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Congrès de l’association des élus de montagne

Le président et la secrétaire générale de l’ANEM, Vincent DESCOEUR, député du Cantal et Chantal ROBIN-RODRIGO, députée des Hautes-Pyrénées, se sont félicités de la forte mobilisation des élus des 6 massifs, lors du 27e congrès de l’Association, qui se tenait les 6 et 7 octobre, à Bonneville (Haute-Savoie) dont le maire, Martial SADDIER, est le président de la commission permanente du Conseil national de la montagne.

Devant des centaines de congressistes, Philippe RICHERT, ministre chargé des Collectivités territoriales, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et Bruno LE MAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, Patrick OLLIER, ministre chargé des Relations avec le Parlement, ont réaffirmé la spécificité des territoires de montagne et la nécessité d’une politique ambitieuse défendue par les élus de l’ANEM.

De nombreux thèmes ont été abordés, de la réforme territoriale et fiscale, à l’école rurale en passant par le déploiement du très haut débit ou à l’hydroélectricité. Les débats ont été fournis.

Les élus de la montagne déplorent trop souvent ne pas retrouver l’esprit de la loi dans l’élaboration des schémas départementaux de coopération intercommunale et demandent des délais supplémentaires, si besoin. Ils rappellent également que, de par la loi, le seuil de 5 000 habitants imposé aux intercommunalités n’est pas impératif en montagne. Tous considèrent que la construction de l’intercommunalité demande du temps, une harmonisation des compétences et des financements. Philippe RICHERT a précisé que « la date du 31 décembre n’est pas une échéance couperet. Le schéma ne sera mis en oeuvre qu’avec l’accord des élus ».

Concernant l’école, les élus ont insisté sur la nécessité de limiter les temps de transports scolaires à trente minutes et dénoncent une gestion des postes désormais à flux tendus. Ils attendent une réponse appropriée du ministre de l’Éducation nationale sur les spécificités de l’école en montagne.

En ce qui concerne le déploiement du très haut débit, les congressistes ont rappelé les difficultés liées à la géographie et à l’éloignement des centres urbains… De nombreux élus s’inquiètent de voir apparaître une nouvelle exclusion des zones de montagne de l’accès à un réseau essentiel pour l’avenir des populations et des activités économiques. C’est pourquoi, Vincent DESCOEUR a annoncé qu’il déposera une proposition de loi conjointement avec Chantal ROBIN-RODRIGO.

Bruno LE MAIRE a assuré que l’accès« égalitaire » au numérique constitue une priorité et qu’un effort particulier de l’État sera fait pour les zones de montagne.

Par ailleurs, à l’issue de son intervention en tribune, le ministre de l’Agriculture a reçu une délégation d’élus et de professionnels représentatifs des organisations agricoles de massif. Accueillant positivement leurs propositions pour la prochaine réforme de la politique agricole commune, il a annoncé qu’il « faisait son affaire » de l’organisation des producteurs en filières, déterminante pour la pérennité de l’agriculture en montagne, et a décidé de réunir prochainement le groupe montagne de son ministère pour approfondir la réflexion de façon conjointe.

Interpelé par les élus à propos d’un rapport sur les 25 ans de la loi Montagne remis au Premier ministre en 2010, le ministre a affirmé qu’il s’agit « d’un mauvais rapport ». Il a indiqué qu’une large concertation serait organisée avec le conseil national de la montagne (CNM) et annoncé sa convocation pour le 17 novembre 2011.

De son côté, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, envisage « de travailler sur un arrêté permanent de périmètre, sur lequel le tir de défense contre le loup, serait autorisé sans autorisation administrative ».

Enfin, Patrick OLLIER a assuré les congressistes de son soutien dans leurs efforts destinés à offrir à la montagne un avenir prometteur. Dans le même esprit, le président de l’Assemblée nationale, Bernard ACCOYER, s’est exclamé : « Le combat de la montagne, c’est le combat de l’homme, c’est le combat de la France ».

Le prochain congrès de l’ANEM aura lieu les 25, 26 et 27 octobre 2012, à BASTELICA, dans le massif de Corse.

Motions des élus de la montagne à télécharger:


Téléchargez la motion 1 : Bilan des 25 ans lois montagne

Téléchargez la motion 2 : Intercommunalité

Téléchargez la motion 3 : Finances locales

Téléchargez la motion 4 : Ecole

Téléchargez la motion 5 : Très haut débit

Téléchargez la motion 6 : Agriculture

Téléchargez la motion 7 : Loup

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Loup: élus de montagne et La Ministre de l’écologie recoivent une lettre…

La fédération des acteurs ruraux se joint aux associations des éleveurs et bergers du Vercors Drome Isère et solidarité pastorale qui ont transmis une lettre aux élus concernant les problème posés par les loups vis à vis du pastoralisme.
Un exemplaire de cette lettre ouverte a été remise en mains propres à la Ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko Morizet, lors du congrès de l’ANEM à Bonneville.

Voici le contenu de cette lettre.

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES ELUS DE LA MONTAGNE.

Vous n’êtes pas sans connaître la problématique de la prédation lupine dans les Alpes. Localement vos administrés mènent multiples actions pour vous sensibiliser.

De 2 loups détectés en 1992 dans le Mercantour à 164 en 2009 (chiffre officiel de la DREAL), la croissance de la population est de 29,5% par an.  Ces chiffres  laissent  à penser  qu’il y a aujourd’hui un minimum de 210 loups et que sans intervention humaine ils seront 600 à 700 en 2015 et plus de 2500 en 2020 (progression mathématique).

Parallèlement, le nombre de victimes ne cesse de croître :  4186 en 2010 et pour 2011, le bilan est à ce jour  déjà plus élevé,  sans compter les bêtes disparues, de plus en plus nombreuses et  non indemnisées.

L’élevage ovin paye un lourd tribut mais toutes les espèces sont touchées, vaches, veaux, chèvres, chevaux, ânes et même chiens.

Contrairement à ce qui est souvent argumenté cette prédation peut représenter un très fort pourcentage de perte pour les troupeaux, elle ne devrait pas s’apprécier  sur la totalité du cheptel alpin mais sur les  seuls troupeaux victimes qui le sont parfois de manière injustement répétitive.

A titre d’exemple, c’est  trois élevages  ont cessé leur activité ovine depuis le début de l’année dans le département de la Drôme dont une jeune éleveuse de 24 ans.

Comme vous le savez aussi, la désertification des campagnes est une réalité. Dans beaucoup de nos territoires qui n’ont pas étés touchés par la fée du tourisme, l’élevage reste la dernière  activité  économique, aux cotés de quelques artisans, des résidences secondaires et des retraités.

L’élevage est  la seule activité a entretenir l’ouverture des paysages, a ralentir,  la progression des friches  et de la forêt.

La dynamique d’évolution est bien connue : abandon de la pâture, friche, enrésinement, incendie. Le massif des Maures nous en donne périodiquement l’exemple.

Or depuis 1992, le débat sur le retour du loup et sur ses conséquences n’a pas lieu.

Certes il existe un pseudo-débat entre deux minorités. D’un coté les association pro-prédateurs parlant mesures de protection, de ré acquisitions de savoir faire perdus, s’appuyant sur une biodiversité de façade dans laquelle le loup( qui n’est pourtant qu’une espèce parmi tant d’autres,) écrase toutes les autres espèces, et argumentant «  Convention de Berne et directives habitats »

D’un autre coté une partie des éleveurs, ceux qui habitent dans les zones de présence, parlant d’incompatibilité, de biodiversité eux aussi et réclamant le droit de vivre de leur métier dans des conditions dignes du  XXIème siècle.

L’avenir de la montagne ne peut pas être décidé par quelques-uns (dans des bureaux parisiens ou bruxellois).

La question qui est posée est de savoir ce que les français veulent pour ces territoires ruraux. Comment ils veulent l’obtenir, comment ils le financeront.

Pour cela il faut que des études réelles et impartiales soient menées, que les conséquences soient rendues publics. Il faut que des débats aient lieux dans les assemblées et que des décisions soient prises et appliquées.

Certains pensent que l’élevage ovin pourrait disparaître sans provoquer de gène.

Cette perspective  nous surprend car nous connaissons l’impact de l’élevage sur les paysages, dans le maintien d’une biodiversité équilibrée, sur la vie de nos campagnes (rôle économique, social, maintien d’un tissu humain), sur les avalanches, les incendies etc.

Pourtant   et par voie de conséquences, l’élevage ovin pourrait bien disparaitre,  dans une certaine indifférence. Il  nous apparaît invraisemblable que les pouvoirs publics laissent faire sans réaction.

Il est de votre responsabilité, à vous, élus de la montagne, en charge de ces territoires fragiles d’agir en conséquence.

C’est la demande que nous vous adressons aujourd’hui.

JL FLEURY

Président de Solidarité Pastorale

M.CURT

Président de l’Association des Eleveurs et Bergers du Vercors Drôme Isère


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Débat sur le loup

Suite à l’information concernant la descente anticipée des éleveurs alpagistes, France Bleu Isère a pris l’heureuse initiative de donner la parole à ses auditeurs. La question étant très simple: le loup a t-il sa place dans nos montagnes. Les avis sont bien sûr partagés mais 61% des auditeurs qui ont répondu au sondage affirment que OUI.

Nicolas Crozel, journaliste à France Bleu a constaté que le sujet était très sensible: «   le répondeur de la radio a frisé la saturation. »

Rappelons que sur nos massifs les attaques sont nombreuses. A chaque fois le loup est mis officiellement en cause. Attaques qui causent de nombreux dégâts dans les troupeaux et qui découragent les bergers.

Je suis intervenu sur les ondes pour expliquer que j’ai fait plusieurs reportages suite à des attaques. A chaque fois j’ai eu « les tripes nouées » devant le spectacle proposé: des agneaux, brebis, égorgés, dépecés, les gigots déchiquetés, gisants en attendant la mort certaine dans de terribles souffrances. On peut être favorable au maintien du loup dans nos montagnes mais on ne peut accepter de tels massacres! A cela se rajoutent bien entendu les retombées psychologiques sur les bergers, agriculteurs, sans oublier les coûts financiers engendrés par les pertes subies.

att l2Face à cette situation, nos politiques, de tous bords n’ont pas le courage de prendre des décisions radicales, de trancher entre le loup et l’agneau et pourtant ils sont convaincus que la cohabitation est impossible. Ils prennent des mesurettes peu efficaces, qui ne plaisent à personne et qui ne font que faire empirer la situation, décourager les éleveurs, bergers et qui sèment le doute dans les têtes de l’ensemble des acteurs de la montagne.

Personnellement j’ai toujours affirmé  que certaines de nos montagnes sont désertes, inhabitées. Pourquoi ne pas en consacrer plusieurs hectares et en faire une réserve, ou parc à loup clos. Cela permettrai au loup de vivre dans un espace  agréable, l’homme ayant pour mission de le nourrir et d’en suivre son évolution. Les amoureux du loup ayant tout loisir de les apercevoir, ce qui est rarement le cas aujourd’hui. Autre avantage et non des moindres, nos brebis passeraient des jours paisibles sur nos alpages dont tout le monde en reconnaît la qualité….Par contre en dehors de cet enclos, le loup n’y aurait plus sa place.

Certes cette mesure est sans doute difficile à mettre en place, onéreuse mais n’est elle pas la seule solution au problème et surtout la solution qui contenterait tout le monde.

On peut poursuivre le débat sur sillon38.com!

Gilbert Precz

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Vercors-Belledonne: attaques de loup, tout le monde descend!

Communiqué de la FDSEA 38

« La section ovine de la FDSEA de l’Isère dénonce le fait que des éleveurs alpagistes sur le massif de
Belledonne et du Vercors soient obligés de descendre avec pour certains plus de 3 semaines
d’avance par rapport aux autres années.
Les attaques nombreuses et régulières de loup font que la situation pour certains d’entre eux est
vraiment devenue intolérable, ils préfèrent donc rentrer avec leurs animaux.


A ce jour, pour 2011, le nombre de constats est de 49 avec 185 victimes reconnues au titre du loup.
Les massifs de Belledonne et du Vercors ont été plus particulièrement impactés avec respectivement
86 attaques et 70 attaques. »

Sylvie FANJAT
FDSEA 38
06 27 05 83 74

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Prélèvement d’un loup en Drôme

Ce mercredi à 00h30, le dispositif ONCFS-Louveterie mis en place en appui de Guy BOISSONNIER, éleveur ovin sur la commune de COMBOVIN (bordure Ouest du Vercors- Drôme), et ce conformément à l’arrêté préfectoral n° 2011.189-0017 du 8 juillet 2011 autorisant monsieur BOISSONNIER à réaliser ou faire réaliser des tirs de défense en vue de la protection de son troupeau, a permis de prélever un loup mâle de 27,5 kgs, subadulte ( présence d’incisives en fleur de lys ) par tir à arme rayée à une quinzaine de mètres de la bergerie de l’éleveur.

L’animal sera déposé au laboratoire d’analyse départemental de la Drôme à valence, et ce à des fins d’autopsie ( réseau loup).

Les tirs de défense et de prélèvement autorisés actuellement sont suspendus pour une période de 24 heures, soit jusqu’au jeudi 4 août 2011, 10 h 00, sauf indication contraire.

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La Chapelle en Vercors: le loup à l’attaque?

Céline Bosse aide bergère témoigne avec une pointe de désespoir dans sa voix: » ce samedi, nous avons découvert 7 brebis blessées. Pour l’instant nous n’avons pas eu le temps d’aller chercher les animaux morts. Nous sommes certains qu’il y en a car les vautours tournent au dessus de l’alpage. »

L’alpage concerné: celui de la grande cabane est situé sur la commune de La chapelle en Vercors. Il en est à sa troisième attaque depuis le début de l’été.  » Depuis 1996, il ne se passe pas un été sans que l’on subisse au moins une attaque. On perd en moyenne 50 brebis annuellement. Cette année on va faire exploser cette moyenne car nous sommes déjà à plus d’une trentaine d’animaux abimés. »

cabane

Pour elle aucun doute: c’est le loup.  » Le plus désolant est que le loup, contrairement au lynx attaque de nombreux animaux pour ne manger, à la sortie qu’un kilo de gigot! »

Pour la bergère les conditions météo sont favorables à ces attaques:  » nous avons un été nuageux, pluvieux, avec beaucoup de brouillard. Cela permet au loup d’attaquer en plein jour, comme ce samedi. « 

Elle ne voit qu’une solution pour freiner ce fléau:  » pouvoir se protéger de quelle manière que ce soit, mais de façon efficace. »

Un stand pour sensibiliser le grand public était présent à la fête du Bleu à Méaudre.

Un stand pour sensibiliser le grand public était présent à la fête du Bleu à Méaudre.

Christophe Gabert, membre de la FDSEA de l’Isère que nous avons rencontré à la fête du Bleu ne croit pas du tout aux mesures annoncées par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ministre de l’environnement. » Avant que les mesures annoncées soient officielles il va falloir attendre un certain temps…. De plus le fait de prélever un loup par ci par là ne suffira pas. Il faut savoir que la population du loup a fortement augmenté ces dernières années avec obligatoirement plus d’attaques. Leur nombre est en train d’exploser cette année: plus 25% par rapport à l’année dernière ou il y avait eu 4200 victimes.

Il faut absolument protéger non pas le loup mais nos brebis sinon on va très vite supprimer tout un pan de l’économie montagnarde….avec répercussions au niveau environnemental et autres… »

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Bleu, OGM, loup: actualité agricole dense ce week-end.

Ce dernier samedi de juillet, l’agriculture a été au centre des débats en Isère. Lors de la fête du Bleu qui s’est déroulée à Méaudre l’agriculture a été omniprésente, à tous les niveaux. Il a été beaucoup question de qualité des produits, traçabilité, vente directe, mais également conditions de travail pour les agriculteurs en zone de montagne, sécheresse…

En même temps, à St Georges d’Espéranche, environ 250 faucheurs volontaires, venus de toute la France se sont retrouvés pour affirmer leur lutte contre les organismes génétiquement modifiés, les fameux OGM. De là ils se sont rendus en cortège à Feyzin ou ils ont pénétré dans un champ de tournesols ou ils ont fauché une centaine de m2 de plants OGM. Ceci en scandant: on ne veut pas d’OGM ni dans les champs, ni dans nos assiettes.

Jean-Luc Juthier, producteur de fruits bio à Maclas ( Loire)  porte parole des faucheurs volontaires, entouré du maire de St Georges D’espéranche, du conseiller régional Gérard Leras, a rappelé que  » le mouvement anti-OGM a pris son envol à St Georges d’Espéranche, en 1997. Depuis la lutte se poursuit. Il y a des avancées, comme un moratoire sur le maïs MON 810, mais en échange, les firmes ont contourné le problème en mettant en place de nouvelles générations d’OGM…. »

Il a été cité le cas des tournesols issus de mutagénèses dirigées qui ont les mêmes caractéristiques des OGM….

Affaire à suivre!

L’actualité agricole se poursuivait avec une très probable attaque de loup sur un alpage situé sur la commune de Chichilianne….

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Loup:

Selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Rhône-Alpes, on recense en France entre 170 et 200 loups. Cette estimation étant faite l’hiver dernier. La population de ce prédateur est en augmentation sensible. En effet lors des comptages effectués l’hiver précédent les chiffres estimés étaient compris entre 140 et 170. C’est dans les Alpes que l’on compte la plus forte population de loups.

Qui dit plus de loups dit forcément plus d’attaques. Au 25 juillet, 583 attaques ont été recensées depuis le début de l’année dans dix départements pour 2115 ovins tués contre 470 attaques et 1786 animaux tués en 2010.

Face à cette crise, une importante réunion s’est tenue au ministère de l’écologie. Celle ci étant présidée par la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Elle a indiqué que même si le loup est une espèce protégée, ça n’empêche pas de se défendre. Elle a évoqué la mise en place de nouvelles mesures comme celle d’un « arrêté de défense automatique qu’on prendrait à l’année sur toutes les zones attaquées l’année précédente ». Pour rappel, ces tirs de défense ne sont aujourd’hui autorisés qu’après un arrêté préfectoral consécutif à des attaques constatées.

La ministre a également rappelé qu’en mai le protocole de défense avait été renforcé. Il prévoit, en vertu d’arrêtés préfectoraux pris ponctuellement, la protection du troupeau, l’effarouchement du loup, des tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.

Les tirs de défense sont notamment désormais autorisés au moyen d’une carabine, plus efficace pour toucher le loup, et plus seulement pour l’élevage victime de l’attaque mais aussi les élevages voisins…

Un comité national loup est prévu fin août afin d’étudier les propositions annoncées au cours de la réunion.

Le loup: c’est vraiment la saga de l’été!


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Loup ou brebis: l’heure des choix a sonné !

Alors que les attaques liées aux loups sont d’actualité quotidienne, la FNSEA et la FNO, Fédération Nationale Ovine, s’alarment à travers un communiqué.

Malgré les efforts entrepris par les éleveurs ovins pour mettre en place les moyens de protection (85% en sont équipés), rien n’y fait, les attaques de loups se multiplient. Le loup n’a plus peur de rien. Il s’approche un peu plus chaque jour des zones habitées, colonise de nouveaux territoires, en toute impunité.
La population de loups croît de façon anarchique et les protocoles technocratiques destinés à le réguler sont totalement inefficaces.

Où allons-nous ?

Veut-on encore des montagnes entretenues par les éleveurs pour maintenir l’attrait économique de ces territoires ?
Attend-on des éleveurs qu’ils élèvent des brebis pour nourrir les prédateurs tout en assénant, par ailleurs, à ces mêmes éleveurs des règles communautaires toujours plus contraignantes en matière de bien être animal ?
La FNSEA et la FNO rappellent que l’élevage est une activité indispensable au développement économique des zones de montagne et des autres territoires. Ce constat est partagé par les élus et les acteurs socioéconomiques de ces régions naturelles difficiles.

Quand les écoutera t-on ?

Face au désespoir dans lequel sont plongés les moutonniers et aux risques d’abandon de ces zones par l’agriculture, l’heure est venue de répondre à la détresse des éleveurs qui ne peuvent plus assurer leur rôle de producteur ni soulager le stress des troupeaux. Pour répondre à la demande des consommateurs, les éleveurs produisent désormais toute l’année avec une segmentation de l’offre toujours plus adaptée. Leurs efforts sont, de fait, anéantis.
La FNSEA et la FNO attendent de la ministre de l’écologie et du développement durable que celle-ci mette en place des mesures concrètes de régulation du loup qui garantiront le maintien de l’activité pastorale sur l’ensemble du territoire et son exercice de façon pérenne.
Les éleveurs d’ovins sont fiers de leur métier de producteur, fiers de leur rôle d’aménageur du territoire. Ils méritent de la considération. Le mépris qui leur est opposé n’est plus supportable.

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L’actu selon Biassu: le loup aux portes de Grenoble

La FDSEA de l’Isère s’inquiète des nombreuses attaques de loup sur les troupeaux de brebis. Celles ci ayant lieu à une vingtaine de kilomètres de Grenoble..Les dernières concernent  les communes de Revel, de La Combe-de-Lancey et de Sainte-Agnès…

Fin juin on dénombrait 17 attaques provoquant la mort d’au moins 58 brebis.

Biassu n’est évidemment pas resté insensible à cette information qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Une réunion est programmée au ministère de l’écologie pour tenter de trouver une solution à ce problème qui met en péril tout un pan de l’économie montagnarde.

Biassu a réagi à cette actu….

Le loup aux portes de Grenoble 25.07

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