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Les marchés de Belledonne

Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de
trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.

Sans titre

Selon les saisons, vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et
charcuteries, miels et pains d’épices, fromages, fruits et légumes de saison, confitures et coulis, jus de fruits
et sirops, oeufs et volailles, glaces et sorbets, pain, huile de noix, tisanes, etc …, autant de produits qui ne
demandent qu’à composer vos menus tout au long de l’année.

Fort du succès des années précédentes, pour 2017 les producteurs de Belledonne vous proposent
chaque mois un ou plusieurs rendez-vous dans l’une de leur ferme.

Le premier marché aura lieu ce dimanche 26 mars à la ferme de Pressembois à Venon !

Notez dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers :
- les dimanche 02/04, 07/05, 04/06, 02/07, 10/09, 01/10 et 17/12 de 9h30 à 13h : Ferme de Loutas à St
Martin d’Uriage,
- les dimanche 26/03, 30/04, 28/05, 25/06, 24/09 et 29/10 de 9h à 13h : Ferme de Pressembois à
Venon,
-les samedi 08/04, 13/05, 10/06, 09/09, 14/10 de 9h30 à 13h : Ferme de La Grangette à La Chapelle
du Bard,
- le dimanche 13 août de 10h à 17h : Ferme Truc-Vallet, à la Boutière à Laval

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La région d’Aysen en Patagonie

Après 2 jours à Valparaiso et viña del Mar, nous voilà partis pour la Patagonie au sud du Chili.

L’avion nous posera à  Balmaceda à 50 kms de Coyhaique, capitale de la région d ‘Aysen. à une heure de bus de la ville de Puerte Aysen (20000 habitants).

Cette région (la onzième) est l’une des plus belle du Chili et aussi l’une des moins peuplée, à peine sept habitants au kilomètre carré. Coyhaique en compte 50 000.

Les maisons en bois, colorées, apportent une belle touche de gaieté à cette ville tranquille. La pluie (Aysen est la région la plus pluvieuse du Chili) et le vent y sont souvent présents. Les belles couleurs vertes de la végétation et les forêts aux alentours nous le confirme. Les principales ressources sont l’élevage de bovins et d’ovins, la sylviculture, la pêche et l’élevage de saumons.

L’artisanat  est surtout constitué de cuir, de laine, de bois et de pierres de la région, que vous pouvez découvrir sur les marchés. En 1968 , le président Eduardo Frei Montalva a inauguré  le pont le plus long dans le pays, qui traverse la rivière Aysen et qui est classé Monument National depuis 2007.

La région est riche en lacs et rivières ou la pêche à la truite est très prisée. A quatorze kilomètres se trouve le port de Chacabuco qui dessert la région. C’est de là que vous pouvez vous rendre en bateau au bord de la « Laguna Saint Rafael » au cœur du parc du même nom. Ce grand glacier vient déverser ses blocs de glace dans la baie. Spectacle garantie.

L’unique route qui descend plus au sud est la carretera Austral. Longue de 1200 kms elle se termine à Tortel ou à Villa O Higgins selon la direction finale que vous souhaitez prendre. Mais les 500 derniers kilomètres ms (à partir de Coyhaique) ne sont pas goudronnés et il faut un 4×4 pour rouler en sécurité sur cette piste. C’est de là que nous partirons pour une dizaine de jours pour rejoindre Tortel, le village sans rues…à découvrir prochainement.

ASSOCIATION FRANCO PERUVIENNE D’AIDE AU DEVELOPPEMENT.
3 RUE Lieutenant Chabal 38100 Grenoble
contact :
M.Maisonneuve Thierry
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« Quand les loups franchissent la lisière ».

Elus des communes de l’USAPR (Union pour la Sauvegarde des activités pastorales et rurales), nous
avons pris connaissance avec grand intérêt du rapport d’enquête produit par Messieurs Laurent
Garde et Michel Meuret sous l’égide du Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes
Méditerranée et de l’Institut National de la Recherche Agronomique : « Quand les loups franchissent
la lisière ».
Recueillies et analysées par les deux scientifiques, éclairées par leur expertise et mises en rapport
avec de nombreuses recherches, les « expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne
les Alpes confrontés aux loups » recoupent notre vécu d’élus de proximité et nous tenons à en
attester.
Dans l’exercice de notre fonction de maire, nous avons eu à entendre et à connaître des faits
similaires à ceux cités dans le rapport d’enquête ; nous reconnaissons parfaitement certaines
situations :
- Attaques menées à 50 m des habitations, malgré la présence humaine
- Troupeaux de bovins paniqués brisant leurs parcs et fuyant parfois sur plusieurs kilomètres
- Multiplication de témoignages sur la présence des loups, non seulement en alpage mais aussi
aux abords des hameaux…

Responsables de la tranquillité et de la sécurité publiques, nous vivons avec grande inquiétude et
vigilance ces situations d’où peuvent naître des accidents imprévisibles.
Nous rejoignons les conclusions des auteurs de cette enquête : « si le régime de tirs en vigueur dans
notre pays ne s’avère pas suffisant pour réapprendre aux loups la crainte des humains », alors c’est
l’équilibre et l’attractivité de nos territoires, intrinsèquement liés à la santé de nos élevages de plein
air, qui seront bouleversés.

Nous remercions l’INRA et le CERPAM pour leur travail, qui a mis « en lumière un ensemble de
savoirs empiriques », dans lequel nous nous retrouvons ; nous saluons le maire de Seyne les Alpes
qui y a contribué, les acteurs de terrain, à commencer par Romain et Benjamin Ferrand, exposés aux
conséquences du retour du loup dans nos espaces. »

Le rapport, son résumé, le diaporama, mais aussi la captation vidéo intégrale de la conférence, sont
disponibles ici :
http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Loups-franchissent-lisiere

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Les Français et la montagne

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2006 personnes, représentatif de la population fran- çaise âgée de 18 ans et plus.

Les principaux enseignements

1.    A l’évocation de la vie en montagne, les Français affichent spontanément des sentiments positifs, pour la plupart liés aux grands espaces. Ainsi, ils y associent, pour un tiers d’entre eux (33%), l’idée de grand air, devant le caractère sain de la vie en montagne (20%).

La nature (13%), la beauté des paysages (13%) et le sentiment de liberté (10%) complètent ce tableau idyllique, ponctué par les caractéristiques climatiques de la montagne (13% citent le froid et la neige). Au total, 60% des Français évoquent l’environnement lorsqu’on leur parle de la vie en montagne.

2.    A ces évocations spontanées positives s’ajoutent des perceptions très favorables quant à la richesse que représentent les territoires de montagne. Pour autant, cette question révèle une ambivalence que les pouvoirs publics devront méditer, à savoir une insuffisance de valorisation de ces territoires et la sous-estimation des difficultés des habitants.

En effet, d’un côté, neuf Français sur dix (89%) estiment que ceux-ci représentent un atout pour la France et environ trois quarts des personnes interrogées jugent qu’il s’agit de territoires d’avenir (75%). Mais, d’un autre côté, les Français constatent que leur potentiel n’est pas suffisamment valorisé (73%) et que les difficultés des personnes vivant en montagne sont sous-estimées (77%).

3.    En effet, malgré une perception très positive de la vie en montagne, les Français se révèlent conscients des contraintes inhérentes à cette situation : ils sont ainsi 45% à trouver que les conditions de vie des habitants des montagnes sont moins bonnes que celles de l’ensemble de la population. A titre de comparaison, 20% estiment qu’elles sont meilleures et 35% qu’elles sont comparables.

On observe cependant que cette perception varie beaucoup en fonction du niveau de fréquentation de la montagne : qu’on y séjourne pour des motifs professionnels ou de loisirs, plus on est familier de la montagne et plus on estime que les conditions de vie y sont meilleures. Par ailleurs, le plus âgés (38% des 65 ans et plus) ainsi que les habitants des départements non montagneux (36%) ont plus tendance à considérer que les conditions de vie sont comparables selon qu’on soit en montagne ou pas.

4.    Dans le détail, si les Français considèrent que la qualité de l’environnement et du cadre de vie sont meilleurs en montagne (84%), leur jugement est plus pessimiste sur d’autres dimensions et traduisent une appréhension de l’isolement prêté aux territoires de montagne, en particulier concernant l’accès aux soins (moins bon pour 77%) et aux services publics (75%).

5.    Enfin, en corollaire des précédentes observations, la perception des Français se révèle ambivalente concernant l’action publique relative aux territoires de montagne : quand 55% estiment que les pouvoirs publics cherchent à préserver l’environnement et le cadre de vie spécifique des territoires de montagne, seuls 35% considèrent que la puissance publique s’occupe suffisamment du développement de ces territoires et de leurs habitants.

Chez les personnes résidant en département de montagne, on observe d’ailleurs un moindre niveau de confiance dans les intentions des pouvoirs publics (51%) ou de reconnaissance de leur action (31%).

De même, l’impact prêté à nouvelle loi montagne sur la qualité de vie dans ces territoires s’avère tout à fait mesuré, d’autant que pour chaque dimension testée, environ la moitié des Français déclare ne pas en savoir assez pour se prononcer.

Au final, si pour 37% (contre 16% estimant le contraire) la nouvelle loi montagne va améliorer durablement la qualité de l’environnement et du cadre de vie, seuls 21% (contre 28%) croient que cela aura une influence bénéfique sur le coût de la vie en montagne.

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Quand les loups franchissent la lisière -

Le département Sciences pour l’action et le développement de l’Inra (UMR Selmet, Montpellier) et le le CERPAM (Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée, Manosque) ont mené une enquête à Seyne-les-Alpes (Alpes de Haute Provence) sur les changements de comportement des loups vis-à-vis des humains et de leurs activités, et sur les risques, nouveaux ou croissants, de prédation des élevages de bovins.

Cette enquête, réalisée à partir d’entretiens approfondis auprès d’une large gamme d’acteurs – éleveurs, chasseurs, randonneur ou intervenants du secteur – montre la richesse des témoignages locaux dont la fertilisation croisée avec les savoirs issus des observations et constats officiels d’experts serait profitable.

Ce type de recherche, explorant les savoirs d’acteurs locaux, permet de proposer des pistes d’analyse pertinentes à une échelle plus globale, ce qui est nécessaire aux adaptations de politiques publiques.

Des loups qui « s’habitueraient » à la présence des humains

À partir du 6 juin 2015, une vague médiatique fait suite aux déclarations d’un adolescent de 16 ans, fils d’éleveurs de bovins à Seyne-les-Alpes (04), affirmant s’être fait attaquer par des loups, de nuit et sur un pré jouxtant leur habitation. La mise en doute de ces déclarations, quasi-générale, est parfois allée jusqu’à traiter l’adolescent d’affabulateur et suspecter sa famille d’une manœuvre d’alerte au sujet des loups.

Pour les auteurs, spécialistes des activités d’élevage confrontées aux loups, en France et ailleurs, ces déclarations indiscutablement originales n’étaient peut-être pas vraiment surprenantes. En effet, les prédateurs (ours, loups, tigres…) peuvent manifester une habituation, ou familiarisation, envers les humains, encouragée notamment par un statut de protection stricte.

C’est le motif de l’enquête menée à Seyne-les-Alpes, dès juillet et août. Les deux questions majeures ont porté sur les signes de changement de comportement des loups envers les humains et sur les risques nouveaux ou croissants de la prédation des loups sur les élevages bovins. L’enquête s’est adressée à toute personne habituée des lieux — éleveur, chasseur, randonneur ou intervenant du secteur — pouvant apporter un témoignage personnel de rencontres avec des loups. Vingt-deux entretiens approfondis ont été réalisés, enregistrés puis retranscrits.

Le bassin de Seyne est inséré dans des montagnes boisées et dépeuplées, mais dont les parties hautes constituent des alpages dégagés où montent l’été essentiellement des troupeaux ovins. C’est une vallée bocagère d’altitude, densément peuplée et occupée par l’élevage, principalement de bovins allaitants.

Ce paysage de prairies verdoyantes en contrebas de forêts est particulier pour les Alpes du Sud, beaucoup moins à l’échelle européenne. L’enquête a été focalisée sur la lisière entre le bocage et le versant forestier de la montagne de La Blanche.

La présence des loups diffère selon les points de vue

À ce jour, dans un paysage qui offre des habitats favorables aux ongulés sauvages : chamois, chevreuils, mouflons et quelques cerfs, Seyne-les-Alpes n’est pas répertoriée comme une zone de présence permanente de loups (ZPP), ni « à surveiller » selon les services spécialisés de l’État. Pourtant, autour de la lisière étudiée, 14 témoins adultes, dont un lieutenant de louveterie et un technicien de la Fédération départementale des chasseurs, nous ont décrit en détail leurs observations de loups.

Pour neuf d’entre eux, il s’agissait de groupes d’au moins trois loups adultes. Se sont ajoutés des signes tangibles de reproduction sur zone : louveteaux, tanière ou abri sous roche avec litière. Sur ces bases, et compte tenu de la distance aux ZPP déjà répertoriées, l’enquête propose l’hypothèse d’une meute non encore identifiée et dont le territoire couvrirait la zone étudiée.

Cette hypothèse concorde avec l’avis des chasseurs enquêtés. Leurs constats, argumentés, sont unanimes : depuis 3 à 4 ans, chamois et chevreuils ont nettement changé de comportement et se sont raréfiés ; c’est plus brutal encore pour les mouflons.

Leur mise en cause du loup, mal reçue officiellement, peut étayer des soucis pour l’attractivité de la chasse, notamment auprès des jeunes.

Quand les vaches s’affolent et deviennent ingérables

Le comportement devenu très méfiant des ongulés sauvages ainsi que leur apparente raréfaction pourraient expliquer un report de prédation sur les bovins.

Il ne s’agit plus seulement de jeunes veaux qui manquent à l’appel, mais aussi d’attaques sur des animaux plus âgés, en alpage comme sur les prés en vallée. De plus, les éleveurs constatent un changement de comportement nouveau et très préoccupant chez leurs bovins. Les chiens ne sont pas en cause : les bovins, très habitués à les voir, leur sont indifférents.

Si nécessaire, les vaches suitées les éloignent. Mais depuis quelques années, suite aux attaques avérées ou suspectées de loups, vaches, génisses ou taureaux se montrent très inquiets, voire paniqués. Certains groupes ont fui à plusieurs kilomètres après avoir brisé clôtures et barrières.

Certains animaux devenus dangereux pour leur éleveur, ou tout au moins ingérables, ont dû être réformés. De tels comportements excèdent évidemment les capacités de vigilance et d’intervention des éleveurs.

Rencontres avec les loups

Autre phénomène nouveau sur Seyne : les rencontres inopinées des humains avec des groupes de loups, et parfois de près. Pour les chasseurs, c’est en montagne, mais parfois aussi en lisière des prés et à proximité d’habitations. Un chasseur à l’arc s’est fait aborder par deux canidés sub-adultes. La présence d’un adulte, massif, peu craintif et de couleur uniformément noire, est également signalée par plusieurs témoignages, dont deux promeneurs qui l’ont vu de près.

Pour le maire de Seyne, l’afflux de témoignages devient banal et manifeste l’émergence d’un risque, serait-il accidentel, avec les loups en circulation sur sa commune.

Des loups devenus menaçants

Cette émergence d’un risque est corroborée par « l’affaire des fils Ferrand ». Leurs témoignages, au terme de l’analyse réalisée, apparaissent à la fois sincères, crédibles et cohérents. L’enquête approfondie auprès de l’adolescent de 16 ans ayant déclaré s’être fait attaquer par des loups, a entendu son frère de 20 ans également protagoniste de l’évènement, ainsi que leur père.

Une description cartographique et minutée de l’événement, ainsi que la chronique des faits antérieurs survenus sur le même lieu, permettent de comprendre les réactions des deux frères.

Cette nuit-là, il s’agissait de la 9ème rencontre en un mois avec ces loups : après 3 attaques diurnes visant des veaux que l’éleveur et ses fils avaient interrompues, après la prédation d’un veau authentifiée par l’ONCFS et suivie de l’autorisation préfectorale de tirs de défense, l’administration avait organisé 4 jours consécutifs d’affût sur ce pré, période durant laquelle les loups ne se sont pas montré ; or c’est dans la nuit du 5e au 6e jour que l’adolescent, monté dans le pré avec son frère en raison des beuglements de leurs vaches, s’est trouvé menacé.

Et demain ?

L’ensemble des résultats d’enquête fait sens à partir du moment où l’on ne considère pas « l’affaire des fils Ferrand » comme un fait isolé de son contexte. Il y a eu un processus assez long et interactif de modification des comportements de plusieurs catégories d’êtres interagissant de part et d’autre de la lisière, loups, ongulés, bétail, humains, jusqu’à une approche menaçante d’un humain vulnérable par des loups de nuit.

Ces évolutions ont des conséquences sur le territoire : une baisse d’attractivité cynégétique et récréative, si ce n’est déjà un risque en matière de sécurité civile ; une atteinte à la viabilité des élevages de bovins conduits à l’herbe, dont il est attendu aussi qu’ils contribuent à la gestion des paysages et de leurs aménités.

Télécharger le rapport complet

Garde L., Meuret M., 2017. Quand les loups franchissent la lisière : expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups. Rapport d’enquête. CERPAM Manosque & INRA UMR Selmet Montpellier : 116 pages.   >>> (PDF)

Voir aussi le diaporama présenté lors de la restitution de l’enquête qui s’est tenue le 27 janvier 2017 :
> Quand les loups franchissent la lisière : Expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups
Laurent Garde (Cerpam) et Michel Meuret (INRA)
Conférence/Restitution d’enquête, 27 janvier 2017, Manosque
Diaporama (43 diapositives)

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A la découverte de Vina d’el Mar..

A la découverte du Chili, plus exactement de Vina d’el Mar avec le reportage de Thierry Maisonneuve, président de l’ Association Franco Péruvienne d’Aide au Développement.

Vina d’el Mar est une station balnéaire par excellence située au nord de Valparaiso.

Séparée en deux par le fleuve Marga Marga, cette ville possède une résidence d’été présidentiel elle est perchée sur une colline.

Pas de petites criques tranquilles mais 4 grandes plages ou viennent mourir les rouleaux du pacifique. Peu de monde aujourd’hui, les vacances scolaires commencent fin décembre, mais le soleil bien présent, heureusement un petit vent marin venait adoucir la chaleur qui aurait pu vite devenir étouffante.

De grands immeubles modernes presque les pieds dans l’eau agrémentent le bord de mer.

Il y a même la plus grande piscine du monde, 1,5 km de long, où se pratique la voile et toutes sortes de sports nautiques.

Quelques pélicans mais pas de loups de mer contrairement à 1997 où ils se faisaient dorer sur les rochers.

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Tirs de loup: Biassu en fait son actu..

La chasse des députés 19.10.16 réduit

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« Ceux qui votent loup votent patou! »

Un troisième loup a été abattu dans le Trièves, sur la commune de Chateau – Bernard exactement. Ce prélèvement entre dans le quota des trois tirs autorisés par le préfet de l’Isère. Quota désormais atteint.

Pour Frédérique Puissat, maire de la commune, première vice-présidente du département:  » le loup a gagné la bataille du terrain ».. D’autres maires exigent une régulation du loup plus importante car sa population  et l’étendue de son territoire progressent d’année en année et par conséquent les dégâts sont de plus en plus importants.

Nous avons rencontré Eve Palacios, qui élève des ovins sur les contreforts du Vercors au dessus de Noyarey.

 » Bien entendu que je redoute une attaque de loups sur mes bêtes. On a relevé des crottes de loup pas très loin de chez moi.. Cependant il faut savoir que nous avons aussi des soucis avec le lynx, les corbeaux et …les prédateurs à 2 pattes qui veulent se régaler d’un bon méchoui…  »

Comme moyen de protection, l’agricultrice possède un patou. : » il faut savoir que ceux qui votent loup votent patou! » dit-elle sans détours.

Elle connaît bien le comportement du patou: » le patou n’est pas un chien de combat, sanguinaire, il n’est pas dangereux. Il est tout simplement protecteur et dissuasif. »  Et de préciser:  » les brebis sont ses copines, il les protège. Cela implique aux randonneurs, promeneurs de l’ignorer, de rester naturel et surtout de ne pas essayer de les caresser et encore moins de s’approcher de ses  » copines, sinon il va entrer en action, faire son boulot.. » Même moi sa maîtresse, les personnes qui le connaissent, sont familiers avec lui, juste ce qu’il faut. » Et de répéter: » le patou n’est pas agressif mais dissuasif.. »

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Les députés facilitent les tirs de loup en montagne

Les députés ont adopté  mercredi 12 octobre des amendements, contre l’avis du gouvernement, pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne en s’écartant du cadre juridique national et européen.

Adoptés à l’occasion du projet de loi Montagne, ces amendements présentés et soutenus par de nombreux élus de départements montagneux  précisent que « les moyens de lutte contre les grands prédateurs d’animaux d’élevage sont adaptés, dans le cadre d’une gestion différenciée, aux spécificités des territoires, notamment ceux de montagne ».

« Les loups se sont reproduits de manière massive, les espèces à protéger ce sont les brebis et non plus les loups. Le loup massacre le pastoralisme », a souligné avec vigueur la député des Hautes-Alpes Karine Berger.

« Le loup est une espèce invasive » a t-on entendu..

Cet amendement permettra « d’autoriser davantage de tirs là où le danger est le plus manifeste ».

Le principe de protection stricte des espèces contenu dans la Convention de Berne et la Directive Habitats n’est plus adapté pour ces grands prédateurs qui nuisent aux systèmes d’exploitation agro-écologiques de notre pays.

Le ministre de l’Aménagement du Territoire Jean-Michel Baylet a plaidé de son côté que « la politique actuelle était équilibrée », rappelant que Ségolène Royal avait relevé de 12 à 36 le nombre de loups pouvant être tués chaque année, dans le cadre d’arrêtés préfectoraux.

En 2015, près de 9.000 bêtes, essentiellement des ovins, tuées par des loups ont fait l’objet d’une indemnisation.

Les députés ont également voté un amendement de la rapporteure Bernadette Laclais  pour que l’indemnisation des éleveurs soit inscrite dans la loi et pas seulement dans une circulaire.

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Solidarité des territoires et égalité de traitement face aux problèmes générés par la prédation !

L’USAPR a été reçue au Ministère de l’agriculture par  Brice Huet,
conseiller chargé du développement durable et des outre-mer. Elle a réaffirmé l’extrême
gravité des problèmes engendrés par la prédation des loups sur les territoires communaux
(détresse des éleveurs, souffrance des troupeaux, ensauvagement des espaces…).
Dans le temps qui leur a été imparti, les maires de l’USAPR ont défendu les points suivants :
- la nécessité de n’admettre en aucune façon la notion de « zone d’exclusion » dans un
souci d’équité et de solidarité des territoires.
- leur refus de voir les indemnisations liées à la mise en place des mesures de protection
et à leur bon usage.
- le rejet de la notion de «zone de tranquillité » dans les parcs induisant l’interdiction de
certaines activités de production (cf projet de Loi Montagne).
- l’urgence à obtenir le déclassement de l’espèce loup de strictement protégée à
protégée au sein de l’Europe (Convention de Berne et Directive Habitat)
- l’obligation d’égalité dans l’application des arrêtés cadres dans tous les départements.
- la détermination scientifique du nombre minimum de loups permettant d’assurer la
viabilité de l’espèce lupine en France.
Elle a proposé deux axes de travail :
- une clé de comptage afin d’établir plus précisément la population totale de loups en
France et de mieux mesurer la vulnérabilité des espaces pastoraux (Zone test à l’étude
en Savoie)
- les chiens créancés pour améliorer la mise en oeuvre opérationnelle des différents
arrêtés de tir.
Les réponses écrites du ministère de l’agriculture feront l’objet d’un nouveau communiqué de
presse. La transversalité du dossier loup nous pousse à solliciter une rencontre avec le
Ministère de l’environnement.

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