Archive | prophylaxie

Prévenir les épidémies de maladies animales

Des mesures visant à prévenir et stopper les épidémies de maladies animales comme la grippe aviaire ou la peste porcine africaine, conclues de manière informelle entre les députés et le Conseil européen en juin 2015, ont été approuvées en commission de l’agriculture mardi.

Le projet législatif de l’UE sur les maladies transmissibles chez les animaux et aussi potentiellement aux humains se concentrera davantage sur la prévention et contribuera à suivre l’évolution des progrès scientifiques.

« L’adoption de la législation sur la santé animale représente une victoire importante. Elle rend trois choses possibles. Tout d’abord, elle établit un lien entre la santé et le bien-être des animaux et les relie à la santé humaine. Ce lien direct ainsi que l’accent mis sur l’utilisation responsable des antibiotiques nous aideront à lutter contre la résistance croissante aux antimicrobiens. Deuxièmement, la législation permet aux autorités et aux producteurs de se concentrer davantage sur la prévention et le contrôle des maladies animales transmissibles. Et troisièmement, elle fusionne environ 40 actes législatifs en un seul », a déclaré le rapporteur Jasenko Selimovic (ADLE, SE).

Prévention: un meilleur élevage et une utilisation responsable des médicaments

Les nouvelles règles mettront davantage l’accent sur la prévention, conformément à la position prônée depuis longtemps par le Parlement. Tous les agriculteurs et autres propriétaires et commerçants d’animaux seront tenus d’appliquer les principes de bonnes pratiques d’élevage et d’utiliser de manière prudente et responsable les médicaments vétérinaires. La Commission européenne devrait surveiller de près l’utilisation réelle des antimicrobiens chez les animaux dans les États membres et publier régulièrement des données comparables et suffisamment détaillées en la matière.

Décisions ouvertes, transparentes, inclusives et fondées sur des éléments scientifiques

Pour lutter contre les maladies émergentes qui pourraient avoir un « impact très significatif » sur la santé publique, la production agricole ou le bien-être et la santé des animaux, la législation habilitera la Commission à prendre des mesures urgentes immédiatement.

Afin de garantir une prévention et un contrôle efficaces des maladies, les députés ont inclus des dispositions pour:

- impliquer à la fois le Parlement et le Conseil dans l’établissement et la mise à jour d’une liste de maladies potentiellement dangereuses, telles que la peste porcine africaine, la grippe aviaire ou la fièvre aphteuse, en consultation avec les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA); et

  • impliquer les parties prenantes telles que les organisations d’agriculteurs, les associations de vétérinaires, et les mouvements de protection des animaux, dans la rédaction et la mise à jour des plans d’urgence.

Toutes les mesures de contrôle des maladies devront prendre en compte le bien-être animal et éviter toute douleur, détresse ou souffrance aux animaux ciblés, y compris les animaux errants.

Responsabilités et animaux errants

Les règles approuvées clarifient les responsabilités des agriculteurs, commerçants et professionnels des animaux, y compris les vétérinaires mais aussi les propriétaires d’animaux de compagnie, pour assurer la bonne santé de leurs animaux et pour éviter l’introduction ou la propagation de maladies. Les vétérinaires, par exemple, devraient être légalement tenus de sensibiliser à l’interaction entre la santé et le bien-être des animaux et la santé humaine ainsi que de mieux informer les propriétaires sur le problème de la résistance aux traitements, y compris la résistance antimicrobienne.

Pour éviter que les animaux errants ne transmettent des maladies animales, les députés ont introduit des dispositions qui obligeraient tous les éleveurs et vendeurs d’animaux professionnels à être enregistrés et habiliteraient la Commission européenne à demander aux États membres d’établir une base de données nationale des chiens et autres animaux de compagnie, si besoin est.

Prochaines étapes

Le texte établi, adopté à l’unanimité en commission de l’agriculture par 41 voix, doit maintenant être approuvé en deuxième lecture par le Parlement dans son ensemble, probablement lors de la session plénière des 7-10 mars à Strasbourg. Dès que le Parlement aura donné son feu vert, le règlement conclu pourra être publié au Journal officiel de l’UE et entrer en vigueur.

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Xylella Fastidiosa dans les Alpes Maritimes: mesures de la préfecture

Le 1er octobre, la présence de Xylella fastidiosa a été suspectée sur des polygales à feuille de myrte (Polygala myrtifolia) plantés sur un alignement d’un terre plein central de la ville de Nice.

Des analyses complémentaires sont en cours pour confirmer ou non la suspicion et déterminer le cas échéant la sous-espèce. Les résultats définitifs sont attendus très rapidement.

La détection du végétal suspect a eu lieu dans le cadre du renforcement de la surveillance mise en œuvre par l’État depuis 2014 afin de prévenir l’introduction de cet organisme nuisible.

Dans ce cadre, au total 371 prélèvements de végétaux ont été effectués depuis février 2014 en PACA et aucun de ces prélèvements n’a révélé de foyer de Xylella fastidiosa.

La suspicion actuellement en cours d’analyse est liée à un prélèvement réalisé le 16 septembre par l’unité locale de la DRAAF. L’échantillon a été transmis au laboratoire de référence de l’ANSES pour identification le cas échéant de la bactérie et de la sous espèce.

1. Le Préfet des Alpes Maritimes a immédiatement demandé à ce que les mesures de prévention et de gestion suivantes soient mises en œuvre pour éviter tout risque éventuel de propagation de la bactérie et pour déterminer l’origine des végétaux: inventaire des végétaux à risque dans un rayon de 100 mètres autour des polygales suspectés, identification des vecteurs sur place, désinsectisation de la zone, enquête épidémiologique, protection anti-insectes par filet ou destruction.

Ces différentes actions sont en cours de réalisation. Des mesures complémentaires pourront être mises en œuvre selon les résultats des analyses en cours.

2. Par ailleurs, depuis le lundi 5 octobre, afin de mettre en œuvre efficacement ces mesures d’urgence, le Préfet a informé de la suspicion de foyer les principaux acteurs territoriaux directement concernés, la Ville de Nice, le Conseil départemental et la Chambre d’agriculture.

Sous l’égide de la direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et des forêts (DRAAF) PACA, et des directions départementales de l’État concernées (DDTM, DDPP), de premiers échanges techniques se sont tenus cette semaine afin d’anticiper, avec des professionnels du secteur, les conséquences d’un éventuel foyer, le cas échéant, au niveau des mesures de prévention et d’accompagnement des pertes d’activités potentielles.

Ces échanges vont se poursuivre en associant plus largement l’ensemble des entreprises concernées, ainsi que les collectivités territoriales.

Si le cas de foyer dans les Alpes-Maritimes venait à être confirmé, toutes les mesures adaptées seraient déployées sans délai par l’État pour la gestion d’un danger sanitaire d’importance nationale.

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Tout comprendre sur Xylella fastidiosa

La Xylella fastidiosa bactérie transmise et dispersée par des insectes s’attaque à différentes espèces végétales.

Elle conduit à des dépérissements massifs de certaines espèces d’intérêt économique (agrumes, vigne, oliviers). Cette bactérie s’installe dans le xylème des végétaux et empêche le mouvement des liquides, les premiers symptômes sont ainsi proches des flétrissements.

Il existe plusieurs sous espèces et souches qui n’attaquent pas forcément les mêmes végétaux. Ainsi à ce jour aucun symptôme n’a été constaté sur vigne pour la souche italienne. Mais la probabilité de recombinaison est forte entre les différentes sous espèces : l’agence sanitaire européenne  recommande de prendre des mesures contre l’introduction de Xylella fastidiosa, toutes sous espèces et souches confondues, c’est ce qui est fait dans l’arrêté du 2 avril 2015 relatif à la prévention de l’introduction de Xylella fastidiosa.

Les végétaux sont concernés sont: vigne, agrumes, prunus, café, avocat, luzerne, laurier rose, chêne, érable…un grand nombre d’espèces sont concernées par cette bactérie.

La maladie était absente de l’Union européenne jusqu’à son importation en Italie en octobre 2013.

Elle est pour l’instant cantonnée à la région des Pouilles (extrême sud de l’Italie ; Elle est présente dans de nombreux pays-tiers (ou régions de pays-tiers), essentiellement sur le continent américain : Mexique, USA (principalement Alabama, Floride, Georgie, Mississipi, Texas, etc), Canada (Ontario), Costa Rica, Argentine, Brésil (notamment Bahia, Minas Gerais, Sao Paulo, Rio de Janeiro, etc), Paraguay, Venezuela…

En octobre 2013, deux foyers ont été détectés dans la région de Lecce (Pouilles) et déclarés par les autorités italiennes. La bactérie a provoqué des dépérissements rapides et importants sur oliviers et des symptômes de dessèchements de feuilles sur lauriers roses et amandiers. »

Comment se propage la maladie ?

La multiplication, l’exportation et la plantation de plants contaminés représentent un risque important de dissémination. La contamination des plantes et la dispersion de la maladie se fait principalement via des insectes vecteurs piqueurs-suceurs se nourrissant de la sève brute du xylème.

Il s’agit principalement des cicadelles (Cicadellidae) et des cercopes (Cercopidae) et dans une moindre mesure des cigales (Cicadidae). En fait, tout insecte piqueur-suceur se nourrissant de sève brute (xylème) est à considérer comme potentiellement vecteur de cette bactérie.
Les outils de tailles, ou autres outils provoquant des blessures peuvent contribuer à la dispersion de la maladie de plante à plante, bien que ce mode de transmission n’ait pas été décrit comme très efficace.
Les blessures du système racinaire peuvent être à l’origine de phénomène d’autogreffes et engendrer la transmission de la bactérie de plante à plante.

Après détection, il n’existe pas de moyen de lutte curative contre cette bactérie phytopathogène, si ce n’est l’arrachage et la destruction des plantes contaminées et le contrôle des insectes vecteurs (surveillance poussée et traitements insecticides).

Aucun foyer n’est identifié en France.

Xylella fastidiosa représente un risque majeur pour le territoire UE : les plantes hôtes et les vecteurs sont présents sur tout le territoire, et les pertes pour les Citrus en Amérique du Sud et les vignes en Amérique du Nord ont été très sévères. Il s’agit d’une bactérie très polyphage.

L’agence sanitaire européenne (EFSA) précise:

 » il est préférable de raisonner à l’échelle de l’espèce plutôt qu’aux sous espèces voire souches pour les mesures. Par ailleurs en Italie, les oliviers symptomatiques sont généralement touchés par un complexe de ravageurs dont Xylella fastidiosa, mais également des champignons pathogènes.
Tous les insectes piqueur-suceurs de xylème en Europe sont des vecteurs potentiels.
Les deux principaux risques d’introduction dans des zones non touchées sont par les végétaux destinés à la plantation ou la présence d’insectes infectieux dans les lots. »

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Influenza aviaire : la France renforce sa vigilance

Suite à l’infection de plusieurs élevages du nord de l’Europe par le virus de l’influenza aviaire (H5N8), et à la survenue récente d’un cas dans l’avifaune sauvage en Allemagne, le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque « influenza aviaire » de « négligeable » à « modéré » en France.

Quelles sont les conséquences de cette élévation du niveau de risque ?

Pour l’ensemble du territoire national :

  • renforcement des mesures de biosécurité (visant notamment à éviter les contacts entre les oiseaux domestiques et la faune sauvage : interdiction d’utiliser les eaux de surface, protection de l’alimentation et des sources d’abreuvement) ;
  • surveillance accrue par les éleveurs de l’apparition des signes cliniques de la maladie ;
  • surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages ;
  • interdiction de l’utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau.

Dans le département de l’Isère, 72 communes sont classées zones à risque particulier prioritaires :
Les zones à risque particulier prioritaires sont des zones écologiques où la probabilité d’infection est jugée plus élevée en raison de la densité des élevages ou du trajet des oiseaux migrateurs.

Des mesures supplémentaires s’appliquent :

  • interdiction des rassemblements d’oiseaux (foires, concours…) ;
  • confinement des oiseaux ou protection par des filets ; ceci pour les élevages (sauf dérogation accordée par la direction départementale de la protection des populations) comme pour les basses-cours.

Quelles sont les communes à risques particuliers prioritaires  en Isère ?

Ces 72 communes sont essentiellement situées dans la vallée du Rhône et à la limite du département de l’Ain, en raison de l’importance des migrations dans ces secteurs.

Il s’agit de : Les Abrets, Agnin, Annoisin-Chatelans, Anthon, Aoste, Arandon, Assieu, Auberives-sur-Varèze, Les Avenières, La Balme-les-Grottes, Le Bouchage, Bougé-Chambalud, Bouvesse-Quirieu, Brangues, Chanas, Charette, Charvieu-Chavagneux, Chasse-sur-Rhône, Chavanoz, Cheyssieu, Chimilin, Chonas-L’Amballan, Chuzelles, Clonas-sur-Varèze, Corbelin, Les Cotes d’Arey, Courtenay, Cremieu, Creys-Mépieu, Estrablin,  Granieu, Hières-sur-Amby, Janneyrias, Jardin, Leyrieu, Montalieu-Vercieu, Morestel, Optevoz, Parmilieu, Passins, Le-Péage-de-Roussillon, Le-Pont-de-Beauvoisin, Pont-de-Cheruy, Pont-Evèque, Porcieu-Amblagnieu, Pressins, Reventin-Vaugris, Les Roches-de-Condrieu, Romagnieu, Roussillon, Sablons, Saint Alban-du-Rhône, Saint-Baudille-de-la-Tour, Saint-Clair-du-Rhone, Saint-Maurice-L’Exil, Saint Prim, Saint-Romain-de-Jalionas, Saint-Victor-de-Morestel, Salaise-sur-Sanne, Serpaize, Seyssuel, Tignieu-Jameyzieu, Verna, Vernioz, Vertrieu, Veyrins-Thuellin, Vezeronce-Curtin, Vienne, Villemoirieu, Ville-sous-Anjou, Villette-D’Anthon, Villette-de-Vienne.

Des cas d’influenza aviaire ont-ils été détectés en France ?

Aucun cas d’influenza aviaire n’a été détecté dans les élevages français à ce jour, il s’agit seulement de mesures de prévention.

Cette maladie est-elle dangereuse pour l’homme ?

Aucun cas humain mettant en cause ce virus H5N8 n’a été décrit ni en France ni dans le monde, mais sa contagiosité chez les oiseaux impose des mesures strictes de prévention et de lutte afin de limiter l’impact sanitaire et économique pour les élevages.

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Tarifs des opérations de prophylaxies collectives des animaux

Les tarifs des opérations de prophylaxies collectives des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et porcine pour la campagne 2014-2015 pour les huit départements de la région Rhône-Alpes sont fixés par arrêté préfectoral 14-168 du 8 août 2014 paru au recueil des actes administratifs de la préfecture de région Rhône-Alpes le 29 août 2014.

Il est consultable sur le portail des services de l’Etat en Isère à l’adresse suivante : http://www.isere.gouv.fr/Politiques-publiques/Animaux/Sante-animale

Il fixe les tarifs pratiqués par le vétérinaire sanitaire lors des interventions obligatoires réalisées au titre de la prophylaxie sanitaire.

  • Visites d’exploitations et éventuels prélèvements induits pour la surveillance de la Brucellose bovine, tuberculose bovine, leucose bovine enzootique, brucellose ovine et caprine, arthrite encéphalite caprine à virus, tremblante ovine et caprine, maladie d’Aujeszky et rhinotrachéite infectieuse bovine.
  • Visites de conformité de cheptels d’engraissement nécessaires à l’obtention d’une dérogation aux contrôles individuels de prophylaxie pour la surveillance de la tuberculose, brucellose, et leucose bovine enzootique.
  • Visites de contrôle des animaux nouvellement introduits (hors alpage) pour la surveillance de la brucellose, tuberculose, leucose, arthrite encéphalite caprine à virus et rhinotrachéite infectieuse bovine.
  • Visites de contrôle des expéditions à l’abattoir de bovins sous laissez-passer.
  • Actes de marquage des animaux infectés ou contaminés pour la brucellose bovine, tuberculose bovine et la leucose bovine enzootique.
  • Vaccination  contre la Rhinotrachéite infectieuse bovine.
  • Tuberculination des bovins

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Ardèche: sangliers atteint de la maladie de l’oedème

Le préfet et le président de la fédération départementale des chasseurs (FDC) de l’Ardèche ont présidé une réunion de travail avec les principaux partenaires concernés:

- Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)

- Chambre d’agriculture

- Direction départementale des territoires (DDT)

- Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)

En effet, depuis les premières suspicions de maladie de l’œdème du sanglier cette année, les signalements sont devenus plus fréquents, toujours principalement sur des jeunes et pour l’instant sur les communes bordant le foyer de 2013:

A ce jour 14 cas suspects ont été relevés sur les communes de Chirols, Prades, Rompon, Saint-Cierge-la-Serre, Saint Julien en Saint Alban, Saint Pierre la roche, Saint Vincent de Durfort et Vals-les-bains; dont:

- 2 cas ont été confirmés par le réseau de recherche SAGIR, à la suite d’autopsies et d’analyses histologiques et bactériologiques, suite aux observations du 16/06/14 à Saint Vincent de Durfort et du 02/07/14 à Saint Cierge la Serre;

- 8 cas sont toujours en cours d’analyse.

Les vétérinaires Jean-Yves CHOLLET chef de l’unité sanitaire de la faune de l’ONCFS et Anouk DECORS responsable scientifique du réseau SAGIR au sein de l’ONCFS ont confirmé que la maladie de l’œdème était vraisemblablement la cause de cette reprise de mortalité, comme en 2013.

Cette maladie a été diagnostiquée pour la première fois sur le sanglier en novembre 2013, en Ardèche, mais elle est connue chez le porc domestique depuis de nombreuses années et dans le monde entier. Les éleveurs porcins connaissent les précautions sanitaires et alimentaires qui permettent de la prévenir.

La bactérie en cause, une souche spécifique de Escherichia coli(0139 K82), est un hôte fréquent du tube digestif du porc et peut également se retrouver chez le sanglier.

Sa présence est en général sans conséquence et ne déclenche pas de maladie, sauf à certaines conditions où elle se développe de manière excessive.

Rappelons que cette maladie n’a aucun impact sur la santé publique, elle ne fait pas partie des maladies animales réglementées et n’entraîne aucune mesure sanitaire obligatoire.

Pour la viande de sanglier, comme pour la viande de porc, il n’y a donc aucune restriction de consommation. C’est l’occasion néanmoins de rappeler les bonnes pratiques habituelles d’hygiène qui doivent être respectées en tous temps lors de l’éviscération et de la préparation de l’ensemble des venaisons. La cuisson à cœur permet notamment de prévenir les risques microbiens et parasitaires, comme par exemple la trichine.

Les experts scientifiques rappellent aussi qu’aucune maladie du chien causée par cette bactérie n’a été décrite à ce jour.

Pour autant,cette maladie continue à mobiliser toutes les énergies.

Deux axes de travail en  particulier ont été validés par les services de l’État, la FDC 07 et l’ONCFS :

1- la surveillance des cas survenant en 2014 pour étudier le comportement de la maladie chez le sanglier,

2- la mise en place d’un programme de recherche pour comprendre le déclenchement de l’épidémie en Ardèche.

Concernant le premier axe, la surveillance des nouveaux cas est opérationnelle depuis mai 2014 et associe FDC et ONCFS.

Concernant le deuxième axe, les scientifiques de l’ONCFS ont présenté le programme de recherche, en lien avec les interrogations du terrain:

- Pourquoi la maladie de l’œdème émerge-t-elle en Ardèche et pourquoi seulement depuis 2013 ?

Du fait de la difficulté du diagnostic, il est fort probable que la maladie existe dans d’autres départements et qu’elle était présente en Ardèche avant 2013, sans avoir été dépistée. Grâce aux retours d’expérience de l’Ardèche, le réseau SAGIR a été sensibilisé et formé au diagnostic de cette maladie. Une fiche technique a d’ailleurs été diffusée à tous les interlocuteurs techniques du réseau SAGIR pour faciliter la détection de la maladie sur le territoire national.

En Ardèche, la première question à laquelle les scientifiques vont tenter de répondre est de savoir si la bactérie est-elle un hôte fréquent du tube digestif des sangliers ou non?

A titre de comparaison, elle sera également recherchée sur une population d’un autre département présentant les mêmes caractéristiques de milieux et de population de sangliers.

- Si la bactérie n’est pas fréquente dans les populations de sangliers, les scientifiques essaieront alors de comprendre comment les sangliers ont été exposés en Ardèche et comment la maladie se transmet.

- A l’inverse, si la bactérie est fréquente, alors il faudra déterminer quels sont les facteurs individuels ou environnementaux qui favorisent le déclenchement de la maladie spécifiquement en Ardèche.

Le protocole de recherche a suscité de nombreux échanges entre les spécialistes pour permettre la réalisation des prélèvements ciblés dès l’automne. Ils seront analysés fin 2014, avec un premier retour sur les résultats prévu au cours du 1er trimestre 2015.

La complexité des investigations sur des espèces de la faune sauvage en milieu naturel doit nous préparer à un travail de longue haleine avant de pouvoir espérer les premières conclusions.

Un courrier co-signé du préfet et du président de la FDC sera prochainement adressé aux maires et aux présidents d’associations communales de chasse (ACCA) sur les deux axes et précisant:

- la conduite à tenir en cas de découverte de sanglier malade ou mort,

- la mise en œuvre du programme de recherche sur le terrain.

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Journée gestion du parasitisme

Le GDS de l’Isère organise ce jeudi 13 décembre une journée du parasitisme à Tullins.

Le parasitisme n’est pas un sujet toujours bien maîtrisé, compliqué à résoudre et pourtant il est essentiel de savoir maîtriser les parasites dans son exploitation, tant du côté économique qu’environnemental. Il faut également ne pas faire d’erreurs sur les traitements afin de bien gérer les dépenses.

Bien traité, de façon raisonnée c’est également préserver la biodiversité des insectes, des pollinisateurs par exemple.

Pour toutes ces raisons, le sujet du parasitisme est de première importance.

Ce jeudi 13 décembre vous êtes invités à participer à une rencontre basée sur le parasitisme, avec plusieurs interventions. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer des collègues, échanger ses expériences… La journée se terminant par une table ronde.

Journée gestion du parasitisme: jeudi 13 décembre, salle des fêtes de Tullins à partir de 11 heures30.  Un buffet convivial est prévu.


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Virus de Schmallenberg: analyse sur les scénarios de sa propagation

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié une analyse préliminaire sur les scénarios possibles concernant la façon dont un nouveau virus, dénommé le virus de Schmallenberg[1], pourrait se propager chez les animaux dans les mois à venir.

Ce rapport, discuté par le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (CPCASA), contribuera à apporter à la Commission européenne et aux États membres de l’UE des informations sur la situation actuelle et la situation future possible dans l’UE. Le virus appartiendrait à un groupe de virus à transmission vectorielle transmis par des insectes.

Le rapport souligne que des données supplémentaires sont nécessaires pour surveiller la présence de ce virus récemment signalé et il fournit des spécifications techniques pour recueillir de telles données dans tous les États membres.

Le rapport technique de l’EFSA se concentre sur les aspects relatifs à la santé et au bien-être des animaux liés à ce virus récemment découvert et souligne qu’il existe de nombreuses incertitudes qui y sont associés. Le virus a été détecté chez des ovins, des bovins et des caprins et, à ce jour, il a infecté des animaux en Belgique, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

Le virus semble appartenir au sérogroupe de virus Simbu ; ces virus sont transmis par des moucherons et des moustiques et il est donc probable que le nouveau virus se transmette de la même manière. Toutefois, bien qu’elle soit peu probable, la possibilité d’une transmission directe d’animal à animal ne peut pas être exclue à ce stade.

Chez les animaux infectés, on a observé que le virus cause de la fièvre, des diarrhées et une réduction de la production de lait jusqu’à une semaine. Si l’infection se produit chez des animaux gravides à un stade court et vulnérable de la grossesse[2], il peut entraîner de graves malformations congénitales de la progéniture.

Sur la base des données limitées disponibles, le rapport fournit des scénarios épidémiologiques qui pourraient être observés dans les prochains mois en Europe. Ces scénarios ont été élaborés en se basant sur l’hypothèse que le mode de transmission et les vecteurs de transmission du virus sont semblables à ceux de la fièvre catarrhale[3].

L’analyse conclut que le nombre de vecteurs et la température ont un impact sur la propagation possible du virus dans une population animale sensible. Cependant, les données sont insuffisantes sur de nombreux aspects, tels que la probabilité que les animaux acquièrent une immunité par rapport au virus.

Ce point est important car la connaissance scientifique des virus apparentés indique que les animaux peuvent développer une immunité forte à la suite d’une exposition au virus et que ceci aura un impact sur la façon dont le virus peut se propager.

Afin de pouvoir évaluer l’impact du virus au niveau européen et sa propagation possible, il est nécessaire de recueillir des données issues de la surveillance en provenance de tous les États membres de l’UE. Sur la base de l’expérience qu’elle a acquis en évaluant les risques associés à d’autres maladies d’origine animale et maladies à transmission vectorielle, telles que la fièvre catarrhale par exemple, l’EFSA travaillera de concert avec les États membres pour veiller à ce que les données épidémiologiques recueillies dans les mois à venir fournissent une vue d’ensemble de la situation en Europe.

Tout au long de ce processus, l’EFSA partagera de façon régulière des rapports sur l’état d’avancement du processus de collecte des données et l’analyse des données recueillies.

Une évaluation préliminaire réalisée par le Centre européen de prévention et contrôle des maladies (ECDC) conclut qu’il n’existe actuellement aucune preuve que le virus puisse causer une maladie chez l’homme. Étant donné que les virus les plus ressemblants d’un point de vue génétique[4] ne provoquent pas de maladie chez les humains, il est peu probable que ce nouveau virus provoque une maladie chez l’homme, mais cela ne peut pas être exclu à ce stade.

L’EFSA continue à assurer la liaison avec l’ECDC afin de suivre de près l’impact possible en termes de santé publique et se penchera sur les questions qui pourraient affecter la santé humaine, si celles-ci devaient se présenter.

[1] Le virus a provisoirement été nommé Schmallenberg d’après la ville allemande où il a d’abord été identifié.
[2] Pour le virus Akabane apparenté, chez les moutons, cette étape est comprise entre le 28e et 36e jour de la grossesse et chez les bovins entre le 75e et le 110e jour.
[3] La fièvre catarrhale est une infection non contagieuse transmise par des insectes et qui affecte les ruminants domestiques et sauvages, y compris les moutons, les chèvres et les cerfs.
[4] Virus Shamonda, Aino et Akabane

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Le virus de Schmallenberg se propage en Europe

Qu’est-ce que le virus de Schmallenberg ?
Cet orthobunyavirus affecte les ruminants. Il n’a pas de caractère zoonotique et par conséquent n’affecte pas l’homme.

Caractéristiques générales
L’infection aiguë semble se manifester chez les bovins adultes par de l’hyperthermie, une perte d’appétit, une chute de production chez les vaches laitières, de la diarrhée, des avortements. L’infection des femelles de ruminants en gestation peut se traduire par la naissance d’animaux malformés (arthrogrypose, raccourcissement des tendons du jarret, déformation de la mâchoire, hydranencéphalie, …).

Des cas d’infection aiguë ont été rapportés chez des bovins entre août et octobre 2011, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Depuis le mois de décembre 2011, des cas de malformations ont été rapportés chez des ovins et des caprins, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Le Royaume Uni a notifié la présence du virus chez des ovins le 23 janvier 2012.
Les foyers d’infection par le virus Schmallenberg aux Pays-Bas ont fait l’objet d’une notification immédiate à l’Organisation mondiale pour la santé animale (OIE), le 5 janvier 2012. Il n’y a, pour l’heure, aucune restriction aux échanges d’animaux vivants et de leurs produits à partir des zones atteintes, ni aucune mesure de prévention et de contrôle préconisée.

Mise en place d’une surveillance par la DGAL
Les modalités de cette surveillance ont été définies sur proposition de la Plateforme de surveillance épidémiologique en santé animale. Il s’agit d’une surveillance clinique des malformations chez les ruminants visant à déceler la circulation du virus Schmallenberg sur le territoire métropolitain, avec une surveillance renforcée dans les zones les plus à risque d’introduction du virus, à savoir les régions frontalières avec la Belgique et l’Allemagne. La Plateforme suit de près l’évolution sanitaire, notamment pour apporter son appui à l’adaptation du dispositif de surveillance.

Le Laboratoire de santé animale de l’Anses Maisons-Alfort est en capacité de réaliser le diagnostic de l’infection (par Rt-PCR) et le mettra en œuvre sur les suspicions détectées.

Les recherches sont en cours sur l’origine du virus. Il serait très vraisemblablement transmis par voie vectorielle (culicoïdes, moustiques, tiques). Quand les femelles sont infectées pendant la gestation, le fœtus peut être infecté (transmission verticale), conduisant à des avortements et à des malformations fœtales.

La DGAL a saisi l’Anses pour évaluer les impacts directs et indirects de cette nouvelle affection vectorielle sur les élevages de ruminants, ainsi que les risques de diffusion sur notre territoire.

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Un cas de rage sur un chien rapporté du Maroc en Vendée

Les ministères en charge de l’Agriculture et de la Santé rappellent qu’il est interdit de ramener en France ou en Europe un animal ne satisfaisant pas aux exigences sanitaires françaises et européennes.

Les conséquences de telles négligences sont importantes : le cas de Vendée a d’ores et déjà entraîné la mise sous surveillance vétérinaire et l’euthanasie de plusieurs animaux et huit personnes ont été placées sous traitement antirabique à titre préventif.

La confirmation d’un cas de rage chez un animal conduit à des mesures lourdes tant pour les personnes que pour les animaux ayant été en contact avec l’animal enragé.

Au cours des dix dernières années, neuf cas de rage ont été diagnostiqués chez des chiens en France. Chacun de ces cas était directement ou indirectement lié à l’importation irrégulière d’un chien en provenance d’un pays où sévit cette maladie.

Pour être légalement importés en France à partir de pays extérieurs à l’Union européenne, les carnivores domestiques accompagnant les voyageurs doivent être correctement identifiés, valablement vaccinés contre la rage et répondre aux exigences sanitaires qui sont fixées selon les pays et disponibles auprès des ambassades ou sur le site Internet du ministère en charge de l’agriculture.

En cas de morsure par un chien, un chat ou tout autre carnivore, il faut immédiatement nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique.

Il est indispensable que tout chien ou chat ou autre carnivore ayant mordu ou griffé une personne, soit présenté à un vétérinaire dans les 24 heures suivant la blessure et de consulter rapidement un médecin, qui pourra, selon le contexte, orienter la personne mordue vers un centre antirabique.

Recommandations aux voyageurs :

En plus de l’identification et de la vaccination, les carnivores domestiques doivent avoir subi un titrage satisfaisant des anticorps antirabiques (examen à effectuer en laboratoire agréé afin de s’assurer de l’efficacité de la vaccination contre la rage. Cet examen nécessite une prise de sang effectuée au moins 30 jours après la vaccination et au moins 3 mois avant l’importation). Certains pays extérieurs à l’Union européenne sont dispensés du titrage des anticorps antirabiques.
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/imp-cpgnie060111.pdf

L’animal doit aussi être accompagné du certificat sanitaire original établi par un vétérinaire officiel du pays de provenance (ou du passeport pour animal de compagnie pour les animaux originaires de l’Union européenne). Ce certificat doit être accompagné des justificatifs de vaccination contre la rage.

Recommandations en cas de morsure :

La rage est transmissible par morsure, léchage de peau lésée ou griffure par un animal enragé pendant toute la période d’excrétion du virus chez l’animal, soit 15 jours avant l’apparition des signes de la maladie.
Il convient de souligner l’efficacité du traitement préventif post exposition de la rage humaine, s’il est administré avant l’apparition des symptômes.

D’une manière générale, il importe de rappeler les recommandations suivantes :

en cas de morsure par un chien, un chat ou tout autre carnivore, il faut immédiatement nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique. Il est indispensable de consulter rapidement un médecin, qui pourra selon le contexte orienter la personne mordue vers un centre antirabique ;
tout chien ou chat ou autre carnivore ayant mordu ou griffé une personne, doit être présenté à un vétérinaire par son propriétaire dans les 24 heures suivant la blessure. L’animal fait l’objet d’une surveillance sanitaire par le vétérinaire pendant 15 jours ;
• il ne faut pas manipuler les animaux sauvages ou errants surtout lorsqu’ils sont trouvés malades ou blessés.

Pour en savoir plus :

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