Brebis en deuil, le loup est passé par là !

Communiqué de la FNSEA, JA, fédération nationale ovine.

 » Face à l’expansion continue du territoire du loup, à la multiplication du nombre d’attaques et de victimes
dans toute la France, à l’inefficacité des mesures de protection et de régulation de l’espèce mises en place
par les services de l’Etat, nous profitons du Salon International de l’Agriculture pour exprimer notre
impossibilité à continuer d’élever nos animaux dans cette situation.

L’année 2013 aura encore fait près de 6 000 victimes en France et plus de 1700 attaques. Les éleveurs ne
peuvent plus supporter cela.

Savez‐vous que chez certains éleveurs, le nombre d’agneaux femelles nés suffit juste pour renouveler les brebis mangées par le loup ?

Savez‐vous que certains éleveurs et bergers passent parfois des semaines à dormir dans une tente loin de leur famille pour protéger leur troupeau ?

Savez‐vous que le loup s’adapte et déjoue tous les moyens de protection qui sont mis en place par les éleveurs ?

Dans ces conditions, les éleveurs ovins ne pouvant plus élever correctement leurs animaux, maintenir des
paysages ouverts et accueillants, participer à la vie de leur territoire ont décidé :
• de se mettre en deuil avec leurs animaux le jour de l’inauguration du Salon,
• d’organiser une transhumance le mardi 25 après‐midi dans tout le salon,
cela afin d’informer le public sur le problème qui tue leur métier jour après jour et sensibiliser les élus à
l’urgence qu’il y a à apporter des solutions aux éleveurs.
– Non, le loup n’est pas une espèce rare et menacée
– Oui, ce sont des loups qui tuent les moutons, pas les « chiens errants »
– Oui, les dégâts des loups sur l’élevage sont très importants
– Oui, les éleveurs protègent leurs troupeaux, mais le loup s’adapte
– Oui, les chiens de protection deviennent un vrai problème
– Non, cela ne se passe pas bien avec les loups dans les autres pays européens
– Oui, l’élevage de montagne résiste bien, si on ne lui impose pas le loup
– Oui, l’élevage de plein air est nécessaire pour les paysages et la biodiversité
– Oui, le loup coûte cher… au détriment des priorités de la biodiversité
– Oui, le loup pourrait s’en prendre à nouveau à l’homme.

« Nous demandons tout simplement que les éleveurs puissent continuer d’exercer leur métier
sereinement dans des conditions humaines acceptables sur tous les territoires. Pour cela, il est impératif
de faire baisser significativement le nombre d’attaques et de victimes. Nous demandons donc une
régulation efficace du loup avec prélèvement effectif jusqu’au plafond des 24 loups autorisés, et un
déclassement du loup des espèces protégées de la convention de Berne et de la Directive Habitat. »

Gilbert

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