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Plan Loups : y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Le plafond 2018 de 43 prélèvements de loups autorisés a été atteintet la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL*) a annoncé le 17 octobre sur son site internet la « suspension de tous les tirs jusqu’à nouvel ordre ».

Le préfet coordonnateur du Plan Loups, Stéphane Bouillon, devait relever le plafond de prélèvements de loups de 2% une fois celui-ci atteint. Suite au remaniement ministériel et à la nomination de M. Bouillon place Beauvau, son remplaçant n’est toujours pas connu.

Les éleveuses et éleveurs se retrouvent donc sans autorisation de défendre leurs troupeaux en cas d’attaques tant qu’un nouvel arrêté n’aura pas été signé, alors que le bilan au 30 septembre 2018 s’élève à 2.715 attaques et 9.173 victimes, soit 10% d’attaques constatées et indemnisées en plus cette année.

Cette situation est insupportable et conduit à mettre hors la loi les éleveuses, les éleveurs et les bergers qui seraient contraints de défendre leurs troupeaux. La Confédération paysanne demande donc au Ministre de l’Ecologie et au Ministre de l’Agriculture de signer en urgence un nouvel arrêté.

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Journées de sensibilisation aux bonnes pratiques en alpages

Le Parc Naturel Régional de Chartreuse organise des journées de sensibilisation aux bonnes pratiques en alpages, ceci dans le but d’assurer une meilleure cohabitation des différentes activités sur les sites d’alpage. Prochaine journée : le mercredi 25 juillet.

L’alpage et ses différents acteurs : assurer une bonne cohabitation

Les alpages sont des pâturages d’altitude qui accueillent les éleveur(se)s et berger(e)s locataires du site durant la saison estivale. Le pâturage par les troupeaux permet, entre autres, l’entretien de ces espaces en limitant la progression de la forêt. Ce sont donc des lieux de travail à respecter, en veillant par exemple à bien laisser les clôtures en place après chaque passage. Une sensibilisation des pratiques à destination du public est essentiel pour la préservation de ces espaces et la sécurité des passants.

Les thèmes abordés durant ces journées d’échange et de sensibilisation seront les suivants :

  • le travail du berger : pourquoi il ne faut pas s’approcher du troupeau et rester à distance des chiens.
  • la protection de la biodiversité
  • les activités de loisirs sur les alpages : adapter sa pratique.

Des sorties grand public gratuites, encadrées et animées par le Parc

Plusieurs sorties sont mises en place à destination du public. Elles seront gratuites et ouvertes à tous sur inscription (le nombre de participants est limité). L’objectif de ces journées est d’appuyer les messages de sensibilisation grâce à une mise en situation concrète lors d’une randonnée en alpage.

Les dates de ces journées : le mercredi 25 juillet, sur l’alpage de l’Alpette de Chapareillan et une autre date, à venir, en août.

Réservation : par téléphone auprès du Parc de Chartreuse au 04 76 88 75 20, les informations pratiques vous seront communiquées une fois réservation faite.

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500 loups : objectif atteint. Et maintenant ?

L’ Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales,
garante de l’équilibre des territoires communique:

Un communiqué de l’ONCFS paru le 25 juin officialise « une expansion démographique et
spatiale continue » des loups en France, avec « un taux de croissance annuel de près de 20%. »
Que l’on retienne le nombre estimé en sortie d’hiver de 430 loups adultes, avant naissances, en France,
qu’on le juge supérieur ou que l’on doute de la validité d’un seuil limité aux frontières nationales, une
évidence s’impose : le « seuil de viabilité démographique de l’espèce estimée en l’état actuel des
connaissances scientifiques à 500 loups » (« Mot des Ministres » Nicolas Hulot et Stéphane Travers,
Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage) est déjà dépassé avec les
naissances de l’année, malgré les prélèvements effectués en 2016 et 2017 à hauteur des plafonds fixés
par la loi, qui n’entravent donc en rien une expansion exponentielle de l’espèce.

Si l’on veut sauver l’élevage de plein air, si l’on veut garder des espaces ruraux vivants, riches
de leurs spécificités, de leurs paysages, de leurs habitants et de leurs productions, il faut de toute
urgence tirer les conséquences de cet état de fait : les tirs de défense, simple ou renforcée, doivent être
inscrits comme moyen de protection, ils doivent être autorisés de façon inconditionnelle en cas
d’attaques ou velléités d’attaques sur troupeaux où que l’on soit en France.

Eleveurs et bergers ne peuvent être laissés seuls pour assumer la défense de leurs troupeaux. Il
faut renforcer les moyens des lieutenants de louvèterie, il faut recruter, former et rémunérer de
nouveaux agents sur le modèle de l’actuelle brigade rattachée à l’ONCFS. Il s’agit bien là d’une
responsabilité d’Etat, qui ne peut être transférée aux départements ou à toute autre collectivité
territoriale sans risque de rupture d’équité et d’efficacité.

Il faut, enfin, adapter les termes de la convention de Berne et de la Directive Habitat à cette
réalité : en 2018, en France et en Europe, le loup n’est plus une espèce menacée.
Le pastoralisme, lui, devient une activité en grand danger. Et la position des maires devient
intenable face à cette réalité, face à la détresse des éleveurs et bergers, à la souffrance des troupeaux et
à la multiplication des conflits d’usage au sein des territoires ruraux et montagnards.

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Situation du loup sur le territoire national : taux de croissance annuel de près de 20%.

Suite à la clôture de la campagne de suivi du loup (Canis Lupus) le 31 mars dernier, et après compilation et évaluation des données recueillies par ses membres, le réseau Loup/Lynx de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) publie le bilan du suivi hivernal de la population de loups en France pour l’hiver 2017/2018.

Au total, ce sont 1778 indices qui ont pu être enregistrés lors du dernier suivi hivernal. Parmi ce chiffre, 757 indices permettant de contribuer réellement à estimer l’effectif de la population concernée ont été retenus pour dresser le bilan de la population française (traces et empreintes, observations visuelles, piégeage photographique, dépouilles).

Une expansion démographique et spatiale continue

L’évolution de l’indicateur de tendance démographique (EMR) confirme la croissance de la population de loups en France. L’indicateur d’effectif, mesuré en fin du suivi hivernal, s’inscrit dans la continuité d’une progression démographique globale de l’espèce sur le long terme et à l’échelle nationale.

Sur la base du dernier modèle d’estimation des effectifs (CMR), la conversion de l’indicateur hivernal d’EMR correspondrait à un effectif estimé en sortie d’hiver 2017-2018 à environ 430 individus (intervalle de prédiction : 387-477) soit un taux de croissance annuel de près de 20%.

Tous les indicateurs dont dispose le réseau Loup/Lynx de l’établissement public (meutes, loups en phase de colonisation, populations de loups) indiquent que l’espèce est en phase d’expansion rapide sur l’ensemble du territoire national, mais qu’elle n’a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le Plan national d’action (PNA) Loup fixé à 500 individus.

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Alpages à partager

Le Parc Naturel Régional de Chartreuse organise des journées de sensibilisation aux bonnes pratiques en alpages, les 30 juin et 25 juillet ; ceci dans le but d’assurer une meilleure cohabitation des différentes activités sur les sites d’alpage.

La Chartreuse est une destination privilégiée pour les pratiquants de sports et loisirs de plein air, par ailleurs de plus en plus nombreux. La fréquentation accrue exerce une pression forte sur les itinéraires et lieux de loisirs, dont les alpages font partie. Ce sont des milieux fragiles où diverses activités se côtoient, et on observe parfois quelques accrocs qui pourraient être évités par une meilleure connaissance de ce milieu. Parmi tous les conflits d’usages, certains sont plus récurrents en Chartreuse.

L’alpage et ses différents acteurs : assurer une bonne cohabitation

Les alpages sont des pâturages d’altitude qui accueillent les éleveur(se)s et berger(e)s locataires du site durant la saison estivale. Le pâturage par les troupeaux permet, entre autres, l’entretien de ces espaces en limitant la progression de la forêt. Ce sont donc des lieux de travail à respecter, en veillant par exemple à bien laisser les clôtures en place après chaque passage. Une sensibilisation des pratiques à destination du public est essentiel pour la préservation de ces espaces et la sécurité des passants.

Les thèmes abordés durant ces journées d’échange et de sensibilisation seront les suivants :

  • le travail du berger : pourquoi il ne faut pas s’approcher du troupeau et rester à distance des chiens.
  • la protection de la biodiversité. En effet, les nombreux passages hors des sentiers entraînent une érosion prématurée du terrain et des pelouses.
  • Les activités de loisirs sur les alpages : Randonnée, Trail, VTT, vol libre, escalade, etc. Il est nécessaire d’adapter sa pratique.

Des sorties grand public encadrées et commentées, animées par le Parc

Plusieurs sorties sont mises en place à destination du public. Elles seront gratuites et ouvertes à tous sur inscription (le nombre de participants est limité). L’objectif de ces journées est d’appuyer les messages de sensibilisation grâce à une mise en situation concrète lors d’une randonnée en alpage.

Les dates de ces journées : le samedi 30 juin et le mercredi 25 juillet. La première aura lieu sur l’alpage de Chamechaude et la deuxième sur celui de l’Alpette.

Réservation : par téléphone auprès du Parc de Chartreuse au 04 76 88 75 20, les informations pratiques vous seront communiquées une fois réservation faite

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Chiens de protection : mieux informer les randonneurs

Deux réunions d’information sont proposées par le Parc national des Écrins, en Isère et dans les Hautes-Alpes, aux professionnels du tourisme sur le rôle des chiens de protection et les comportements à adopter pour faciliter la cohabitation avec les randonneurs en alpages.

Elles s’adressent tout particulièrement aux personnels des offices de tourisme, hébergeurs, encadrants en montagne (accompagnateurs, guides…), gardiens de refuge, prestataires marqués Esprit du Parc et autres professionnels en lien avec les touristes en période estivale.

Elles auront lieu:

  • jeudi 14 juin à 14h à la Maison du Parc de Bourg d’Oisans
  • jeudi 28 juin à 14h dans la salle de la Communauté de Commune du Champsaur-Valgaudemar à Saint-Bonnet

En présence de spécialistes du pastoralisme, du loup et de représentants du Parc national il s’agira de rappeler le rôle des chiens de protection en alpage, les bons comportements à adopter lors d’une rencontre avec un ou plusieurs chiens, ou encore d’échanger sur la manière d’apporter de l’information au grand public (randonneurs, promeneurs, etc.).

Des spécialistes pourront répondre aux différentes questions sur les chiens de protection afin d’aider à relayer l’information aux usagers de la montagne : Jean-Marc Landry, éthologue de l’IPRA, Rémy Pascal de la Maison du Berger, et un représentant de la DDT du département concerné : Jérôme Patrouiller pour l’Isère et Pascal Méry pour les Hautes Alpes.


Pour toute information, contact Manon Drevelle au 04 92 40 20 69/ manon.drevelle@ecrins-parcnational.fr

Inscriptions possibles par internet (organisation et co-voiturages)
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfz7nhptlUCrtVahaEr_COjkSHlZUMGc-_qNPqj0tCpRv9iCg/viewform

Lien à retrouver dans les actualités sur le site du Parc national

http://www.ecrins-parcnational.fr/actualite/chiens-protection-mieux-informer-randonneurs

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Le Préfet réunit le Comité Départemental Loup

Le Préfet de l’Isère a réuni le comité départemental loup. Cette réunion de concertation a permis de présenter le bilan 2017 concernant le département de l’Isère, le nouveau plan loup 2018-2023, et le plan d’actions pour 2018 en Isère.

Bilan 2017

Le bilan 2017 du suivi de la population de loups présenté par l’ONCFS fait apparaître quatre nouvelles zones de présence du loup entre 2016 et 2017, portant à 11 le nombre de zones de présence permanente de plusieurs animaux.

Le bilan du nombre d’attaques et du nombre d’animaux domestiques prédatés et indemnisés est resté stable par rapport à 2016 (3 attaques et 17 animaux de plus qu’en 2016).

Du fait de l’extension de la zone de présence du loup, le nombre de contrats d’aide à la protection des troupeaux a fortement augmenté avec 27 contrats en plus en 2017 par rapport à 2016.

Sur ce point, le Préfet rappelle aux éleveurs concernés que la date limite de dépôt des demandes d’aides à la protection contre le loup est fixée au 30 mai 2018.

Enfin, avec 96 arrêtés préfectoraux d’autorisations de tir de défense pris en 2017, le nombre des autorisations en vigueur à ce jour en Isère s’élève à 140.

Principales évolutions du nouveau plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage

Ce plan replace les activités d’élevage au cœur du dispositif.

Il octroie des pouvoirs renforcés au Préfet coordonnateur, Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et modifie les règles de gouvernance du plan, en créant notamment un conseil scientifique.

– Il renforce l’attention à porter aux secteurs sur lesquels, malgré la mise en place de mesures de protection, se concentre la prédation d’animaux domestiques par le loup. Ces secteurs sont nommés « foyers d’attaques ». L’objectif reste de faire baisser fortement le nombre d’attaques.

– Il demande aux préfets de prioriser les tirs de défense renforcée à proximité des troupeaux, dans une logique de gradation de la réponse à apporter à la prédation d’animaux domestiques (effarouchement, tir de défense simple puis renforcée, tir de prélèvement simple puis renforcé)

– Il introduit la notion de conditionnalité de l’indemnisation des dommages à la protection des troupeaux, qui devrait être assurée de façon progressive à compter de 2019 selon des modalités qui ne sont pas encore définies,

– Les arrêtés ministériels publiés en février 2018 définissent des règles pour calculer le nombre de loups pouvant être prélevés de façon dérogatoire à son statut de protection. 10% de la population de loups en France pourra être prélevé, ce chiffre étant calculé au printemps sur la base des effectifs estimés de l’année précédente.

Ce plafond pourra être relevé de 2%. Le calendrier de prélèvement des loups sera calqué sur l’année civile. Par ailleurs, les loups reconnus hybrides seront décomptés du plafond de prélèvement.

Plan d’action 2018 pour l’Isère

Le Préfet rappelle l’importance de poursuivre la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux et indique que si la protection des troupeaux ne supprime pas les attaques du loup sur les troupeaux, elle en diminue la fréquence et l’incidence.

Il rappelle également l’importance de mettre en place de manière effective les tirs de défense autour des troupeaux et appelle les chasseurs locaux à appuyer les éleveurs et les bergers en ce sens. Il souligne également l’accompagnement des élus pour organiser localement la mise en place effective des moyens humains sur le terrain en collaboration avec les ACCA des communes.

Le Préfet remercie les partenaires territoriaux (Parcs Naturels Régionaux du Vercors et de Chartreuse, Espace Belledonne, Parc National des Écrins) et techniques (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, Louveterie de l’Isère dont les effectifs sont renforcés en 2018, Fédération des Alpages de l’Isère, Fédération Départementale des Chasseurs de l’Isère) pour leurs interventions et pour leur contribution à la mise en œuvre du plan loup dans le département en 2017.

Il souhaite élargir le champ de ces partenariats, notamment au travers de nouvelles expérimentations, pour mieux encore soutenir le monde de l’élevage face à la pression de prédation du loup.

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Un Plan d’expérimentations loup Vercors

EpLoupVercors.jpgDurant l’année 2017, des temps d’échanges entre élus du comité syndical du Parc ont permis d’aboutir à la rédaction d’une motion loup, votée à l’unanimité du bureau exécutif en septembre 2017. Cette motion positionne le syndicat mixte du Parc comme territoire d’expérimentations dans l’optique de maintenir un pastoralisme dynamique dans un territoire où la présence du loup est permanente.

Le 20 mars dernier, le Parc naturel régional du Vercors proposait une journée de concertation réunissant une soixantaine d’acteurs et partenaires du territoire conçue en deux temps forts : des interventions extérieures pour prendre du recul sur la problématique, puis des échanges en cinq ateliers.

Pour les apports de connaissances, les interventions extérieures ont été confiées à :

. Olivier Janet, observateur local sur l’éthologie du loup ;
. Coralie Mounet, IGA, laboratoire PACTE, géographe membre du Conseil scientifique du Parc et de la Réserve sur les intéractions Homme/nature ;
. Michel Meuret, INRA sur les interactions loup/troupeaux (ne pouvant se rendre disponible, il a confié une présentation rédigée par ses soins).

Cinq ateliers tournants réunissaient une dizaine de personnes aux points de vue parfois divergents permettant à tous d’échanger sereinement leurs avis contradictoires sur chacun des sujets : / Comment mieux connaître le loup pour mieux cohabiter ? / Les éleveurs / bergers : comment mieux connaître et limiter / les impacts économiques et psychologiques de la présence du loup ? / Les troupeaux : comment mieux protéger les troupeaux pour mieux cohabiter ? / Les autres activités : comment partager l’espace et les usages de l’espace dans un contexte de présence du loup ? / Communication/sensibilisation/concertation : trouver des modes de fonctionnement pour travailler ensemble et en confiance.

Ces ateliers ont donné l’occasion à chacun de proposer des actions à expérimenter sur le Vercors.

Michel Vartanian, 1er Vice-Président du Parc du Vercors en charge de la Biodiversité, a conclu la journée en constatant les besoins suivant :
• Transparence dans les échanges et dans les informations transmises,
• Connaissance du fonctionnement du loup et de ses interactions avec la faune sauvage et la faune domestique,
• Reconnaissance des difficultés des éleveurs et bergers, tant psychologiques qu’économiques ou encore organisationnelles,
• Gestion politique pour une prise en considération des attentes locales.

Les besoins identifiés et les propositions d’actions ont été formulés selon 3 axes stratégiques : Acquisition de connaissances scientifiques / Transmission et partage de l’information, des connaissances & des usages / Protection des troupeaux et maintien d’un bon état de conservation du loup.

Les acteurs mobilisés seront à nouveau réunis d’ici la fin du mois de juin. L’objectif étant de rédiger un Plan d’expérimentations loup Vercors concerté et validé localement en vue de le présenter au Ministère de la Transition écologique et solidaire.


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Coopération Isère – Kédougou : c’est parti !

Les Départements de l’Isère et de Kédougou (Sénégal) ont signé leur 1ère convention de coopération. Au coeur du projet, le schéma de développement culturel d’un Département sénégalais.
Le partenariat entre l’Isère et un territoire du Sénégal (à l’époque une Région), remonte aux années 90. Ce sont les caractéristiques rurales de leurs territoires, la richesse des paysages, leurs cultures, l’envie commune de bâtir des ponts entre les populations qui avaient motivé ces rapprochements. Ce partenariat nouveau s’inscrit dans la durée, avec des actions jusqu’en 2022.
Les actions se déclinent en 5 axes qui correspondent aux Objectifs de développement durable fixés par l’ONU : la culture et le patrimoine ; l’accès aux services sociaux de base; la lutte contre la violence faite aux femmes ; l’éducation à la citoyenneté mondiale ; l’appui institutionnel.
L’une des particularités de cette coopération, c’est l’implication d’associations iséroises professionnelles : Culture et développement, Culture ailleurs, Tétraktys, Planning familial et Aide médicale et développement. C’est dans le domaine de la santé que la première action vient d’être menée avec la réhabilitation du centre de santé de Dindéfélo.
2018 marque aussi la mise en oeuvre du 1er schéma de développement culturel « Kédougou 2030 » adopté fin 2017, l’un des tout premiers au Sénégal ! Cela a incité l’Etat sénégalais à s’engager à financer un poste d’animateur culturel en soutien à cette initiative.
La convention a été signée récemment au Sénégal par M. Patrick Curtaud, Vice-président du Département de l’Isère chargé de la culture, du patrimoine et de la coopération décentralisée. A cette occasion, Patrick Curtaud s’est entretenu avec l’ambassadeur de France pour soutenir la candidature de l’Isère et de Kédougou à un financement de l’Etat. La réponse attendue pour fin mai.

« Nous nous réjouissons de la signature de cette convention qui inscrit l’engagement fort de nos deux Départements sur le long terme, et marque le lancement d’une politique de coopération volontariste, notamment dans le domaine culturel » explique Patrick Curtaud.

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Un « Plan Loup » très loin des réalités des communes…

L’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales,
garante de l’équilibre des territoires communique:

Le Plan national d’Action Loups 2018-2023 sous-estime très largement l’impact de la
prédation sur les communes rurales et de montagne, les difficultés engendrées par un
nouveau recul de l’agro-pastoralisme, la remise en cause du multi-usages de ces territoires.
Il élude les questions nouvelles de responsabilités qui se posent aux maires, tout en leur
demandant d’être vecteurs d’un débat dépassionné !
Il accélère la mutation profonde imposée aux professions d’éleveurs et de bergers, qui
doivent maintenant gérer la présence des loups avant de répondre aux besoins de leurs
troupeaux.
Il accentue le risque d’un traitement inéquitable entre fronts de colonisation et foyers
d’attaques.
Il introduit la conditionnalité des indemnisations, unanimement refusée par la profession
agricole.
Il condamne la France à l’hypocrisie du « modèle italien » (200 à 300 loups braconnés
par an) et nous, maires, ne pouvons nous en satisfaire.
Ainsi, s’il entend poser la question de « la capacité du pastoralisme français à se maintenir
voire à se développer sur le long terme en présence du loup », il n’affirme en aucune façon la
volonté d’une réponse positive à cette interrogation.

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