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Un « Plan Loup » très loin des réalités des communes…

L’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales,
garante de l’équilibre des territoires communique:

Le Plan national d’Action Loups 2018-2023 sous-estime très largement l’impact de la
prédation sur les communes rurales et de montagne, les difficultés engendrées par un
nouveau recul de l’agro-pastoralisme, la remise en cause du multi-usages de ces territoires.
Il élude les questions nouvelles de responsabilités qui se posent aux maires, tout en leur
demandant d’être vecteurs d’un débat dépassionné !
Il accélère la mutation profonde imposée aux professions d’éleveurs et de bergers, qui
doivent maintenant gérer la présence des loups avant de répondre aux besoins de leurs
troupeaux.
Il accentue le risque d’un traitement inéquitable entre fronts de colonisation et foyers
d’attaques.
Il introduit la conditionnalité des indemnisations, unanimement refusée par la profession
agricole.
Il condamne la France à l’hypocrisie du « modèle italien » (200 à 300 loups braconnés
par an) et nous, maires, ne pouvons nous en satisfaire.
Ainsi, s’il entend poser la question de « la capacité du pastoralisme français à se maintenir
voire à se développer sur le long terme en présence du loup », il n’affirme en aucune façon la
volonté d’une réponse positive à cette interrogation.

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Plan Loup 2018-2023: courrier au Président de la République

L’ Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales et des syndicats agricoles ont envoyé un courrier au lettre ouverte au président de la République comme un ultime recours encore possible à  la nécessaire réécriture du Plan Loup 2018-2023.

Pour découvrir la teneur de ce courrier: Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République 2018-1

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Ferme ouverte « Loup » à Vif

invitation-BD

Dans le contexte de la consultation publique au sujet du Plan Loup 2018-2023 lancée par le gouvernement
français, et dans le cadre du vote de ce Plan loup début février, la Confédération paysanne de l’Isère organise
une ferme ouverte sur la situation iséroise de la prédation par le loup et du pastoralisme.

Cet événement aura lieu le jeudi 1er février 2018 et se décline en deux temps forts :
- le matin, de 10h à 12h30, à la MFR de Vif, un état des lieux de la saison 2017-2018 sur les
attaques de brebis et les loups tués servira d’introduction à la présentation de l’évolution des
populations de loups et des meutes présentes sur le territoire isérois et métropolitain. Ces chiffres
seront accompagnés ensuite d’un descriptif sur la biologie du loup, son comportement et son mode de
reproduction. Enfin, la matinée se clôturera par la présentation du nouveau Plan Loup 2018-2023.

- l’après-midi, à partir de 14h30, les éleveurs seront invités sur la ferme de Stéphane Rubaud, éleveur
de brebis allaitantes et maraîcher, à Sinard. Victime d’une attaque de loup cette année, Stéphane
expliquera le contexte de l’attaque, l’évolution de ses pratiques et les moyens de protection entrepris
pour protéger ses brebis.

La Confédération paysanne de l’Isère propose cette ferme ouverte à tous les éleveurs concernés par cette
problématique. Les éleveurs intéressés peuvent s’inscrire au 04 76 09 26 05 ; le nombre de place étant limité,
nous leur conseillons de s’inscrire rapidement.

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Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

Pour Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire « la cohabitation avec la grande faune sauvage, en particulier avec le loup, constitue un enjeu majeur pour nos sociétés. C’est une part essentielle de la biodiversité qui constitue l’avenir de l’humanité

De son côté, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation explique que « la nécessaire conjugaison de protection de la biodiversité d’une part et des activités économiques d’élevage et d’entretien du territoire grâce au pastoralisme d’autre part rendent nécessaires  la prise en compte et le respect des impacts environnementaux, humains et économiques »

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

Consultez le Plan national d’actions et le dispositif réglementaire
associé et participez à la consultation en cliquant ici.

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Boycott de la concertation sur le plan national Loup !

Ce 12 décembre devait se dérouler, à Lyon,  une réunion de concertation sur le plan national loup 2018/2023.. Boycott général du syndicalisme agricole!

La FNSEA, la FNO, les JA, la Coordination rurale, la Confédération paysanne, mais aussi l’APCA ne se sont pas présentés à la réunion organisée par les ministère de l’écologie et de l’agriculture.

Pour arguments, la coordination rurale précise:  »

la Coordination Rurale boycotte ce simulacre de concertation pour manifester sa profonde insatisfaction.

Il est impossible d’échanger et d’être constructifs au sein de ce groupe national Loup qui n’a aujourd’hui plus sa raison d’être. En ouvrant sa gouvernance à de trop nombreuses associations de défense du loup, il s’est éloigné de sa mission première à savoir réunir les acteurs professionnels du milieu pour permettre la médiation et la discussion. Conséquence : aucune des mesures de ce plan ne permettra de protéger efficacement les élevages.

Alors que le Parlement européen vient de reconnaître le préjudice causé par les loups sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales et notamment sur le pastoralisme, la Coordination Rurale demande au gouvernement français de se saisir de cette opportunité en demandant la modification du statut du loup afin de rejoindre la dizaine de pays ayant prévu une protection simple non absolue pour le prédateur.

La Coordination Rurale demande également une réunion du groupe national Loup uniquement en présence des membres de la profession agricole, des chasseurs et des élus concernés. »

Pour la FNSEA

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Loup: les Maires de l’USAR reçu au Ministère de l’agriculture

Communiqué de l Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales ( USAPR)

« Ce mardi 5 décembre, les Maires de l’USAPR étaient reçus par Mme Le Bigot, conseillère du
Ministre de l’agriculture, pour échanger sur la contribution de l’association au prochain « Plan
Loup », plan loup encore une fois, encore, bien loin des retours du terrain et de ceux qui
vivent la prédation au quotidien. Une impression de plan Hors Sol !
Nous prenons acte que le Ministère de l’agriculture aurait souhaité un plan loup plus
volontaire et plus protecteur des élevages.
Nous prenons acte que le « COMPROMIS » qui nous est présenté est en deçà de leurs
espérances.
Mais pour nous ce « compromis » ne tient pas compte de l’avertissement des Maires de
l’USAPR qui, il y a quelques jours, fusils en main, lançaient un cri symbolique d’alerte : « ne
nous obligez pas à faire ça… » Ce plan loup s’oriente vers une gestion lourde de risques :
conflits d’usage, abandon d’espaces entretenus, perte économique pour les nombreuses
communes exposées à la prédation ou en passe de le devenir, crise sociale, problèmes de
sécurité civile : une gestion à l‘italienne, pays où 200 à 300 loups (selon Mr Boitani) sont tués
chaque année par braconnage
Les maires soulignent l’incohérence des politiques publiques qui contractualisent avec les
éleveurs pour des mesures agri-environnementales reconnaissant ainsi la nécessité du
pastoralisme pour conserver les milieux, mais par ailleurs imposent des mesures de protection
qui vont exactement à l’encontre de ces objectifs. Rappelons que même l’Europe s’en
inquiétait il y a quelques jours !
Nous affirmons que les tirs de défense doivent être inclus inconditionnellement dans les
mesures de protection pour redonner aux loups, animaux capables d’apprentissage, la peur de
l’homme ! Nous ne voulons pas éliminer des loups sans discernement mais ceux qui attaquent
les troupeaux. La notion de quota ou la gestion comptable de la seule population lupine est un
non sens. Nous n’ignorons pas les documents européens qui imposent un état de conservation
favorable de l’espèce, mais au regard des chiffres présentés par l’ONCFS, elle prospère
comme jamais.
Nous ne comprenons pas la conditionnalité justifiée par les règles européennes de non
distorsion de la concurrence alors que les sommes versées aux éleveurs ne sont que réparation
d’un préjudice qui leur est imposé…
Nous demandons que la non concordance des résultats des deux analyses ADN produites par
l’oncfs d’une part et des éleveurs d’autre part, soient expertisés et expliqués dans un langage
accessible à tous, en toute transparence et sans délai.
Nous avons bien conscience que les clés de ce plan loup sont maintenant dans les mains du
Ministre de la Transition Ecologique et nous demandons avec force et insistance un rendez
vous pour échanger sur notre vision de maire et de représentant de l’Etat dans nos communes.
A quelques jours du 12 décembre, ultime étape dans la rédaction de ce plan loup, il est encore
temps d’entendre les Maires qui portent la voix des territoires ! Notre absence dans ce débat
serait le signe qu’il n’y a jamais eu une volonté de comprendre pourquoi les mesures de
protection se sont dévaluées dans le temps ainsi que Mr Hulot l’affirmait il y a quelques mois.
Le prochain Plan Loup ne doit plus être à la seule charge des éleveurs, il doit avoir en son
coeur l’existence et la survie des hommes qui rendent nos espaces vivants et accessibles à
tous !

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Un loup a été abattu sur la commune de Bayon

Compte rendu des conditions dans lesquelles un loup a été abattu sur
la commune de Bayon 04250, le 01/12/2017

Après avoir été vu 3 fois en 4 jours, un loup a été abattu lors d’un tir de défense simple.
Le berger, Patrick Ailhaud, était en train de manger, son arme chargée à côté de lui, comme
à l’accoutumée, lorsque son chien de conduite couché à ses pieds s’est mis à gémir, en
regardant derrière. Lorsqu’il s’est retourné pour voir ce qui inquiétait son chien, il s’est
retrouvé nez à nez avec un loup de couleur sombre et de forte corpulence.
loup prélevé Bayon 4aL’animal l’observait à l’arrêt 15m dans son dos, malgré un tir d’effarouchement la veille et la présence de 4 chiens de protection, pris à revers sous le vent.
Au lieu de fuir quand le berger s’est retourné, le loup lui a fait face et s’est mis à grogner et
montrer les crocs. Craignant plus pour sa propre sécurité que pour son troupeau à cet
instant, l’homme a abattu l’animal.
Pas de dégâts à déplorer au niveau du troupeau.loup prélevé Bayon 1a
Des prédateurs étaient signalés dans la zone depuis plusieurs jours:
Le 28/11 : 3 loups en approche aperçus par un chasseur, berger prévenu par radio
le 30/11 : 2 loups vus par le berger, tir d’effarouchement (trop loin)
le 1/12 : 2 loups vus, 1 tué,
le 2/12 : à nouveau des traces dans la neige autour du troupeau.


Précisions de Yann Souriau maire de Chichilianne

Suite à la conférence de presse du 22 novembre 2017 à Grenoble présentant les résultats des analyses génétiques réalisées par le laboratoire FORGEN, la nécessité de comparer les méthodes et conclusions avec celles de l’ONCFS s’impose pour mettre fin à la défiance installée.

Lors du Comité Loup du 27 novembre 2017, j’ai demandé au Préfet de l’Isère et à l’ONCFS d’engager concrètement cette mise au clair.

Le 1er décembre 2017, un loup mâle de 32 kg a été abattu dans le cadre d’un tir de défense simple sur la commune de Bayon dans le 04.

A la demande des éleveurs et du collectif engagé dans cette action, je me suis rendu sur les lieux et j’ai réalisé, devant journalistes et témoins, une série de prélèvements de peau, salive et poils pour qu’ils soient analysés génétiquement par le laboratoire FORGEN.

Le 2 décembre, les agents de l’ONCFS, prévenus la veille, sont venus prendre l’animal pour analyse à Gap.

Je demande donc officiellement à l’ONCFS de communiquer les résultats d’analyse de cet animal pour établir une comparaison directe des méthodes et résultats des deux laboratoires.

Le responsable du laboratoire Antagène, contacté précédemment, m’a expliqué que les laboratoires échangeaient entre eux des échantillons de prélèvements pour être sûrs de l’identité de l’individu.

Pour encourager cette démarche, nous l’avons mis en contact avec le laboratoire FORGEN et demandons une diffusion conjointe et rapide des résultats et conclusions.

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Agro-pastoralisme, territoires, loups : l’illusoire équilibre

Les Maires réunis au sein  de l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales sont intervenus au congrès des maires de France. Intervention concernant le loup..

Sans titre

Le « Plan détaillé du Plan National d’Actions 2018-2023 sur le loup, dans le respect des
activités d’élevage » pose comme objectif premier « la préservation du loup », affichant un
objectif chiffré (500 spécimens) à son terme. Ce Plan Loup affirme une volonté d’équilibre
entre « enjeux pastoraux et enjeux écologiques ».
Mais de quels enjeux écologiques s’agit-il ?
Une récente résolution du Parlement Européen, adoptée le 15 novembre 2017, « déplore que
la PAC n’ait pas été conçue pour protéger le pastoralisme, mode d’exploitation agricole
traditionnel en voie de disparition, un outil historique important pour la gestion de l’habitat et
la conservation de la nature ».
L’élevage pastoral n’est ni industriel, ni concentrationnaire, ni même utilisateur de
glyphosate. Ces éleveurs et bergers sont parmi les agriculteurs les plus respectueux de
l’environnement : sols, eaux, espèces sauvages. Mieux encore, ils contribuent chaque jour à
entretenir la richesse écologique de nos campagnes.
Le Plan Loup doit afficher la volonté première de maintenir et de renforcer l’agropastoralisme,
de s’en servir comme un outil essentiel pour la sauvegarde de la
biodiversité.
Il doit tirer les conclusions de ce que vivent depuis des années les acteurs de terrain :
- éleveurs et bergers, comme scientifiques et pastoralistes reconnus : un loup strictement
protégé ne craint plus l’Homme. Il faut remettre le loup à distance des troupeaux !
- élus locaux, comme agents de l’Etat confrontés à la réalité de la prédation et des mesures
de protection : les conflits d’usage se multiplient dans les territoires de montagne, et plus
généralement dans tous les territoires ruraux.
Le Plan Loup doit garantir un traitement équitable de tout le territoire national :
l’objectif ne peut être de « freiner l’expansion du loup » sur les seuls « fronts de colonisation,
où la mise en oeuvre des mesures de protection présente des difficultés importantes ». La mise
en oeuvre des mesures de protection présente des difficultés sur les zones « foyers d’attaque »
comme sur les « fronts de colonisation ». Accentuer encore les obligations pesant sur les seuls
éleveurs en conditionnant les indemnisations à de nouveaux contrôles sur les mesures de
protection alors même que l’on constate leur inefficacité à terme, serait inutile et source
d’iniquité.
Le Plan Loup doit apporter un soutien puissant à l’agro-pastoralisme : il est impératif
d’agir sur la prédation avec toute la réactivité nécessaire. Tout éleveur, sur le territoire
national, doit donc pouvoir se défendre, et être aidé pour cela. Les tirs de défense doivent
être considérés comme partie intégrante des mesures de protection. Ils doivent en devenir
le fondement, toutes les autres mesures, y compris d’effarouchement, retrouvant alors du sens.
Nous demandons que chaque troupeau menacé puisse être défendu, par des tirs de défense,
mais aussi par des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure des
meutes de loups.
Ce soutien doit être porté par l’Etat. L’appel indirect lancé en direction des communes
dans le projet de Plan loup pour financer des « brigades locales » frise l’indécence pour qui
connaît les restrictions budgétaires que subissent les collectivités territoriales.
Nous voulons une biodiversité et des paysages préservés. L’agro-pastoralisme y contribue
grandement.
Nous voulons des éleveurs et des bergers qui puissent conduire leurs troupeaux sans craindre
à tout moment une attaque de loups, des éleveurs et des bergers qui puissent exercer leur
métier de base, c’est-à-dire organiser l’alimentation de leurs troupeaux et la bonne
distribution de l’impact du pâturage, sans devoir se convertir en vigiles.
Nous voulons que nos communes puissent accueillir les visiteurs, touristes et randonneurs
respectueux des usages, sans qu’ils soient effrayés par de gros chiens de protection ou
encadrés par de hautes clôtures électrifiées.
Nous voulons une économie montagnarde forte du maintien de l’élevage de plein air et de ses
produits.
Nous voulons qu’au coeur du Plan loup 2018-2023 il y ait les femmes et les hommes qui font
vivre nos territoires et entretiennent nos paysages. »

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Plan loup: l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales réagit

Le plan loup 2018-2023 doit prendre toute mesure possible pour la défense active des troupeaux, appuyée
par les tirs nécessaires, afin que personne ne soit obligé de recourir au braconnage et à l’illégalité.
Il faut entendre la voix des élus locaux, des éleveurs, des bergers, des organisations professionnelles agricoles et
des acteurs de terrain !


aNON – L’indemnisation des victimes des loups ne peut être conditionnée au bon usage des mesures de protection,
parce que nombre de troupeaux ne sont tout simplement pas efficacement protégeables, malgré les bergers, les
clôtures et les chiens !
NON – Les tirs d’effarouchement ne sauraient suffire à éloigner les prédateurs de leurs proies !
OUI - Il faut que chaque troupeau puisse être activement défendu, par des tirs de défense ciblés mais aussi par
des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure le prélèvement de groupes de loups en
situation d’attaque.
Cela implique une souplesse administrative dans la définition du plafond de prélèvement, qui doit prendre en
compte, au fil de l’année, la réalité vécue par nos éleveurs et leurs troupeaux, par nos communes et leurs élus.
Cela implique des moyens renforcés, en Hommes et en matériel, pour secourir une profession, des activités
économiques, des territoires en détresse. Il y a urgence.
Le 6 novembre une réunion de travail rassemblera des élus de la Nation, des représentants des organisations syndicales agricoles, des scientifiques, des maires. Qu’en sortira t-il???

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Position inter OPA sur le plan loup 2018/2022

Lettre ouverte sur le sujet de la prédation de Mme Michèle Boudoin, présidente de la Fédération Nationale Ovine, adressé à M. le Premier Ministre Edouard Philippe, avec copie adressée à MM. les Ministres Travert, Hulot, Mézard et Le Maire.

Monsieur le Premier Ministre,
Le 11 octobre dernier, à Rungis, le Président de la République demandait aux professionnels des filières agricoles de se tourner vers l’avenir. A travers la construction de plans de filière, il les poussait à imaginer, collectivement, leur « offre » de demain.
Nous, éleveurs de brebis, partageons pleinement cette volonté de regarder plus loin que l’urgence du présent. Cette ambition de fixer un cap à nos productions.
Après avoir traversé, il y a 40 ans, une crise qui nous privait de la moitié de notre cheptel et d’un tiers de nos producteurs, c’est, en effet, le choix que nous avons fait. Nous nous sommes engagés dans la contractualisation, nous avons développé nos filières sous signes officiels de qualité, nous nous sommes investis dans un grand chantier visant à adapter, toujours mieux, nos produits aux attentes des consommateurs.

Seulement voilà, dans notre situation, aujourd’hui, l’urgence que nous avons à combattre pourrait bien nous priver de tout lendemain.
Car cette urgence est « vitale » : au-delà des difficultés économiques que nous rencontrons, au-delà de la fragilité de nos exploitations, c’est la survie même de nos troupeaux, face aux attaques incessantes des prédateurs, qui est aujourd’hui en question !
Plus que jamais, en 2017, en France, le loup fait des ravages dans nos élevages. Plus que jamais, nous, éleveurs, nous sentons seuls, désespérés, abandonnés face à ce danger.
Plus que jamais, nous avons besoin de sentir un Etat solidaire à nos côtés. En plein coeur des Etats Généraux de l’Alimentation, nous souhaitons voir la France miser sur son élevage et tout mettre en oeuvre pour en assurer la pérennité.

Et c’est donc une politique ambitieuse de lutte contre la prédation – au travers du « Plan Loup », dont les lignes directrices pour la période 2018-2023 devraient prochainement être dévoilées – que nous attendons de votre Gouvernement.
C’est un plan d’actions national visant un objectif « zéro attaque » que nous sollicitons. C’est un droit permanent des éleveurs à se défendre, une simplification des procédures et un renforcement des outils de défense à notre disposition que nous sollicitons.

Nos exploitations, nos emplois, nos troupeaux, ne disposent pas, contrairement au loup, d’un statut visant à assurer leur « conservation ». Ils rendent, pourtant, des services irremplaçables aux populations, aux territoires, à l’environnement et, plus largement, à la société. C’est pourquoi nous comptons, Monsieur le Premier Ministre, sur votre pleine détermination à les protéger.

Je vous remercie pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à cet appel et vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

Michèle BOUDOIN,
Présidente de la FNO

Proposition des OPA..

cliquer ici_Document de position inter OPA sur le plan loup 2018-2022_VF

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