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Vatilieu: brebis égorgées: est ce le loup!

Sans titre

Cinq brebis ont été égorgées, trois ont été retrouvées mortes,  sur la commune de Vatilieu près de Vinay. L’attaque c’est passée dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 avril. Le troupeau appartenant à Eric Greyffe Fonteymond.

Il était parqué, depuis quelques jours, dans un pré situé sur la commune de Vatilieu . Les morsures sont profondes, spécifiques, mais rien n’indique de façon certaine qu’il s’agit d’une attaque du loup.. Une expertise des gardes-chasse est programmée pour ce mardi 18 avril..

Affaire à suivre

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Loup : entre incertitudes scientifiques et réalités de terrain !

Des scientifiques de l’ONCFS et du Museum National d’Histoire Naturelle ont présenté le rendu de l’expertise collective scientifique et technique sur le loup et son évolution à l’horizon 2025-2030, commandée par la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili.


La Fédération nationale ovine réagit:

La demande initiale du ministère était claire : dégager les conditions de viabilité à long terme du loup en France et établir des scénarios sur l’extension future des populations et des territoires occupés.
S’il y a bien un mot à retenir de la présentation de cette expertise, c’est le mot INCERTITUDE !
Il y a trop d’incertitudes, partout : sur la modélisation de la croissance actuelle de la population de loups, sur les effectifs de loups à venir et donc sur la dynamique de la population, sur les effectifs à retenir pour assurer une viabilité de l’espèce, sur le territoire à prendre en compte pour étudier de manière logique l’évolution de la population…

La réponse des scientifiques est limpide : la science n’est pas en mesure de prédire de manière exacte l’évolution de la population de loup sur le territoire français de même qu’il est aujourd’hui impossible de prédire l’effet des actions de gestion sur cette population.
C’est pourquoi les scientifiques préconisent la mise en place d’une gestion adaptive qui permettra, en fonction de l’objectif visé, de réévaluer les actions, année après année, en fonction de la réaction des loups et des conséquences sur l’élevage.
Tout dépend maintenant de l’objectif qui sera fixé. Les scientifiques ont fait leur travail, c’est au tour du ministère de l’environnement de prendre une décision !

L’objectif global est-il la conservation de l’espèce, avec « des loups qui vivent en harmonie avec les habitants et les utilisateurs du territoire », comme le souhaite Barbara Pompili, ou le maintien de l’élevage en plein air, qui façonne et entretient les paysages qui font la richesse de notre pays ?
Madame Pompili, votre souhait est noble mais utopique ! Ouvrez les yeux, les loups sont déjà aux portes des villages et commencent à menacer les populations humaines !


Qui choisissez-vous ?

Les loups ? Ou les éleveurs qui participent au dynamisme économique de nos campagnes, au maintien de la biodiversité, à l’entretien des paysages et qui nourrissent la France ?
La balle est dans votre camp !

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« Quand les loups franchissent la lisière ».

Elus des communes de l’USAPR (Union pour la Sauvegarde des activités pastorales et rurales), nous
avons pris connaissance avec grand intérêt du rapport d’enquête produit par Messieurs Laurent
Garde et Michel Meuret sous l’égide du Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes
Méditerranée et de l’Institut National de la Recherche Agronomique : « Quand les loups franchissent
la lisière ».
Recueillies et analysées par les deux scientifiques, éclairées par leur expertise et mises en rapport
avec de nombreuses recherches, les « expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne
les Alpes confrontés aux loups » recoupent notre vécu d’élus de proximité et nous tenons à en
attester.
Dans l’exercice de notre fonction de maire, nous avons eu à entendre et à connaître des faits
similaires à ceux cités dans le rapport d’enquête ; nous reconnaissons parfaitement certaines
situations :
- Attaques menées à 50 m des habitations, malgré la présence humaine
- Troupeaux de bovins paniqués brisant leurs parcs et fuyant parfois sur plusieurs kilomètres
- Multiplication de témoignages sur la présence des loups, non seulement en alpage mais aussi
aux abords des hameaux…

Responsables de la tranquillité et de la sécurité publiques, nous vivons avec grande inquiétude et
vigilance ces situations d’où peuvent naître des accidents imprévisibles.
Nous rejoignons les conclusions des auteurs de cette enquête : « si le régime de tirs en vigueur dans
notre pays ne s’avère pas suffisant pour réapprendre aux loups la crainte des humains », alors c’est
l’équilibre et l’attractivité de nos territoires, intrinsèquement liés à la santé de nos élevages de plein
air, qui seront bouleversés.

Nous remercions l’INRA et le CERPAM pour leur travail, qui a mis « en lumière un ensemble de
savoirs empiriques », dans lequel nous nous retrouvons ; nous saluons le maire de Seyne les Alpes
qui y a contribué, les acteurs de terrain, à commencer par Romain et Benjamin Ferrand, exposés aux
conséquences du retour du loup dans nos espaces. »

Le rapport, son résumé, le diaporama, mais aussi la captation vidéo intégrale de la conférence, sont
disponibles ici :
http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Loups-franchissent-lisiere

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Quand les loups franchissent la lisière -

Le département Sciences pour l’action et le développement de l’Inra (UMR Selmet, Montpellier) et le le CERPAM (Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée, Manosque) ont mené une enquête à Seyne-les-Alpes (Alpes de Haute Provence) sur les changements de comportement des loups vis-à-vis des humains et de leurs activités, et sur les risques, nouveaux ou croissants, de prédation des élevages de bovins.

Cette enquête, réalisée à partir d’entretiens approfondis auprès d’une large gamme d’acteurs – éleveurs, chasseurs, randonneur ou intervenants du secteur – montre la richesse des témoignages locaux dont la fertilisation croisée avec les savoirs issus des observations et constats officiels d’experts serait profitable.

Ce type de recherche, explorant les savoirs d’acteurs locaux, permet de proposer des pistes d’analyse pertinentes à une échelle plus globale, ce qui est nécessaire aux adaptations de politiques publiques.

Des loups qui « s’habitueraient » à la présence des humains

À partir du 6 juin 2015, une vague médiatique fait suite aux déclarations d’un adolescent de 16 ans, fils d’éleveurs de bovins à Seyne-les-Alpes (04), affirmant s’être fait attaquer par des loups, de nuit et sur un pré jouxtant leur habitation. La mise en doute de ces déclarations, quasi-générale, est parfois allée jusqu’à traiter l’adolescent d’affabulateur et suspecter sa famille d’une manœuvre d’alerte au sujet des loups.

Pour les auteurs, spécialistes des activités d’élevage confrontées aux loups, en France et ailleurs, ces déclarations indiscutablement originales n’étaient peut-être pas vraiment surprenantes. En effet, les prédateurs (ours, loups, tigres…) peuvent manifester une habituation, ou familiarisation, envers les humains, encouragée notamment par un statut de protection stricte.

C’est le motif de l’enquête menée à Seyne-les-Alpes, dès juillet et août. Les deux questions majeures ont porté sur les signes de changement de comportement des loups envers les humains et sur les risques nouveaux ou croissants de la prédation des loups sur les élevages bovins. L’enquête s’est adressée à toute personne habituée des lieux — éleveur, chasseur, randonneur ou intervenant du secteur — pouvant apporter un témoignage personnel de rencontres avec des loups. Vingt-deux entretiens approfondis ont été réalisés, enregistrés puis retranscrits.

Le bassin de Seyne est inséré dans des montagnes boisées et dépeuplées, mais dont les parties hautes constituent des alpages dégagés où montent l’été essentiellement des troupeaux ovins. C’est une vallée bocagère d’altitude, densément peuplée et occupée par l’élevage, principalement de bovins allaitants.

Ce paysage de prairies verdoyantes en contrebas de forêts est particulier pour les Alpes du Sud, beaucoup moins à l’échelle européenne. L’enquête a été focalisée sur la lisière entre le bocage et le versant forestier de la montagne de La Blanche.

La présence des loups diffère selon les points de vue

À ce jour, dans un paysage qui offre des habitats favorables aux ongulés sauvages : chamois, chevreuils, mouflons et quelques cerfs, Seyne-les-Alpes n’est pas répertoriée comme une zone de présence permanente de loups (ZPP), ni « à surveiller » selon les services spécialisés de l’État. Pourtant, autour de la lisière étudiée, 14 témoins adultes, dont un lieutenant de louveterie et un technicien de la Fédération départementale des chasseurs, nous ont décrit en détail leurs observations de loups.

Pour neuf d’entre eux, il s’agissait de groupes d’au moins trois loups adultes. Se sont ajoutés des signes tangibles de reproduction sur zone : louveteaux, tanière ou abri sous roche avec litière. Sur ces bases, et compte tenu de la distance aux ZPP déjà répertoriées, l’enquête propose l’hypothèse d’une meute non encore identifiée et dont le territoire couvrirait la zone étudiée.

Cette hypothèse concorde avec l’avis des chasseurs enquêtés. Leurs constats, argumentés, sont unanimes : depuis 3 à 4 ans, chamois et chevreuils ont nettement changé de comportement et se sont raréfiés ; c’est plus brutal encore pour les mouflons.

Leur mise en cause du loup, mal reçue officiellement, peut étayer des soucis pour l’attractivité de la chasse, notamment auprès des jeunes.

Quand les vaches s’affolent et deviennent ingérables

Le comportement devenu très méfiant des ongulés sauvages ainsi que leur apparente raréfaction pourraient expliquer un report de prédation sur les bovins.

Il ne s’agit plus seulement de jeunes veaux qui manquent à l’appel, mais aussi d’attaques sur des animaux plus âgés, en alpage comme sur les prés en vallée. De plus, les éleveurs constatent un changement de comportement nouveau et très préoccupant chez leurs bovins. Les chiens ne sont pas en cause : les bovins, très habitués à les voir, leur sont indifférents.

Si nécessaire, les vaches suitées les éloignent. Mais depuis quelques années, suite aux attaques avérées ou suspectées de loups, vaches, génisses ou taureaux se montrent très inquiets, voire paniqués. Certains groupes ont fui à plusieurs kilomètres après avoir brisé clôtures et barrières.

Certains animaux devenus dangereux pour leur éleveur, ou tout au moins ingérables, ont dû être réformés. De tels comportements excèdent évidemment les capacités de vigilance et d’intervention des éleveurs.

Rencontres avec les loups

Autre phénomène nouveau sur Seyne : les rencontres inopinées des humains avec des groupes de loups, et parfois de près. Pour les chasseurs, c’est en montagne, mais parfois aussi en lisière des prés et à proximité d’habitations. Un chasseur à l’arc s’est fait aborder par deux canidés sub-adultes. La présence d’un adulte, massif, peu craintif et de couleur uniformément noire, est également signalée par plusieurs témoignages, dont deux promeneurs qui l’ont vu de près.

Pour le maire de Seyne, l’afflux de témoignages devient banal et manifeste l’émergence d’un risque, serait-il accidentel, avec les loups en circulation sur sa commune.

Des loups devenus menaçants

Cette émergence d’un risque est corroborée par « l’affaire des fils Ferrand ». Leurs témoignages, au terme de l’analyse réalisée, apparaissent à la fois sincères, crédibles et cohérents. L’enquête approfondie auprès de l’adolescent de 16 ans ayant déclaré s’être fait attaquer par des loups, a entendu son frère de 20 ans également protagoniste de l’évènement, ainsi que leur père.

Une description cartographique et minutée de l’événement, ainsi que la chronique des faits antérieurs survenus sur le même lieu, permettent de comprendre les réactions des deux frères.

Cette nuit-là, il s’agissait de la 9ème rencontre en un mois avec ces loups : après 3 attaques diurnes visant des veaux que l’éleveur et ses fils avaient interrompues, après la prédation d’un veau authentifiée par l’ONCFS et suivie de l’autorisation préfectorale de tirs de défense, l’administration avait organisé 4 jours consécutifs d’affût sur ce pré, période durant laquelle les loups ne se sont pas montré ; or c’est dans la nuit du 5e au 6e jour que l’adolescent, monté dans le pré avec son frère en raison des beuglements de leurs vaches, s’est trouvé menacé.

Et demain ?

L’ensemble des résultats d’enquête fait sens à partir du moment où l’on ne considère pas « l’affaire des fils Ferrand » comme un fait isolé de son contexte. Il y a eu un processus assez long et interactif de modification des comportements de plusieurs catégories d’êtres interagissant de part et d’autre de la lisière, loups, ongulés, bétail, humains, jusqu’à une approche menaçante d’un humain vulnérable par des loups de nuit.

Ces évolutions ont des conséquences sur le territoire : une baisse d’attractivité cynégétique et récréative, si ce n’est déjà un risque en matière de sécurité civile ; une atteinte à la viabilité des élevages de bovins conduits à l’herbe, dont il est attendu aussi qu’ils contribuent à la gestion des paysages et de leurs aménités.

Télécharger le rapport complet

Garde L., Meuret M., 2017. Quand les loups franchissent la lisière : expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups. Rapport d’enquête. CERPAM Manosque & INRA UMR Selmet Montpellier : 116 pages.   >>> (PDF)

Voir aussi le diaporama présenté lors de la restitution de l’enquête qui s’est tenue le 27 janvier 2017 :
> Quand les loups franchissent la lisière : Expériences d’éleveurs, chasseurs et autres résidents de Seyne-les-Alpes confrontés aux loups
Laurent Garde (Cerpam) et Michel Meuret (INRA)
Conférence/Restitution d’enquête, 27 janvier 2017, Manosque
Diaporama (43 diapositives)

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Tirs de loup: Biassu en fait son actu..

La chasse des députés 19.10.16 réduit

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« Ceux qui votent loup votent patou! »

Un troisième loup a été abattu dans le Trièves, sur la commune de Chateau – Bernard exactement. Ce prélèvement entre dans le quota des trois tirs autorisés par le préfet de l’Isère. Quota désormais atteint.

Pour Frédérique Puissat, maire de la commune, première vice-présidente du département:  » le loup a gagné la bataille du terrain ».. D’autres maires exigent une régulation du loup plus importante car sa population  et l’étendue de son territoire progressent d’année en année et par conséquent les dégâts sont de plus en plus importants.

Nous avons rencontré Eve Palacios, qui élève des ovins sur les contreforts du Vercors au dessus de Noyarey.

 » Bien entendu que je redoute une attaque de loups sur mes bêtes. On a relevé des crottes de loup pas très loin de chez moi.. Cependant il faut savoir que nous avons aussi des soucis avec le lynx, les corbeaux et …les prédateurs à 2 pattes qui veulent se régaler d’un bon méchoui…  »

Comme moyen de protection, l’agricultrice possède un patou. : » il faut savoir que ceux qui votent loup votent patou! » dit-elle sans détours.

Elle connaît bien le comportement du patou: » le patou n’est pas un chien de combat, sanguinaire, il n’est pas dangereux. Il est tout simplement protecteur et dissuasif. »  Et de préciser:  » les brebis sont ses copines, il les protège. Cela implique aux randonneurs, promeneurs de l’ignorer, de rester naturel et surtout de ne pas essayer de les caresser et encore moins de s’approcher de ses  » copines, sinon il va entrer en action, faire son boulot.. » Même moi sa maîtresse, les personnes qui le connaissent, sont familiers avec lui, juste ce qu’il faut. » Et de répéter: » le patou n’est pas agressif mais dissuasif.. »

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Les députés facilitent les tirs de loup en montagne

Les députés ont adopté  mercredi 12 octobre des amendements, contre l’avis du gouvernement, pour faciliter les tirs de prélèvement de loups dans les territoires de montagne en s’écartant du cadre juridique national et européen.

Adoptés à l’occasion du projet de loi Montagne, ces amendements présentés et soutenus par de nombreux élus de départements montagneux  précisent que « les moyens de lutte contre les grands prédateurs d’animaux d’élevage sont adaptés, dans le cadre d’une gestion différenciée, aux spécificités des territoires, notamment ceux de montagne ».

« Les loups se sont reproduits de manière massive, les espèces à protéger ce sont les brebis et non plus les loups. Le loup massacre le pastoralisme », a souligné avec vigueur la député des Hautes-Alpes Karine Berger.

« Le loup est une espèce invasive » a t-on entendu..

Cet amendement permettra « d’autoriser davantage de tirs là où le danger est le plus manifeste ».

Le principe de protection stricte des espèces contenu dans la Convention de Berne et la Directive Habitats n’est plus adapté pour ces grands prédateurs qui nuisent aux systèmes d’exploitation agro-écologiques de notre pays.

Le ministre de l’Aménagement du Territoire Jean-Michel Baylet a plaidé de son côté que « la politique actuelle était équilibrée », rappelant que Ségolène Royal avait relevé de 12 à 36 le nombre de loups pouvant être tués chaque année, dans le cadre d’arrêtés préfectoraux.

En 2015, près de 9.000 bêtes, essentiellement des ovins, tuées par des loups ont fait l’objet d’une indemnisation.

Les députés ont également voté un amendement de la rapporteure Bernadette Laclais  pour que l’indemnisation des éleveurs soit inscrite dans la loi et pas seulement dans une circulaire.

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Solidarité des territoires et égalité de traitement face aux problèmes générés par la prédation !

L’USAPR a été reçue au Ministère de l’agriculture par  Brice Huet,
conseiller chargé du développement durable et des outre-mer. Elle a réaffirmé l’extrême
gravité des problèmes engendrés par la prédation des loups sur les territoires communaux
(détresse des éleveurs, souffrance des troupeaux, ensauvagement des espaces…).
Dans le temps qui leur a été imparti, les maires de l’USAPR ont défendu les points suivants :
- la nécessité de n’admettre en aucune façon la notion de « zone d’exclusion » dans un
souci d’équité et de solidarité des territoires.
- leur refus de voir les indemnisations liées à la mise en place des mesures de protection
et à leur bon usage.
- le rejet de la notion de «zone de tranquillité » dans les parcs induisant l’interdiction de
certaines activités de production (cf projet de Loi Montagne).
- l’urgence à obtenir le déclassement de l’espèce loup de strictement protégée à
protégée au sein de l’Europe (Convention de Berne et Directive Habitat)
- l’obligation d’égalité dans l’application des arrêtés cadres dans tous les départements.
- la détermination scientifique du nombre minimum de loups permettant d’assurer la
viabilité de l’espèce lupine en France.
Elle a proposé deux axes de travail :
- une clé de comptage afin d’établir plus précisément la population totale de loups en
France et de mieux mesurer la vulnérabilité des espaces pastoraux (Zone test à l’étude
en Savoie)
- les chiens créancés pour améliorer la mise en oeuvre opérationnelle des différents
arrêtés de tir.
Les réponses écrites du ministère de l’agriculture feront l’objet d’un nouveau communiqué de
presse. La transversalité du dossier loup nous pousse à solliciter une rencontre avec le
Ministère de l’environnement.

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Loup: le ministre de l’agriculture alerté…

Alors qu’une nouvelle attaque du loup a eu lieu, proche des habitations, à Lans en Vercors, l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales a adressé un courrier au ministre de l’agriculture. Ce courrier faisant suite aux dernières rencontres du col du Glandon.

En voici la teneur..

Vous avez bien voulu, le 16 août 2016, apporter une réponse complète et approfondie à notre
courrier du 17 février. Nous vous en remercions vivement. Ceci démontre l’importance que vous apportez à ce dossier complexe et douloureux.
L’USAPR, notre association fédératrice de maires et communes déjà confrontés à la prédation
des loups, ou menacés de l’être, continue à travailler. Elus locaux, nous nous devons d’avoir
le souci permanent de l’aménagement de nos territoires, de leur équilibre, de leur avenir : le
maintien de l’élevage de plein air en est un élément clé, il n’est pas envisageable de le voir
disparaître de secteurs entiers de nos communes, voire de nos communes elles-mêmes, sans
réagir.
Nous avons préparé et tenu deux réunions importantes, les 19 et 20 août 2016 en Savoie.
Parmi les invités, les représentants et services de l’Etat ont répondu présents (sous-Préfet
représentant Monsieur le Préfet de la Savoie, DDT, ONCFS, ONF). Nous l’avons apprécié
car, en tant que maires, nous nous positionnons depuis l’origine dans une démarche de
relations constructives avec l’ensemble des organismes d’État concernés.

Par ce nouveau courrier, que nous concevons comme une lettre ouverte, nous souhaitons
attirer votre attention et celle de nos partenaires (services de l’Etat, parlementaires, élus
régionaux, départementaux et communaux) sur plusieurs éléments nouveaux, discutés dans
nos réunions de travail et au sein de notre association.

- Il ne serait pas tolérable, Monsieur le Ministre, de lier les indemnisations des victimes
de prédation à la mise en place voire à la « qualité » ou au « bon usage » des mesures de
protection des troupeaux, comme actuellement envisagé par vos services et ceux du
Ministère de l’Ecologie en application de l’article 392 des Lignes directrices agricoles de
la Commission européenne en date du 01-07-2014.

Nous nous permettons de développer ci-dessous les raisons de notre opposition à cette
conditionnalité des indemnisations :
- Les analyses des différents partenaires se rejoignent : les mesures de protection des
troupeaux, telles que mises en oeuvre actuellement dans notre pays, se révèlent dans le
temps inadaptées et inefficaces face à un prédateur intelligent et très adaptable. Sur le
département de la Savoie par exemple, le constat est à la « récurrence des attaques sur
troupeaux protégés » : ce sont eux qui concentrent 89 % des victimes (source : DDT
73).

- Dans certains secteurs ruraux et montagnards, compte-tenu de leur relief, de leur
végétation (paysages en mosaïques denses de prairies ou pelouses et de bois), de leur
accessibilité (absence de pistes pour rejoindre les pâturages) et de leurs systèmes
d’élevage (troupeaux conduits en différents lots dans des parcs en clôtures fixes ou
mobiles), la mise en place de mesures de protection s’avère par ailleurs irréaliste, voire
impossible. Un élevage du Massif Central ou des Alpes n’est pas en mesure de
recruter 3 ou 4 gardiens humains supplémentaires (cf. « présence humaine
renforcée »), ni de placer 2 chiens de protection par lot de brebis en parc, ce qui
conduit à devoir acquérir une dizaine, voire plus, de chiens par élevage. Et des
secteurs de pâturage ancestraux sont maintenant délaissés, car les troupeaux ne
peuvent y être protégés.
- Nous savons ce que la protection contre la prédation entraîne de contraintes, tant
pour les troupeaux que pour les professionnels de l’élevage ; nous le mesurons, parce
que nous en sommes souvent les premiers témoins, mais aussi parce que nous avons à
gérer, dans nos communes, des conflits d’usage, dans lesquels notre responsabilité de
maires est engagée.

- Les espaces ruraux ou montagnards de nos communes appellent une forte
fréquentation de promeneurs, randonneurs, cyclistes… Les chiens utilisés pour la
protection des troupeaux posent à l’évidence un problème de sécurité publique,
comme en témoignent des cas d’agressions de plus en plus nombreux sur l’Homme
(départements des Alpes-de-Haute-Provence, de l’Isère, de la Savoie, de la Drôme…).
- Faire dépendre les indemnisations de l’évaluation de la mise en place des mesures
de protection ouvre la porte à un vrai risque d’iniquité, puisque chaque éleveur doit
gérer des contraintes différentes.

Vous nous indiquez, Monsieur le Ministre, que de nouvelles mesures d’accompagnement en
direction des éleveurs et des bergers sont en cours de construction. Nous avons connaissance
des documents élaborés par des services pastoraux, porteurs de propositions techniques pour
l’accompagnement des éleveurs soumis à la prédation des loups. Il est vital, en effet, de
reconnaître la détresse des éleveurs et de les assister très rapidement en cas d’attaque de leurs
troupeaux. Au-delà, travailler sur les mesures de protection là où elles sont nécessaires ne
peut avoir que des aspects positifs et contribuer à la survie de l’élevage de plein air, puisqu’il
s’agit bien de « travailler à des aménagements et équipements structurants. »
Mais les auteurs de ces documents l’écrivent eux-mêmes : « Dans le cadre de la très forte
dégradation de la situation observée sur le terrain, une telle action d’accompagnement
technique n’a de sens que si une véritable politique de régulation des loups est engagée dans
la durée dans l’objectif de restaurer la crainte de l’homme chez le loup et d’écarter ce dernier
de l’homme et de ses troupeaux. »

Depuis plus de 2 ans, nous avons confronté notre expérience d’élus de terrain aux
connaissances que produisent des scientifiques reconnus en matière de pastoralisme (INRA,
CERPAM, CNRS…). La plupart travaillent depuis le milieu des années 1990 sur la situation
des éleveurs confrontés à la prédation par les loups en France mais aussi dans d’autres pays,
tels les Balkans et les États-Unis. Nos conclusions convergent : les loups doivent associer le
bétail aux humains et les humains avec le danger ; il faut les dissuader de s’approcher
des Hommes, de leurs habitations et de leurs troupeaux, comme ils le font de plus en
plus volontiers aujourd’hui dans notre pays ; en cas d’attaque, une réactivité immédiate
s’impose, avec recours à des tirs et piégeages. Et il faut prendre les mesures nécessaires
pour que les acteurs des territoires de notre pays encore peu colonisés, ou pas encore
colonisés, puissent réagir immédiatement avec de nouveaux principes, et ne prennent pas le
retard qui a été cumulé dans l’ensemble de l’arc alpin, laissant éleveurs et bergers dans des
situations dramatiques, et les élus dans le plus grand désarroi.

Il est donc temps de tirer les conclusions qui s’imposent : nous ne pouvons subir toujours plus
de contraintes face à un loup surprotégé ; la priorité donnée à la stricte protection du
prédateur doit être remise en cause. Il nous faut obtenir dans les plus brefs délais le
déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent, malgré les contraintes qui pèsent
sur toute négociation à engager à l’échelle européenne.
Le contrôle des populations de loups doit devenir une priorité et les moyens règlementaires et
techniques nécessaires doivent être mis en oeuvre.
Nous formulons en ce sens des propositions concrètes, et initions un travail avec nos
homologues européens. Nous sommes également prêts à poursuivre notre travail sur les
différentes questions avec les services concernés.
Monsieur le Ministre, si nous sommes déterminés, nous voulons être constructifs.
Notre vice-président, André Baret, a déjà pu échanger avec Madame la Ministre de
l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le
climat. Il nous semble primordial de vous rencontrer, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,
de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Parce que nous souhaitons vous présenter plus en détails
nos expériences d’élus locaux, nos propositions et positions, nous avons l’honneur de vous
demander de bien vouloir recevoir au plus vite les membres du bureau de notre
association.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre profond respect et notre sincère
dévouement.

Le Président
Pierre Yves BONNIVARD,
Maire de Saint Colomban des Villards

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le loup ça suffit!

Depuis le mois de mai, les attaques de loup sur le Trièves se sont multipliées et on dénombre plus de 160 brebis tuées..sans compter les disparues, blessées..tout dernièrement, le problème s’est déplacé sur le Vercors:  une génisse de 9 mois a été  » massacrée », le mot n’est pas trop fort à Autrans.. Un loup qui a attaqué à trois reprises en trois jours.

Tout d’abord à Villard de Lans, puis à Méaudre et enfin à Autrans..Dernière attaque sur les terres de Paul Faure, éleveur bien connu sur Autrans, président de la coopérative Vercors Lait. un Paul Faure complètement désemparé, impuissant et qui n’a eu qu’une réaction: «   il y a incompatibilité entre le loup et le troupeau: il faut le flinguer! »

comment admettre, accepter que ce genre d’attaques reste en l’état.. Il y a des réactions, des actions qui sont sans aucun effet.. Sauf ceux de massacrer des troupeaux et, du même acabit voir des chiens protecteurs de troupeaux s’en prendre à des randonneurs avec les conséquences que l’on sait.

Les maires réunis au sein de l’ Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales sont montés au créneau au cours des rencontres de la montagne qui se sont déroulées au sommet du col du Glandon..  Jean Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture a tiré la sonnette d’alarme à la fête du bleu  » il faut arrêter cette connerie qui coûte des millions d’euros . » Le maire de Chichilianne, Yann Souriau, alerté à maintes reprises les pouvoirs publics sur les attaques répétées sur sa commune..

Frédérique Puissat, vice présidente du Conseil Départemental est très claire sur ce funeste problème  » le loup est entrain de gagner la bataille géographique, économique, politique en Isère ».

Michel Savin, sénateur a admis qu’il est impossible de faire cohabiter sur un même espace le loup, les brebis, les patous, les randonneurs.. Il a décidé de porter le débat au palais du Luxembourg..  ..Il préconise d’organiser des battues sur du long terme. Sera t-il entendu? L’efficacité sera t-elle au rendez vous? That is the question?

Il est temps d’agir, de prendre les bonnes décisions car LE LOUP CA SUFFIT !

Gilbert PRECZ

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