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Prévention des intoxications au monoxyde de carbone

En ce début de semaine, deux familles ont été victimes de cas sérieux d’intoxication au monoxyde de carbone : les sapeurs-pompiers de l’Isère ont secouru lundi 30 janvier 2012, sur la commune de Grenoble, un couple et leurs cinq enfants, et mardi 1er février, à Vienne, une famille de cinq personnes dont deux enfants. Les actes réflexes exécutés par les victimes ont permis de ne pas transformer ces accidents en drames.

La Préfecture de l’Isère rappelle chacun à la plus grande vigilance dans l’utilisation des dispositifs de chauffage, en particulier en période de grand froid .

Le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète de combustible, quel qu’il soit :

Bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane.

Sa diffusion dans l’environnement est très rapide.

C’est un gaz incolore, inodore, et donc indétectable par l’homme.

Les symptômes de l’intoxication sont : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue. Ces symptômes peuvent ne pas se manifester immédiatement. En cas d’intoxication aiguë, la prise en charge doit être rapide et justifie une hospitalisation spécialisée.

Afin de prévenir tout incident,  il convient notamment :

De faire vérifier son installation par un professionnel qualifié,

  • De ne jamais utiliser, pour se chauffer,  des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, etc.
  • D’installer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments,  jamais dans des lieux clos (maison, garage, cave …)
  • De ne pas utiliser les chauffages d’appoint en continu. Ces appareils ne doivent fonctionner que par intermittence.
  • De ne jamais obstruer les grilles de ventilation, même par grand froid.
  • D’aérer quotidiennement les habitations même par temps froid.

En cas de suspicion d’intoxication :

  • · Aérer immédiatement les locaux et ouvrir portes et fenêtres,
  • · Arrêter si possible les appareils de combustion,
  • · Evacuer au plus vite les locaux ,
  • · Appeler les secours : 112,
    • · Ne pas réintégrer les locaux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel du chauffage ou   des sapeurs pompiers.

Le strict respect de ces consignes est impératif afin d’éviter un risque d’intoxication qui peut s’avérer mortelle.

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Salon BOIS ENERGIE: le bois énergie en action

Le Salon Bois Energie est renommé pour sa présentation dynamique du bois énergie. Il met ainsi en avant ce secteur.

Pour en savoir plus:

Bois E

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Livet-et-Gavet: ouverture au public de la Maison Romanche Energies

Point central du chantier Romanche Gavet, la Maison Romanche Energies accueille, depuis le 1er août 2011,
les équipes techniques d’EDF en charge du suivi des chantiers du nouvel aménagement hydroélectrique de la
Vallée.
Depuis mi novembre 2011, une permanence est assurée à la Maison Romanche Energies pour accueillir le
grand public, l’informer et répondre à ses questions : le mercredi de 9h à 13h et le vendredi de 13h à 17h.
Située à Gavet, la Maison Romanche Energies propose aux visiteurs de comprendre l’importance du projet
Romanche Gavet pour la Vallée de la Romanche à travers différents outils mis à leur disposition.

Une exposition photos, des panneaux expliquant le déroulement du chantier, les différentes phases de la
construction, un film relatant le rôle essentiel de la sécurisation des falaises dans la préparation de ces travaux,
une vidéo expliquant les risques potentiels liés à la montée des eaux aux abords des ouvrages,… constituent
autant d’éléments qui permettent aux visiteurs de mieux appréhender l’ampleur du chantier Romanche Gavet
mais aussi de découvrir l’univers de l’hydroélectricité.

Si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires, vous pouvez contacter le 04 38 72 98 29 ou par
courriel : accueilmre@gmail.com pendant les jours et heures de permanence.

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Seriez-vous prêts à faire des économies ??!

Familles à énergie positives - retour accueil

Le Parc naturel régional du Vercors participe cette année à la troisième édition du
« défi Familles à Energie Positive » en Rhône Alpes.

Ce concours en collaboration avec la Région et les Conseils Généraux de l’Isère et
de la Drôme, propose aux familles volontaires sur le territoire de s’engager sur une
réduction de 8% (chauffage, eau chaude, équipement domestique) de leur
consommation d’énergie, en tablant sur l’adoption d’écogestes, la modification de
comportements en matière de consommation énergétique et dans les déplacements.

Ce défi est basé sur un concours amical entre groupes de familles d’un même
village, d’un même secteur ou d’une même entreprise ou collectivité.
Les équipes seront accompagnées par les Espaces Info-Energie de l’AGEDEN et
de l’ADIL 26. Cette opération qui se déroulera cette année entre le 1er décembre
2011 et le 30 avril 2012 a déjà fait ses preuves sur Rhône Alpes puisque l’an dernier
700 familles y ont déjà participé, pour une économie de 2 millions de kWh soit 370
tonnes d’émission de CO2 évitées. En moyenne, les participants ont vu leur facture
hivernale baisser de 200 €. Alors ! Pourquoi pas vous ?

Top départ !

A partir du 1 décembre, adoptons les gestes d’économies d’énergie, relevons nos
consommations et discutons ensemble des progrès à faire tout en protégeant la
planète.

Tout au long du défi, vous serez invité à des moments d’échange et vous pourrez
bénéficier d’outils et de conseils de la part de professionnels.

Rencontres d’information :

Villard-de-Lans, le 17 novembre à 18h30 (salle de mariages de la Mairie), pour le
secteur 4 montagnes
Miribel-Lanchâtre, le 15 novembre à 18h30 (à la Mairie pour le secteur Trièves)

Inscriptions

* AGEDEN : Sylvie Veslin – 04 76 23 53 50
immeuble le Trident, Bât A, 34 avenue de l’Europe, 38000 Grenoble -
faep.ageden@gmail.com
* ADIL 26 : Emmanuel Delpont- 04 75 79 04 47
44 rue Faventines, BP1022, 26010 Valence cedex -
ed@dromenet.org

Renseignements www.familles-a -energie-positive .fr

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Prévention des intoxications au monoxyde de carbone

Chaque année de nombreux cas d’intoxications au monoxyde de carbone sont recensés.
Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore, et donc indétectable par l’homme.
Il résulte d’une combustion incomplète, et ce, quel que soit le combustible utilisé :
Bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane.
Sa diffusion dans l’environnement est très rapide.
Les symptômes de l’intoxication sont : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue.
Ils peuvent ne pas se manifester immédiatement. En cas d’intoxication aiguë, la prise en
charge doit être rapide et justifie une hospitalisation spécialisée.
Aussi, la préfecture de l’Isère appelle chacun à la plus grande vigilance.

Il convient notamment :

· De faire vérifier son installation par un professionnel qualifié,
·  De ne jamais utiliser, pour se chauffer, des appareils non destinés à cet
usage : cuisinière, brasero, etc.
·  D’installer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des
bâtiments, jamais dans des lieux clos (maison, garage, cave …)
·  De ne pas utiliser les chauffages d’appoint en continu. Ces appareils ne
doivent fonctionner que par intermittence.
·  De ne jamais obstruer les grilles de ventilation, même par grand froid.
·  D’aérer quotidiennement les habitations même par temps froid.
En cas de suspicion d’intoxication :
· Aérer immédiatement les locaux et ouvrir portes et fenêtres,
· Arrêter si possible les appareils de combustion,
· Evacuer au plus vite les locaux ,
· Appeler les secours : 112,
· Ne pas réintégrer les locaux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel du
chauffage ou des sapeurs pompiers.

Le strict respect de ces consignes est impératif afin d’éviter un risque d’intoxication qui
peut s’avérer mortelle.

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Gaz de schiste: réunions publiques

La Région Rhône-Alpes a, dès octobre 2010, manifesté son opposition à l’exploration et
l’exploitation des gaz de schistes sur son territoire et son soutien aux autres collectivités
locales qui s’y opposent.

Elle a demandé l’organisation d’un débat public national et tenu,
le 22 juin dernier à Lyon, un débat régional citoyen, en présence d’experts scientifiques et
techniques, ouvert au public.

La Région, ainsi qu’elle s’y était engagée, organise aujourd’hui 3 réunions publiques de
restitution de ce débat citoyen qui auront lieu, de 17h00 à 20h00, en 3 lieux différents de
Rhône-Alpes :
• 17 octobre, salle Paul Avon,
allée Paul Avon, 07400 LE TEIL
(animation : Mme Michèle EYBALIN, Mme Corinne MOREL DARLEUX, M. Olivier KELLER)

• 18 octobre, palais des congrès d’Aix-les-Bains,
rue Jean Monard, 73100 AIX-LES-BAINS
(animation : M. Benoît LECLAIR, Mme Marie-Hélène RIAMON, M. Olivier KELLER)

19 octobre, Alimentec à Bourg-en-Bresse,
rue Henri de Boissieu, 01000 BOURG-EN-BRESSE
(animation : Mme Marie-Hélène RIAMON, M. Alain CHABROLLE, Mme Michèle EYBALIN)

Ces réunions seront également l’occasion de faire le point sur les éléments d’actualité
intervenus depuis le mois de juin et en particulier le dépôt par les industriels des rapports
prévus par la loi du 13 juillet 2011 et l’actualité de la mission interministérielle.

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Gaz de schiste: la recherche va être interdite!

Après l’interdiction de la fracturation hydraulique, le gouvernement a décidé d’abroger les trois permis exclusifs de recherche de gaz de schiste de Nant, dans l’Aveyron, à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche, et à Montélimar, dans la Drôme, accordés au printemps 2010.

En application de la loi du 13 juillet 2011, « les titulaires de permis exclusifs de
recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » devaient remettre avant le
13 septembre dernier « à l’autorité administrative qui a délivré les permis un rapport
précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de
recherches ».

En conséquence, la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) a envoyé un
courrier aux 64 détenteurs de permis exclusifs de recherche (1) leur rappelant le contenu
de la loi et les informant qu’ils devaient « démontrer la pertinence de la démarche
exploratoire compte tenu des nouvelles conditions de l’exercice de l’activité d’exploration
et d’exploitation des hydrocarbures définie dans la loi ».

A l’issue de l’instruction des 64 rapports reçus, le Gouvernement a saisi ce jour le
Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) en vue de
l’abrogation des trois permis suivants : Nant (détenu par la société Schuepbach),
Villeneuve-de-Berg (Schuepbach) et Montélimar (groupe Total).

Ces trois permis représentent la totalité des permis demandés en France en vue de
l’exploration de gisements de gaz de schiste.
Pour les 61 autres permis en cours de validité, les détenteurs n’ont pas prévu de
rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements
conventionnels. Tous ont pris l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation
hydraulique.

L’État veillera au respect de cet engagement en amont par l’étude en préfecture des
dossiers de demandes de travaux devant stipuler obligatoirement le type de technique
de forage utilisée. Ces contrôles seront renforcés par des inspections sur site, menées
par les DREAL (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du
logement). Les contrevenants s’exposeront à des amendes et peines de prison.

Une éventuelle demande ultérieure d’exploitation de gisement d’hydrocarbure ferait par
ailleurs l’objet d’une procédure très encadrée, avec enquête publique. Aucune
autorisation n’est acquise par avance.

« La loi du 13 juillet 2011 a permis d’interdire le recours en France à une technologie
posant problème, à savoir la fracturation hydraulique. Pour trois permis, la loi aura
conduit à leur abrogation. » ont déclaré Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et
Eric BESSON.

Dans un objectif de totale transparence, les rapports seront rendus publics en même
temps que la liste des permis abrogés, au plus tard le 13 octobre.

Pour mémoire :
- les titres miniers d’hydrocarbures en cours de validité peuvent être visualisés sur
la carte à la page www.developpement-durable.gouv.fr/Carte-des-titres-miniersd.
html,
- les demandes de permis en cours d’instruction font l’objet d’une publication
régulière sur www.developpement-durable.gouv.fr/Les-publications-et-les.html.

(1) 66 permis de recherche en vigueur apparaissent sur la carte au 1er juillet 2011
(http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2011_07.pdf) mais depuis, deux permis sont caducs : ceux de Carret (M588) et de Montaner (M601).

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Photovoltaïque: Accorder un délai de 4 mois supplémentaire aux Sattler sinon….

Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à Satolas et Bonce. Ils ont cru au photovoltaïque et se sont lancé dans un vaste projet, plein de bon sens. Tout allait bien jusqu’au jour ou l’Etat a changé la donne! Aujourd’hui ils vivent un véritable cauchemar.

Marc et Monique Sattler sont agriculteurs à part entière. Installés à Satolas et Bonce depuis 1980, ils sont spécialisés dans l’élevage équin. La famille est tellement passionnée par le monde agricole que leur fils s’est installé en élevage ovin en tant que Jeune Agriculteur en 2010, sa compagne embrassera également ce métier en s’installant fin 2011. Si leur siège d’exploitation est à Satolas et Bonce, les Sattler ont également une ferme à Dizimieu, à quelques encablures de Crémieu.
Cette configuration sur deux sites fait qu’il manque des bâtiments sur chaque commune, pour loger les chevaux et pour stocker. Les Sattler décident, pour assurer le développement nécessaire à leur exploitation, de construire trois bâtiments: deux à Satolas et un à Dizimieu.
Ayant eu connaissance du programme photovoltaïque, ils décident d’équiper les toits des nouveaux bâtiments de panneaux solaires pour les aider à financer ces bâtiments. Nous sommes en 2009.

 » Il n’a pas été évident de passer de l’idée au projet. C’est un véritable parcours du combattant mais avec beaucoup d’enthousiasme, de persévérance, on y est arrivé.  » Cela d’autant plus que le dossier présenté est « costaud », sans failles. Les conclusions des organismes décideurs sont sans appel: le projet des Sattler est justifié et viable.

A travers ce projet, les Sattler y voient plusieurs avantages:  » Donner un nouvel essor à leur exploitation, aider leur fils dans son installation JA en lui permettant l’utilisation d’une partie des surfaces de bâtiments construits, avoir un complément de revenus assuré au minimum pour 20 ans et ainsi participer à leur manière au développement durable et au respect de la planète. Les Sattler sont d’autant plus confiants qu’en Allemagne, une grande majorité d’agriculteurs se sont lancés, avec succès dans cette démarche.

D’ailleurs en France, plusieurs agriculteurs s’engagent dans la même aventure. Processus normal: les agriculteurs ont des bâtiments bien exposés, qui offrent des surfaces de toits intéressantes…

L’opération photovoltaïque est lancée à Satolas et Bonce et Dizimieu.
Une des premières clause est de contracter avec EDF pour une durée de 20 ans à un tarif de rachat donné et pour cela il faut d’abord leur verser un acompte d’environ 20 000 euros.

 » En fait, c’est là que les ennuis ont commencé. On a bien versé la somme demandée mais les clauses du contrat ont changé en cours de route même si notre cas a échappé aux baisses consécutives du tarif de rachat de l’électricité qui ont eu lieu en 2010, rendant les financements de plus en plus difficiles à obtenir car la filière photovoltaïque a commencé à se discréditer auprès des banques. « 

sattler 1

Les travaux ont commencé comme ici à Dizimieu.

Pris dans l’engrenage mais étant certains que le bon sens l’emporterait les Sattler ont tout de même commencé les travaux en toute confiance.

C’est alors qu’un moratoire est sorti de la poche du gouvernement, en décembre 2010, avec comme décision spectaculaire de ramener les délais pour réaliser les travaux de 3 ans à 18 mois. Si ces délais ne sont pas respectés le contrat est rompu malgré l’acompte versé à EDF. La situation serait catastrophique pour les Sattler, car de nombreuses sommes ont déjà été engagées,  pour les travaux effectués.

Dans leur cas, le raccordement à ERDF doit impérativement être effectué début septembre.

 » On ne pourra pas respecter ce délai. Il faudrait que l’on puisse obtenir une rallonge d’au mois 4 mois. Qu’on nous laisse juste terminer nos travaux ! Si on n’obtient pas de délai supplémentaire, nous sommes ruinés. Nous avons déjà investi plus de 500 000 euros, nous avons des fournisseurs à payer. Notre fils et sa compagne ne pourront plus poursuivre leur installation… 4 mois qui vont  » foutre en l’air  » toute une vie de travail, » s’exclament Marc et Monique qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. » Si nous avions fait des erreurs… on aurait accepté, mais là on a eu confiance en la parole de l’Etat et celui ci nous a berné. »

Quelle est la solution pour se faire entendre « Faut-il faire la grève de la faim comme un autre exploitant en Bretagne, Franck Le Borgne qui a failli mourir ou attendre un suicide comme le font certains agriculteurs désespérés ? ».

Il y a une autre alternative, très simple que les Sattler attendent avec anxiété : « Laisser ces gens finir leurs travaux et faire leur métier comme ils l’ont toujours fait, sans relâche. »

Il y a urgence.! L’Etat prendra t-il conscience de la gravité de la situation afin d’appliquer une décision pleine de bon sens, à savoir d’allonger les délais de réalisation de travaux de quelques mois? De sa décision dépend l’avenir de nombreux agriculteurs.

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Photovoltaïque: »reporter les échéances de quelques mois »

Les tergiversations de l’Etat, pour ne pas dire plus, en ce qui concerne le photovoltaïque inquiètent beaucoup et commencent à mettre en difficulté de nombreuses entreprises et bon nombre d’agriculteurs qui se sont lancés dans cette démarche.

Marc Jedliczka, directeur général de l’association Hespul (Association à but non-lucratif de type « loi de 1901 » qui a pour but et objet social le développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables) et vice-président du CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables), n’hésite pas à dire: » Avec le photovoltaïque, le gouvernement est dans le déni de réalité ».

Il a accordé un long interview au webzine des énergies renouvelables dans le bâtiment: PLEIN SOLEIL.

Plein Soleil : Que vous inspire la situation actuelle du marché du photovoltaïque en France dont on dit qu’il ne se porte pas bien du tout ?

Marc Jedliczka : En fait, le marché français du photovoltaïque est clairement dans une situation paradoxale. Il n’est qu’à voir les chiffres de raccordement d’ERDF. Il se raccorde à l’heure actuelle plus d’installations que jamais. Les grandes entreprises, très capitalisées, semblent s’en sortir même plutôt bien. Elles ont les moyens de racheter des projets plantés par des spéculateurs et de réaliser les carnets de commandes de l’an dernier, résultats du phénomène de « stock » engendré par les effets d’annonce sur les baisses de tarifs. Le tout sur la base des tarifs antérieurs ! Ces sociétés ont souvent jusqu’à la fin de l’année pour finir les travaux. Tout le monde se précipite et cela créé une forme d’émulation pour ces entreprises.

Maintenant, d’un autre côté, il y a pléthore de PME qui sont en train de licencier à tour de bras. Autour de Lyon, de nombreux distributeurs ou des filiales d’entreprises allemandes divisent leurs effectifs par deux. Certains sont vraiment en train de déguster, ils ne rentrent plus une affaire. On saura la vérité au début de l’année 2012.

PS : Vous craignez cette année 2012 ?

MJ : Deux choses m’inquiètent plus particulièrement. Le marché du particulier qui conserve pourtant des conditions très correctes sur les plans tarifaire et financier, ne redémarre pas. L’image du photovoltaïque a été profondément altérée. Le statut des particuliers qui avaient investi dans un toit photovoltaïque est passé de celui de héros à celui de méchant spéculateur qui fait augmenter la facture d’électricité des Français. Dans ce contexte, le problème n’est même pas que les commerciaux ne vendent plus. Pire, ils n’arrivent même plus à avoir des rendez-vous. C’est grave.

Et l’on attend toujours une communication positive de l’Etat qui n’assume en rien ses responsabilités. La reprise risque de mettre beaucoup de temps à venir et plus l’incertitude durera plus les petits indépendants vont mourir. Il ne finira par rester que les gros opérateurs, dans une logique de concentration du marché qui arrange bien les hautes sphères…

Pour lire l’intégralité de cet interview sans langue de bois cliquer sur

Marc Jedliczka : « Avec le photovoltaïque, le gouvernement est dans le déni de réalité »

Et l’agriculture?

Marc Jedliczka est parfaitement au courant que de nombreux agriculteurs se sont lancés dans l’opération photovoltaïque et qu’aujourd’hui ils sont en situation très difficile.

 » Ils ont cru l’Etat et aujourd’hui ils sont bernés. Pourtant les agriculteurs n’ont pas voulu faire de la spéculation. Il s’agissait pour eux d’assurer un complément de revenus dans le souci de développement durable. Ils se trouvent le bec dans l’eau à cause de leur honnêteté et de leur confiance.

L’Etat aurait du comprendre que l’électricité est une production comme une autre, prendre l’exemple sur l’Allemagne ou le photovoltaïque fait partie intégrante des exploitations agricoles. »

Certains agriculteurs risquent de se retrouver en très grosse difficulté suite à la décision de réduire les délais de raccordement de 30 mois à 18 mois.

 » Cette décision fait suite à un décret de décembre 2010. Il est simple de comprendre que pour certains il ne sera pas facile de respecter ces  nouveaux délais. Ceci pour quelques mois, semaines, jours… Dans l’urgence, la seule solution est que l’Etat reporte les échéances de quelques mois. Décision facile à prendre et à faire appliquer.

Comment accepter que des gens de bonne foi, se retrouvent à la rue à cause de décisions Pour faire adopter une telle décision quelques jours suffisent. Ensuite il faudra bien que les discussions reprennent, avec l’ensemble des partenaires et que les bonnes solutions soient prises, de façon durable…. »

Dans un prochain article, nous lirons le témoignage poignant de la famille Sattler . Marc et son épouse Monique sont agriculteurs à Satolas. Ils sont dans ce cas. Ils ont investi plusieurs milliers d’euros, commencé les travaux et ne pourront respecter les délais pour…4 mois.



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Photovoltaïque: des agriculteurs en difficulté.

De nombreux agriculteurs se sont lancés dans la mise en place de panneaux photovoltaïques, afin d’assurer un complément de revenus, de participer au développement durable…. Nous en reparlerons sur sillon38 à travers des exemples précis sur l’Isère. Hélas les tergiversations de l’Etat pour de pas dire plus vont mettre à mal ces agriculteurs qui risquent de mettre la « clé sous la porte ». La FNSEA et les JA qui dénoncent en particulier de nouvelles règles discriminatoires ont décidé de porter plainte auprès de la commission européenne.

Télécharger le courrier envoyé le 25 mai 2011 à la commission européenne:

_COURRIER COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPENNES

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