Archive | 03 février 2011

220 participants au colloque Corabio consacré à la Pac

Le colloque organisé par Corabio vendredi 21 janvier dernier sur la réforme de la PAC a rencontcoraré un beau succès. 220 participants sont venus s’informer sur l’histoire de la Politique Agricole Commune, ses orientations données à l’agriculture française, le contexte interactionnel et les scenarii proposés pour la réforme 2014 par le commissaire européen Dacian Ciolos.

La PAC actuelle, basée sur des références historiques, a favorisé jusqu’ici les grandes fermes, la monoproduction et les grandes régions céréalières. Il s’avère que l’agriculture rhônalpine, diversifiée, de montagne, plutôt sous signe de qualité nécessite une approche plus environnementale en tenant compte de la rotation des cultures par exemple, avec une part des légumineuses qui diminuerait la dépendance française en soja, en mettant en place une rémunération de reconnaissance environnementale et une régulation des échanges au niveau international.

Pour la première fois, le débat sur la PAC est largement ouvert au monde associatif, aux citoyens, aux organisations professionnelles, aux collectivités territoriales. C’est donc le moment de soutenir une agriculture de qualité pour une alimentation saine et de petites fermes à forte valeur ajoutée afin de maintenir les emplois en agriculture.

Le compte-rendu complet est consultable sur www.corabio.org

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Plaquette bâtiments agricoles et photovoltaïque


Une plaquette à destination des porteurs de projets d’équipements photovoltaïques éditée par la chambre d’agriculture de l’Isère, l’Ageden, le CAUE et la DDT est disponible.

Dans le prolongement du protocole sur les constructions en zone agricole, ce document  précise les règles et bonnes pratiques applicables aux projets d’équipements photovoltaïques des bâtiments situés en zone agricole.

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Droits des agriculteurs sur leurs semences: réaction de la confédération paysanne

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Un point important de l’ordre du jour de la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l’application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner… le directeur des relations extérieures du GNIS :

  • qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d’une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l’industrie semencière,
  • qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n’est presque plus utilisée depuis l’adoption en 1994 d’un règlement européen qui les autorise,
  • et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du « privilège du sélectionneur » d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd’hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle.

En effet, seule l’adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d’abandonner l’usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l’environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles.

La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d’échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d’une poignée de multinationales productrices d’OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l’indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l’environnement et la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d’engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

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Prêts bonifiés à l’installation: derrière le mirage, la réalité !

Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!

Le dispositif d’aides à l’installation, mis en avant par le Ministère de l’agriculture, peut-il vraiment favoriser l’installation des jeunes dans le secteur agricole ? C’est la question que se pose la coordination rurale.

En novembre 2010, le Ministère de l’agriculture annonçait le nouveau taux des prêts MTS Cuma, s’élevant à 1,4 %. Aujourd’hui le taux de base des prêts à l’installation s’élève à 2,5 % et n’est abaissé à 1 % que pour les installations en zone défavorisée.

Devant une telle différence de traitement, il est légitime de s’interroger sur la réelle volonté politique de renouvellement des générations, dans une profession où les premières années sont marquées par l’important taux d’endettement des actifs.

La section Jeunes de la Coordination Rurale réclame un alignement des prêts bonifiés sur le meilleur taux bonifié existant en agriculture. La priorité du gouvernement doit être l’aide aux jeunes installés !

La section Jeunes rappelle également qu’elle a proposé dès l’an dernier, que les prêts bonifiés soient remplacés par une subvention équivalente en trésorerie. Cette subvention permettrait d’abonder la Dotation Jeunes agriculteurs et ainsi diminuer l’importance du prêt bancaire dans le financement de l’installation.

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Sauver durablement la filière porcine française

Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!

L’ONEP (Organisation Nationale des Eleveurs de Porcs) et la Coordination Rurale ont été reçues au ministère de l’agriculture pour évoquer la situation du secteur porcin en France. Après avoir rappelé la situation catastrophique des producteurs qui perdure depuis 4 ans, l’ONEP a exposé ses propositions pour sauver durablement l’ensemble de la filière porcine française.

Une totale transparence

Un producteur de porcs ne peut pas subsister si son prix de vente est constamment inférieur à son coût de production ! L’ONEP a demandé que l’Observatoire des prix publie rapidement tous les éléments qui permettent la totale transparence des coûts et des marges  de tous les maillons de la filière et qui légitiment les prix à la consommation.

Un groupe d’experts très attendu

L’ONEP réclame que le groupe d’experts de haut niveau prévu par la Commission européenne fasse rapidement des propositions pour une régulation européenne de la production et du marché du porc.  Il faut instaurer un équilibre durable entre la production et les besoins des consommateurs de l’UE, moyen indispensable pour assurer des prix rémunérateurs pour l’ensemble des acteurs de la filière et des prix stables et raisonnables pour les consommateurs.

Ce groupe d’experts devra aussi trouver les solutions adaptées pour mettre un terme aux distorsions de concurrence devenues insoutenables pour la production française : pour un élevage moyen de porcs la seule différence des coûts d’abattage représente un handicap  de 15 000 € par an pour le producteur français !

Un étiquetage clair

L’ONEP a souligné l’urgence d’étendre l’étiquetage « VPF » (Viande Porcine Française) aux produits transformés et dans tous les rayons de la distribution.

Groupements et coopératives doivent assumer leurs responsabilités !

Pour ce qui concerne la transparence du Marché du Porc Breton, l’ONEP a demandé que tous les groupements et coopératives y apportent au minimum un quart de leur production, seul moyen de garantir une représentation exacte de l’équilibre offre-demande.


Les capacités d’investissement des éleveurs étant aujourd’hui quasiment nulles, l’ONEP a demandé que soit repoussée la date de mise aux normes pour le bien-être animal et a fait preuve de son grand scepticisme face à la méthanisation comme solution à la crise porcine.

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La survie de l’élevage français a un prix

Suite à la rencontre organisée par le ministère de l’agriculture concernant la hausse des prix des matières premières, la FNSEA a tenu à réagir.

« L’élevage français est dans une situation catastrophique. Ainsi, la réunion présidée ce 2 février par Bruno le Maire, Ministre de l’Agriculture et Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’Etat chargé de la consommation, consacrée à la forte hausse des prix des matières premières agricoles et ses conséquences, a permis de faire consensus sur ce sujet : la volatilité du marché des matières premières est un réel problème pour les paysans, les PME agro-alimentaires et les consommateurs.

Il est urgent et nécessaire que les prix des viandes permettent aux éleveurs de faire face à la hausse sans précédent du coût de l’alimentation animale. Cette hausse ne peut être légitime que si et seulement si elle est corrélée aux coûts des matières premières et à leur part dans le produit fini. En effet, il ne s’agirait pas que ces hausses justes et justifiées servent d’alibi à des prises de marge excessives par les acteurs de la filière alimentaire et des distributeurs.

La FNSEA demande que l’on donne des signaux rapides à l’ensemble des filières d’élevage y compris dans les négociations tarifaires en cours avec la distribution. Au-delà, la FNSEA attend des règles claires et une construction d’indices objectifs au sein de l’Observatoire des prix et des marges ainsi que des interprofessions.Les pouvoirs publics doivent « relâcher un peu la pression sur le pouvoir d’achat » estime le président de la FNSEA. »

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Bruno LE MAIRE annonce le paiement d’aides en faveur des éleveurs bovins

À l’occasion de l’Assemblée générale de la Fédération nationale bovine à Autun, Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a annoncé que le solde de la part nationale de la prime à la vache allaitante (PNSVA) a été versé aux éleveurs, le 2 février 2011.

Ces paiements atteignent près de 65 millions d’euros et vont concerner environ 88 000 éleveurs, soit plus de 95 % des dossiers. Ils constituent un apport de trésorerie important pour des exploitations qui traversent des difficultés.

Les éleveurs ont donc pu être payés plus d’un mois avant la date habituelle de versement.

Par ailleurs, le solde de la prime communautaire au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA), d’un montant d’environ 200 millions d’euros sera exceptionnellement payé autour du 15 mars prochain, soit trois mois avant la date habituelle de versement.


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Prix alimentaires: le gouvernement attentif…

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, et Frédéric LEFEBVRE, Secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation, ont réuni les représentants des agriculteurs, des industries agroalimentaires et des distributeurs au sujet de l’impact de la volatilité des prix des matières premières sur les filières et les prix alimentaires.

Cette réunion a permis de renouer le dialogue entre les acteurs, notamment dans la perspective des négociations des contrats entre industriels et distributeurs qui doivent prendre effet, comme prévu par la loi de modernisation de l’économie, le 1er mars.

Au cours de cette réunion, les distributeurs ont annoncé qu’ils étaient prêts à examiner favorablement les demandes de leurs fournisseurs au regard de la hausse du coût des matières premières, notamment pour les viandes fraîches de bœuf, de porc et de volailles. Par ailleurs, certains distributeurs ont annoncé qu’ils acceptaient de jouer le jeu de l’origine pour les marques « premiers prix », répondant ainsi à une demande formulée par les éleveurs depuis plusieurs mois.

Le Gouvernement sera particulièrement attentif aux impacts des hausses des cours des matières premières afin de minimiser les conséquences pour le pouvoir d’achat des consommateurs, de garantir aux producteurs agricoles, et notamment les éleveurs, un revenu décent et d’assurer la pérennité des entreprises agroalimentaires.

Le Gouvernement réunira à nouveau l’ensemble des participants début mars afin de faire un bilan des négociations et tirer les enseignements concernant l’application de la loi de modernisation de l’économie.

Les ministres ont également chargé l’observatoire des prix et des marges de travailler sur les effets de la volatilité des prix sur les coûts de production et ses répercutions tout au long des filières pour favoriser une plus grande transparence notamment au bénéfice des consommateurs et de leur faire un premier point dans un mois.

Les ministres ont rappelé que la loi en faveur des consommateurs votée en janvier 2008 et la loi de modernisation de l’économie permettaient de sanctionner les abus, en particulier dans un contexte de forte hausse des prix des matières premières. Ils ont demandé à la DGCCRF de renforcer sa vigilance quant à la bonne application de la loi de modernisation de l’économie dans les négociations commerciales

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5 médailles pour les vignerons de Rhône-Alpes!

39 vignerons et 2 caves coopératives ont représenté dignement la région Rhône-Alpes au salon Millésime Bio qui s’est déroulé du 24 au 26 janvier au parc des expositions de Montpellier.

Rhône-Alpes remporte ainsi 5 médailles dans le cadre du concours international des vins de l’agriculture biologique organisé par l’AIVB du Languedoc Roussillon.

Millésime Bio, le salon mondial et professionnel des vins issus de l’agriculture biologique a accueilli du 24 au 26 janvier derniers plus de 500 producteurs et négociants. De plus en plus d’acheteurs venant du monde entier et des vins de 25 pays différents ont fait de ce salon professionnel une véritable référence pour le marché des vins issus de raisins de l’agriculture biologique.

Rhône-Alpes était représenté sur le salon à travers 39 vignerons et 2 caves coopératives. Parmi eux, 5 ont remporté une médaille dans le cadre du Challenge Millésime Bio qui récompense les vins bénéficiant de qualités gustatives remarquables. Le concours organisé par l’Association Interprofessionnelle des Vins Biologiques du Languedoc Roussillon (AIVB-LR) a pour triple objectif de promouvoir la qualité des vins issus de l’agriculture bio, d’encourager les vignerons à une recherche permanente de qualité, et de constituer une référence incontournable pour l’offre des vins issus de l’agriculture bio.

La récolte 2009, Vin de Savoie Blanc du Domaine Giachino remporte ainsi  une médaille d’or. Les domaines Achard-Vincent (Clairette de Die), Barou (Condrieu) et de la Grand’Cour (Fleurie) remportent une médaille d’argent, ce dernier faisant partie des 12 vignerons soutenus par Organics Cluster et Corabio pour leur première participation au salon. Enfin le Domaine Barou reçoit également une médaille de bronze pour son AOC Saint-Joseph, Rouge, 2009.

Millésime Bio a également été l’occasion d’évoquer la question de la certification européenne des vins bio au cours du séminaire organisé par l’Agence Bio. En effet, le règlement européen de l’AB permettrait la mise en place d’un cahier des charges de la vinification. Mais des divergences d’intérêt entre pays du Nord et pays du Sud sur les quantités de sulfite n’ont pas permis un accord européen.

Conscients de la nécessité d’offrir aux consommateurs non seulement du vin issu de raisins bio mais surtout un vin bio, les vignerons œuvrent actuellement à rassembler les critères de diverses chartes de vinification privées au sein d’une charte européenne.

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