ou des techniciens du CERPAM. L’analyse du couvert végétal et du niveau de «raclage» est réalisée selon une «grille d’évaluation de la consommation».

S’il y a un problème, encore faut-il savoir d’où il vient. Est-ce une question de gestion? De chargement (effectifs ou durée de pâturage) ? Une vision partagée doit permettre de repérer le problème… et d’y remédier. Ces «tournées» sont autant d’occasions de mieux se connaître… et de se parler.

Parallèlement, et selon des protocoles à 15-20 ans, le programme « Alpages sentinelles » permet de réaliser un suivi de l’évolution des estives et de l’impact des changements climatiques, notamment aux niveaux de la ressource disponible et des pratiques.

Des contrats de bonne conduite

Le Colombier

L'alpage du Colombier, dans le Valbonnais

Adapter le parcours d’un troupeau pour protéger des nichées de tétras-lyre ou la reine des Alpes, installer des parcs de nuits tournants ou pratiquer un gardiennage serré pour limiter l’extension des queyrelles (fétuque paniculée)… autant de mesures «contractualisées» qui conjuguent la gestion de l’alpage et des enjeux environnementaux. Initiées dans les années 1990, les pratiques agri-environnementales ne sont pas spécifiques à l’alpage mais elles sont un aspect reconnu de la politique de gestion des milieux, développées… et défendues par le Parc auprès des décideurs et des financeurs !

Car la fluctuation des politiques agricoles ne favorise pas la cohérence et la continuité pourtant nécessaires à l’efficacité de ces mesures. Désormais, comme les sites Natura 2000, le coeur du Parc est aussi un lieu où l’on peut prétendre aux aides mises en oeuvre dans le cadre de ces contrats.

L’impact des contrats sur la végétation est mesuré à travers des «lignes de lecture permanentes», suivies par des écologues. «Elles fournissent des résultats quantifiés très précis et permettent de dire si le résultat recherché a été atteint… et jusqu’où il ne faut pas aller trop loin !» explique Pierre Salomez, botaniste au Parc national des Écrins.

«En effet, on ne peut pas gagner sur tous les tableaux. On peut mettre une zone en défens pour protéger des nichées de tétras lyre mais si on veut lutter contre l’embroussaillement, le pâturage est nécessaire. Il faut donc alterner avec un pas de temps que la «ligne de lecture» permet de déterminer.»

Historiquement, beaucoup d’alpages ont été défrichés pour y mettre des bêtes. Et quand la pression humaine se relâche, ce qui est le cas aujourd’hui, la forêt revient. À lui seul, le pâturage n’empêche pas forcément le phénomène. L’efficacité du principe de gestion des milieux et des espèces a été mis en avant. Ce qui est bon pour la nature est souvent bon pour l’alpage… mais ce n’est pas général. Pour le vérifier, les gestionnaires des alpages et ceux des espaces naturels continuent d’avancer et d’innover ensemble.

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(1) Les partenaire du programme « alpages sentinelles »: le CERPAM (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée), les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l’étude, les chambres d’agriculture de des Hautes-Alpes et de l’Isère. la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), la DDAF (Direction départementale de l’agriculture et de la forêt), le CEMAGREF , organisme public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, le LECA (Laboratoire d’écologie alpine), l’ INRA ( Institut national de recherche agronomique).

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L’appel de la montagne à vaches

La Fédération des alpages de l’Isère (FAI), via sa commission Tourisme-patrimoines-cultures, que préside Pierre Ostian s’efforce depuis une quinzaine d’années de valoriser les atouts touristiques que représentent les alpages de l’Isère pour la montagne estivale. Au départ, en 1993, date de la création du premier gîte d’alpage, l’objectif était essentiellement de pérenniser les emplois des bergers. Depuis quelque temps, comme l’a souligné Yves Raffin, la FAI place au rang de priorité l’accueil en alpage, mobilisant les énergies et les partenaires pour que cette forme d’hébergement trouve une  place durable dans l’offre de tourisme rural.

maison besse en oisansLa création de la Maison départementale des alpages de Besse-en-Oisans, en 2002, lieu de patrimoine autant qu’outil professionnel, conforte cette volonté d’ouverture au public d’un monde jusqu’alors assez distant car tout à sa tâche. Et elle démontre un peu plus chaque année que le public est demandeur de ces escapades en montagne à vaches, de ces pâturages haut perchés où l’on n’est jamais seul.

Aux beaux jours, la Maison des alpages propose aux touristes différentes animations qui vont de la sortie en alpage agrémentée d’une rencontre avec les bergers (1), à la démonstration des chiens de conduite, en passant par la nuit du cinéma pastoral, et des voyages en alpage à thèmes (conte, écriture, photographie, aquarelle, musique, etc.). Une invitation à l’évasion, à la portée de tous, et qui fait de plus en plus d’adeptes.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors. On ne compte plus que quatre gîtes d'alpages en Isère.

Le bilan de l’année 2009 a été  présenté par Pierre-Julien Cournil, jeudi 10 décembre aux Adrets, en présence d’Yves Raffin, directeur de la FAI, du président de la commission Pierre Ostian, de Vincent Charrière, berger de l’alpage de La Molière (Vercors), d’Aymeric Montagnier (CG38), d’Yves Exbrayat, directeur de la Maison de la montagne de Grenoble, de Mme Josette Garcin, maire de Cordéac, et de Régine Dublet, étudiante en Master Développement et marketing des territoires et des aménagements touristiques (Lyon2), auteur d’un rapport de stage  intitulé « Le pastoralisme, les alpages, le tourisme : quel avenir commun ? ».

Ce bilan 2009 montre que tous les massifs sont concernés par des animations valorisant les patrimoines pastoraux (Belledonne, Oisans, Vercors, Matheysine). Les résultats indiquent que les projections de films (2), issus pour la plupart du Festival du film Pastoralisme et grands espaces des 7 Laux, et les sorties en alpages ont décollé.

Ce sont vraiment des « produits » qui plaisent aux estivants car, le décor aidant, c’est chaque fois une ambiance particulière, des échanges chaleureux, des moments uniques partagés, des repas tirés des sacs qui ont une saveur inattendue. Ici, pas de folklore mais des échanges directs, spontanés.

Vincent Charrière, berger sur l’alpage de La Molière depuis des lustres  et gérant du gîte du même nom, est tombé sous le charme du cinéma : « La projection en plein air, c’est prodigieux! L’écran 4×3, impressionnant ! Nous avons organisé une soirée « ciné couverture » dont je me souviens encore ». D’autres garderont longtemps en mémoire les accords du récital de violon donné sur l’alpage du Mollard.

Les gîtes d’alpages: une formule en devenir

Faute de moyens, faute d’une réelle mobilisation des partenaires, faute aussi de rentabilité parfois, le tourisme pastoral a du mal à se faire un chemin. Le nombre de structures d’accueil en alpage (Maisons des alpages, gîtes d’alpage, points de vente de produits) chute peu à peu depuis 2004. Pour ce qui est de l’hébergement, on recensait 11 gîtes en 2004. Il n’y en a plus que quatre : La Molière (Vercors), Combe madame (Belledonne), l’Oule (Belledonne) et le Pré du Mollard (Belledonne). Des gîtes qui fonctionnent bien et dont les gérants sont globalement très satisfaits de leur saison 2009.

L'alpage de Bachilianne. A côté de la bergerie, la commune de Cordéac souhaite ouvrir une chambre d'hôte.

L'alpage de Bachilianne (photo bivouak.net).

L’an prochain, ils ne seront plus que trois. La gestionnaire du gîte de Combe Madame a fait savoir qu’elle allait cesser son activité en 2010. Un projet communal de chambre d’hôte d’alpage est à l’étude à Cordéac, comme l’a confirmé Mme Garcin. Le mode de gestion n’est pas encore arrêté. Le gîte, assez grand pour accueillir une famille, se situe sur l’alpage de Bachilianne, sur l’itinéraire du Tour de l’Obiou .

Un berger a ses quartiers là-haut et une vue imprenable. Mais seul, il ne peut s’occuper du gîte. Ses brebis l’occupent à plein temps. L’idéal serait qu’il ait une compagne et plus si affinités. En attendant, la mairie cogite.

fromagerie Ch

Sur l'alpage du Charmant Som, en Chartreuse

Idem pour les points de ventes : ils sont à la baisse. La vente de laine sur l’alpage de Tignieux a cessé en 2005, la fromagerie du habert des Fanges en 2008 (le gîte d’alpage a été requalifié en refuge en alpage). Au col de Sarenne, pour cause de départ à la retraite du berger, l’élevage de chèvres s’est arrêté en 2009. L’alpage n’a pas été repris.

Une opportunité pour la montagne estivale

Régine Dubet qui a donc consacré son travail de Master au thème pastoralisme/tourisme, estime pourtant que « le pasto-tourisme est une opportunité pour renforcer l’attractivité touristique de la montagne estivale ». Elle fait néanmoins le constat que c’est encore « une offre de tourisme non reconnue ».

Contrairement aux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie qui ont une très longue tradition fromagère (Beaufort, Reblochon, Tomme des Bauges, Bleu de Termignon, etc.), l’Isère a très peu d’alpages laitiers. On dénombre trois points de vente en alpage : la fromagerie du Charmant Som (Chartreuse), la fromagerie d’Huez (Oisans), la fromagerie d’Aiguebelle (Belledonne).

La réalisation d’un Tour de Belledonne, projet conduit en partenariat avec l’association Espace Belledonne, permettrait de redynamiser le tourisme estival en alpages ou « pasto-tourisme ».

Reste à équiper cet itinéraire, à élaborer un maillage des hébergements nécessaires. Les gestionnaires de gîtes d’alpages et de refuges  contactés sont prêts à participer à ce projet. Des rapprochements avec la Savoie (La Communauté de communes de La Rochette, la commune de Saint-Colomban-les-Villards ont manifesté leur intérêt pour ce projet) ont eu lieu dans la perspective d’étendre ce Tour sur l’ensemble du massif. Une convention est en cours d’élaboration de même qu’une première cartographie des itinéraires possibles.

En ce qui concerne le financement d’un tel projet, l’hypothèse est évoquée d’une éligibilité au programme Leader, sous une appellation du type « Coordination Savoie-Isère du Tour des alpages de Belledonne ».

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alapge pour les scolaires

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alpage pour les scolaires

Dans tous les cas, chacun s’accorde à reconnaître qu’une petite campagne de communication s’impose pour faire connaître et promouvoir ces richesses encore méconnues que constituent les alpages. Le grand public a sans doute tendance à les oublier estimant que la montagne, c’est la neige et les sports d’hiver. Non. C’est aussi la montagne à vaches. Celle qui accueille les transhumants. Celle où l’on trouve en abondance herbe et eau. Cette montagne à la fois « débonnaire » et « tutélaire », comme l’écrit Roger Canac qui fut en son temps un jeune pâtre du Lagast (3) avant de s’éprendre des Alpes et de l’Oisans.

Le monde du pastoralisme reste à découvrir. Il existe depuis Mathusalem. C’est tout une histoire. Qu’on ne se lasse pas d’entendre. Si vous le voulez, elle vous sera racontée sur grand écran, ou de vive voix au gîte, à la veillée.

…………………………………………………………………………….

(1) Cette année, faute de financements, ces Rencontres avec les bergers ont été réalisées uniquement à Besse-en-Oisans. Yves Raffin a assuré bénévolement l’animation de ces journées

(2) 120  spectateurs à La Mure, cent à Villard-de-Lans. Dans les petites communes de montagne, notamment dans celles où l’on avait organisé un repas (sous forme d’ assiette du berger) avant la projection (Les Adrets, Cholonge), on a enregistré entre 30 et 60 spectateurs par projection.

(3) Le Lagast est une montagne du Rouergue qui culmine à 928m. Lire « Réganel ou la montagne à vaches », de Roger Canac, Ed.Glénat, 1994

Catégorie A la une, alpages, tourismeCommentaires (2)

Nicolas Sarkozy dans la Drôme: on a parlé du loup

De la visite du président Sarkozy dans la Drôme, on retiendra son discours de la Chapelle en Vercors. Pourtant on a parlé loup…

Voici le communiqué de l’association des éleveurs et bergers du Vercors.

« L’association des éleveurs et bergers du Vercors Drôme Isère a été reçue en préfecture de la Drôme par Monsieur Christophe Malvezin,  conseiller technique au cabinet de Nicolas Sarkozy  président de la république, en présence du directeur de la DDAF, M. Albiges, et de la représentante du préfet.
Nous avons abordé différents sujets dont la PHAE (prime herbagère agro environnementale ) pour une pérénnisation jusqu’en 2013.
Le prédateur, le loup dont la mise en place des mesures est trop lourde administrativement ( la mise en place du protocole de régulation, les délais trop longs pour le remboursement des frais de protection…)
L’impossibilité de la cohabitation déjà soulignée par la commission parlementaire de 2002
la nécessité d’une réelle régulation.
Les difficultés à gérer des patous imposés par l’administration et qui se révèlent sources de conflits avec les autres usagers de nos unités pastorales.

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