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Décès de Jean claude Monin


Jean claude Monin, est décédé à l’âge de 71 ans, emporté par la maladie. Ancien maire de St Jean D’arvey commune savoyarde, Jean Claude Monin a beaucoup oeuvré pour dynamiser une agriculture de proximité.

Il s’est également beaucoup investi au niveau de la forêt.

Jean-Claude MONIN a été Président des Communes forestières de Savoie de 1983 à 2011.

Il a été vice-président de la Fédération nationale des Communes forestières de 1983 à 2000 puis président délégué de 2001 à 2007 et enfin Président de 2008 à 2014.

Il a également été président de l’Union régionale des Communes forestières Rhône-Alpes de 1990 à 2014.

De 2000 à 2014, il a été vice-président de l’Office national des forêts (ONF) et président du Comité consultatif de la forêt communale de 2012 à 2014.

Il a présidé l’association Bois des Alpes de 2011 à 2014.

Les hommages sont unanimes.. Nous retiendrons celui du ministre de l’agriculture, Stéphane Le foll.

« Je tiens à saluer son engagement au service des communes forestières et de la filière bois tant au niveau national que dans sa région, en Rhône-Alpes. Je retiendrais l’énergie et la détermination qui furent la sienne au service de la défense des communes forestières, de l’Office National des Forêts et de la filière forêt-bois toute entière. »

Au niveau régional voici la réaction d’Eliane Giraud, sénatrice de l’Isère:

" Je viens d’apprendre avec beaucoup de tristesse le décès de Jean-Claude
Monin, président honoraire de l’Union régionale des communes forestières
de Rhône-Alpes et de la Fédération nationale des communes forestières.

J’ai eu l’occasion, dans le cadre de mes responsabilités de Présidente du
Parc Naturel Régional de Chartreuse et de Vice-présidente de la Région
Rhône-Alpes, de rencontrer Jean-Claude Monin et j’ai ainsi pu mesurer son
engagement pour la mise en œuvre d’une politique forestière dynamique et
pour la reconnaissance de la filière bois.

Homme de conviction, de volonté et de courage, Jean-Claude Monin a exercé
des responsabilités électives importantes tout au long de sa vie. Maire de
Saint-Jean d’Arvey pendant plus de 40 ans, Vice-président de Chambéry
Métropole, il a consacré sa vie au service de la chose publique et en
particulier au service des collectivités forestières.

Dans cette circonstance douloureuse, j’adresse mes plus sincères
condoléances à sa famille, à ses amis et à ses collaborateurs."

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JC Monin, président de la FNCOFOR: l’ONF est l’outil adapté à la gestion de nos forêts publiques.


Dans le cadre du séminaire des Responsables d’Unités Territoriales et des Responsables d’Unités de Production rassemblant la Direction générale de l’Office national des forêts, les directeurs d’agence et les directeurs territoriaux, Jean-Claude Monin, président de la fédération nationale des communes forestières a fait une intervention remarquée. Ce séminaire se tenait à Lyon.

Pour prendre connaissance de son discours, cliquer sur le lien suivant:

discours de Jean-Claude Monin : cliquer ici

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Jean Claude Monin: » il faut conserver le régime forestier »


Jean Claude Monin, maire de Saint –Jean d’Arvey, en Savoie, président de la Fédération des Communes Forestières, souhaite vivement que le  régime forestier qui prévoit la gestion publique de forêts publiques soit remis en cause. Il a répondu à Enviscope.com lors d’une rencontre sur le salon Eurobois, qui a fermé ses portes ce vendredi 18 janvier à Eurexpo.

Jean Claude Monin, Président des Communes Forestières de France: il faut conserver le régime forestier ( photo Michel Deprost)Jean Claude Monin, Président des Communes Forestières de France: il faut conserver le régime forestier ( photo Michel Deprost) En quoi le régime forestier consiste-t-il?
Jean Claude Monin : L’Office National des Forêts  va signer dans quelques mois un nouveau contrat de progrès avec l’Etat pour la période 2012 2015.  La négociation de ce contrat pourrait être l’occasion de remettre en cause le régime forestier. Le régime forestier prévoit que les forêts publiques, les forêts domaniales qui appartiennent à l’Etat, les forêts appartenant aux communes et aux départements,  doivent être gérées par l’Office National des forêts.
Quels sont les risques?

Un rapport a été présente par Hervé Gaymard, qui rappelle l’importance du régime forestier, mais une note de Bercy a été révélée qui fait état d’une évolution souhaitée par certains. Cette évolution consisterait à permettre la gestion des forêts publiques par le secteur privé, par exemple dans le cadre de délégation du service public. Une telle gestion pourrait présenter des risques.
Qui défend  le régime forestier ?

La Fédération des communes forestières qui compte 11 000 communes sur 36 000 communes en France. Un grand débat s’est développé dans de nombreuses régions. Mais le régime est aussi défendu par de très nombreux élus, même dans l’actuelle majorité,  comme Hervé Gaymard lui-même, car de nombreux élus comprennent les risques qui pourraient apparaitre d’une remise en cause d’une gestion durable de la forêt à laquelle pourraient se laisser convaincre certaines communes. Les élections sénatoriales sont d’ailleurs une échéance cruciale, car les sénateurs sont élus entre autres par des grands électeurs désignés par des maires ruraux. Le débat pourrait contribuer à faire  perdre la courte majorité actuelle.
La filière forestière est-elle unie par ailleurs ?

L’unité de la filière forestière a beaucoup progressé et s’exprime aujourd’hui dans France Forêt. Elle s’est construite autour de notions qui ne sont plus conçues comme contradictoires: la production et  la protection. On retrouve dans le même mouvement, les professionnels, France Nature Environnement, mais il faut renforcer cette dynamique pour éviter que chaque maillon de la filière cherche à imposer sa vision de la forêt et du bois.

Recueilli par Michel Deprost

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Un PAT qui mobilise les énergies


Fin 2008, le Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA) Alpes Sud Isère lançait la mise en place d’un Plan d’Approvisionnement Territorial (PAT) afin de répondre aux questions des collectivités sur la ressource bois énergie mobilisable sur le territoire. Une ressource qui devient un enjeu économique de territoire, un marché dont les règles sont en encore gestation, une opportunité de taille pour la filière bois.

Les acteurs du sud Isère se préparent à relever le défi de la production de chaleur à partir de la biomasse forestière. Il ne s’agit rien moins que d’exploiter un gisement et de faire de ce combustible vert qu’est la plaquette un nouveau moteur du développement durable du territoire sud Isère. Vaste programme.

Caractéristiques du territoire :

  • 95 500 ha de forêts
  • 15,4 Mm3 sur pied
  • 63%  privées, 37% publiques
  • 60% résineux, 40% feuillus
  • ressource actuellement accessible : 56% de la surface
  • 39 chaufferies consommant 4060 tonnes de bois/an

bois énergie3

Le PAT, nouvel outil issu du programme « 1000 chaufferies bois » de la Fédération Nationale des communes forestières, apporte une aide à la décision pour valoriser le bois énergie et structurer l’approvisionnement des chaufferies à partir de la ressource locale. Il permet de sécuriser l’approvisionnement par une meilleure connaissance des ressources forestières et une meilleure mobilisation.

Cet outil va permettre de répondre aux interrogations des élus et des collectivités sur la pérennité de la ressource forestière, les coûts de mobilisation pour développer des chaufferies dans des conditions économiques viables, et l’optimisation à l’échelle d’Alpes Sud Isère de l’implantation de nouvelles plateformes de stockage.

Un prix moyen de 102€/t

Les études et analyses réalisées par le CDRA (1) ont établi un diagnostic de la situation sur le territoire sud Isère. A partir de ces données, un plan  d’action a été finalisé par un comité de pilotage composé d’élus, de partenaires locaux et institutionnels ainsi que des entreprises..

Les résultats de ce travail ont été présentés mardi 22 juin à Herbeys aux élus et acteurs locaux des 109 communes d’Alpes Sud Isère, en présence de Gilles Strappazzon, Chef de projet du CDRA Alpes Sud Isère et de Jean-Claude Monin, Président de la Fédération nationale des communes forestières, Lionel Courtois, chargé de mission forêt CDRA.

Les conclusions mettent en avant trois données centrales :

plaquette1/ Le CDRA présente un potentiel aujourd’hui non valorisé de produits disponibles pour l’énergie (ou l’industrie du bois) d’environ 188 000t/an (taux d’humidité 30%) dont 25% mobilisable actuellement

2/ Le prix moyen de la plaquette forestière a été estimé à 102€/t (taux d’humidité 30%) soit 29,7€/MWh. 26% de la plaquette forestière peuvent être mobilisés à un coût inférieur à 100€/t. (2)

3/La construction de nouveaux lieux de stockage (3) est envisageable dans l’optique d’une réflexion globalisée des investissements à l’échelle du territoire. Les zones très mal desservies (route à grumier) pour la mobilisation du bois représentent 5400ha.

L’objectif est donc, à l’horizon 2015, de faire passer l’approvisionnement en PF des chaufferies actuelles du CDRA, évalué à 4060t/an, à 9311t/an. Le nombre de chaufferies est actuellement de 39 (collectif public+collectif privé et autres) mais devrait passer à 50 dans un proche avenir, 11 projets étant en cours.

Le plan d’action, prévu pour cinq ans, vise d’abord à développer la part des énergies renouvelables issues des produits forestiers, ensuite à favoriser le développement et la structuration d’activités économiques durables (avec la  création de 12 à 15 emplois équivalent temps plein) à partir de la ressource forestière.

L’or vert des forêts

bois énergie2Le sud Isère n’a pas de pétrole mais il a des forêts. Et certains peuvent rêver que, l’époque étant résolument écologique, cette biomasse forestière puisse être un jour aussi « juteuse » que l’or noir et bien plus propre. Pour l’heure, c’est surtout de volonté, d’investissement et de concertation qu’il a besoin. Le CDRA, dans ce contexte, joue pleinement son rôle.

Face à ces enjeux de territoire que génère cette évolution du marché du bois énergie, Gilles Strappazzon appelle, en effet, à l’organisation . Pour lui, il est urgent de se doter d’un organe politique, d’une gouvernance: « Notre démarche n’a de sens que si nous sommes organisés d’un point de vue institutionnel. On peut envisager, par exemple, la création d’un syndicat à vocation unique, celle du bois énergie, à l’échelle du grand sud Isère. C’est l’une des clés de notre réussite, j’en suis convaincu ».

Pour Jean-Claude Monin, il s’agit d’un nouveau défi pour la forêt , notamment la forêt privée, majoritaire dans ce territoire : « Les forestiers privés ont une responsabilité forte pour l’avenir. La demande des sociétés de chauffage s’adresse maintenant à la forêt, les autres ressources étant taries. Nous devons être en capacité de répondre à la demande. Nous aurons des choix politiques et des arbitrages à faire. Et pour cela, il est nécessaire que l’on s’organise afin d’éviter de se retrouver en situation de coupe réglée ».

L’heure est donc à la mobilisation. Les partenaires du CDRA étaient tous présents à cette réunion. Pour Jean-Claude Monin, la réponse à ce marché émergent qu’est le bois énergie doit être solidaire, c’est à dire concerner toute la filière bois : « Le deuxième déficit de la France est la filière forêt-bois. Nous devons lancer ces démarches, mettre en place des gouvernances pour renverser la vapeur. Mais il faut que ce soit par les deux bouts de la filière, aval et amont, et que la démarche associe bois énergie et bois d’œuvre ».

……………………………

(1)  Cette étude a été financée à 80% par la Région Rhône-Alpes et des fonds européens (FEDER Alpes).

(2)  Le prix varie en fonction des ressources concernées : types de gisements, localisation de la ressource, contraintes d’exploitation et logistique possible.

(3)  On recense aujourd’hui trois plateformes de stockage : Saint-Michel-les-Portes (capacité 1380), Susville (430), Herbeys (100).

Catégorie A la une, forêt, territoires, énergiesCommentaires fermés


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