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500 loups : objectif atteint. Et maintenant ?

L’ Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales,
garante de l’équilibre des territoires communique:

Un communiqué de l’ONCFS paru le 25 juin officialise « une expansion démographique et
spatiale continue » des loups en France, avec « un taux de croissance annuel de près de 20%. »
Que l’on retienne le nombre estimé en sortie d’hiver de 430 loups adultes, avant naissances, en France,
qu’on le juge supérieur ou que l’on doute de la validité d’un seuil limité aux frontières nationales, une
évidence s’impose : le « seuil de viabilité démographique de l’espèce estimée en l’état actuel des
connaissances scientifiques à 500 loups » (« Mot des Ministres » Nicolas Hulot et Stéphane Travers,
Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage) est déjà dépassé avec les
naissances de l’année, malgré les prélèvements effectués en 2016 et 2017 à hauteur des plafonds fixés
par la loi, qui n’entravent donc en rien une expansion exponentielle de l’espèce.

Si l’on veut sauver l’élevage de plein air, si l’on veut garder des espaces ruraux vivants, riches
de leurs spécificités, de leurs paysages, de leurs habitants et de leurs productions, il faut de toute
urgence tirer les conséquences de cet état de fait : les tirs de défense, simple ou renforcée, doivent être
inscrits comme moyen de protection, ils doivent être autorisés de façon inconditionnelle en cas
d’attaques ou velléités d’attaques sur troupeaux où que l’on soit en France.

Eleveurs et bergers ne peuvent être laissés seuls pour assumer la défense de leurs troupeaux. Il
faut renforcer les moyens des lieutenants de louvèterie, il faut recruter, former et rémunérer de
nouveaux agents sur le modèle de l’actuelle brigade rattachée à l’ONCFS. Il s’agit bien là d’une
responsabilité d’Etat, qui ne peut être transférée aux départements ou à toute autre collectivité
territoriale sans risque de rupture d’équité et d’efficacité.

Il faut, enfin, adapter les termes de la convention de Berne et de la Directive Habitat à cette
réalité : en 2018, en France et en Europe, le loup n’est plus une espèce menacée.
Le pastoralisme, lui, devient une activité en grand danger. Et la position des maires devient
intenable face à cette réalité, face à la détresse des éleveurs et bergers, à la souffrance des troupeaux et
à la multiplication des conflits d’usage au sein des territoires ruraux et montagnards.

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Situation du loup sur le territoire national : taux de croissance annuel de près de 20%.

Suite à la clôture de la campagne de suivi du loup (Canis Lupus) le 31 mars dernier, et après compilation et évaluation des données recueillies par ses membres, le réseau Loup/Lynx de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) publie le bilan du suivi hivernal de la population de loups en France pour l’hiver 2017/2018.

Au total, ce sont 1778 indices qui ont pu être enregistrés lors du dernier suivi hivernal. Parmi ce chiffre, 757 indices permettant de contribuer réellement à estimer l’effectif de la population concernée ont été retenus pour dresser le bilan de la population française (traces et empreintes, observations visuelles, piégeage photographique, dépouilles).

Une expansion démographique et spatiale continue

L’évolution de l’indicateur de tendance démographique (EMR) confirme la croissance de la population de loups en France. L’indicateur d’effectif, mesuré en fin du suivi hivernal, s’inscrit dans la continuité d’une progression démographique globale de l’espèce sur le long terme et à l’échelle nationale.

Sur la base du dernier modèle d’estimation des effectifs (CMR), la conversion de l’indicateur hivernal d’EMR correspondrait à un effectif estimé en sortie d’hiver 2017-2018 à environ 430 individus (intervalle de prédiction : 387-477) soit un taux de croissance annuel de près de 20%.

Tous les indicateurs dont dispose le réseau Loup/Lynx de l’établissement public (meutes, loups en phase de colonisation, populations de loups) indiquent que l’espèce est en phase d’expansion rapide sur l’ensemble du territoire national, mais qu’elle n’a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le Plan national d’action (PNA) Loup fixé à 500 individus.

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Le Préfet réunit le Comité Départemental Loup

Le Préfet de l’Isère a réuni le comité départemental loup. Cette réunion de concertation a permis de présenter le bilan 2017 concernant le département de l’Isère, le nouveau plan loup 2018-2023, et le plan d’actions pour 2018 en Isère.

Bilan 2017

Le bilan 2017 du suivi de la population de loups présenté par l’ONCFS fait apparaître quatre nouvelles zones de présence du loup entre 2016 et 2017, portant à 11 le nombre de zones de présence permanente de plusieurs animaux.

Le bilan du nombre d’attaques et du nombre d’animaux domestiques prédatés et indemnisés est resté stable par rapport à 2016 (3 attaques et 17 animaux de plus qu’en 2016).

Du fait de l’extension de la zone de présence du loup, le nombre de contrats d’aide à la protection des troupeaux a fortement augmenté avec 27 contrats en plus en 2017 par rapport à 2016.

Sur ce point, le Préfet rappelle aux éleveurs concernés que la date limite de dépôt des demandes d’aides à la protection contre le loup est fixée au 30 mai 2018.

Enfin, avec 96 arrêtés préfectoraux d’autorisations de tir de défense pris en 2017, le nombre des autorisations en vigueur à ce jour en Isère s’élève à 140.

Principales évolutions du nouveau plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage

Ce plan replace les activités d’élevage au cœur du dispositif.

Il octroie des pouvoirs renforcés au Préfet coordonnateur, Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et modifie les règles de gouvernance du plan, en créant notamment un conseil scientifique.

– Il renforce l’attention à porter aux secteurs sur lesquels, malgré la mise en place de mesures de protection, se concentre la prédation d’animaux domestiques par le loup. Ces secteurs sont nommés « foyers d’attaques ». L’objectif reste de faire baisser fortement le nombre d’attaques.

– Il demande aux préfets de prioriser les tirs de défense renforcée à proximité des troupeaux, dans une logique de gradation de la réponse à apporter à la prédation d’animaux domestiques (effarouchement, tir de défense simple puis renforcée, tir de prélèvement simple puis renforcé)

– Il introduit la notion de conditionnalité de l’indemnisation des dommages à la protection des troupeaux, qui devrait être assurée de façon progressive à compter de 2019 selon des modalités qui ne sont pas encore définies,

– Les arrêtés ministériels publiés en février 2018 définissent des règles pour calculer le nombre de loups pouvant être prélevés de façon dérogatoire à son statut de protection. 10% de la population de loups en France pourra être prélevé, ce chiffre étant calculé au printemps sur la base des effectifs estimés de l’année précédente.

Ce plafond pourra être relevé de 2%. Le calendrier de prélèvement des loups sera calqué sur l’année civile. Par ailleurs, les loups reconnus hybrides seront décomptés du plafond de prélèvement.

Plan d’action 2018 pour l’Isère

Le Préfet rappelle l’importance de poursuivre la mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux et indique que si la protection des troupeaux ne supprime pas les attaques du loup sur les troupeaux, elle en diminue la fréquence et l’incidence.

Il rappelle également l’importance de mettre en place de manière effective les tirs de défense autour des troupeaux et appelle les chasseurs locaux à appuyer les éleveurs et les bergers en ce sens. Il souligne également l’accompagnement des élus pour organiser localement la mise en place effective des moyens humains sur le terrain en collaboration avec les ACCA des communes.

Le Préfet remercie les partenaires territoriaux (Parcs Naturels Régionaux du Vercors et de Chartreuse, Espace Belledonne, Parc National des Écrins) et techniques (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, Louveterie de l’Isère dont les effectifs sont renforcés en 2018, Fédération des Alpages de l’Isère, Fédération Départementale des Chasseurs de l’Isère) pour leurs interventions et pour leur contribution à la mise en œuvre du plan loup dans le département en 2017.

Il souhaite élargir le champ de ces partenariats, notamment au travers de nouvelles expérimentations, pour mieux encore soutenir le monde de l’élevage face à la pression de prédation du loup.

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Un Plan d’expérimentations loup Vercors

EpLoupVercors.jpgDurant l’année 2017, des temps d’échanges entre élus du comité syndical du Parc ont permis d’aboutir à la rédaction d’une motion loup, votée à l’unanimité du bureau exécutif en septembre 2017. Cette motion positionne le syndicat mixte du Parc comme territoire d’expérimentations dans l’optique de maintenir un pastoralisme dynamique dans un territoire où la présence du loup est permanente.

Le 20 mars dernier, le Parc naturel régional du Vercors proposait une journée de concertation réunissant une soixantaine d’acteurs et partenaires du territoire conçue en deux temps forts : des interventions extérieures pour prendre du recul sur la problématique, puis des échanges en cinq ateliers.

Pour les apports de connaissances, les interventions extérieures ont été confiées à :

. Olivier Janet, observateur local sur l’éthologie du loup ;
. Coralie Mounet, IGA, laboratoire PACTE, géographe membre du Conseil scientifique du Parc et de la Réserve sur les intéractions Homme/nature ;
. Michel Meuret, INRA sur les interactions loup/troupeaux (ne pouvant se rendre disponible, il a confié une présentation rédigée par ses soins).

Cinq ateliers tournants réunissaient une dizaine de personnes aux points de vue parfois divergents permettant à tous d’échanger sereinement leurs avis contradictoires sur chacun des sujets : / Comment mieux connaître le loup pour mieux cohabiter ? / Les éleveurs / bergers : comment mieux connaître et limiter / les impacts économiques et psychologiques de la présence du loup ? / Les troupeaux : comment mieux protéger les troupeaux pour mieux cohabiter ? / Les autres activités : comment partager l’espace et les usages de l’espace dans un contexte de présence du loup ? / Communication/sensibilisation/concertation : trouver des modes de fonctionnement pour travailler ensemble et en confiance.

Ces ateliers ont donné l’occasion à chacun de proposer des actions à expérimenter sur le Vercors.

Michel Vartanian, 1er Vice-Président du Parc du Vercors en charge de la Biodiversité, a conclu la journée en constatant les besoins suivant :
• Transparence dans les échanges et dans les informations transmises,
• Connaissance du fonctionnement du loup et de ses interactions avec la faune sauvage et la faune domestique,
• Reconnaissance des difficultés des éleveurs et bergers, tant psychologiques qu’économiques ou encore organisationnelles,
• Gestion politique pour une prise en considération des attentes locales.

Les besoins identifiés et les propositions d’actions ont été formulés selon 3 axes stratégiques : Acquisition de connaissances scientifiques / Transmission et partage de l’information, des connaissances & des usages / Protection des troupeaux et maintien d’un bon état de conservation du loup.

Les acteurs mobilisés seront à nouveau réunis d’ici la fin du mois de juin. L’objectif étant de rédiger un Plan d’expérimentations loup Vercors concerté et validé localement en vue de le présenter au Ministère de la Transition écologique et solidaire.


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Un « Plan Loup » très loin des réalités des communes…

L’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales,
garante de l’équilibre des territoires communique:

Le Plan national d’Action Loups 2018-2023 sous-estime très largement l’impact de la
prédation sur les communes rurales et de montagne, les difficultés engendrées par un
nouveau recul de l’agro-pastoralisme, la remise en cause du multi-usages de ces territoires.
Il élude les questions nouvelles de responsabilités qui se posent aux maires, tout en leur
demandant d’être vecteurs d’un débat dépassionné !
Il accélère la mutation profonde imposée aux professions d’éleveurs et de bergers, qui
doivent maintenant gérer la présence des loups avant de répondre aux besoins de leurs
troupeaux.
Il accentue le risque d’un traitement inéquitable entre fronts de colonisation et foyers
d’attaques.
Il introduit la conditionnalité des indemnisations, unanimement refusée par la profession
agricole.
Il condamne la France à l’hypocrisie du « modèle italien » (200 à 300 loups braconnés
par an) et nous, maires, ne pouvons nous en satisfaire.
Ainsi, s’il entend poser la question de « la capacité du pastoralisme français à se maintenir
voire à se développer sur le long terme en présence du loup », il n’affirme en aucune façon la
volonté d’une réponse positive à cette interrogation.

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Plan Loup 2018-2023: courrier au Président de la République

L’ Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales et des syndicats agricoles ont envoyé un courrier au lettre ouverte au président de la République comme un ultime recours encore possible à  la nécessaire réécriture du Plan Loup 2018-2023.

Pour découvrir la teneur de ce courrier: Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République 2018-1

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Ferme ouverte « Loup » à Vif

invitation-BD

Dans le contexte de la consultation publique au sujet du Plan Loup 2018-2023 lancée par le gouvernement
français, et dans le cadre du vote de ce Plan loup début février, la Confédération paysanne de l’Isère organise
une ferme ouverte sur la situation iséroise de la prédation par le loup et du pastoralisme.

Cet événement aura lieu le jeudi 1er février 2018 et se décline en deux temps forts :
- le matin, de 10h à 12h30, à la MFR de Vif, un état des lieux de la saison 2017-2018 sur les
attaques de brebis et les loups tués servira d’introduction à la présentation de l’évolution des
populations de loups et des meutes présentes sur le territoire isérois et métropolitain. Ces chiffres
seront accompagnés ensuite d’un descriptif sur la biologie du loup, son comportement et son mode de
reproduction. Enfin, la matinée se clôturera par la présentation du nouveau Plan Loup 2018-2023.

- l’après-midi, à partir de 14h30, les éleveurs seront invités sur la ferme de Stéphane Rubaud, éleveur
de brebis allaitantes et maraîcher, à Sinard. Victime d’une attaque de loup cette année, Stéphane
expliquera le contexte de l’attaque, l’évolution de ses pratiques et les moyens de protection entrepris
pour protéger ses brebis.

La Confédération paysanne de l’Isère propose cette ferme ouverte à tous les éleveurs concernés par cette
problématique. Les éleveurs intéressés peuvent s’inscrire au 04 76 09 26 05 ; le nombre de place étant limité,
nous leur conseillons de s’inscrire rapidement.

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Projet de plan d’action national sur le loup et les activités d’élevage pour la période 2018-2023

Depuis le retour naturel du loup en France en 1992, afin de concilier protection de l’espèce et maintien des activités d’élevage, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture mobilisent des moyens importants pour maîtriser la prédation de l’espèce sur les troupeaux domestiques, accompagner les éleveurs dans la mise en place de mesures de protection de leurs troupeaux et indemniser les dommages pour lesquels la responsabilité du loup n’est pas écartée.
Depuis 2004, l’ensemble des actions qui fondent la politique de l’Etat en la matière est consigné au sein de plans nationaux d’actions établis pour une période de cinq ans.
Le plan pour la période 2018-2023 constituera ainsi le quatrième plan national d’actions sur le sujet.

Contenu du plan
L’élaboration du plan national d’actions pour la période 2018-2023 résulte d’un travail entamé en 2016 avec le lancement d’une démarche prospective Loup à l’horizon 2025-2030. Deux expertises scientifiques collectives, l’une sur les aspects biologiques et l’autre sur les aspects sociologiques, réalisées par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont dégagé les données sur la viabilité de l’espèce et les facteurs d’acceptation. Ces études ont été complétées par des ateliers thématiques réunissant les différents acteurs concernés par la présence du loup en France. L’ensemble de ces travaux ont permis de dresser un bilan précis de la situation et de formuler des propositions concrètes pour réduire les situations de prédation sur les troupeaux domestiques et mieux accompagner les éleveurs.
Des réunions d’échanges et d’information ont ensuite rassemblé les acteurs de terrain, élus, éleveurs et représentants associatifs directement concernés par la présence du loup, appuyés par des services de l’Etat, à plusieurs reprises entre juin et décembre 2017 dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan.

Le document soumis à la présente consultation du public résulte de ce travail. Il est composé de plusieurs parties :
I/ La première partie fait état des principaux enseignements de l’évaluation du plan national d’actions pour la période 2013-2017 et des éclairages nouveaux apportés depuis 2013 par les expériences acquises et les nouvelles connaissances.
II/ La deuxième partie présente sous forme de fiches thématiques les actions du plan, en matière de protection des troupeaux contre la prédation, de soutien au pastoralisme, de gouvernance, d’indemnisation des dommages, de suivi biologique du loup, d’intervention sur la population de loups, de développement de la communication, de l’information et de la formation ainsi que des études à conduire pour compléter les connaissances et améliorer l’efficacité des mesures.
III/ La troisième partie précise la gouvernance du plan national d’actions en indiquant les rôles des différentes instances et du préfet coordonnateur du plan.

Les nouvelles orientations proposées par le projet de plan national d’actions (PNA) :
Fondé sur des données scientifiques et techniques objectives, le PNA adopte le principe de gestion adaptative pour tenir compte de la pression de prédation et des impacts sur l’élevage. La prise en compte des effets des mesures mises en œuvre et le développement de nouvelles connaissances, grâce à des études et à l’expérimentation de dispositifs innovants, sont en effet indispensables pour définir et réaliser des actions pertinentes sur le terrain. Ces études et expérimentations seront suivies par une organisation scientifique et technique de haut niveau, le nouveau conseil scientifique permanent du PNA.
Le plan est établi pour une durée de six ans (2018-2023), permettant une évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan.
Afin de prendre en compte la détresse des éleveurs et la nécessité de soutenir le pastoralisme, il comprend de nombreuses mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation. Il propose ainsi des actions ciblées comme, par exemple, la création d’un observatoire des mesures de protection, l’installation d’une équipe de bergers d’appui, la mise en place d’une filière de qualité pour les chiens de protection.

Conformément aux enseignements tirés de l’étude scientifique conduite en 2016 par le Muséum national d’histoire naturel et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le plan prend en compte un seuil à respecter, évalué à 500 spécimens, pour atteindre une population viable de loups sur le territoire français. Ce seuil pourra être ajusté dans le temps en fonction de l’avis annuel du nouveau conseil scientifique permanent du PNA.

Il donne la possibilité à chaque éleveur de défendre efficacement son troupeau, qu’il soit dans un foyer d’attaque ou dans une zone de colonisation. Les modalités de gestion des tirs et des mesures de protection ainsi que les mesures d’accompagnement des éleveurs sont adaptées pour limiter au maximum les attaques sur les élevages et le pastoralisme.

S’agissant de la gestion des tirs sur le loup, les projets des deux arrêtés qui l’encadrent font simultanément l’objet d’une consultation du public.

La communication est amplifiée auprès des différents publics concernés afin que les actions entreprises soient mieux comprises, relayées et valorisées.
Le projet de plan renforce le rôle de coordination du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la mise en œuvre du plan. Le rôle des préfets de département est également élargi pour une gestion au plus près du terrain et des difficultés rencontrées.

Pour Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire « la cohabitation avec la grande faune sauvage, en particulier avec le loup, constitue un enjeu majeur pour nos sociétés. C’est une part essentielle de la biodiversité qui constitue l’avenir de l’humanité

De son côté, Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation explique que « la nécessaire conjugaison de protection de la biodiversité d’une part et des activités économiques d’élevage et d’entretien du territoire grâce au pastoralisme d’autre part rendent nécessaires  la prise en compte et le respect des impacts environnementaux, humains et économiques »

La consultation est ouverte du 8 au 29 janvier 2018.

Consultez le Plan national d’actions et le dispositif réglementaire
associé et participez à la consultation en cliquant ici.

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Boycott de la concertation sur le plan national Loup !

Ce 12 décembre devait se dérouler, à Lyon,  une réunion de concertation sur le plan national loup 2018/2023.. Boycott général du syndicalisme agricole!

La FNSEA, la FNO, les JA, la Coordination rurale, la Confédération paysanne, mais aussi l’APCA ne se sont pas présentés à la réunion organisée par les ministère de l’écologie et de l’agriculture.

Pour arguments, la coordination rurale précise:  »

la Coordination Rurale boycotte ce simulacre de concertation pour manifester sa profonde insatisfaction.

Il est impossible d’échanger et d’être constructifs au sein de ce groupe national Loup qui n’a aujourd’hui plus sa raison d’être. En ouvrant sa gouvernance à de trop nombreuses associations de défense du loup, il s’est éloigné de sa mission première à savoir réunir les acteurs professionnels du milieu pour permettre la médiation et la discussion. Conséquence : aucune des mesures de ce plan ne permettra de protéger efficacement les élevages.

Alors que le Parlement européen vient de reconnaître le préjudice causé par les loups sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales et notamment sur le pastoralisme, la Coordination Rurale demande au gouvernement français de se saisir de cette opportunité en demandant la modification du statut du loup afin de rejoindre la dizaine de pays ayant prévu une protection simple non absolue pour le prédateur.

La Coordination Rurale demande également une réunion du groupe national Loup uniquement en présence des membres de la profession agricole, des chasseurs et des élus concernés. »

Pour la FNSEA

Sans titre

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Loup: les Maires de l’USAR reçu au Ministère de l’agriculture

Communiqué de l Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales ( USAPR)

« Ce mardi 5 décembre, les Maires de l’USAPR étaient reçus par Mme Le Bigot, conseillère du
Ministre de l’agriculture, pour échanger sur la contribution de l’association au prochain « Plan
Loup », plan loup encore une fois, encore, bien loin des retours du terrain et de ceux qui
vivent la prédation au quotidien. Une impression de plan Hors Sol !
Nous prenons acte que le Ministère de l’agriculture aurait souhaité un plan loup plus
volontaire et plus protecteur des élevages.
Nous prenons acte que le « COMPROMIS » qui nous est présenté est en deçà de leurs
espérances.
Mais pour nous ce « compromis » ne tient pas compte de l’avertissement des Maires de
l’USAPR qui, il y a quelques jours, fusils en main, lançaient un cri symbolique d’alerte : « ne
nous obligez pas à faire ça… » Ce plan loup s’oriente vers une gestion lourde de risques :
conflits d’usage, abandon d’espaces entretenus, perte économique pour les nombreuses
communes exposées à la prédation ou en passe de le devenir, crise sociale, problèmes de
sécurité civile : une gestion à l‘italienne, pays où 200 à 300 loups (selon Mr Boitani) sont tués
chaque année par braconnage
Les maires soulignent l’incohérence des politiques publiques qui contractualisent avec les
éleveurs pour des mesures agri-environnementales reconnaissant ainsi la nécessité du
pastoralisme pour conserver les milieux, mais par ailleurs imposent des mesures de protection
qui vont exactement à l’encontre de ces objectifs. Rappelons que même l’Europe s’en
inquiétait il y a quelques jours !
Nous affirmons que les tirs de défense doivent être inclus inconditionnellement dans les
mesures de protection pour redonner aux loups, animaux capables d’apprentissage, la peur de
l’homme ! Nous ne voulons pas éliminer des loups sans discernement mais ceux qui attaquent
les troupeaux. La notion de quota ou la gestion comptable de la seule population lupine est un
non sens. Nous n’ignorons pas les documents européens qui imposent un état de conservation
favorable de l’espèce, mais au regard des chiffres présentés par l’ONCFS, elle prospère
comme jamais.
Nous ne comprenons pas la conditionnalité justifiée par les règles européennes de non
distorsion de la concurrence alors que les sommes versées aux éleveurs ne sont que réparation
d’un préjudice qui leur est imposé…
Nous demandons que la non concordance des résultats des deux analyses ADN produites par
l’oncfs d’une part et des éleveurs d’autre part, soient expertisés et expliqués dans un langage
accessible à tous, en toute transparence et sans délai.
Nous avons bien conscience que les clés de ce plan loup sont maintenant dans les mains du
Ministre de la Transition Ecologique et nous demandons avec force et insistance un rendez
vous pour échanger sur notre vision de maire et de représentant de l’Etat dans nos communes.
A quelques jours du 12 décembre, ultime étape dans la rédaction de ce plan loup, il est encore
temps d’entendre les Maires qui portent la voix des territoires ! Notre absence dans ce débat
serait le signe qu’il n’y a jamais eu une volonté de comprendre pourquoi les mesures de
protection se sont dévaluées dans le temps ainsi que Mr Hulot l’affirmait il y a quelques mois.
Le prochain Plan Loup ne doit plus être à la seule charge des éleveurs, il doit avoir en son
coeur l’existence et la survie des hommes qui rendent nos espaces vivants et accessibles à
tous !

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