Archive | énergies

Ouverture de la station hydrogène de Valence-Romans à Rovaltain

S’inscrivant dans une lignée d’actions en faveur de l’innovation et de sa responsabilité sociétale et environnementale, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a pris possession de son premier véhicule à hydrogène en 2015. C’est donc tout naturellement qu’il a pris part à l’inauguration de la station hydrogène de Valence-Romans.

Première banque française à s’être équipée d’un véhicule électrique hydrogène, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes était jusqu’alors limité à des déplacements autour de l’agglomération grenobloise. Grâce à l’installation de cette nouvelle station hydrogène à Rovaltain, il pourra désormais rouler en toute autonomie vers ses sites administratifs de Valence et de Privas.


Déjà propriétaire de plusieurs véhicules électriques, le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes a découvert avec son véhicule hydrogène une solution de mobilité innovante, économique et écologique.

Membre de Tenerrdis, la banque régionale a trouvé au sein de ce pôle de compétitivité des nouvelles technologies de l’énergie, le véhicule qui répond à ses critères : un Kangoo ZE-H2. Proposé par l’entreprise Symbio FCell, ce Kangoo ZE électrique bénéficie d’un prolongateur d’autonomie à pile à combustible hydrogène qui apporte notamment une autonomie plus que doublée par rapport à un véhicule électrique seul.

Symbio FCell est une société française présente à Paris et Grenoble spécialisée dans la conception et l’industrialisation des systèmes de piles à combustible embarquées. Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes accompagne cette start-up depuis 2013. Cet accompagnement correspond à la politique du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes qui, avec sa cellule dédiée aux start-up et aux entreprises innovantes, joue pleinement son rôle de banquier-conseil et d’investisseur dans l’économie de son territoire.

Responsabilité sociétale et environnementale

Sans titre

L’intégration d’un véhicule électrique hydrogène au sein de sa flotte automobile, au côté de véhicules électriques, s’inscrit également dans une lignée d’actions sociétales et environnementales telles que l’incitation des salariés à l’usage des transports en mode doux. Depuis 2012, la banque a également engagé un plan d’actions de réductions et de maîtrise de ses consommations d’énergie, d’eau, de papiers et cartons et de tri de ses déchets, etc.

Pour le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, au-delà des mots et des intentions, l’innovation et la responsabilité sociétale et environnementale se traduisent par des actes concrets et quotidiens de l’ensemble de ses salariés.



Catégorie énergiesCommentaires fermés

Signature d’une convention de partenariat entre GRTgaz, la FNSEA et les Chambres d’agriculture

Claude Cochonneau, Président des Chambres d’agriculture, Xavier Beulin, Président de la FNSEA et Thierry Trouvé, Directeur général de GRTgaz, ont signé ce jour une convention de partenariat qui encadre la conduite de projets d’intérêts partagés entre l’entreprise et le monde agricole.
Les signataires se sont engagés à rechercher et à travailler activement sur des sujets à enjeux en vue de mener des actions mutuellement profitables.
Deux axes majeurs de coopération sont d’ores et déjà inscrits dans cette démarche :
- Favoriser l’implantation, au sein des exploitations agricoles, de nouveaux projets énergétiques, notamment par le développement de la méthanisation agricole,
- Préserver la biodiversité par l’entretien des bandes de servitude et l’accompagnement de leurs réseaux respectifs dans la construction des mesures d’évitement, de réduction et de compensation écologique.
Ce partenariat signé pour une durée de 3 ans sera largement diffusé (chambres régionales et départementales d’agriculture, réseau FNSEA, délégations territoriales de GRTgaz) pour favoriser un dialogue régulier et constructif. Il intègre par ailleurs le suivi du Protocole national Agricole relatif aux conditions d’implantation des canalisations de transport de gaz naturel sur les terrains agricoles signé le 14 octobre 2015.
Une Commission nationale paritaire, réunie chaque année, fera le point sur la mise en oeuvre du Protocole et sur le suivi des projets d’intérêt commun afin de faire émerger de nouvelles coopérations selon les besoins identifiés par la profession agricole et GRTgaz.

Catégorie agriculture, énergiesCommentaires fermés

Le GNV, un carburant alternatif mature

Dans le cadre du projet de création d’une station d’avitaillement au GNV* à destination des
poids-lourds sur le territoire métropolitain, Grenoble-Alpes Métropole et GRDF en partenariat
avec le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise, la Fédération
Nationale des Transports Routiers et Transport Logistique de France ont organisé une demi-journée
thématique autour des solutions GNV à destination des professionnels privés et publics.
Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur
le développement de ce carburant alternatif, de présenter l’offre des véhicules GNV et leurs
avantages. Cette opération de sensibilisation et d’échange d’expérience sera suivie d’essais de
véhicules.
Avec plus de 11 millions de véhicules dans le monde et un taux de croissance de 20% par an
depuis 2000, la filière GNV est une alternative aux véhicules essence et diesel, plébiscitée
pour ses qualités environnementales et son attrait économique, et permettant de répondre
aux enjeux de la transition énergétique. Pluralité d’approvisionnement (fossile,
méthanisation et méthanation), plus faible impact écologique, attrait en termes de coût
d’achat, etc. : le GNV appliqué au transport routier est une solution pertinente pour lutter
contre la pollution de l’air tout en répondant aux impératifs économiques de ce secteur
d’activité.

* GNV se traduit littéralement par « Gaz Naturel pour Véhicules ». Il s’agit tout simplement du gaz
naturel que nous utilisons au quotidien mais sous pression, en l’espèce jusqu’à 250 à 300 bars.

Catégorie La Métro, énergiesCommentaires fermés

Les Appels à Projets 2016 de l’ADEME Auvergne-Rhône-Alpes sont en ligne !

La COP 21 s’est conclue fin 2015, par un accord qui fixe pour objectif de contenir la hausse des températures
en deçà de 2°C. La mobilisation sans précédent des collectivités et des entreprises a été saluée. A sa mesure,
l’ADEME a apporté sa contribution, en expertise, en montage et animation de nombreux évènements autour de
la COP 21.

Aujourd’hui, l’ADEME poursuit son action en capitalisant sur l’élan donné par la COP 21. Afin de leur permettre
de progresser dans leur démarche environnementale, l’ADEME met à disposition des entreprises, des
collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public ses capacités d’expertise et de conseil.
La Direction régionale Auvergne-Rhône-Alpes fait de choix d’encourager l’élaboration de projets
innovants qu’elle accompagnera au travers d’Appels à Projets.

En voici quelques exemples que vous pouvez consulter en ligne à ce jour :
Economie Circulaire : « Installations de collecte, de tri, de valorisation des déchets » ;
Pratiques sociales : « Changement de comportement et modifications des pratiques sociales : favoriser le
passage à l’acte » ;
Transport et mobilité : « Management de la mobilité et systèmes organisationnels » ;
Réseaux de chaleur : « Création et extension de réseaux de chaleur » ;
Énergies renouvelables :
• Chaufferie bois avec ou sans réseau de chaleur
• Géothermie assistée par pompe à chaleur
• Solaire thermique collectif ;
Eco-conception : pour les entreprises ou groupements d’entreprises ayant un projet individuel ou collectif.

Consultez l’ensemble des appels à projet de l’ADEME en Auvergne-Rhône-Alpes et téléchargez les dossiers de candidature sur : www.auvergne-rhone-alpes.ademe.fr

Catégorie région Auvergne Rhône-Alpes, énergiesCommentaires fermés

Territoire à énergie positive: Parc de Chartreuse et Communauté du Pays Voironnais en course!

Le Parc naturel régional de Chartreuse et la Communauté du Pays Voironnais ont été désignés lauréats de l’appel à projet « Territoire à énergie positive ».

Le Parc et le Pays Voironnais s’engagent ainsi ensemble dans un ambitieux programme d’actions et de projets en faveur de la transition énergétique. Objectif : atteindre l’équilibre entre la demande d’énergie et la production d’énergies renouvelables locales à l’horizon 2050.

Un engagement commun

De par leur proximité géographique, le Parc de Chartreuse et la Communauté du Pays Voironnais partagent des enjeux communs : déplacements, bassin d’emploi, potentiel de production d’énergie renouvelable.

A l’heure de la coopération inter-territoriale, il semblait pertinent de conduire un projet commun de réduction des consommations d’énergie et de production d’énergies renouvelables, améliorant la solidarité entre les zones rurales et urbaines.

Le territoire concerné par la démarche Territoires à énergie positive (TEPOS) comprend toutes les communes du Parc de Chartreuse et du Pays Voironnais, soit 85 communes. Une animation partagée et conjointe sera menée, au niveau technique et politique.

Pour la Communauté du Pays Voironnais, qui a déjà engagé son territoire vers un développement plus durable – avec l’Agenda 21 et le Plan Climat Energie Territorial adoptés en 2012 – TEPOS vient renforcer son implication en faveur de la transition énergétique pour son territoire. De son côté, la charte du Parc de Chartreuse a été reconnue Agenda 21 dès sa validation en 2008.

Une ambition, des actions

S’inscrire dans une démarche de Territoire à Energie Positive (TEPOS), c’est redonner des leviers d’actions directs aux collectivités locales pour que le territoire redevienne acteur de l’énergie. Mais c’est également permettre le déploiement d’initiatives locales dans une logique transversale et innovante.

Les objectifs TEPOS sont très ambitieux. Il s’agit d’atteindre l’équilibre entre la demande d’énergie et la production d’énergies renouvelables locales à l’horizon 2050. Concrètement, sur le territoire il est prévu de diviser par 2 la consommation d’énergie et multiplier par 6 sa production d’énergie renouvelable d’ici à 2050 (années référence 2013).

Le dossier de candidature, construit en partenariat avec les acteurs et partenaires du territoire, prévoit un plan d’actions à court terme et à moyen terme.

Quelques actions prévues à court terme (portant sur environ 2 % de la consommation du territoire TEPOS) :

  • Economie : écologie industrielle – Services pour l’efficacité énergétique des entreprises
  • Transport : développement de l’utilisation de la voiture partagée ;
  • Habitat : préfiguration future plateforme de rénovation énergétique de l’habitat dans le cadre de la future OPAH 2017 du Pays Voironnais.
  • Agriculture et forêt : développement de l’utilisation du bois local dans la construction.
  • Bâtiment public : conseil en énergie climat partagée
  • Compétence transition énergétique : développement emplois et compétences locale
  • Développement de la production d’énergie renouvelable : développement bois-énergie et étude du potentiel de méthanisation

Pour réaliser ces actions, une soixante de partenaires (communes, associations, bailleurs sociaux, chambre de commerce et d’industrie, fédérations professionnelles, acteurs économiques, les agglomérations voisines…) se sont engagés aux côtés du Parc de Chartreuse et du Pays Voironnais.

Catégorie environnement, énergiesCommentaires fermés

Prime Air Bois

La Prime Air Bois est destinée à vous aider à renouveler votre appareil de chauffage individuel au bois non performant.

Un dispositif de la métropole pour améliorer la qualité de l’air de notre région en limitant l’exposition de la population à la pollution aux particules fines.

&

La présentation de cette action s’est faite au stand de la métropole grenobloise, dans l’enceinte de la foire internationale de Grenoble.

Jérôme Dutroncy, Vice-Président de Grenoble-Alpes Métropole, en charge de l’environnement, de l’air, du climat et de la biodiversité et Jérôme d’Assigné, directeur régional adjoint de l’ADEME, un des partenaires de cette opération  ont présenté la prime air bois.

La pollution de l’air, surtout aux particules fines serait responsable de 155 décès par an dans la région grenobloise. Une pollution en provenance essentiellement de trois axes: la circulation routière, l’industrie et le chauffage bois.

Il faut savoir que contrairement aux idées reçues, c’est le chauffage au bois des particuliers qui est le principal responsable de cette pollution. Il représente près de la moitié des émissions annuelles de particules fines. Cette proportion pouvant atteindre les 75% en périodes de grand froid.

Une baisse de 25 % des niveaux moyens de pollution conduirait à une diminution de 34% des décès anticipés. Selon Air Rhône-Alpes, 83% des rhônalpins se disent inquiets et sont prêts à passer à l’action. Une action que Grenoble-Alpes Métropole mène depuis 2005 avec la mise en place d’un plan  climat qui a évolué en plan air climat devenu aujourd’hui Plan Air énergie climat.

Il en est découlé une campagne  » de quel bois je me chauffe? » ayant pour but de sensibiliser les métropolitains sur les liens entre pollution de l’air et chauffage au bois non performant.  » Ce n’est pas le bois qui pollue, bien au contraire mais sa mauvaise utilisation » a clamé Jérôme Dutroncy.  Il faut utiliser du bois sec, des appareils performants, fermés et bien allumer le feu par le haut. Voilà les trois règles à respecter.

Pour permettre aux métropolitains de changer leurs appareils de chauffage bois non performants, une Prime air bois a été instaurée. l’objectif est de changer 5000 appareils de chauffage défaillants sur les 15000 recensés d’ici à 2020 précise Jérôme Dutroncy.

La prime air bois vise  à aider financièrement les particuliers à remplacer leurs cheminées ( foyers ouverts) ou anciens appareils de chauffage au bois par des appareils récents et performants.

D’un montant de 800 euros auquel peut s’ajouter une bonification de 400 euros sous conditions de revenus soit au total 1200 euros, la prime air bois  est cumulable avec le crédit d’impôts pour la transition énergétique.

COMMENT SAVOIR SI JE DOIS CHANGER MON CHAUFFAGE BOIS ?

Tous les appareils datant d’avant 2002 et toutes les cheminées ouvertes sont considérés comme non performants et peuvent donc être remplacés.

Pour faire le point sur votre équipement, faites le test en ligne : www.chauffagebois.lametro.fr

Pour connaître l’ensemble des conditions à remplir, consulter le dossier de demande d’aide de la Prime Air Bois

ATTENTION, avant tout achat d’un nouveau matériel, nous vous conseillons :

OÙ SE RENSEIGNER ?

L’Agence Locale pour l’Énergie et le Climat (ALEC) est mandatée par la Métropole pour traiter les demandes relatives à la Prime Air Bois. Pour les contacter :

www.alec-grenoble.org/

prime-air-bois[a]alec-grenoble.org

Catégorie La Métro, pollution, énergiesCommentaires fermés

Isère : un quart des ménages seraient en situation de vulnérabilité énergétique


Parmi les ménages isérois, 17 % consacrent plus d’un mois de leur revenu annuel au paiement de leurs factures de chauffage. Cette vulnérabilité énergétique résidentielle frappe particulièrement les ménages modestes et les personnes seules, mais aussi les familles vivant dans les zones de montagne.

De même, les déplacements contraints en voiture mettent 11 % des ménages en situation de vulnérabilité, notamment les classes moyennes ; ce sont, pour la plupart, des actifs des zones périurbaines et rurales.

De nombreux ménages, en Isère comme ailleurs en France, ont du mal à régler leurs factures de chauffage. Ces ménages peuvent avoir des difficultés financières propres, mais ils doivent parfois aussi faire face à la mauvaise isolation de leur logement ou à un mode de chauffage trop dispendieux.

Par ailleurs, la nécessité de se déplacer fréquemment en voiture, pour se rendre à son travail et pour accéder aux pôles de services, peut également entraîner d’importantes dépenses en carburant qu’il est parfois difficile d’assumer.

Ainsi, plus d’un quart des ménages du département sont concernés par l’une ou l’autre de ces formes de vulnérabilité énergétique, quand la part du budget consacrée à ce type de dépenses, rapportée aux revenus, dépasse un certain seuil conventionnel.

En Isère, la vulnérabilité résidentielle est plus accentuée que dans l’ensemble de la France

En Isère, 85 000 ménages ont potentiellement des difficultés pour payer leurs factures de chauffage. La part des ménages isérois qui se trouvent en situation de vulnérabilité énergétique pour leurs dépenses de logement est estimée à 17 % contre 15 % pour l’ensemble de la France métropolitaine. Un climat plus rigoureux, notamment dans les zones de montagnes ainsi que dans les territoires du Nord-Isère, explique en partie ce décalage.

Les ménages concernés par la vulnérabilité énergétique « résidentielle » ont un profil marqué : retraités ou ménages sans profession (étudiants, chômeurs ou autres inactifs), respectivement 40 % et 20 % de l’ensemble des vulnérables, ainsi que les personnes seules (six ménages vulnérables sur dix). La question du revenu est essentielle : plus il est bas, plus le risque d’être en difficulté pour payer son chauffage est élevé. Ainsi, un tiers des ménages vulnérables du point de vue de l’habitat (soit 24 300 ménages) disposent de moins de 1 000 euros par mois pour une personne seule et de 2 000 euros pour un couple avec deux enfants.

Mais des revenus insuffisants n’expliquent pas à eux seuls toutes les situations de vulnérabilité énergétique. Les caractéristiques du logement (ancienneté, surface, mode de chauffage) sont un autre facteur explicatif. Plus de huit ménages vulnérables sur dix vivent dans un logement construit avant 1974 (date de la première réglementation thermique), contre un peu plus de la moitié dans l’ensemble de la population iséroise. Les très petits (moins de 25 m²) et les grands logements (plus de 150 m²) sont les plus concernés, et ce pour des raisons opposées : les premiers parce qu’ils abritent une population à bas revenus, étudiante pour une grande part, les seconds par la difficulté de chauffer de grandes surfaces d’habitation.

Le mode de chauffage a également un impact : la moitié des ménages qui se chauffent au fioul sont vulnérables. Ce mode de chauffage, typique de la maison individuelle ancienne, engendre effectivement des dépenses élevées : 1 730 euros en moyenne par an pour un logement ancien de plus de 100 m², soit 200 euros de plus que le gaz. Enfin, vivre dans un logement social, être locataire du parc privé ou être propriétaire de son logement ne génère pas les mêmes risques de vulnérabilité et les personnes touchées le sont pour des raisons différentes. Alors que 6 % des ménages qui vivent dans le parc social ont un risque de vulnérabilité énergétique, essentiellement du fait de leur situation financière, ils sont 16 % chez les propriétaires et 23 % chez les locataires du parc privé.

Pour faire face à ces difficultés, certains ménages développent des stratégies d’adaptation pour maîtriser leur budget (baisse de la température, réduction de l’espace chauffé, utilisation de chauffage d’appoint…) qui peuvent avoir des conséquences sur la santé ou le bien-être. Cette vulnérabilité appelle des actions publiques de prévention (telle que la rénovation des logements du parc public) ou d’assistance (tarifs sociaux et fonds de solidarité).

Plus de vulnérabilité loin des centres urbains

Le profil des ménages concernés par la précarité énergétique est très typé selon le lieu de vie des ménages : les grandes agglomérations, de par leur poids démographique (87 % des ménages isérois y résident), concentrent l’essentiel du phénomène de la vulnérabilité énergétique liée au logement (80 % des ménages ayant des difficultés à payer leurs factures de chauffage résident dans un grand pôle urbain ou dans une couronne périurbaine) mais sont proportionnellement moins touchées (16 % contre 25 %).

La vulnérabilité liée aux déplacements est, en volume, concentrée prioritairement dans les couronnes périurbaines où plus d’un ménage vulnérable sur deux réside. Les navettes domicile-travail quotidiennes se font sur de grandes distances. Ainsi, la moitié des périurbains de l’Isère résident à plus de 15 kilomètres de leur lieu de travail ; c’est une distance deux fois plus importante que celle parcourue par les urbains du département.

Enfin, les espaces hors aires urbaines, autour de petits bourgs et des espaces ruraux sont, eux aussi, fortement touchés proportionnellement à leur population, que ce soit sur le logement (27 % des ménages qui y vivent sont concernés) ou les déplacements (plus d’un quart des ménages).

Montagnes et Nord-Isère, zones à la vulnérabilité énergétique forte

Les espaces situés à l’extérieur des zones densément urbanisées connaissent une vulnérabilité énergétique supérieure, aussi bien en matière de logement que de déplacements. Les populations touchées y sont très « typées » : principalement âgées et retraitées, propriétaires de leurs logements et vivant en maison, dans des logements relativement grands. Les tout petits logements sont rares, comme la vulnérabilité touchant les jeunes et les étudiants.

C’est le cas, en premier lieu, des espaces de montagnes. Relativement, les Préalpes et Alpes iséroises constituent les zones les plus touchées par les deux types de vulnérabilité (31 % pour la vulnérabilité-logement et 26 % pour la vulnérabilité-déplacement). Les caractéristiques du logement (en particulier l’âge du parc) et la situation socioéconomique des ménages sont les principaux facteurs pénalisant les habitants de ces territoires. Ils se caractérisent par une importante population de retraités, qui sont les plus atteints par les difficultés de chauffage domestique.

Hors zones de montagne, dans les petits territoires situés à l’écart des centres urbains (Bourbre-Hien, zone du Lac de Paladru et de Saint-Laurent du Pont, « terres froides » autour du plateau de la Bièvre et du Chambaran), la part des ménages vulnérables quant au logement oscille entre 24 % et 30 %.

La présence d’un plus grand nombre de logements grands ou anciens explique largement la vulnérabilité énergétique « résidentielle » plus élevée dans ces zones. C’est ainsi, par exemple, que sept ménages vulnérables sur dix dans la vallée du Bourbre-Hien vivent dans un logement construit avant 1949.

Enfin, l’éloignement des centres urbains et des principaux pôles de services explique aussi que ces territoires soient largement concernés par la vulnérabilité liée aux déplacements.

Au carrefour de plusieurs politiques publiques

Les collectivités et l’État ont développé des politiques publiques visant à prendre en charge les différents phénomènes de vulnérabilité :

* des aides financières aux ménages modestes : tarifs sociaux, aides des fonds de solidarité logement (volet énergie), aides des Centres Communaux d’Action Sociale ;

* des aides à la rénovation de l’habitat : prêt à taux 0 et crédit d’impôt pour les ménages de classe moyenne, Programme « Habiter Mieux » de l’Anah pour les propriétaires modestes (intégré au Programme d’intérêt général (PIG) mal logement en Isère), volet énergie des opérations programmées d’amélioration de l’habitat (Opah) ;

* Soutien à l’Information énergie et accompagnement aux usages : bien comprendre et utiliser son installation et ses équipements.

L’obligation de rénovation des logements sociaux les plus énergivores impulsée par la Loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, devrait également contribuer à une diminution des situations de précarité énergétique liées à un logement mal isolé dans le parc public.

Le Département de l’Isère a fait de la précarité énergétique un des axes forts de son nouveau Plan d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées : il s’agit de développer une action chaînée, avec la participation de l’ensemble des partenaires et des dispositifs, permettant de repérer les ménages vulnérables et de les orienter vers les solutions ad hoc en fonction de leurs revenus et de leur statut résidentiel.

Catégorie énergiesCommentaires fermés

Agriculteurs… commerces, bureaux, sites industriels..fin des tarifs réglementés de l’énergie : Anticipez !

Les tarifs réglementés de gaz naturel et d’électricité prennent fin le 31 décembre 2015.

Tous les agriculteurs consommant plus de 30 000 kWh/an de gaz naturel ou/et ayant un contrat
d’électricité supérieur à 36 kVA sont concernés. Comme toute autre entreprise (commerces,
bureaux, sites industriels), ils devront faire le choix de leur fournisseur d’énergie. . Cette décision
n’est pas anodine. Elle demande de la préparation.

Maraîchers, éleveurs, producteurs, vos besoins sont spécifiques et il ne faut pas hésiter à faire jouer
la concurrence. Dès aujourd’hui, d’ailleurs, vous pouvez souscrire un contrat sans frais et sans préavis
de résiliation chez une vingtaine de fournisseur d’énergies (dont votre fournisseur actuel).

Vigilance sur les conditions générales

Les contrats seront établis pour une durée limitée. Il faut être vigilant sur le prix du kWh mais aussi
sur les services (gestion des branchements provisoires, bilan annuel, facturation, etc…) et surtout les
conditions générales de vente : dépôt de garantie, durée d’engagement, résiliation, etc….
L’anticipation est le garant d’une économie durable.

Que se passera-t-il au 1er janvier 2016 si vous ne faîtes rien? Vos contrats actuels deviendront
caducs. Votre fournisseur vous imposera un contrat transitoire de 6 mois avec obligation
d’interrompre le service si vous n’avez pas fait votre choix après cette période.
Commencez dès maintenant à vous renseigner pour décider en toute sérénité.

Pour plus d’informations consulter les sites suivants :

www.energie-info.fr/Pro
www.cre.fr

Article rédigé par BOREL Christine

Catégorie agriculture, énergiesCommentaires fermés

DE QUEL BOIS JE ME CHAUFFE ?

Comme la majorité des centres urbains, l’agglomération grenobloise est régulièrement confrontée à un dépassement des seuils réglementaires de pollution atmosphérique, notamment concernant les particules fines.

Les effets sanitaires étant aujourd’hui avérés, l’Etat et les collectivités locales ont la responsabilité d’amplifier et mieux coordonner leurs actions pour sensibiliser la population et améliorer durablement la qualité de l’air.
Le chauffage au bois individuel représente 45% en moyenne des émissions de particules fines, avec des pics en période hivernales pouvant atteindre 75%.
Une étude conduite par l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble démontre un décalage important entre perception et réalité des nuisances de la part des utilisateurs d’appareils vétustes et/ou non performants.

Aussi, Grenoble-Alpes Métropole engage une campagne de sensibilisation sur l’utilisation du chauffage au bois en direction de tous les habitants, permettant à chacun, par le biais d’un quizz en ligne, d’être mieux informé sur les enjeux liés à la pollution et de faire évoluer sa propre pratique.

Les objectifs du site :

  • Combattre les idées reçues sur le chauffage bois
  • Interpeller les particuliers sur leur propre pratique du chauffage bois
  • Orienter les usagers de chauffage bois non performant vers les partenaires pouvant leur fournir des informations et des aides sur cette thématique.

  • Pour participer à l’enquête: cliquer su l’illustration ci dessous

Sans titre 2

Catégorie - filière bois, La Métro, La Métro, pollution, énergiesCommentaires fermés

Villard de Lans: projet « ENERGIE CREATIVE » 1800 logements concernés

Le Vercors est un territoire touristique, c’est une évidence.. Chantal Carlioz maire de villard de Lans a rappelé que  » Villard, 4100 habitants, est la capitale économique du massif du Vercors mais aussi une station-village riche à travers son histoire, son identité agricole, rurale.. C’est une station de ski dynamique avec 245 kilomètres de pistes. Le tourisme est donc omniprésent à  Villard et à travers lui, une activité commerciale importante.. »

Toutes ces particularités font qu’ » être maire de Villard de Lans peut s’apparenter au rôle d’un chef d’orchestre « .

car

Chantal Carlioz a rajouté que Villard est également marquée par la présence de résidences secondaires et par l’immobilier de loisirs.  » On dénombre 20 000 lits de loisirs.. ». Villard compte 66% de résidences principales et 32% en résidences secondaires.

Problématique: la majorité de l’immobilier de loisirs date du début des années 1970, surtout à côte 2000. Aujourd’hui les logements souffrent de l’esthétisme, d’une fonctionnalité totalement dépassée et surtout de gros problèmes au niveau de la dépense énergétique. A noter par exemple que les logements des Balcons et des Gloriettes sont en D et E au niveau de la dépense énergétique.

 » Ça ne pouvait plus durer et il fallait trouver des solutions.. » a précisé Chantal Carlioz qui dit  avoir joué son rôle de chef d’orchestre en mettant autour de la table l’ensemble des personnes, structures concernées.

Un audit énergétique a été réalisé avec comme finalité l’étude d’un projet pour la rénovation énergétique de 1800 logements. Une initiative novatrice, aux enjeux énormes, qui est suivie de près par l’Etat, la Région.; car elle pourrait être reproductible. A noter que cet audit a été subventionné par la mairie de villard de Lans.

P1200213

Ce projet a été présenté au siège de Schneider Electric à Meylan. Une entreprise spécialiste mondiale de la gestion d’énergie des bâtiments. Etaient présents de nombreux élus, partenaires..

Réseau énergie Habitat a présenté les différents scénarios possible pour la rénovation de ces 1800 logements avec la réduction des déperditions d’énergie, mais aussi la réfection des logements, tant de l’extérieur que de l’intérieur.

Quels en sont les avantages?

- Réduction des charges en maitrisant les consommations d’énergie et en optimisant le coût des abonnements énergétiques.

- Gagner en confort thermique, en évitant les surchauffes l’hiver, en lissant les températures entre les différents logements, en supprimant les infiltrations d’air parasite, caractéristiques des menuiseries vétustes.

- Augmenter la valeur patrimoniale..

Reste à convaincre les propriétaires qui bénéficieront de divers avantages dont des prêts à taux quasiment nuls..et un retour sur investissement très rapide..

2

Au mois de janvier 2015 un appartement témoin montrera les biens fondés de ce projet et surtout les bénéfices à en tirer..Les deux copropriétés devraient valider le projet au printemps.. Les travaux étant réalisés sur deux ans..

Gilbert PRECZ








Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, énergiesCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

juillet 2017
L Ma Me J V S D
« juin    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+