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L’Isère honore les médaillés du Salon de l’agriculture

Le président André Vallini remarquait, en aparté, que l’agriculture iséroise glanait davantage de trophées que le ski. En bref, Paris mieux que Vancouver. C’est un fait. Mais Didier Rambaud , conseiller général aux Sports, sans le contredire, lui glissa sans doute qu’ une cérémonie comparable à celle-ci s’imposait pour deux athlètes: Marie Dorin, citoyenne de Laval,  formée au lycée sport-études de Villard-de-Lans, médaillée de bronze en biathlon aux JO de Vancouver et Marion Josserand, née à Saint-Martin-d’Hères, licenciée à Chamrousse, médaille de bronze en ski cross.

Ces deux jeunes filles devraient donc prochainement passer elles aussi par la salle Berlioz.

Mais revenons à l’agriculture. La moisson de médailles réalisée par les Isérois au concours général du SIA 2010 est  de qualité : on y trouve de l’or, de l’argent et du bronze.

Pour fêter dignement ces agriculteurs qui font honneur au département de l’Isère, le président du CG38 était entouré de Christian Nucci,  Charles Galvin,  Bernard Cottaz et de nombreux conseillers généraux parmi lesquels Didier Rambaud, Serge Revel, Daniel Vitte, Bernard Perazio. Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture avait également tenu à participer à l’événement.

SIA

La famille Convert, de l'Albenc, parmi les producteurs honorés ce matin par André Vallini et Christian Nucci.

Les médaillés ont reçu des mains du président Vallini, en plus de ses chaleureuses félicitations, la médaille d’honneur du département, un ouvrage intitulé « Portraits de l’Isère » et une clé USB.

Christian Nucci avait auparavant  rappelé avec les mots qu’il faut les qualités de chacun des récipiendaires, avec, peut-être, une note sentimentale particulière pour les représentants de la distillerie Moyroud , sise à Beaurepaire, ville pour laquelle il manifeste un penchant certain et qui le lui rend bien d’ailleurs.

Pour la petite histoire, le  vice-président du CG38 à l’Agriculture a rappelé que lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de la Coopération et du Développement (1982-1986), le présent qu’il avait remis au représentant de la Nouvelle-Calédonie n’était autre que la précieuse eau de vie de poire de la Maison Moyroud de Beaurepaire, assurant ainsi la notoriété de ce produit dans ce lointain territoire d’outre-mer. Le ministre savait aussi se faire l’ ambassadeur des produits du terroir isérois.

Parmi les médaillés, un habitué des podiums en la personne de Bernard Convert dont l’huile de noix a une notoriété qui a elle aussi traversé le Pacifique. André Vallini, premier défenseur de la Noix de Grenoble, qui connaît bien ce producteur de l’Albenc parle de lui comme d’ « un alchimiste toujours en quête de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums ». Un talent reconnu, donc, qui lui vaut régulièrement, depuis des lustres,  des trophées dans les concours agricoles.

Et puis il y a aussi les éleveurs de Gillonay, Colombe et Saint-Georges d’Espéranche dont le travail a été distingué dans le concours de Montbéliardes.

Ci-joint le palmarès complet des Isérois récompensés :

-       L’ Etoile du Vercors (Saint-Christophe-sur-Guiers) : médaille d’argent pour son saint-Félicien. Représentée par Nicolas Guize et Pierre Jacquet.

-       La SARL Fruitière de Domessin (Panissage) réalise un triplé : médaille de bronze pour sa tommette 25% MG, médaille d’or pour son fromage à raclette ronde, médaille de bronze pour son fromage au poivre à pâte pressée demi-cuite. Représentée par Dominique Girard et José Del Omo.

-       Le GAEC de Riquetière Convert père & fils (L’Albenc) : médaille d’argent pour son huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine. Une entreprise familiale représentée par Bernard, Gilles, Bruno, Luc Convert.

-       La distillerie de Pied Menu F.Moyroud (Beaurepaire) : médaille d’argent pour son eau de vie de poire. Représentée par Raoul Simon et Pierrick Vendé.

-       L’EARL de Ternan (Gillonay) : 1er prix section 2e lactation – Vache Montbéliarde. Une affaire de famille, là aussi : Noël, Jean-Michel et Guillaume Baron étaient présents.

-       Le GAEC de la Raffinière (Colombe) : 2e prix section 3e lactation- Vache Montbéliarde- Représenté par Guy et Guillaume Robert-Michon.

-       Le GAEC des Terreaux (Saint-Georges-d’Espéranche) : 5e prix section 1ère lactation –Vache Montbéliarde.

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La noix de Grenoble en vedette à la Capitale

noix de Gre SIA

La noix de Grenoble était en bonne place sur le stand de l’Isère au SIA qui s’est achevé dimanche. L’opération Capitale s’est bien déroulée. Pour le plus grand plaisir du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble). L’objectif fédérateur de cette structure, solidement présidée par Yves Borel,  est de différencier clairement l’AOC pour accroître la valorisation de la Noix de Grenoble et conforter l’ensemble des opérateurs de la filière, nuciculteurs et metteurs en marché. Le SIA était l’occasion de mettre la noix sous les projecteurs. Ce qui fut fait.

aocUne étude IPSOS menée en avril-mai 2009 (voir notre article sur ce sujet) pour le compte du CING a conforté la volonté de l’interprofession de renforcer la promotion de ce produit-phare du Dauphiné : selon cette étude, la noix de Grenoble est jugée par les consommateurs français plus qualitative et raffinée que la noix en général ; elle est jugée meilleure par l’ensemble de la population, pour sa texture (64%), pour son goût (75%), et globalement (76%).

L’étude mentionne par ailleurs que si les connaisseurs n’en consomment pas, c’est avant tout parce qu’ils n’en trouvent pas (44%). Il y a donc encore des efforts à faire sur le plan de la distribution.

La filière noix de Grenoble qui regroupe les forces vives de l’AOC à savoir des opérateurs, producteurs, producteurs-expéditeurs et metteurs en marché,  résiste mieux que d’autres à la crise qui frappe les productions agricoles.

Son poids économique est le suivant: au 30 octobre 2009, on recensait :

- 1130 producteurs dont 75 producteurs-expéditeurs,

- 18 entreprises de commercialisation dont 2 coopératives

79% des producteurs sont en Isère, 20% dans la Drôme, 1 en Savoie. On dénombre 6 Organisations de Producteurs (OP)

6936 hectares sont recensés en AOC dont 82 % sont en Isère, 17 % dans la Drôme, 1 % en Savoie.

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Eco-baroudeur Fiat Strada: « Une balade au-delà de la ville»

FiatLes garages Strada Fiat ont organisé en ce début de mois de Mars, une opération commerciale d’envergure nationale dénommée « Eco-baroudeur ».

Le but de cette initiative est de faire découvrir la gamme 4X4 de la marque ainsi qu’un modèle deux roues motrices, le QUBO Trekking.

Cinq véhicules sont au départ de ce périple de trois heures de découverte, 2 Panda 4X4, 2 Sedici 4X4 de motorisations différentes et 1 Qubo. Cette demi-journée est réservée aux professions libérales, aux collectivités locales et pas moins de huit personnes prennent place à bord des différents véhicules.

fiat 2Un parcours route puis autoroute pour ensuite parvenir au premier chemin et aux premiers véritables tests en situation « tout chemin ». Les équipages changent de véhicule à la demande et peuvent donc essayer l’ensemble de la gamme.

Cette petite escapade verte mais pas pour autant très écolo est encadrée par un duo de choc, Francis et Michel, tout deux spécialistes de ce genre d’opérations et deux membres de l’équipe Strada Fontaine. L’écho se fait entendre au travers d’une complicité sans faille que les deux protagonistes dévoués à cette tâche nous ferons partager tout au long de cette péripétie, nous laissant découvrir ces modèles dans la bonne humeur, la sympathie et la convivialité.

fiat 3Il n’en reste pas moins que toutes les questions techniques seront abordées et développées, Michel (pilote de formation) prendra un plaisir certain à nous faire accéder avec précisions aux caractéristiques de chaque voiture. Il est à noter que cette gamme est surprenante, dans son ensemble, par l’efficacité et le comportement de ces véhicules, plus particulièrement le Fiat Sedici 135 CV diésel, qui au-delà de sa performance 4X4, reste un véhicule familial qui alterne aisément la route et le tout chemin de façon remarquable.

Belle initiative et efficacité des intervenants résumeront tout à fait cette demi-journée récréative et ludique. Souhaitons que l’aspect commercial d’une telle opération porte ses fruits.

fiat 4

Thierry Devaux

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Concours général agricole: trois médailles pour l’Isère

concours agricoleDepuis sa création en 1870, chaque année dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir français et les meilleurs animaux reproducteurs.

Parce qu’il est organisé sous le contrôle de l’Etat et obéit à un processus rigoureux de présélections et de sélections, le Concours Général Agricole est reconnu pour son impartialité et la valeur des résultats.

Trois producteurs de l’Isère ont été distingués au concours général 2010, obtenant chacun une médaille d’argent. Il s’agit de :

-La distillerie F.Moyroud à Beaurepaire (38270) – eaux de vie de poire.

- L’Etoile du Vercors à Saint-Just-de-Claix (38 680) – fromages au lait de vache à pâte molle et à croûte fleurie à caractère lactique.

-Le GAEC Convert Père & Fils à L’Albenc (38470) – huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine.

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L’Oisans, c’est aussi l’agriculture

Si le tourisme est depuis un demi-siècle le poumon économique de l’Oisans, hiver comme été, l’agriculture, elle, était, encore très récemment (au siècle dernier, néanmoins), à bout de souffle :

« Il y a eu un gros creux, il y a une quinzaine d’années, à l’échelle du canton , époque  où le nombre d’agriculteurs est tombé à une dizaine », souligne Manuelle Glasmann, animatrice Oisans à la Chambre d’Agriculture de l’Isère. « La situation a évolué positivement  : on recense aujourd’hui approximativement 25 producteurs (1), d’ une moyenne d’âge de 40 ans, soit en dessous de la moyenne nationale, et une dizaine de projets d’installation sont à l’étude, portés par des jeunes de l’Oisans ».

Ce nouvel élan est sans aucun doute à mettre à l’actif de l’APAO (association des producteurs agricoles de l’Oisans) qui s’emploie activement à ce que l’agriculture trouve sa place en Oisans, à faire connaître ses acteurs aux habitants de ces vallées, à valoriser leur production.

miel Riche

L'apiculture à Villar-d'Arène (photo Famille Riche)

Une offre de produits de qualité comme celle-ci ne peut que trouver son public et  prendre de la valeur : les consommateurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, n’ont jamais autant été demandeurs. Les produits fermiers, la cuisine de pays, les saveurs de terroir, ils aiment ! Ajoutons que tous  ces produits, il est possible de les retrouver aussi sur les tables des chambres d’hôtes et gîtes ruraux de Bourg d’Oisans et alentour, accommodés et mitonnés comme savent le faire les gens du pays. L’accueil y est à la mesure de la saveur des plats qui vous seront servis.

« La demande est là, c’est un fait, confirme Manuelle Glasman. Et les producteurs ne peuvent y répondre complètement. Près de 90% de la production sont écoulés en vente directe, sur les marchés (2), à la ferme ou via les AMAP de Grenoble ».

Outre la vente à la ferme et sur le marché, d’autres points de vente sont en projet. Pour l’été 2010, un magasin de producteurs devrait ouvrir ses portes au Sonnant d’Uriage, commune d’Uriage, en bordure de la route qui conduit à Chamrousse et Bourg d’Oisans et à 30 minutes de l’agglomération grenobloise. Une route qui connaît un trafic considérable, été comme hiver.

« Ce projet, sur lequel nous travaillons depuis deux ans, confie Olivier Hugonnard, président de l’APAO, a pu aboutir grâce à un co-financement  CDRA Alpes Sud Isère/CDRA du Grésivaudan ».

Le plus petit abattoir certifié CE

Cette année 2010 qui sera riche en projets et en actions, a démarré dans les meilleures conditions. L’abattoir de Bourg d’Oisans a obtenu l’agrément CE il y a deux mois. Ce qui fait la fierté d’Olivier : « Oui, c’est une satisfaction . C’est pour nous un équipement essentiel, pour lequel nous avons fait de gros investissements avec l’aide du SIVOM. L’abattoir, géré en SARL par les éleveurs de l’Oisans, est l’un des plus petits abattoirs de France agréé CE ».

Le troupeau d'Emilie Salvi à Ornon (photo Emilie Salvi)

Le troupeau d'Emilie Salvi à Ornon (photo Emilie Salvi)

Jusque là, l’abattoir ne pouvait vendre la viande en direct que dans un périmètre restreint. Avec l’estampille CE, il est désormais possible de vendre les bêtes abattues et découpées à des structures revendeuses comme des restaurants et des cantines. Cet agrément, donné provisoirement, devra être confirmé par la préfecture vers la fin mars.

Ajoutons que cet agrément modifie les règles de travail du personnel de l’abattoir, la mise aux normes impliquant  l’ enregistrement systématique des pratiques (méthode HACCP) dans l’objectif de garantir la sécurité sanitaire des aliments.

Valoriser, promouvoir, communiquer

La vocation agricole de l’Oisans (4) s’est peu à peu effilochée au fil des siècles et le défi de l’APAO avec le soutien des élus, est précisément de lui redonner vie, de la mettre en lumière. L’une des priorités a été la valorisation. L’APAO (3), dont les membres font partie du réseau « Bienvenue à la ferme », a élaboré une charte de qualité et une marque qui  font sa force : animaux élevés en Oisans,découpe à l’abattoir de Bourg-d’Oisans, fromages, miel, charcuterie  transformés à la ferme. 100% Oisans.

Mais le savoir-faire a besoin du faire savoir. En complément, l’association affiche la volonté d’engager une véritable communication sur ce sujet : réalisation d’un bulletin, création d’une signalétique, expo photo, etc.

« La cible, précise Manuelle Glasman, c’est avant tout les gens de l’Oisans. Il y a des jeunes à Bourg d’Oisans qui ignorent que des agriculteurs travaillent pas loin de chez eux ou un peu plus haut. L’objectif est d’ancrer l’agriculture dans la vie locale, qu’elle soit connue et reconnue par les habitants »

Pour atteindre cet objectif, il faut une mobilisation collective. C’est pourquoi l’APAO , au cours de cette année 2010, souhaite développer des partenariats et des collaborations, que ce soit avec l’Office de tourisme (création d’un document sur la route des savoir-faire »,  le Parc des Ecrins, le SIVOM, la Communauté de communes.

Une dizaine de porteurs de projets d’installation

Outre son action en faveur d’une gestion équilibrée de l’espace et de la valorisation des produits, l’APAO, en liaison avec les élus, soutient l’installation des agriculteurs. Une démarche qui n’est pas toujours simple, en Oisans comme ailleurs, en particulier pour trouver des terres agricoles.

« Des terres en friches, il y en a, dans la plaine de la Romanche. Et ce sont des terres fertiles. Mais il est extrêmement difficile d’avoir un bail, explique Olivier Hugonnard. Les propriétaires ne sont pas disposés ».

L’APAO participe à des projets  avec les élus et la profession agricole afin de faciliter l’installation sur son territoire.

« Nous avons le soutien des élus, notamment de la Com Com mais il devient nécessaire de passer du soutien à la collaboration, explique Manuelle Glasman. Il faut voir comment le territoire peut faire une place à cette agriculture. Il y a par exemple une forte demande de maraîchage. Où trouver de la place ? L’aménagement de la Romanche, qui entraîne l’interdiction de construire tout bâtiment  ne facilite pas les choses ».

Le SYMBHI, conduit ici, comme en Isère Amont, des travaux de protection contre les crues. La circulation le long des digues, entre autres, pose de gros problèmes aux agriculteurs, les barrières et portiques en place ne permettant pas aux engins agricoles de passer.

L’ADASEA  recense près de 13 candidats à l’installation , la plupart de l’ Oisans, hommes et femmes, porteurs de projets diversifiés qui vont de l’apiculture aux PPAM en passant par les vaches laitières, les ovins, caprins, les  volailles, les fromages, et la création d’une ferme équestre. L’APAO compte sur ces nouveaux arrivants pour poursuivre son défi, à savoir que l’agriculture relève la tête en Oisans. Toute nouvelle bouffée d’oxygène est la bienvenue. Mais elle compte de la même façon sur les élus pour leur faire une place.

………………………………………………….

(1) Quelques producteurs de l’Oisans  (liste non ehxaustive)

Chantal Theysset, (Villard-Reymond)- liqueurs et apéritifs (génépi, gentiane, sureau)  confitures (framboises, cassis, groseilles) (voir la photo de une, de Chantal Theysset)

La famille Salvi, (Ornon) viande d’agneau, de veau et de bœuf

Olivier Hugonnard  (Bourg d’Oisans) fromages de chèvres,  chevreau

Emilie Salvi (Ornon) – fromages de brebis, viande d’ agneau

Marie-Anne Varreau (Venosc)- miel de montagne et haute montagne

Didier Girard (Bourg d’Oisans), viande de bison et d’ agneau d’alpage

Joël et Karine Ganot, (Bourg d’Oisans),charcuterie, viande d’agneau, de bœuf charolais et limousin, veau de lait et  porc fermier

Cécile Strauss (Allemont)-  fromages de chèvres,chevreau

Lydie Barruel  (Bourg d’Oisans) – légumes, œufs et produits de la ferme Stéphane Vieux Bourg d’Oisans) – bœuf, veau, pommes de terre)

Julien Picca (Bourg d’Oisans) -bœuf, mouton

Jérôme Fouvet et Véronique Riche  (Villar d’Arène) – miel et ses produits dérivés

Frédéric et Claudine Laperrière (Villar d’Arène) – tommes, raclette et gruyères d’alpage.

(2) Le marché de Bourg-d’Oisans a lieu le samedi matin. Certains producteurs sont aussi présents sur des marchés grenoblois comme le marché du vendredi, place aux Herbes ou le samedi, place Saint-André.

(3) L’APAO tiendra son assemblée générale lundi 8 mars à 19h30 à la mairie de Bourg d’Oisans.

(4) C’est à l’Oisans que nous devons la foire de Beaucroissant. Une catastrophe est à l’origine de ce transfert vers la Bièvre. En 1219, le lac naturel de Saint-Laurent (à l’emplacement de l’actuel Bourg d’Oisans) se rompt et inonde toute la vallée y compris Grenoble. On déplore de très nombreuses victimes.

Dès l’année suivante, le 14 septembre, sous la conduite de Pierre de Seyssins, évêque de Grenoble, la foule des survivants se rend en pèlerinage à Parménie, résidence de l’évêque. Les pèlerins viennent remercier le ciel de les avoir épargnés. Ils sont si nombreux qu’il faut construire au pied de la colline un village pour les abriter. Il est installé au lieu-dit « Le Mollard du Paul » avant de prendre le nom de Beaucroissant en 1312 par décision de Guy de Tullins, seigneur des lieux. Ce rassemblement est l’occasion de faire du commerce et les marchands suivent en nombre. La foire de Beaucroissant est née.

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CREPS de Voiron : la Région réaffirme son soutien

Fin 2008, dans le cadre de la réforme de la politique nationale du sport de haut niveau, le gouvernement a annoncé la fermeture de plusieurs Centres Régionaux d’Éducation Populaire et de Sport (CREPS) français. Prises de façon unilatérale, ces décisions ont été accompagnées pour certains CREPS, d’une proposition de reprise faite aux collectivités locales, comme dans le cas du site de Voiron.

Face à la forte mobilisation des élus locaux et régionaux, non seulement la fermeture du CREPS de Voiron a été reportée par l’État au 31 août 2010, mais ce dernier a également accepté de participer à une étude. Celle-ci a été lancée par la Région Rhône-Alpes, au nom des différentes collectivités qui ont manifesté leur intérêt pour la poursuite des activités de l’établissement et le maintien d’un service de formation sportive et de loisirs de qualité en Rhône-Alpes : Conseil général de l’Isère, Ville de Voiron et Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais.
Objectif : connaître la réalité de la situation de l’établissement et étudier les hypothèses d’évolution et de développement.

Les deux premières phases de cette étude ont permis d’élaborer un protocole d’accord qui propose un projet d’avenir sur le site de Voiron. Il prévoit la poursuite de l’activité de formation professionnelle, tout en étant également tourné vers l’extension de nouvelles activités liant le secteur du sport, de la santé et de l’éducation.

Avec le concours de l’ensemble de ses partenaires, afin de rassurer le personnel du CREPS et le mouvement sportif et associatif isérois et rhônalpin, et sur proposition de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes (qui s’était rendu sur place dès l’annonce de la fermeture du CREPS), le Conseil régional, réuni en Commission permanente ce vendredi 26 février, a décidé d’approuver ce protocole d’accord.

La Région Rhône-Alpes réaffirme ainsi sa volonté de permettre la mise en place d’un projet structurant sur le site de Voiron.

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Journées d’études des aéroports francophones à Grenoble-Isère

Après Biarritz en 2009, l’aéroport de Grenoble-Isère accueille la 20ème édition des Journées d’Etudes ALFA-ACI.
Cette manifestation se déroulera au Centre de Congrès du World Trade Center Grenoble et réunira les directeurs et responsables des aéroports francophones : France métropolitaine, Outre-mer, Canada, Afrique et Europe, soit environ 250 participants.
Les Journées d’Etudes permettront aux dirigeants des aéroports d’aborder différentes thématiques telles que la sécurité, la qualité, le développement commercial, les nouvelles tendances… et de présenter les travaux et études réalisés par les différentes commissions à travers des présentations et des ateliers de travail.

L’ALFA-ACI, l’association des aéroports francophones

Depuis sa création, l’ALFA-ACI s’est affirmée comme un carrefour utile et original d’échanges pour tous les aéroports du monde entier attachés à la culture francophone.

Aujourd’hui, l’ALFA-ACI rassemble 80 aéroports membres actifs d’une vingtaine de pays sur les 5 continents.  L’objectif principal de l’association est d’étudier, de partager et de proposer des positions communes sur la gestion, l’exploitation et la promotion des aéroports de la francophonie.
L’association compte également une soixantaine de partenaires industriels et
commerciaux, fournisseurs des aéroports, au titre de membres associés. Cette collaboration a pour but de faciliter le développement des relations professionnelles, en vue d’améliorer l’efficacité des services aux passagers.


St geoirsL’Aéroport de Grenoble-Isère, un aéroport géré par VINCI Airports VINCI Airports, filiale de VINCI Concessions, gère désormais en direct quatre aéroports en France – Grenoble, Chambéry, Clermont-Ferrand et Quimper et en partenariat ceux de Rennes et de Dinard – représentant un trafic total de 1,8 millions de passagers et un chiffre d’affaires total d’environ 45 millions d’euros en 2009.

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Bilan des assises des territoires ruraux

Ce matin, en conseil des ministres, Michel Mercier,  ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire a présenté une communication sur le bilan des Assises des territoires ruraux.

80 000 personnes, représentant les acteurs locaux et nationaux, ont, au total, pris part à ces assises. Un programme ambitieux pour les années à venir en résulte.

De nombreuses mesures entrent immédiatement en application : lancement d’un second appel à projets pour des pôles d’excellence rurale ; accord signé par les opérateurs de téléphonie mobile, sous l’égide de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, pour la couverture de l’ensemble des communes rurales dès 2013 ; appui au déploiement du très haut-débit en zone rurale ; meilleure intégration de la dimension rurale dans les études d’impact des lois et règlements.

En avril, un comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire adoptera un plan d’ensemble en faveur des territoires ruraux. Ce plan concernera, par exemple, le déploiement de distributeurs automatiques de billets par La Poste, un appel à projets pour les maisons de santé, le soutien à la transmission des entreprises en zone de revitalisation rurale ou encore l’organisation des filières de commercialisation des produits de la chasse.

Les dispositions de nature législative qui seraient nécessaires pourront être intégrées dans différents projets de loi : engagement national pour l’environnement; réforme des collectivités territoriales ou encore loi de finances pour 2011.

Le suivi de ce plan sera confié dès l’automne 2010 à la Conférence de la ruralité dont la composition sera renouvelée.

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Activité normale à l’aéroport de Grenoble-Isère

Suite au mouvement de grève des contrôleurs aériens qui a débuté aujourd’hui, les aéroports de Grenoble-Isère et Chambéry-Savoie ne sont pas fermés.
Ce mouvement de grève n’ayant pas été repris par les contrôleurs aériens présents à Grenoble, l’activité de l’aéroport de Grenoble-Isère n’est pas impactée.

4 vols sont programmés aujourd’hui au départ de Grenoble : Londres Gatwick avec Easyjet, Rotterdam avec Transavia et Londres Stansted et Dublin avec Ryanair. Seule la compagnie Easyjet a préféré annuler son vol et le reporter à demain.

Les passagers en partance ont été acheminés et logés à l’hôtel par la compagnie.
L’arrêt de travail des contrôleurs aériens à l’aéroport de Chambéry-Savoie perturbe l’activité de l’aéroport. Le vol Flybe à destination de Southampton, seul vol commercial de la journée, prévu aujourd’hui à 13h05 a été annulé par la compagnie.

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Grenoble St Geoirs : « Une véritable fourmilière »

En ce samedi 20 février, les halls mais aussi le tarmac de l’aéroport Grenoblois se métamorphose en une véritable fourmilière. Pas moins de 14000 passagers sont attendus en ce jour de chassé-croisé hivernal. 49 vols vont atterrir puis redécoller à plein, juste le temps pour la plupart d’entre eux de passer par l’avitaillement, plein de carburant, menu ménage…

La majorité des vols sont des charters non réguliers, affrétés par des Tours Opérators vendant les mérites des séjours ski dans les Alpes. Ceux-ci restent au sol 30 à 35 minutes, juste le temps pour les équipes au sol d’entreprendre leurs tâches, le rythme est très soutenu. Ces hommes et femmes en « jaune » régulent de part et d’autre de l’aéroport un flux constant et tendu de passagers dont la grande majorité est originaire du Royaume Uni et de Scandinavie.

St Geoirs 1

L’enregistrement des bagages se fait sur plus de 20 guichets, de l’autre côté 3 salles de débarquement réceptionnent les arrivées. 75 personnels sont permanents, l’équipe s’étoffe en hiver pour atteindre un effectif de 300 personnes au plus haut de la saison: bagagistes, hommes de piste, accueil-renseignements… Sur le tarmac, l’activité est très régulée, badge obligatoire, passage en gendarmerie, puis contrôle averti, voire fouille corporelle, on ne plaisante pas un instant avec la sécurité.

Une fois sur les pistes, la vigilance des accompagnateurs est à son comble, les bus ne cessent leurs aller-retours, les passerelles se croisent, l’organisation à toutes épreuves reste le maître mot de tout un chacun. Les chargements et déchargements de bagages sont impressionnants, ils s’enchainent non stop. Nous découvrons un univers insolite, ou l’intervention de chacun dépend du travail de l’autre, tout ceci avec une précision surprenante.

Le pôle « opération » a la lourde charge de réguler toutes ces diverses activités au sol alors que la tour de contrôle se préoccupe de l’activité aérienne et reste inabordable pour les visiteurs que nous sommes, ne surtout pas déranger les équipes au travail. Celui-ci est très précis et nécessite beaucoup de concentration. Les pilotes et leurs équipages ne seront pas abordés non plus, ils restent à bord de l’appareil le temps de la halte. Ils ne communiquent qu’en cas de nécessité ou par gestes avec le responsable au sol, à l’arrivée et lors de la préparation au décollage.

st geoitrs 4

L’aéroport de Grenoble-Isère surprend par sa capacité à absorber un tel flux de passagers, les équipements sont régulièrement améliorés, les équipes renforcées. Cette année, une troisième salle de débarquement à vue le jour, équipée de deux tapis et donnant accès direct, après le contrôle en douane, au nouveau parking de bus assurant les navettes vers les sommets Alpins tant attendus par le touristes, amateurs de grands froids et de fortes sensations…

Plusieurs compagnies aériennes assurent ce va et vient incessant, la plupart étant des compagnies « charters low coast » ou appartenant à des tours opérators assurant des vols plus réguliers. Toute cette activité est encadrée, par les douanes bien sûr, mais aussi la gendarmerie présente en permanence ainsi que les services de sécurité et les secours avec une équipe tournante de 16 pompiers.

Cette visite guidée permet de mieux appréhender les activités aéroportuaires mais surtout de relater les compétences et la précision d’exécution de tous les personnels au sol. Cette activité, pour l’instant hivernale, cherche à se développer, c’est pourquoi à partir du mois d’avril prochain, deux lignes régulières viendront compléter celle-ci, une vers la Tunisie avec des séjours abordables, 8 jours, 7 nuits, une autre vers l’Andalousie, destination Malaga.

st geoirs abeilles

A noter : la présence de quatre ruches sur les abords des pistes, avec une menue récolte offerte aux collègues par le chef de piste, initiateur de ce projet original et fort sympathique…

Thierry Devaux

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