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Concours des prairies fleuries: deux éleveurs sélectionnés

(photo Parc national des Ecrins)

(photo Parc national des Ecrins)

Proposée par le Parc national des Écrins pour le concours national des prairies fleuries, la participation des paysans de la Haute-Romanche est une première. Pour la première fois en France, en effet, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture.

Les parcelles de huit agriculteurs du canton de la Grave (Hautes-Alpes) ont été visitées il y a quelques jours par un jury. Celui-ci a expertisé la biodiversité générée par leurs prairies de fauche… en observant notamment les fleurs qui s’y développent.

Les résultats du concours « prairies fleuries » dans le Parc national des Écrins

1- Jean-Michel Juge pour sa prairie situé à 1925 mètres d’altitude à Valfroide (La Grave). Il est éleveur de chèvres et de vaches laitières et producteur de fromages. Le siège de son exploitation est à situé à Ventelon (La Grave).

2- Marie-Cécile Faure pour sa prairie située au Lautaret (alt 1950 m). Elle est productrice bovins-génisses et ovins-viande. Le siège de son exploitation est à Villar-d’Arène.

Voici donc les deux éleveurs dont les prairies vont concourir au niveau national. A noter que les deux parcelles sont situées sur des sites Natura 2000 des Écrins… ce qui ne constituait pas un critère dans la grille d’analyse du concours.

Le jury a ensuite décerné un prix « local » pour la qualité et le nombre d’espèces mellifères à la prairie de Jean-Jacques Sionnet, éleveur ovins-viande aux Terrasses (La Grave) et à celle d’ Eric Ferrier, éleveur bovins-génisses au lieu dit « le coin » (La Grave).

PNE prairie2

(photo Parc national des Ecrins)

Le jury a tenu compte, dans l’évaluation des prairies, des grandes différences de floraison suivant l’altitude ou l’exposition. Il a souhaité saluer la participation des éleveurs de Villar d’Arène à ce concours, compte tenu des pullulations de campagnols qui les pénalisent.

Quand elles sont labourées par les rongeurs, les parcelles ne produisent plus. Ici, pas un éleveur n’y a échappé. Certains ont dû acheter la totalité de leurs stocks de fourrage… Pourtant, la capacité de régénération des prairies naturelles s’avère impressionnante. Là où, voilà deux ans, le sol était totalement à nu, des stocks de graines enfouis dans la terre ont permis de retrouver une belle diversité… Il y manque encore certaines légumineuses, comme le sainfoin, qui pourraient pourtant revenir également.

Ont également participé à ce concours :
- Daniel Bouillet, éleveur bovins-génisses aux Terrasses qui a présenté une parcelle sur les rivets (vallée de la Buffe)
- André Faure, éleveur bovins-génisses aux cours (villar) qui a présenté sa seule parcelle encore à ce jour épargnée par les campagnols.
- Michel Albert, éleveur bovins-génisses et ovins-viande à Villar d’arène qui a présenté une parcelle aux jouvencelles (Villar d’Arène).

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Préserver l’espace rural autour des lacs de montagne

Les organisations nationales, FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et FNE (France Nature Environnement), et leurs fédérations locales, FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) de la Haute-Savoie et FRAPNA (Fédération Régionale des Associations de Protection de la Nature Rhône-Alpes), viennent de prouver leur capacité à travailler ensemble en bonne intelligence sur un objectif commun : la préservation de l’espace rural et la lutte contre l’étalement urbain.
A l’occasion du projet de loi « Engagement national pour l’environnement », leurs actions et mobilisations conjointes ont porté leurs fruits : le retour du dispositif anti-mitage de la loi « littoral » autour des lacs de montagne de plus de 1000 hectares a été acté par les deux assemblées parlementaires le 29 juin dans le vote définitif de la loi « Engagement national pour l’environnement ».
Ce vote conforte le dispositif anti-mitage assuré par la loi « littoral » dans les communes riveraines des grands lacs de montagne.

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Concours des prairies fleuries: des agriculteurs en lice

Les parcelles de huit agriculteurs, acteurs des paysages emblématiques du pays de la Meije, portent les couleurs des Écrins pour le concours national. Elles seront visitées par un jury, début juillet. Il « expertisera » la biodiversité générée par leurs prairies de fauche… en observant notamment les fleurs qui s’y développent.

Les prairies de la Haute-Romanche, façonnées en terrasses face à la Meije, forment un paysage emblématique qui traduit l’adaptation des hommes à la pente. Ce sont ces espaces agricoles qui, pour le Parc national des Écrins,  ont été proposés pour participer au concours national des « Prairies fleuries ».

2010 est l’année internationale de la biodiversité. Dans ce cadre, les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d’agriculture, les syndicats d’AOC fromagères, les syndicats d’apiculture et des associations de gestion et de protection de la nature ce premier concours national d’excellence agri-écologique, « prairies fleuries ».

Les agriculteurs comptent parmi les acteurs du maintien de la biodiversité. Le concours agricole « prairies fleuries » rappelle cette réalité agri-environnementale trop peu souvent valorisée. Pour la première fois en France, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture

Huit agriculteurs de la Haute-Romanche sont candidats. Leurs parcelles seront visitées par un jury le 1er juillet prochain. « La parcelle sera jugée sur sa qualité fourragère, sur sa qualité écologique (biodiversité), sur sa qualité mellifère et éventuellement sur sa qualité paysagère et visuelle » précise Muriel Della-Vedova, chargée de mission en agriculture au Parc national des Écrins.

Selon ces critères, plusieurs prix pourront être attribués. La parcelle gagnante sera celle qui présentera le meilleur équilibre entre toutes ces composantes. C’est également celle qui sera sélectionnée pour représenter le territoire au concours national.

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La montagne en douceur: mode d’emploi

Avec ce portail  www.changerdapproche.org/qui constitue une première en Europe, Mountain Wilderness associé au site internet Camptocamp offre en accès grand public tous les bons plans d’écotourisme et de mobilité douce en montagne.
Les informations disponibles dans ce recueil de bonnes pratiques pourront être complétées et actualisées par les acteurs touristiques et par les utilisateurs eux mêmes. Vous êtes invités à utiliser cet outil gratuit pour faire connaître vos informations mobilité douce et écoutourisme.

Au programme : 7000 itinéraires (randonnée, ski, escalade, alpinisme) accessibles par les transports en commun (train, bus)…

C’est grâce à l’implication de tous que chaque visiteur pourra profiter de ce site afin d’organiser une sortie en montagne pour profiter de la beauté des paysages sans nuire à l’environnement et contribuer à l’économie locale.

Le portail « changerdapproche.org » est réalisé en partenariat avec la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM), la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME), le Syndicat National des Guides de Montagne (SNGM) et le Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne (SNAM). Il bénéficie également du soutien de l’Europe et de l’État ainsi que des régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Languedoc-Roussillon.

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Le bouquetin fait son retour en Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse. Le lâcher officiel du bouquetin des Alpes en Chartreuse a lieu mardi 11 mai à Entremont-le-Vieux (73)

Avec la création du Parc naturel régional de Chartreuse en 1995, puis de la Réserve Naturelle Nationale des Hauts de Chartreuse en 1997 (gérée par le Parc depuis 2001), le projet de réintroduction s’est logiquement intégré dans les perspectives d’actions de ces deux structures.

L’idée d’un retour du bouquetin parcourrait les sangles depuis les années 90. Le projet de sa réintroduction conjugue «une volonté locale et une priorité nationale» , selon Eliane Giraud, présidente du Parc naturel régional de Chartreuse : «Entre le Plan de gestion de la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, l’amélioration de la biodiversité que soutient la Charte du Parc, et le ministère de l’écologie qui prône le repeuplement des massifs pré-alpins susceptibles d’accueillir cette espèce protégée, il y a une réelle convergence.»

Les conclusions de l’étude de faisabilité conduite en 2006 par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) font de la Chartreuse un territoire particulièrement adapté aux exigences de cet animal, avis partagé par le Groupe National Bouquetin qui rassemble les spécialistes de l’espèce en France.

Cet excellent rochassier aime la verticalité, les milieux rocheux et les nombreuses vires et falaises de Chartreuse sont très propices à son installation. Au sein du Parc naturel régional, la Réserve Naturelle a été retenue pour accueillir le noyau initial de population, compte tenu qu’il présente une grande continuité de lignes de crêtes abritant une mosaïque d’habitats naturels favorables à l’espèce.

Installer la colonie chartroussine

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Deux zones de prélèvement sont prévues, l’une dans la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage de Belledonne (plus d’un millier de bouquetins ont été recensés , il y a quatre ans, dans le massif de Belledonne) et l’autre dans le Parc national de la Vanoise.

Les 15 premiers animaux seront réintroduits au printemps 2010, et les 15 suivants au printemps 2011 sur les Hauts, entre Granier et Dent de Crolles.

« L’objectif opérationnel de ce projet est le rétablissement d’une population pérenne et autonome de bouquetins des Alpes sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, susceptible de s’étendre à terme sur l’ensemble du massif de Chartreuse » précise l’équipe technique de la Réserve Naturelle.

Afin de s’assurer de l’installation viable d’une population chartroussine, de limiter les risques de perturbation et de contribuer à la connaissance de l’espèce, le Parc naturel régional de Chartreuse s’engage sur au moins 6 années de suivi scientifique.

Des protocoles de suivi réalisés en interne chercheront à renseigner l’évolution démographique des populations et leur état d’équilibre avec le milieu naturel. Chaque animal réintroduit portera un collier émetteur pour le localiser, des boucles auriculaires pour l’identifier et un détecteur de mortalité permettant de s’assurer de sa survie.

Tous les usagers de la nature peuvent participer à la réussite de cette opération en retournant une fiche « observateur » localisant les animaux marqués. Depuis cette année, des écoliers du massif sont associés au programme d’accueil et de suivi des bouquetins. Plus de 100 enfants  sont associés au programme de réintroduction.

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La DTA Alpes du Nord à l’enquête publique

La Directive territoriale d’aménagement des Alpes du Nord est mise à l’enquête publique jusqu’au 21 mai. Cette DTA est le document d’urbanisme cadre qui permettra d’asseoir le développement durable des Alpes du Nord .
Si l’Enquête Publique aboutit positivement à son adoption, cette DTA sera un formidable outil de planification de l’aménagement, permettant un développement durable et maîtrisé du territoire, avec la préservation du patrimoine naturel, des espaces et paysages qui sont l’atout majeur de sa qualité de vie et son attractivité. Elle est le résultat d’une concertation exemplaire avec l’ensemble des acteurs concernés, et d’un travail remarquable des services de l’État.
En effet, comme le dit la page de présentation du site Internet que l’État consacre à ce projet : « Dans certains territoires caractérisés par une attractivité et une vulnérabilité particulière, la préservation du milieu naturel est la condition indispensable à toute perspective de développement à long terme. Tel est bien le cas des Alpes du Nord, dont le dynamisme démographique et économique s’inscrit dans un environnement d’exception, aujourd’hui menacé si collectivement nous n’agissons pas.
Sans cet équilibre difficile à atteindre, ce ne serait pas seulement la qualité exceptionnelle des sites qui se trouverait dégradée mais l’attractivité et la compétitivité de ces territoires. Pour faire face à de tels enjeux, définir les grandes orientations relevant du code de l’urbanisme et fixer les priorités sur la base d’un projet partagé, l’État dispose d’un instrument approprié : la Directive territoriale d’aménagement (DTA).
En exprimant une ambition de 20-25 ans et en définissant des principes pour la planification, la Directive territoriale d’aménagement des Alpes du Nord doit donner un cadre de cohérence au développement durable du territoire. »
Les associations CIPRA France, Fédération française des clubs alpins et de montagne, Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, Mountain Wilderness France (1) déclarent partager tout à fait cet objectif et considèrent que le projet de DTA répond bien aux défis posés par ce constat partagé.
C’est également le cas de l’Autorité environnementale (AE), l’instance créée pour répondre aux législations européennes et nationales qui prévoient que les évaluations d’impacts environnementaux des grandes opérations sont soumises à l’avis, rendu public, d’une « autorité compétente en matière d’environnement. » En effet, concernant cette DTA, « L’AE recommande [...] de valider le niveau minimum d’exigences environnementales fixé par la DTA, qui lui parait pertinent. Une démarche volontaire de chacun des acteurs concernés, préconisée par certains d’entre eux, ne saurait garantir à elle seule la gestion durable du capital naturel montagnard.
Beaucoup, conscients de la convergence entre qualité environnementale et intérêt économique en matière de gestion des biens publics environnementaux, iront sans doute par eux-mêmes plus loin que les prescriptions de la DTA : ils n’en subiront donc aucune contrainte. Mais d’autres seraient par eux-mêmes moins attentifs à l’intérêt de leur préservation.
Les règles fixées par la DTA auront pour effet d’empêcher que les efforts des premiers soient ruinés par les actions des seconds. L’AE estime qu’il s’agit là d’une garantie essentielle. »
Les orientations prescriptives de la DTA encadrent en effet les documents d’urbanisme de rang inférieur qui doivent lui être compatibles : c’est un texte dit « opposable » ; s’il est adopté, il devra donc obligatoirement être appliqué.

« Cela peut sembler évident, soulignent les porte-parole des associations, mais ce projet est aujourd’hui la cible d’un certain nombre d’élus et du lobby de l’industrie du ski qui veulent en faire une DTADD (Directive territoriale d’aménagement et de développement durable), qui elle, n’aura vocation qu’à être une vague charte pleine de bonnes intentions mais n’engageant à rien ! »
Le projet de DTA est actuellement, et jusqu’au 21 mai 2010 inclus, mis à l’enquête publique.
Les associations sus-citées invitent le public à prendre connaissance des enjeux et des réponses que la DTA y
apporte (2), et à consigner ses observations dans les registres ouverts aux endroits suivants (jours et horaires d’ouverture habituels) :

Drôme : sous-préfecture de Die, mairie de La-Chapelle-en-Vercors ;
Isère : mairies de Grenoble, Crolles, Voiron, La-Mure, Bourg-d’Oisans, Monestier-de-Clermont, La-Côte-Saint-André, La-Tour-du-Pin ;
Savoie : mairies d’Aix-les-Bains, Chambéry, Albertville, Moutiers, Bourg-Saint-Maurice, Saint-Jeande-Maurienne, Modane ;
Haute-Savoie : mairies de Thonon-les-Bains, Morzine, Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse, Thônes, Annecy, Bonneville, Sallanches.

Les associations mentionnées soutiennent ce projet de DTA et demandent le maintien de son caractère
opposable, conformément aux garanties données devant le Sénat le 16 septembre dernier par M. Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du Logement et de l’Urbanisme :
« Aujourd’hui, nous considérons que les DTA servent à quelque chose, notamment sur les territoires les plus stratégiques où se situent les plus gros enjeux, et, sur les huit territoires les plus importants, sept sont déjà couverts par une DTA. Je pense par exemple aux estuaires ou aux territoires des Alpes maritimes que nous évoquions.
Le huitième territoire est celui des Alpes du Nord. C’est le plus important des territoires sur lesquels nous avons la volonté d’exercer une protection nationale et c’est la raison pour laquelle l’État souhaite mener à son terme l’élaboration de la DTA afin que celle-ci reste opposable. Demain, cet outil sera simplifié. En effet, il y a d’autres territoires à enjeux importants mais pas nécessairement de la même importance que ces huit territoires ; nous transformons les DTA en DTADD non opposables sur ces autres territoires afin que nous disposions d’un document stratégique fixant un cadre pour leur développement.
…………………………………………………………………………….

(1) Contacts: CIPRA France : Alexandre Mignotte 04 76 42 87 06, Fédération française des clubs alpins et de montagne : Anne-Marie Reboulet 04 67 45 11 78, Jean-Pierre Buraud 04 92 21 01 61, FRAPNA : André Collas 04 79 96 02 21, Mountain Wilderness France : Hugues Thiébault 06 34 38 70 75, Vincent Neirinck 04 76 01 89 08

(2) Le projet est également consultable sur le site http://www.dta-alpesdunord.fr/; les observations peuvent être envoyées par écrit à Monsieur le Commissaire Enquêteur, Mairie de Crolles, Place de la Mairie, 38920 Crolles.

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L’Isère en force sur le SAM

L’Isère est au SAM de Grenoble (21-23 avril Alpexpo), salon mondial de l’aménagement durable en montagne. Et en bonne place. Sous une bannière commune « Made in Isère », le stand isérois regroupe plusieurs entreprises, collectivités, organismes consulaires, participant à  l’économie montagnarde et au développement durable. Une démarche partenariale originale pour cet événement qui attire des visiteurs de 57 pays.

Sur l’espace « Made in Isère », on trouve AEPI, Ascenso, Auphys Technologie, CCI de Grenoble, CG38, Faure automatisme, Grenoble Alpes Métropole, Ives, Ludequip, Mayonnaise, MTC SAS, Neptune, Internet Services, Pays du Grésivaudan, Pays voironnais, Switch, Telnowedge, Triode+, UXP, Ville de Grenoble.

François Montes, PDG de Gimar Montaz-Mautino, présente le dispositif de sécurité mis au point par GMM et utilisable par toutes les remontées mécaniques.

François Montes, PDG de Gimar Montaz-Mautino, présente le dispositif de sécurité mis au point par GMM et utilisable sur toutes les remontées mécaniques.

On trouvera aussi sur le SAM des entreprises iséroises qui sont des fleurons historiques du transport par câble, présentes sur ce salon international depuis sa création. Gimar Montaz Mautino (GMM), dont le siège est à Echirolles, en est une. Sur son stand,  plusieurs innovations parmi lesquelles une poulie téleski avec roulement à cartouche, un enrouleur magnétique, et un dispositif de sécurité permettant de détecter la perte ou le blocage d’un galet, ou un déraillement.

Cette cabine doit prochainement traverser l'Atlantique. Poma construit un tramway aérien qui reliera l'île Roosevelt à Manhattan.

Cette cabine doit prochainement traverser l'Atlantique. Poma construit un tramway aérien qui reliera l'île Roosevelt à Manhattan.

Pomagalski (dont le siège est à Voreppe) expose, pour sa part la fameuse cabine (110 places) fabriquée à Veyrins (Isère) qui reliera l’île Roosevelt à Manhattan en traversant l’East River. Une opération hors normes dans un environnement hors normes . Ce téléphérique, réplique du « Vanoise express », démontre que le transport par câble peut s’inscrire dans des environnements variés et notamment urbains.

Et la pluriactivité montagnarde?

Le SAM n’est-il que le salon des exploitants de domaines skiables et des industriels des sports d’hiver ? Il l’est devenu, c’est un fait, en grande partie. A sa première édition, en 1974, et jusque dans les années 80, l’économie alpestre avait toute sa place, avec vaches et fromages. La création d’un salon de l’agriculture dauphinoise (SAD) entraîna un transfert des bestiaux du SAM au SAD avant que ce dernier ne s’arrête définitivement en 1999.

Mais Laurent Reynaud, qui dirige le SNTF (syndicat national des téléphériques de France) semble regretter que tous ceux qui participent à l’aménagement, à l’entretien, à la vie socio-économique de ces territoires, d’une façon ou d’une autre, ne soient pas plus présents au SAM de Grenoble :

« Les stations sont certes un moteur essentiel pour l’économie montagnarde mais elles sont ancrées dans le territoire. Les liens organiques existent, en termes de pluriactivité, avec les forestiers, les agriculteurs, les BTP, et tous ceux qui développent des produits de terroirs. Les retombées fiscales ou autres du tourisme doivent nous relier à l’aménagement de la montagne et réconcilier les différents acteurs sans les opposer.  Si nous voulons que ce SAM soit celui du développement durable, il ne peut oublier les liens vivants entre la vallée et les cimes ».

Ce 19e SAM a-t-il réussi cette osmose parfaite souhaitée par Laurent Reynaud ? L’association nationale des élus de montagne (ANEM)  qui organisait aujourd’hui un colloque sur le thème « Pour une mobilité durable: le savoir-faire des élus et des acteurs économiques de la montagne » , a certainement un avis sur la question. Mesdames et Messieurs les élus, votre avis nous intéresse. Donnez-le nous.

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SAM de Grenoble : les montagnards sont là !

(photo SAM Grenoble)

(photo SAM Grenoble)

A l’heure où la plupart des stations stoppent les machines, le SAM de Grenoble, 19ème du nom, s’apprête à ouvrir ses portes, du 21 au 23 avril à Alpexpo. Trois jours pendant lesquels Grenoble sera la capitale de l’aménagement durable en montagne.

Le SAM, Salon mondial de l’Aménagement en Montagne, est plus que jamais le rendez-vous incontournable, chaleureux,  de tous ceux qui vivent et travaillent en montagne, font la montagne, aiment la montagne.

Cette 19ème édition du SAM s’annonce sous les meilleurs auspices. Si le SAM a fait peau neuve, il n’oublie pas sa vocation essentielle : réunir trois jours durant tous les acteurs de cette économie montagnarde vivante. Tous les professionnels de la montagne, fiers d’offrir 365 jours par an le meilleur de leur technologie, se retrouveront à Alpexpo après une saison bien remplie.

Ouvert sur l’international

En 2010, le SAM met l’accent sur l’international. Les territoires de la neige ou de la montagne sont multiples, ils partagent tous cette vitalité que donnent les grands paysages immuables et puissants d’en haut. Deux invités d’honneur ouvrent la fête : la Chine et le Canada!

Sans aucun doute, ces deux nations si différentes l’une de l’autre, et que la neige ou les grands espaces savent rapprocher, vont apporter le souffle de la création et de la tradition.

Outre ces deux invités honorifiques, le SAM se prépare à accueillir un nombre croissant d’exposants étrangers : une montée en puissance liée à une réelle montée en gamme des «services».

Parmi les nouveautés dans les services : dés l’aéroport, tous les visiteurs bénéficieront d’un accueil personnalisé.

Et le grand «plus» : un véritable héliport ouvrira ses portes dans l’enceinte d’Alpexpo. Un hélicoptère, avec deux pilotes de la compagnie Skycam, permettra à tous de se rendre au coeur des massifs pour faire découvrir sur le terrain toutes les innovations ou le savoir-faire que les clients attendent… Ou, tout simplement, pour admirer, depuis le ciel, les domaines qui célèbrent l’art de la neige. Et ce, sur simple réservation.

Enfin, temps forts s’il en est : la montagne sera cette montagne qui vit et vibre toute l’année, offrant par exemple tout ce pan attractif des loisirs d’été : le VTT, des sports nouveaux, et cet engouement sans pareil pour la détente de type spa, balneo, thalasso. La montagne se met à l’heure du bien-être : une rando, des massages, un jacuzzi, des huiles essentielles, des bulles et l’eau pure …

Au programme également des conférences, des ateliers, des séminaires animés par les meilleurs spécialistes.

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Belledonne : cinq jeunes agriculteurs en 2009

Le renouvellement des exploitations est un axe fort de l'ADABEL. Belledonne doit faire  de la place à la relève.

Le renouvellement des exploitations est un axe fort de l'ADABEL. Belledonne doit faire de la place à la relève.

L’agriculture de montagne ne décourage pas les vocations. Le massif de Belledonne, aux portes de l’agglomération grenobloise, est attractif pour les candidats à l’installation.

Mais les porteurs de projets, surtout ceux qui sont hors cadre familial, ont beaucoup de mal à trouver des conditions propices à la création ou à la reprise de structures viables. Sans parler du foncier : la terre se fait rare.

Pour eux l’ADABEL, qui a tenu dernièrement son AG à Sainte-Agnès (voir notre article) joue pleinement son rôle. Elle  s’emploie  à mener un travail permanent d’animation pour réunir l’ensemble des conditions nécessaires à des installations, en anticipant les cessions et en mobilisant agriculteurs et élus.jouer son rôle d’animation.

Georges Mermond  pilote cette commission Installation-Succession , élément moteur pour le développement de l’agriculture du massif.

Ce travail, mené avec l’ADASEA, est aussi nécessaire que décisif. Il faut en effet faire une place à la relève :  sur les 185 exploitants recensés, 111 ont plus de 50 ans dont 76 sans successeur connu.

Deux Comités locaux d’installation (CLI) sont en activité sur le territoire, l’un sur le pays d’Allevard, créé en 2008, l’autre sur le Balcon de Belledonne créé en 2009. Ces comités réunissent élus, agriculteurs et représentants des consommateurs et pilotent des actions de veille foncière et de concertation en faveur de projets d’installation.

Ce qu’apportent les CLI :

- Meilleure anticipation des cessions d’activités et de mouvements de foncier

- Implication des élus et des agriculteurs sur les problématiques « installation et foncier »

- Prise en main collective de ces problèmes, concertation pour organiser des démarches en faveur d’une confortation, d’une installation, d’une restructuration

-Création d’un lieu d’échanges entre agricullteurs/élus : meilleure prise en compte des attentes et des besoins de chacun

Ce travail porte ses fruits. L’an dernier, cinq jeunes agriculteurs se sont installés sur le massif :

-      à  Pinsot, l’EARL La bergerie du Plan (Christian et Camille Reymond) . Ovins viande avec vente directe (AMAP, restaurateurs). Mise en valeur de l’alpage du Praillet en cours d’achat par la commune

-       à Herbeys, l’EARL Les jardins épicés (Adrien Cochet et Jocelyne Mihatsch). Légumes bio, atelier volaille-lapins. Vente en AMAP et marchés

-       aux Adrets, le GAEC Le miel de nos montagnes (Gabriel Isabello et Eliane Pouchot-Camoz) . Miel et produits dérivés et accueil sur la miellerie.

-      à  Sainte-Agnès : Estelle Mars a créé un élevage de vaches de combat, race Herens

-       A Revel, Ludovic Turenne a créé un élevage bovins-viande bio avec vente directe. Il recherche des terrains pour rendre viable son activité.

Pour l’année en cours, les actions de prospection de terrains vont être renforcées ainsi que la concertation locale. Une journée inter-CLI Grésivaudan est prévue en novembre, à l’occasion de la Quinzaine de l’installation.

……………………………………………

Contacts ADABEL au 04 76 20 68 45

ADASEA : 04 76 20 67 69

Point accueil installation : 04 76 20 67 01

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PEZMA : un programme en voie d’abandon

L’ADABEL qui milite depuis 25 ans pour le développement de l’agriculture de Belledonne, a tenu aujourd’hui son assemblée générale à Sainte-Agnès. Thème central de cette réunion : comment faire face à l’avenir compromis du programme PEZMA (Programme d’entretien des zones menacées d’abandon) dont  les contrats en cours (signés en 2005), courent jusqu’au 1e mai de cette année. Reste la PHAE (prime à l’herbe agro-environnementale) (1).

Bref, les zones en question se trouvent doublement menacées d’abandon. Une source d’inquiétude supplémentaire pour les communes et agriculteurs de montagne pour qui la lutte contre la friche est un impératif, mais un impératif qui coûte cher. Le PEZMA (2) contribuait jusque-là au financement de cet entretien. Et maintenant ?

On oublie facilement, lorsqu’on est citadin, que l’entretien des espaces, en zone de montagne particulièrement, est d’ utilité publique. Ce travail éreintant de débroussaillage (il faut tenir compte de la pente) à l’actif des agriculteurs contribue à ouvrir le paysage,  attirer les promeneurs,  favoriser la biodiversité, prévenir des incendies, des avalanches.

Depuis 1989, grâce au PEZMA, le Conseil général de l’Isère participe au maintien d’un espace montagnard ouvert, en rémunérant le travail d’intérêt collectif effectué par les agriculteurs qui exploitent des terrains dans des zones particulièrement difficiles. Le CG38 a voté il y a trois jours, dans le cadre de son budget primitif 2010 une somme de 300 000€ affectée aux zones menacées d’abandon.

L’ADABEL, pour sa part, tient à entretenir pour le mieux les balcons de Belledonne.  La lutte contre la friche est une des composantes de cet engagement.  Avec l’Espace Belledonne, l’association a élaboré un guide méthodologique de lutte contre la fermeture de l’espace, à la demande des communes de La Ferrière et de Pinsot. C’est un outil à la disposition des agriculteurs de Belledonne et d’ailleurs.(3)

Préparer l’après-PEZMA

Gérard Arnaud, membre du bureau de l’ADABEL, en introduction à la discussion, a exposé les tenants et aboutissants de cette nouvelle donne et affiché le volontarisme de l’association pour s’y préparer: « Le PEZMA a vécu. Mais sa mort était annoncée. C’était un programme qui avait certes des mérites – il a contribué à freiner l’avancée de la friche et de la forêt- mais aussi ses limites, surtout du fait que l’aide était personnalisée ».

Sur Belledonne, l’ADABEL a recensé 206 dossiers PEZMA représentant 1372 ha, soit 32% des surfaces agricoles utilisées. La question que tout le monde se pose : retrouvera t-on une contribution comparable à la précédente ?

Stéphane Vaussenat, président de l'ADABEL et maire de Pinsot,Michel Savin, Christian Nucci, vice-président du CG38, Jean Picchioni, président d'Espace Belledonne, Claude Blanc-Cocand, maire de Sainte-Agnès

Stéphane Vaussenat, président de l'ADABEL et maire de Pinsot, Aimée Gros (ADABEL), Michel Savin, conseiller général, Christian Nucci, vice-président du CG38, Jean Picchioni, président d'Espace Belledonne, Claude Blanc-Coquand, maire de Sainte-Agnès, Gérard Arnaud, membre du bureau de l'ADABEL

La présence de Christian Nucci, vice-président du CG38,  à cette AG a permis d’avoir une réponse sur ce point, soulevé quelques jours auparavant en session budgétaire par Michel Savin, conseiller général, présent à cette AG :

« La PAC stipule que le PEZMA est terminé. En Isère, nous allons passer de 600 ayants droits à 300. Le CG38 est prêt à prendre en charge 300 contrats mais les autres ? Nous avons besoin de réfléchir ensemble sur ce point. Mais inscrire des aides en sachant que la Commission nous demandera plus tard de rembourser n’est pas la  bonne solution ».

Pour Gérard Arnaud, « il faut aller vers une stratégie de gestion d’espace concertée. Pour cela, une volonté politique ferme et soutenue dans la durée est nécessaire. Communes, Communauté de communes, Conseil général doivent aller dans le même sens, celui d’un projet agricole de territoire ».

Au hameau de La Perrière, à sainte-Agnès

Au hameau de La Perrière, à Sainte-Agnès

L’ADABEL a donc anticipé et réfléchi à l’après-PEZMA depuis 2005, année où ce programme menaçait déjà de disparaître. Elle propose que les communes concernées aient un rôle moteur en matière de gestion de l’espace, en concertation avec les agriculteurs, sylviculteurs et associations locales. Les communes ont d’ailleurs adhéré majoritairement  (16 sur 22) à cette proposition, se disant prêtes à s’engager financièrement.

Cette réflexion collective pourrait déboucher sur un projet élaboré sur 5 ans, un plan quinquennal de gestion de l’espace précisant les enjeux, définissant le zonage, spécifiant les modes d’intervention, inventoriant les prestataires de services. Le plan d’action pourrait être expérimenté sur une commune pilote, pour montrer l’exemple.

Une première évaluation financière a été faite : au moins 25 000€ par commune sur 5 ans. « L’équivalent d’un gros rond-point paysager », entend-on dans la salle.

Claude Blanc-Coquand, agriculteur et maire de Sainte-Agnès, membre du bureau de l’ADABEL, défend depuis toujours le fait qu’en matière d’entretien de l’espace, « l’agriculteur doit être considéré comme un entrepreneur et rétribué comme tel ». D’aides, il ne veut pas entendre parler mais de salaire. Ce salaire, il l’attend toujours.

« La nature va plus vite que nous, poursuit le maire de Sainte-Agnès. Nous parlons de futur depuis 25 ans et nous sommes sans cesse rattrapés par l’immédiat. La montagne doit maintenir des espaces ouverts comme c’est le cas en Suisse et en Autriche. Et cela a un coût ».

Une jeune agricultrice de Revel, Anne-Sophie Cosson, souligne le maigre rendement obtenu avec sa débroussailleuse sur son terrain. Passer à un matériel plus performant n’est pas à la portée de tous : le prix d’un broyeur est de l’ordre de 85 000€.

Un schéma volontariste et innovant

Payer les agriculteurs pour préserver l’environnement, c’est une possibilité qu’envisageait la FAO dans son rapport annuel 2007 (voir notre article) sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. « Une rétribution des agriculteurs judicieusement ciblée contribuerait à la protection de l’environnement et à affronter les préoccupations croissantes liées aux changements climatiques, à la perte de biodiversité et aux ressources en eau,  indiquait la FAO, à l’occasion de la publication de son rapport.

Mais la prise en charge de la gestion de l’espace par les communes de montagne elles-mêmes, comme le défend l’ADABEL, propose aux collectivités territoriales (CG38, Communauté de communes du Grésivaudan) un schéma volontariste et innovant pour encadrer de nouveaux financements sur ce thème.

…………………………

(1) Le montant unitaire de la PHAE est de 76 € par hectare engagé, chaque année, pendant une durée de 5 ans. Dans les cas de surfaces peu productives, ce montant peut être fixé à un niveau inférieur localement. Cette aide est financée par l’État et fait l’objet d’un cofinancement de l’Union européenne par le FEADER.

(2) Le montant est de 65,55 €/ha/an pour un contrat « d’entretien »  (mesure 1903A11), 122,55€/ha/an pour un contrat « d’entretien » cumulé avec la PHAE 19.3 (mesure 1903A15). Les contrats sont co-financés par l’Union Européenne. Certains prévoient aussi une intervention de l’Etat dans la mesure où les terrains étaient engagés en prime herbagère agro-environnementale (PHAE).

La convention engage le bénéficiaire à respecter le cahier des charges fixant les modalités d’entretien et tenir un calendrier annuel de fauche et pâturage, déclarer les parcelles à la PAC.

Seules les parcelles agricoles non-mécanisables avec un tracteur 2 roues motrices standard, du fait de leur pente, de la présence d’enrochements ou de leur difficulté d’accès sont éligibles au PEZMA.

Ces parcelles sont recensées dans une cartographie validée par les commissions communales et consultable en Mairie ou au Conseil général.

(3) Contacts ADABEL au 04 76 20 68 45

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