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A la découverte du Riad Diyafat Bladi d’Oujda


Profitant de notre séjour à Oujda, capitale du Maroc oriental, nous avons visité sa célèbre et traditionnelle médina et avons découvert le Riad Diyafat Bladi.Celui ci à la particularité  d’être situé aux portes de la médina, donc au centre de la ville et surtout d’être le premier riad d’hébergement ouvert au Maroc Oriental.

Bien entendu celui ci a été aménagé de façon traditionnelle mais présente un confort tout à fait respectable.

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Contenant 5 chambres d’une capacité totale de 20 personnes, équipées de salles de bain individuelles, de télévisions avec récepteur satellites, de radios, on a également apprécié le salon central marocain ou l’on se retrouve pour prendre le traditionnel petit déjeuner  local et même les repas typiques de la région.

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Le Maroc oriental s’ouvre vers le tourisme à plusieurs niveaux. La ville d’Oujda a des attraits historiques, culturels, traditionnels qui méritent que l’on s’y attarde. De là on peut faire une escapade en direction de la Méditerranée, éloignée de 60 km. Saïdia dite la perle bleue est en totale évolution. Si la vieille ville a gardé son charme, nous avons découvert la nouvelle station balnéaire en pleine construction, même si de nombreuses tranches sont terminées.

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Nul doute qu’elle attirera beaucoup de monde, ne serait ce que par ses habitations typiques et ses 15 km de plages de sable fin. De Saïdia, une escapade au Cap de l’Eau avec ses restaurants typiques de pêcheurs s’impose!

Si d’Oujda, on part vers le sud, on s’arrêtera à Ain Beni Mathar. Cette ville  organise tous les lundis le plus gros marché aux bestiaux de la région. Elle a sur ses terres une centrale thermo solaire… La route du sud se poursuit, à travers les hauts plateaux, paradis des troupeaux de Beni-Guil, race ovine ayant obtenue il y a peu l’IGP, vers Bouarfa, ville porte du désert et on achève ce parcours à Figuig, ville oasis qui a la particularité de posséder également un riad qui vous accueillera sans souci et avec dépaysement garanti.

Comme on l’a vu, le Maroc oriental a de nombreux atouts touristiques. Certes nous sommes loin des structures de masse qui dominent dans des villes comme Agadir, Marrakech… mais nous avons été séduits par cette région trop peu connue…

Pour en savoir plus sur le Riad Diyafat Bladi: www.diyafatbladi.com/

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A la découverte du Maroc Oriental


La délégation isèroise a donc traversé du nord au sud la région du Maroc oriental. Une région méconnue et pourtant elle a de fameux atouts. Découvrons la.

La région de l’Oriental est l’une des plus grandes du Maroc. Elle s’étend sur 82820 km2 soit 11,6% du territoire national.

Sa préfecture est Oujda, ville en pleine restructuration, qui sera prochainement totalement désenclavée grâce à l’agrandissement de son aéroport international, à l’ouverture de l’autoroute Oujda-Fez. Elle est  constituée de six provinces: Berkane, Nador, Taourit, Figuig, Jerada et Driouech. Ses limites sont la Méditerranée au nord, l’Algérie à l’est et au sud. On passe donc de la mer au présaharien ce qui permet à la région de l’Oriental de bénéficier d’un climat méditerranéen avec influence du Sahara.

La région se caractérise également par une grande diversité écologique. On y trouve un écosystème marin et lagunaire, un périmètre irrigué, des montagnes, forêts, des zones de cultures, des plateaux et un système oasien et présaharien à l’extrême sud.

Pendant plusieurs années, le Maroc oriental a vécu grâce à son sous sol, mines de plomb de Sidi Boubker, de charbon de Jérada, de manganèse de Bouarfia…. et de son sol avec une activité agricole active.

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Sidi Boubker, cité minière est devenue une ville fantôme à la fermeture des mines.

Les mines ont fermé mais l’agriculture a poursuivi son expansion. Les principales productions sont les agrumes, l’olivier, vigne, amandiers, palmiers dattiers, maraîchage, céréales, luzerne, sucre… et bien sûr l’élevage.

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La région de l’Oriental se caractérise en effet par l’importance de son cheptel. Près de 3 millions de têtes dont les 2/3 sont des ovins. La race la plus connue étant la Beni Guil.

La production agricole est reconnue pour sa qualité. Pour preuve, la clémentine de Berkane, la datte Aziza de Fuiguig et la race Beni Guil ayant obtenu le label IGP.

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Au cours de notre visite, nous avons découvert la production de nèfles dans la vallée de Zegzel située en plein coeur des Monts Beni Snassen. Le néflier joue un rôle socio-économique important pour cette région. Il permet par exemple la création de près de 30 000 journées de travail annuellement au niveau des vergers et de la récolte. Nous étions en période de  pleine récolte et on a pu apprécier la qualité gustative de ce fruit trop méconnu.

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Autre produit original, la fameuse truffe appelée truffe du désert ou de sables. Elle est communément appelée Terfez. Il s’agit de champignons mycorhiziens qui vivent en symbiose avec des plantes hôtes. Leur production est fortement liée aux précipitations de l’automne. On les trouve sur les hauts plateaux.

Le tourisme est très peu développée au Maroc oriental. Seule la côte méditerranéenne est en plein essor touristique avec la mise en place d’un plan de tourisme de masse à Saidia.

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Les plans de la nouvelle station balnéaire de Saidia: 17000 lits supplémentaires sont prévus….

« Notre souhait pour notre région est le développement raisonné d’un tourisme rural dans lequel nous sommes impliqués. Un tourisme qui n’exclue personne », précise Abderrahmane Mejdoubi, éleveur de Aïn Beni mathar.

Certains Marocains nous informant qu’ils ne peuvent se rendre dans des villes comme Marrakech: « La vie y est trop chère!

En un mot les éleveurs de la région souhaitent mettre en place un système de vacances à la ferme du style gîtes de France. On en reparlera…

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Cap de l’Eau, au nord de la région…

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Les Béni Snassen au centre…

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…Fuiguig au sud, trois clichés qui montrent la diversité et à travers elle les atouts du Maroc oriental.



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Les écoliers de Aïn Beni Mathar: « Laissez-nous une planète propre! »


Comme vous l’avez vu, la délégation qui s’est rendue au Maroc oriental, sous l’égide de la Fédération des Alpages de l’Isère et de l’association pastoralisme du monde,  a fait une halte dans la commune de Aïn Beni Mathar.

Une commune qui a pris en charge son avenir à travers la protection de son environnement. Abderrahmane Mejdoubi, éleveur ovin: « La pollution de la nappe phréatique, située sous nos terres, serait une catastrophe pour l’ensemble de la population de notre région, notre économie, les emplois, notre troupeau, notre agriculture… »

Profitant du fait que Rabat soit choisie comme la capitale mondiale de l’environnement, dans le cadre du 40ème anniversaire de la Journée de la Terre, les élus, associations, dont l’association « Environnement actif », et l’école Moussa IBN Noussair de Aïn Beni Mathar se sont mobilisés afin de sensibiliser la population sur les problèmes liés à l’environnement.

Pour ce, les élèves de l’école, avec l’aide de leurs instituteurs ont écrit, mis en scène une pièce de théâtre dont le fil conducteur est le respect de l’environnement.

Les acteurs, excellents, faisant passer des messages forts: notre nature pleure, les usines polluent notre air, notre eau, halte à la déforestation, oui au reboisement, arrêtez de tuer les animaux, stop au gaspillage de l’eau car elle est la vie, stop à la pollution….En un mot: laissez nous une planète propre!

Puissent, nos décideurs, entendre ces enfants mais également tous les enfants de la planète!

En parallèle, les écoliers ont fait des dessins ayant pour thème l’environnement. Les meilleurs d’entre eux étant récompensés.

Voici quelques clichés de cette visite à l’école Moussa IBN Noussair de Aïn Beni Mathar.

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Bruno Bernabé, directeur des gîtes de France Isère apprécie la qualité des dessins.

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Aïn Beni Mathar: une commune qui se mobilise pour préserver son environnement


Dès avoir posé le pied en sol marocain, à l’aéroport d’Oujda, la délégation isèroise à été conviée à se rendre à Aïn Beni Mathar. Cette ville est située à 80 kilomètres au sud d’Oujda, à proximité de la cité minière de Djerada et à quelques encablures de la frontière algéro-marocaine. Cette position a fait de Aïn Beni Mathar une ville regroupant une population très diversifiée. Se sont en effet côtoyés marocains, algériens, français, juifs venus faire des échanges commerciaux.

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Sa population aujourd’hui est d’environ 15000 habitants. Elle conserve son caractère rural et elle est surtout devenue la plaque tournante du commerce de bétail. Tous les lundis la ville se transforme en énorme souck ou environ 15000 ovins, en majorité de race Beni Guil sont vendus.

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Aïn Beni Mathar est également une ville entourée de maraîchages et de cultures fourragères. Il faut dire que la ville est située au dessus d’une nappe phréatique d’environ 40 kilomètres de diamètre. Une nappe qui pourrait être en danger si des décisions importantes concernant la pollutions n’étaient pas prises rapidement.

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Le président d’ Aïn Beni Mathar, au centre expose les projets de la ville concernant la station d’épuration et la récupération des déchets lourds. On reconnait Yves Raffin, directeur de la fédération des alpages de l’Isère et Bruno Bernabé son homologue des gîtes de France Isère.

Le président ( le maire) de la commune, les associations environnementales locales et les éleveurs adhérents à l’ ANOC ( association nationale des éleveurs ovins et caprins) ont décidé de prendre en mains ce dossier. Pour ce, des projets sont en cours, dont la construction d’ une station d’épuration.

Bertaïeb Bahous, président de la commune: » Le projet est bien avancé, afin qu’il se concrétise il nous faut trouver d’autres partenaires financiers que ceux que nous avons déjà. »

Autre axe de réflexion: la gestion des déchets solides. Pour l’instant, la commune se contente d’un dépotoir….  » Nous réfléchissons à la construction d’une décharge. » Une large discussion s’est faite autour de ce projet, en particulier à propos du tri sélectif auquel les marocains n’avaient pas pensé.  » C’est une excellente idée mais on aura du mal à la mettre en place. »

Ceux ci ont très vite compris les enjeux liés à ce fameux tri sélectif, environnementaux et financiers et vont inclure cette nouvelle donne dans leur réflexion.

A noter que sur la commune se trouve la plus importante centrale solaire du Maroc, centrale d’une puissance de 472 MW. Celle ci  génère  une économie de 12.000 tonnes de fuel par an et une réduction des émissions de CO2 de 33.500 tonnes par an.

On peut donc conclure qu’ Aïn Beni Mathar construit son avenir durablement….

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La commune d’Aïn Beni Mathar, ses associations, ses école se mobilisent pour laisser un héritage propre….

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