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Un décret ministériel rehausse le nombre de loups pouvant être prélevés

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont signé le 18 juillet l’arrêté fixant le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018.

L’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés. Au-delà d’un seuil intermédiaire de 32 loups, les tirs de prélèvement ne seront plus autorisés. Seuls des tirs de défense ou de défense renforcée pourront avoir lieu, lorsque les loups sont en situation d’attaque et l’éleveur en situation de défense de son troupeau.
En concertation avec les représentants des éleveurs et les organisations non gouvernementales, une étude a été lancée pour mesurer l’efficacité des tirs sur la prédation de l’animal vis-à-vis des troupeaux.

Il reviendra au préfet coordonnateur de définir des priorités concernant les tirs de prélèvement afin qu’ils soient mieux répartis tant sur le plan géographique, en fonction des foyers d’attaque, que dans le temps. Le préfet veillera également à la mise en place de cellules de suivi départementales, en concertation avec tous les partenaires, pour que des mesures adaptées aux situations locales puissent compléter le dispositif national, notamment dans l’accompagnement des éleveurs subissant la prédation.

Par ailleurs, le suivi des mesures de protection sera renforcé. Ainsi lors de chaque attaque, le constat de dommages permettra désormais d’évaluer de façon précise les mesures mises en place pour protéger le troupeau.

Dans les prochains mois, l’ensemble du dispositif sera revu à la lumière des études existantes et dans la perspective de l’établissement du prochain plan Loup – 2018/2022. Ce plan fera l’objet d’une concertation à partir de la rentrée et sera mis en œuvre en janvier 2018. Il adaptera l’utilisation des outils en place, développera les stratégies de protection et de défense, ainsi que l’accompagnement des éleveurs, que ceux-ci soient localisés dans les foyers d’attaque ou sur les zones où l’espèce tend à se développer et à s’installer.

« Nous devons collectivement relever le défi de la préservation de cette espèce protégée qui est structurante de nos écosystèmes et assurer des conditions d’élevage, en particulier du pastoralisme, sécurisées pour les éleveurs. Cette coexistence doit se construire ensemble et en l’inscrivant dans le temps », déclare Nicolas Hulot. « J’accorde une attention toute particulière aux travaux entre les éleveurs et les ONG afin de préparer un nouveau dispositif de gestion de  la présence des loups dans l’environnement à partir de 2018 », précise le ministre de la Transition écologique et solidaire.

« Notre objectif commun est de structurer un plan collectif permettant de diminuer significativement les actes de prédation et d’assurer  la soutenabilité économique des mesures de protection mises en place pour nos éleveurs tout en permettant la préservation d’une espèce protégée » déclare Stéphane Travert. « Je fais confiance à la concertation et à la dynamique collective pour construire un nouveau dispositif qui satisfasse les ONG et les éleveurs, tous soucieux de la protection de la nature et de la pérennité des activités d’élevage nécessaires à l’alimentation des français et à la préservation des espaces naturels » précise le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

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Le problème du loup : vers un changement de la donne?

Il y a quelques semaines, une manifestation contre le loup alliant de nombreux acteurs du Trièves faisait grand bruit. Se réunissant pour l’occasion, éleveurs, chasseurs et élus prenaient la peine d’arrêter les routiers, pour beaucoup sur le départ pour les vacances, pour leur expliquer toute l’ampleur de ce problème.

Yann Souriau, maire de Chichilianne, participait justement à l’évènement, nous l’avons rencontré pour avoir plus de détails sur les raisons et les suites de cette manifestation.

Il a été heureux de répondre à nos questions, car si la question du loup faisait polémique il y a encore peu de temps, il n’y a aujourd’hui plus lieu d’en débattre, nous explique-t-il.

Les conséquences sont devenues trop graves. De sa commune, un seul éleveur a échappé aux attaques, le compteur de bêtes tuées en Isère dépasse déjà la barre des 700 têtes.

Au delà de la réduction des troupeaux, il faut aussi tenir compte d’un effet de seuil des violences subies par les troupeaux qui les laissent en état de stress pour plusieurs années, amaigrissant et paniquant les bêtes.

Yann Souriau nous expliquait qu’on retrouve aujourd’hui des bêtes étouffées dans les filets suite à des crises de panique, ne portant aucune trace de morsure. C’est un fait, la situation des éleveurs ovins devient catastrophique, mais ils ne sont plus les seuls touchés par le loup.

Il est à noter qu’ils avaient fortement appuyé la manifestation ayant eu lieu début juillet, mais celle-ci n’était à l’origine pas de leur initiative. Ce sont les éleveurs de bovins qui ont en premier lancé le mouvement, car eux aussi sont désormais menacés.

M. le Maire nous rapporte qu’un veau de 110 kg aurait été traîné sur 5 mètres par toute une meute.

Beaucoup plus grave, un troupeau mis en panique se serait lancé hors de ses pâturages pour traverser la ville de Lans en Vercors, causant de gros dégâts matériels, mais heureusement aucun blessé. Il nous a également rapporté que des chiens de protection, rendus fous par le harcèlement des loups avaient attaqué une randonneuse de la commune de Chichilianne, le forçant à interdire l’accès aux sentiers de randonnées alors qu’on lui signalait deux cas similaires à Gap.

La situation actuelle pousse les éleveurs à abandonner les pâturages les plus éloignés, laissés en friche, et à devoir mettre en place des gardes éprouvantes pour surveiller constamment leur troupeaux faces aux attaques ayant lieu de jour comme de nuit.

Les loups, eux, commenceraient à s’installer en plaine, entres les communes et sont régulièrement vus sur les routes. Chichiliane a mis en place son propre « État d’urgence », rassemblant forestiers, éleveurs et chasseurs. Lorsqu’un loup est aperçu, chacun reçoit un sms d’alerte. Le système a été proposé aux communes environnante nous explique Yann Souriau.

Le problème rassemble les élus

Alors qu’une quinzaine de maires participaient à la manifestation du 18 Juillet, une réunion à la préfecture rassemblait le préfet, la direction départementale des territoires, la DREAL regionale, d’autres élus du Trièves, du plateau du Vercors et du Piemont, ainsi que le sénateur Michel Savin, la députée Marie-Noëlle Battistel, les vice-présidents départementaux et Jacques Adenot, président du parc du Vercors.

Le sujet majeur de cette réunion : la demande de la différenciation de la gestion de la question du loup pour le massif du Vercors. Autrement dit, l’autorisation de procéder à une régularisation de l’espèce pour en limiter la prolifération.

« Il faut complètement réviser les chiffres prévus sur l’évolution de cette affaire » nous explique le maire de Chichilianne « Aujourd’hui, malgré ce qu’on prévoyait et une certaine part de braconnage, la population de loup est en hausse de 20% par an ». Mais ce n’est pas le point qui permettrait aux éleveurs de définitivement faire valider leur point de vue aux yeux de tous. Yann Souriau nous révèle ensuite une information capitale.

Le loup n’est pas le loup qu’on croyait

Aujourd’hui parvienne les résultats provenant d’une trentaine d’analyses traitées par un grand laboratoire européen, et les résultats sont unanimes.

« On s’aperçoit qu’on a pas affaire au loup qu’on voulait réintroduire, mais à une race hybride à 60% chien ». L’information, qui doit encore attendre de nouvelles analyses pour être définitivement validée montrerait donc tout l’échec de la politique de la réintroduction du loup dans les Alpes, supplanté donc par des chiens-loups sauvages fortement dangereux pour l’activité humaine.

Pire encore, les rares traces de loups retrouvées montrent qu’on aurait plutôt affaire à des loups venus de plus loin en Europe qu’à l’espèce « réimplantée » dans notre région.

« Aujourd’hui, on a non seulement l’appui des populations locales et des élus, mais également des scientifiques qui confirment notre point de vue. Même les écologistes sont bien moins véhéments face à la réalité des problèmes engendrés par cette action » Conclu le maire.

Il précise que l’idée d’origine de réintroduire le loup n’a jamais été attaquée par les éleveurs, qui ont plutôt mis en cause la méthode. Et même aujourd’hui, l’extinction de l’espèce n’est pas souhaitée. Ils ne demandent que le droit de lancer une campagne de régulation pour que les pâturages et les troupeaux puissent revenir à la paix.

Paul Savary

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Prolifération des prédateurs

Le 17 juillet 2017, Emilie BONNIVARD, Vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, déléguée à l’agriculture, à la forêt, à la ruralité, à la viticulture et aux produits du terroir et Eliane BARREILLE, Vice-présidente de la Région PACA, déléguée à la ruralité et au pastoralisme ont organisé, à Valence, une réunion destinée à proposer au nouveau gouvernement des actions concrètes pour protéger durablement les éleveurs et le pastoralisme face à la prédation.

Dans un contexte de réactualisation du plan national loup et d’incertitude sur la position du gouvernement à l’égard de la protection de l’élevage face à la prédation, les propositions portées collectivement par ce groupe de travail sont les suivantes :

  • La reconnaissance du droit permanent des éleveurs à protéger leurs troupeaux, traduit par la facilitation des tirs de défense renforcée et de prélèvement en fonction de la réalité des attaques, afin que la pression baisse réellement sur l’élevage (nous sommes passés de 3 000 bêtes tuées en 2004 à 10 000 en 2016)
  • La prise en charge du budget de protection des troupeaux face à la prédation et d’indemnisation des bêtes tuées, par le budget de l’Environnement, et non par celui de l’Agriculture (le coût lié à la prédation en France était de 26 millions d’euros en 2016)
  • La reconnaissance des conflits d’usage induits par la prédation et de leurs effets négatifs sur l’économie et les emplois touristiques des territoires de montagne (appréhension des randonneurs face aux chiens de protection, parcs clos et chemins fermés, responsabilité des éleveurs et des élus en cas d’incidents entre chiens de protection et randonneurs, etc)
  • L’évaluation de l’apport des pratiques pastorales traditionnelles à la vitalité des territoires, à la biodiversité dans les alpages, et les conséquences à moyen et long terme en matière économique et environnementale de leur modification ou disparition en raison de la prédation
  • Une plus grande transparence et précision de la part de l’Etat sur le nombre effectif de loups sur le territoire national et plus précisément sur les secteurs les plus soumis à la prédation
  • La création d’une brigade d’intervention Alpes du Nord, comme celle qui intervient déjà dans les Alpes du Sud
  • La mise en œuvre de prélèvements au sein des Parcs nationaux, réalisés par les services de l’Etat, sous le contrôle de l’Administration des Parcs, afin que les troupeaux ne restent pas sans moyen de défense en cas d’attaque, comme c’est le cas aujourd’hui.

Étaient présents Claude FONT, Secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale Ovine (FNO), Alain MATHERON, Secrétaire de l’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales (USAPR), Denise LEIBOFF, Maire de Lieuche et Présidente de l’Association des Communes Pastorales (ACP) de la Région PACA, Nicole BERTOLOTTI, Maire de Sauze et membre du conseil d’administration de l’ACP PACA, Jean-Claude GHIRAN, Conseiller municipal de Levens, membre du conseil d’administration de l’ACP PACA, Michel THOMAS, sous-directeur de la FNSEA, Marc SAVORNIN, de la FDSEA 04 et Francis SOLDA, de la FRSEA PACA et du Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée (CERPAM).

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Encore et toujours le loup! Manifestation dans le Trièves

Le loup ou le mouton il faut ( enfin) choisir..C’est ce que n’ont cessé de répéter éleveurs, chasseurs, élus ce samedi matin sur la RD 1075 à hauteur du Percy.

La date n’a pas été choisie par hasard puisque nous étions à la première journée de grand départ..en vacances d’été.

Cette opération menée par le syndicat d’élevage du Trièves avec à sa tête sa présidente Amandine Vial a permis de sensibiliser les vacanciers qui traversaient le Trièves sur les dégâts causés par le loup, et ses nombreuses attaques, dans cette région ou le mouton devrait être  » roi ».

« Le but de la manifestation est de faire entendre notre voix et défendre notre profession suite aux trop nombreuses attaques de loup qui ont eu et auront lieues…. Nos demandes sont claires et précises :
- Déclassement du loup et PRÉDATEUR et plus en espèce protégée
- Autorisation de tir de prélèvement sur une meute en totalité et non sur un seul loup
- les analyses de prélèvement doivent être faites par des laboratoires INDÉPENDANTS. » a précisé Amandine Vial.

Frédérique Puissat maire de Château Bernard et Yann Souriau maire de Chichilianne ont exposé le problème et surtout les conséquences dramatiques qui suivent les attaques, tant sur les animaux que sur les éleveurs eux-mêmes.

De nombreux maires des communes avoisinantes, accompagnés de plusieurs élus, sympathisants, chasseurs, randonneurs c’étaient joints à la manifestation qui a reçu un bon accueil des automobilistes, malgré l’attente forcée. Beaucoup d’entre eux disant ne pas être au courant du problème..

Parmi les slogans prononcés on reteindra celui ci: égalité pour tous: une brebis tuée= un loup abattu..

Cette manifestation très pacifique aura des suites..

Le représentant du préfet de l’Isère présent sur place indiquant la tenue d’une audience la semaine prochaine.


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Dans les Hautes Alpes, Pascale Boyer députée (LREM) a annoncé que Nicolas Hulot était très au fait du problème tout en précisant:  « parler d’un nombre de tirs sur les loups, c’est désorganisé, ce n’est pas une solution. »

Il va  organiser une  réunion de concertation en juillet avec toutes les parties prenantes afin de mettre un plan efficace en place..

Il a même décidé de venir à la rencontre des éleveurs, accompagné du ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert.

Ca bouge!!!!



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Loup – Écoute des élus du sud du département de l’Isère

Le préfet a invité le 3 juillet les élus du Vercors et du Trièves mais aussi des Chambaran, pour échanger sur les difficultés rencontrées du fait de la présence accrue du loup sur ces territoires.

Cette réunion a permis d’évoquer les récentes attaques des troupeaux et d’entendre l’inquiétude des élus face à l’augmentation de ces attaques depuis le début de l’année.

Les services de la direction départementale des territoires (DDT) ont pu présenter les informations disponibles sur le suivi de la population de loups en Isère, les contraintes de la présence croissante du loup pour l’élevage extensif et les enjeux du pastoralisme en Isère.

Le loup est une espèce protégée tant au niveau international par la convention de Berne, ratifiée par la France en 1989, qu’au niveau de la communauté européenne à travers la directive sur la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages. Ces dispositions ont été transposées en droit français, dans le code de l’environnement, et un arrêté ministériel du 23 avril 2007 a également inscrit le loup sur la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire national.

Le Préfet de l’Isère a rappelé que l’État demeure mobilisé aux cotés des éleveurs en indemnisant leurs pertes et en accompagnant la protection des troupeaux (clôtures, chiens, effaroucheurs lumineux à proximité des habitations, …) qui constitue la réponse la plus urgente face aux attaques.

Un protocole d’effarouchement, rédigé par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) sera d’ailleurs très prochainement signé par le Préfet.

Le Préfet a également rappelé les autorisations de tirs de défense et de tirs de défense renforcés qu’il a délivrées en 2016 (62) et depuis le début de l’année (103) mais qui restent suspendues, depuis le 30 juin à un nouvel arrêté ministériel qui devrait être signé très prochainement.

Les élus ont informé le préfet de leur intention de réclamer une évaluation nationale et européenne sur le loup.

Le Préfet de l’Isère a enfin rappelé les progrès enregistrés en matière de circulation de l’information entre les services de l’État et les élus locaux, et s’est engagé à renforcer la présence des services sur le terrain, ONCFS, DDT et gendarmerie.

Un travail de réflexion sera mené avec l’ensemble des acteurs sur les évolutions possibles permettant de concilier au mieux l’activité économique, pastorale comme touristique, et la présence croissante du loup dans le cadre de la loi Montagne 2.

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Le loup s’est invité au Global food forum

Christiane Lambert,  présidente de la FNSEA, le savait en se rendant sur le Vercors pour assister au Global food forum elle serait interrogée sur le loup, ses attaques, son avenir sur notre territoire. Ca a été le cas!

Pour aborder ce délicat et récurent sujet elle s’est rendue au Gaec de Rochetière, spécialisé en élevage bovins à St Nizier de Moucherotte ou elle a été accueillie par Jean Baptiste blanc.

De nombreux agriculteurs, éleveurs ont participé à cette visite et aux échanges.

La Présidente de la FNSEA a de suite planté le décor: « Pas moins de 72000 brebis ont été tuées en France depuis 2009. L’Europe consacre 23 millions d’euros aux dégâts causés par le loup.. » Le souci est que ce problème n’ira qu’aller en augmentation.

Elle a indiqué que la FNSEA luttera pour que le pastoralisme soit au coeur du prochain plan loup partant du principe:  » la population du loup augmente de 22% , il faut une augmentation de prélèvements de 22% . On passerait donc de 50 prélèvements au lieu de 40. » Et Christiane Lambert de clamer: on veut arriver à zéro attaque de loup!

La présence du loup est une catastrophe économique, écologique, sociale, il faut vraiment prendre ce problème à bras le corps.

Christiane Lambert a obtenu les soutiens des agriculteurs, éleveurs mais aussi du commissaire européen en provenance d’Italie: Herbert Dorfmann:  » le loup est incompatible avec l’agriculture de montagne, de Marie Noëlle Battistel, députée, de Jacques Adenot, président du Parc Régional du Vercors:  » il est urgent d’éteindre l’incendie.. ».

Quand aux éleveurs, ils ont une position claire: notre métier est d »élever des bêtes en toute sérenité pas de partir à la chasse aux loups..Et de poursuivre: le loup s’attaquait essentiellement aux ovins..Maintenant il s’attaque aux jeunes bovins, aux ânes, équins chiens..Et on le voit se rapprocher dangereusement des centres de nos villages..

Encore et toujours le loup…

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Encore et toujours le loup!

L’Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales (USAPR) a réuni son
Assemblée générale  à Valence, en partenariat avec l’Association des
Communes Pastorales (ACP) de la région PACA. Étaient donc présents des maires des
départements suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Aveyron, Bouches-du-
Rhône, Drôme, Hautes-Alpes, Isère, Lozère, Pyrénées Orientales, Savoie, Vaucluse et Var.
Étaient également présent, et c’est une nouveauté, des maires des départements de l’Eure et
Loir, de la Meurthe et Moselle, et des Vosges.

A cette occasion, a été unanimement décidé de :
- Demander aux nouveaux Ministres en charge du dossier, à savoir Monsieur Nicolas
Hulot, Ministre de la Transition Écologique, et Monsieur Jacques Mézard, Ministre de
l’Agriculture et de l’Alimentation, de co-signer sans délai l’arrêté complémentaire
autorisant le prélèvement de 2 loups supplémentaires d’ici au 30 juin, ceci afin de
prendre en compte la détresse des territoires et des éleveurs et bergers qui doivent
protéger les troupeaux ;
- Demander rendez-vous à ces deux Ministres afin de, sur la base de nos expériences
d’élus locaux, les inciter à prendre toute la mesure des enjeux générés par la présence
des loups, tant sur la viabilité de nos activités économiques, le multi-usage de nos
territoires, mais aussi sur nos dynamiques de paysages. Cette demande fera l’objet de
courriers qui seront transmis au plus vite.

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LOUPS : Hausse de la population, hausse des attaques et des victimes, qu’en est-il des tirs ?

Communiqué de la confédération paysanne

L’expertise sur la viabilité à long terme de la population de loups en France réalisée par l’ONCFS et le MNHN évoquait l’hypothèse d’une stabilisation des effectifs de loups depuis 2014 due à l’augmentation des prélèvements. Cette hypothèse vient d’être balayée par le dernier bilan du suivi hivernal[1] (2016-2017) annonçant une augmentation de la population de loups (de 292 à 360 en un an) qui confirme bien les ressentis des éleveurs et bergers. Une certitude, depuis 2014 les prélèvements de loups réalisés en France n’ont pas d’incidence sur l’augmentation de leur population par contre les dommages aux troupeaux eux n’ont cessé d’augmenter.

La Confédération paysanne demande à ce que les prélèvements de loups soient effectués en fonction des dégâts sur les troupeaux. Nous demandons également que les prélèvements soient réalisés par la brigade d’intervention « loup ». Ce sont des professionnels qui ont fait leurs preuves en éliminant des loups en situation de prédation. Ségolène Royal avait promis la pérennisation de cette brigade, actuellement nous sommes dans l’expectative.

Ségolène Royal s’était également engagée à signer un arrêté autorisant le prélèvement de deux loups supplémentaires dans le cas où le 38e spécimen serait abattu avant le 30 juin 2017, ce qui est chose faite. Nous demandons donc un arrêté rapidement : les éleveurs et leurs animaux ne peuvent rester sans défense alors que l’été arrive.

Il est urgent de remettre la concertation avec tous les acteurs au cœur des discussions sur le projet d’arrêté fixant le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2017-2018. Il est impératif que le Groupe National Loup dispose d’un calendrier à la hauteur de ses enjeux.

Enfin, nous avons participé à quatre réunions de travail sur la prochaine circulaire d’indemnisation. Le travail s’est brutalement interrompu nous laissant un flou artistique total.
Le prochain plan loup 2018-2022 doit inscrire la baisse de la prédation comme objectif majeur et se donner les moyens d’y parvenir. Le temps presse, il y a urgence ! Les paysans en zone de prédation sont nombreux à avoir leur avenir suspendu aux décisions qui seront prises. Nous espérons qu’elles iront dans le sens de la pérennité du pastoralisme et de l’élevage de plein air.

[1] L’effectif total estimé par l’ONCFS en sortie d’hiver 2016-2017 est d’environ 360 loups, il était de 292 l’hiver précédent. Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente passant de 49 ZPP détectées en sortie d’hiver 2015-2016 à 57 ZPP dont 42 ZPP constituées en meutes.

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Vatilieu: brebis égorgées: est ce le loup!

Sans titre

Cinq brebis ont été égorgées, trois ont été retrouvées mortes,  sur la commune de Vatilieu près de Vinay. L’attaque c’est passée dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 avril. Le troupeau appartenant à Eric Greyffe Fonteymond.

Il était parqué, depuis quelques jours, dans un pré situé sur la commune de Vatilieu . Les morsures sont profondes, spécifiques, mais rien n’indique de façon certaine qu’il s’agit d’une attaque du loup.. Une expertise des gardes-chasse est programmée pour ce mardi 18 avril..

Affaire à suivre

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Loup : entre incertitudes scientifiques et réalités de terrain !

Des scientifiques de l’ONCFS et du Museum National d’Histoire Naturelle ont présenté le rendu de l’expertise collective scientifique et technique sur le loup et son évolution à l’horizon 2025-2030, commandée par la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, Barbara Pompili.


La Fédération nationale ovine réagit:

La demande initiale du ministère était claire : dégager les conditions de viabilité à long terme du loup en France et établir des scénarios sur l’extension future des populations et des territoires occupés.
S’il y a bien un mot à retenir de la présentation de cette expertise, c’est le mot INCERTITUDE !
Il y a trop d’incertitudes, partout : sur la modélisation de la croissance actuelle de la population de loups, sur les effectifs de loups à venir et donc sur la dynamique de la population, sur les effectifs à retenir pour assurer une viabilité de l’espèce, sur le territoire à prendre en compte pour étudier de manière logique l’évolution de la population…

La réponse des scientifiques est limpide : la science n’est pas en mesure de prédire de manière exacte l’évolution de la population de loup sur le territoire français de même qu’il est aujourd’hui impossible de prédire l’effet des actions de gestion sur cette population.
C’est pourquoi les scientifiques préconisent la mise en place d’une gestion adaptive qui permettra, en fonction de l’objectif visé, de réévaluer les actions, année après année, en fonction de la réaction des loups et des conséquences sur l’élevage.
Tout dépend maintenant de l’objectif qui sera fixé. Les scientifiques ont fait leur travail, c’est au tour du ministère de l’environnement de prendre une décision !

L’objectif global est-il la conservation de l’espèce, avec « des loups qui vivent en harmonie avec les habitants et les utilisateurs du territoire », comme le souhaite Barbara Pompili, ou le maintien de l’élevage en plein air, qui façonne et entretient les paysages qui font la richesse de notre pays ?
Madame Pompili, votre souhait est noble mais utopique ! Ouvrez les yeux, les loups sont déjà aux portes des villages et commencent à menacer les populations humaines !


Qui choisissez-vous ?

Les loups ? Ou les éleveurs qui participent au dynamisme économique de nos campagnes, au maintien de la biodiversité, à l’entretien des paysages et qui nourrissent la France ?
La balle est dans votre camp !

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