Archive | 02 février 2009

CIACT: Queyranne juge insuffisant l’effort d’ investissement

Le Premier ministre, François Fillon, a réuni ce lundi 2 février à Lyon le Comité Interministériel d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (CIACT) consacré au plan de relance de l’économie annoncé par le président de la République le 4 décembre 2008 à Douai.
Le CIACT a validé la répartition territoire par territoire d’un ensemble d’opérations s’inscrivant dans le cadre de ce programme exceptionnel d’investissement. Plus de 1000 opérations prêtes à être lancées en 2009 sont réparties dans l’ensemble des régions. Elles devront être engagées en 2009 et les crédits affectés à ces opérations consommés pour les trois quarts au moins au cours de cette année.
Leur impact sera donc perceptible dès cette année sur l’activité, l’emploi et la compétitivité des territoires. Les projets qui accuseraient du retard ne pourraient plus bénéficier des conditions et du financement public prévus au titre du plan de relance. Ces investissements concernent les infrastructures de transport, l’enseignement supérieur et la recherche, le patrimoine immobilier de l’Etat, le logement et la rénovation urbaine ou encore la santé. Ils s’inscrivent pleinement dans la dynamique du Grenelle de l’environnement. Une part significative de l’effort d’investissement du plan de relance contribuera à l’accélération des Contrats de projets Etat-Régions (CPER). Les crédits prévus initialement en 2009 seront ainsi abondés dans des proportions allant de 30% à plus de 100%.

Jean-Jack Queyranne très critique

Jean-Jack Queyranne, dans un communiqué, regrette que ce plan ambitieux ait été préparé sans les collectivités rhônalpines:

« Les mesures annoncées par le Premier ministre portent sur les opérations qui étaient largement prévues. L’Etat se contente de rattraper ses retards, notamment dans l’exécution du Contrat de projet Etat-Région. J’attendais mieux ! Il n’y pas réellement d’enveloppe supplémentaire à la mesure des enjeux ».

« Nous sommes disponibles dans l’intérêt commun. Le Premier ministre devrait plutôt s’inspirer de la démarche de Barack Obama qui a entrepris de rassembler toutes les forces du pays pour endiguer la crise. J’aurais pu signer avec l’Etat sur le remboursement anticipé de la TVA… Il est dommage que cette exclusivité ait été réservée au seul Département du Rhône ».

Le Président du Conseil régional Rhône-Alpes a également ajouté : « Ce plan est également à courte vue. Il faut dès à présent engager des projets importants créateurs d’activités et d’emplois pour 2010. Je pense notamment aux accès français du Lyon – Turin, à la Plateforme de Rovaltain et aux bâtiments universitaires qui en dehors du Plan Campus justifient des investissements importants.
La traduction du plan de relance reste trop modeste, ce sont encore les collectivités territoriales qui seront au premier rang pour faire face à la crise et à ses conséquences économiques et sociales ! ».

« Pour y faire face, il faut changer de braquet et changer de méthode ! » a conclu le Président de la Région Rhône-Alpes.

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Rénovation de logements: une mesure incitative

Le Parlement autorise, pour une période de deux ans, le cumul entre l’éco-prêt à taux zéro et le crédit d’impôt « développement durable ». Dans le cadre du programme de relance de l’économie française annoncé par le Président de la République le 4 décembre dernier, le Parlement a définitivement adopté une disposition du projet de loi de finances rectificative pour 2009 qui autorise, à titre exceptionnel, le cumul entre deux instruments puissants de soutien à la rénovation énergétique des logements :
- d’une part, l’éco-prêt à taux zéro, élaboré à la suite du Grenelle Environnement et institué dans la loi de finances pour 2009, dont l’objet est d’encourager les ménages à réaliser des bouquets de travaux importants de réhabilitation thermique de leur logement, comme par exemple l’isolation de la toiture et le changement des fenêtres ;
- et, d’autre part, le crédit d’impôt sur le revenu « développement durable » qui permet aux ménages de bénéficier d’une aide fiscale à raison des dépenses d’équipements qu’ils engagent pour améliorer les performances énergétiques ou environnementales de leur logement (acquisition de chaudières efficaces, de matériaux d’isolation thermique, d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable, d’équipements de récupération des eaux pluviales…).

Ce cumul, qui constitue une mesure particulièrement incitative, est limité à deux ans (2009 et 2010) et réservé aux seuls ménages dont les ressources n’excèdent par 45 000 € au titre de l’avant dernière année précédant celle de l’offre de prêt. Ce sont donc plus de trois ménages sur quatre qui vont pouvoir en bénéficier.

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La Région soutient la filière laitière

Vendredi 30 janvier, Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs Naturels Régionaux, a visité le centre de développement de produits laitiers au sein de l’usine CANDIA de la Talaudière (Loire).

Unique en Rhône-Alpes, ce centre de recherche développement sur le lait est spécialisé dans l’élaboration de nouveaux produits nutritionnels à plus forte valeur ajoutée. Il témoigne de la stratégie de diversification engagée par l’industrie laitière rhônalpine pour pallier au déclin constaté sur le marché du lait de consommation demi écrémé classique.
CANDIA possède également un site de production à Vienne (Isère) qui a été récemment modernisé pour accueillir une ligne de conditionnement de lait de consommation en bouteille d’une capacité de 70 millions de litres en remplacement d’une ligne de conditionnement en brique d’une capacité équivalente. Au total, sur les deux sites, CANDIA transforme 380 millions de litres de lait par an et emploie 380 personnes.

Ces projets ont bénéficié de subventions régionales (près de 400 000€ au total) : ils contribuent en effet à la valorisation des produits issus des élevages laitiers et au maintien du tissu économique agricole rhônalpin.

En Rhône-Alpes, 2 400 producteurs fournissent 450 millions de litres de lait chaque année. Pour les accompagner, la Région va mettre en place le Contrat Régional d’Objectif de Filière (CROF) Lait au 1er semestre 2009. Conclu pour une durée de 3 ans, ce CROF Lait a été élaboré dans la concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière laitière. Son objectif est triple pour la filière :
• améliorer sa compétitivité (notamment en réduisant les coûts de collecte du lait et en modernisant les bâtiments d’élevage),
• mieux la valoriser (innovation, segmentation des marchés, qualité des produits)
• la promouvoir auprès des différents publics (scolaires, consommateurs…)
Le Conseil régional va consacrer près de 3 M€ au financement du CROF Lait.

Le Conseil régional vient de voter à l’unanimité sa nouvelle politique en faveur des industries agro-alimentaires (IAA). Elaborée avec les professionnels, elle réaffirme le lien entre productions agricoles et agroalimentaires, le rôle des IAA dans la dynamique des territoires, le besoin impérieux de qualité et d’innovation dans le domaine.

Le 24 janvier dernier, Jean-Jack Queyranne et Eliane Giraud ont rencontré les chefs d’entreprises rhônalpines dans le cadre du SIRHA, afin de les remercier de leur implication dans la révision de cette politique et plus particulièrement dans la création d’un cluster Rhône-Alpes dédié à l’agroalimentaire.

Jean-Jack Queyranne participera aux assises de l’agroalimentaire le 18 février prochain à la Préfecture du Rhône. Ce sera l’occasion de présenter les enjeux de cette filière en Rhône-Alpes, les réponses déjà apportées par la Région, mais aussi et surtout, d’informer l’Europe et l’Etat des freins au développement de ce secteur liés à des réglementations et décisions de leur seul ressort.

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Offres et demandes d’emplois en agriculture avec www.anefa.org

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Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org

Drôme 

Exploitation, production arboriculture et maraîchage, cherche un responsable d’exploitation (H/F). Vous aurez en charge l’entretien et l’exploitation de l’ensemble des cultures et en période de récolte, vous assurerez l’encadrement du personnel. Expérience impérative, niveau BAC minimum.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OAR54-26

Isère 

Exploitation en élevage caprin + transformation fromagère cherche un agent d’élevage (H/F) ayant la responsabilité du troupeau (traite, soins, entretien des parcs et clôtures). Expérience impérative. Formation bac souhaitée. CDD de 6 mois tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OCA2-38

-URGENT . Service de remplacement cherche un agent d’élevage en bovins lait (H/F) autonome pour intervenir sur trois exploitations dans le Nord Isère. Expérience impérative. CDD de 3 mois tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OVL2-38

Rhône

Exploitant cherche un agent d’élevage caprin (H/F). Activités : production laitière (80 chèvres), transformation, commercialisation. Les missions seront déterminées selon les compétences de la personne : soins et traite, transformation, vente… Possibilité logement. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: OCA2-69

- URGENT . Expl. en maraîchage cherche un agent de culture légumière (H/F) pour réaliser les opérations techniques de culture de plein champs : préparation et mise en place des cultures, entretien et développement des plantations, récolte, triage et conditionnement. Formation CAPA et expérience souhaitées. CDD temps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: OMA7-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Homme cherche emploi d’agent d’élevage. Titulaire d’un BTS agro-équipement. Expérimenté. Mobilité : Ain, Haute-Savoie.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DEL4-01

Drôme

Femme cherche emploi de second d’exploitation en maraîchage bio. Titulaire d’un BPREA. Expérimentée.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. Ref: DMA23-26

Haute Savoie

Homme cherche emploi d’agent d’élevage bovin ou ovin. Titulaire d’un BEPA et d’une maîtrise d’élevage par alternance. Compétence spécifique : conduite de tracteurs. Mobilité : Haute Savoie.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.ref: DVL3-74

Loire

Femme cherche emploi en élevage laitier, de préférence élevage caprin. Titulaire d’un BTS production animale. Mobilité : région.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DCA6-42

Rhône

Homme cherche emploi d’agent viticole. Expériences saisonnières. Titulaire d’un BPA viticulture-œnologie. Mobilité : département Rhône.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.Ref: DVI18-69

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Chanvre industriel 2009: ensemble, c’est mieux

A l’initiative de l’association ChanvRA, se sont réunis, à La Côte-St-André des chanvriers de toute la France…et même de Belgique.

Notre région était présente par l’intermédiaire des membres de la Chambre d’agriculture de l’Isère, de la coopérative Dauphinoise, des agriculteurs et des entrepreneurs de travaux agricoles.
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Accueilli par le lycée agricole de la Côte-St-André, plus de 20 personnes représentants bon nombre de bassins de production de chanvre ont échangé sur l’agronomie de cette plante nouvelle et en phase de validation  dans notre région.
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Roland Primat, à droite, avec à ses côtés Yves François: »Oeuvrer pour le développement de la filière qui a un avenir certain ».

Roland Primat, président de ChanvRA, a ouvert cette cession de travail et a encouragé chacun à travailler en collaboration et en transparence pour œuvrer au développement commun de cette jeune filière, pour laquelle il reste tant à faire.
Ensuite les participants ont présenté leurs caractéristiques concernant cette culture. Les échanges ont été riches sur les pratiques de chacun tant au niveau de l’itinéraire technique que du machinisme très spécial à mettre en œuvre pour la récolte.
La journée s’est prolongée par l’établissement d’un programme commun d’action en fonction des compétences et des attentes des participants.

Une démarche commune s’est mise en route. Nul doute que cette collaboration sera fructueuse et favorisera le développement de la culture du chanvre, et  ses nombreuses utilisations très performantes notamment dans le bâtiment et respectueuses de  l’environnement.

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A propos des nuisances des porcheries

M. Jean Louis Masson (Moselle- NI) , dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 20/11/2008 , attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur le fait que lorsqu’une porcherie est située en limite immédiate des maisons d’un village, elle est à l’origine de nuisances olfactives considérables pour les habitants.

Compte tenu de la gêne pour le voisinage, il lui demande si les pouvoirs publics ont prévu l’octroi de subventions pour faciliter le transfert de ces porcheries afin de les éloigner des zones habitées. Plus précisément, il souhaiterait connaître les incitations financières accordées à l’agriculteur qui accepterait d’éloigner sa porcherie des maisons d’un village.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 29/01/2009 - 

Comme beaucoup d’activités, les élevages de porcs sont soumis à la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement qui encadre les installations pouvant présenter notamment des inconvénients pour la commodité du voisinage (art. L. 511-1 et R. 511-9 du code de l’environnement).

À partir de 50 animaux-équivalents, l’installation d’un élevage de porcs est soumis à une autorisation préfectorale. Pour pouvoir exercer son activité, l’exploitant doit soumettre au préfet un dossier de demande d’autorisation qui comprend entre autres une étude d’impact analysant les effets directs et indirects, temporaires ou permanents de l’installation sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs, émissions lumineuses). L’autorisation est accordée après enquête publique et avis des conseils municipaux intéressés.

En outre, les arrêtés du 7 février 2005 fixent les règles techniques auxquelles doivent satisfaire les élevages de porcs soumis à autorisation ou à déclaration au titre des installations classées pour la protection de l’environnement. Ils précisent notamment que la distance d’éloignement des bâtiments d’élevage et de leurs annexes vis-à-vis des habitations des tiers doit être d’au moins 100 mètres.

Dans le cas des élevages de porcs en plein air, les limites des parcelles utilisées sont situées à au moins 50 mètres des habitations des tiers. L’exploitant doit par ailleurs prendre les dispositions appropriées pour atténuer les émissions d’odeurs, de gaz ou de poussières susceptibles de créer des nuisances de voisinage. Les installations non soumises à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement sont néanmoins soumises au règlement sanitaire départemental.

La circulaire du 20 janvier 1983 relative à la révision du règlement sanitaire départemental type fixe à 100 mètres la distance minimale d’implantation des élevages porcins à lisier vis-à-vis des immeubles habités ou habituellement occupés par des tiers, des zones de loisirs et de tout établissement recevant du public. Ces prescriptions peuvent être précisées en fonction des réalités afférentes à la situation du département concerné.

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Pour une bonne utilisation des produits phytosanitaires

A l’initiative de l’ADAYG, une visite d’une plateforme de remplissage et de rinçage de pulvérisateur a lieu vendredi 6 février à Bernin. L’arrêté ministériel de septembre 2006 impose de mettre en oeuvre des moyens afin d’éviter les pollutions ponctuelles lors de l’utilisation de produits phytosanitaires. La plateforme de remplissage est un outil permettant de respecter cette obligation.
L’ADAYG vous invite à visiter une plateforme collective de remplissage et de rinçage réalisée par des agriculteurs de Bernin désireux d’aller plus loin dans la protection de l’environnement.
Lors de cette visite, Jean-Pierre Amaudru, agriculteur, et Sandra Riquet du pôle environnement de la Chambre d’agriculture de l’Isère présenteront le différents aspects techniques, financiers et réglementaires.
A l’origine, issue du PSADER du Pays Voironnais, cette action est ouverte à tous les agriculteurs de l’Y grenoblois.
Rendez-vous le vendredi 6 février  soit à la Maison des agriculteurs à 14h pour organiser un co-voiturage, soit à 14h15 à la cave coopérative de Bernin.
Inscription :
ADAYG
Thierry Loeb  au  04 76 20 67 53
thierry.loeb@adayg.org

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