Sauver durablement la filière porcine française

Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!

L’ONEP (Organisation Nationale des Eleveurs de Porcs) et la Coordination Rurale ont été reçues au ministère de l’agriculture pour évoquer la situation du secteur porcin en France. Après avoir rappelé la situation catastrophique des producteurs qui perdure depuis 4 ans, l’ONEP a exposé ses propositions pour sauver durablement l’ensemble de la filière porcine française.

Une totale transparence

Un producteur de porcs ne peut pas subsister si son prix de vente est constamment inférieur à son coût de production ! L’ONEP a demandé que l’Observatoire des prix publie rapidement tous les éléments qui permettent la totale transparence des coûts et des marges  de tous les maillons de la filière et qui légitiment les prix à la consommation.

Un groupe d’experts très attendu

L’ONEP réclame que le groupe d’experts de haut niveau prévu par la Commission européenne fasse rapidement des propositions pour une régulation européenne de la production et du marché du porc.  Il faut instaurer un équilibre durable entre la production et les besoins des consommateurs de l’UE, moyen indispensable pour assurer des prix rémunérateurs pour l’ensemble des acteurs de la filière et des prix stables et raisonnables pour les consommateurs.

Ce groupe d’experts devra aussi trouver les solutions adaptées pour mettre un terme aux distorsions de concurrence devenues insoutenables pour la production française : pour un élevage moyen de porcs la seule différence des coûts d’abattage représente un handicap  de 15 000 € par an pour le producteur français !

Un étiquetage clair

L’ONEP a souligné l’urgence d’étendre l’étiquetage « VPF » (Viande Porcine Française) aux produits transformés et dans tous les rayons de la distribution.

Groupements et coopératives doivent assumer leurs responsabilités !

Pour ce qui concerne la transparence du Marché du Porc Breton, l’ONEP a demandé que tous les groupements et coopératives y apportent au minimum un quart de leur production, seul moyen de garantir une représentation exacte de l’équilibre offre-demande.


Les capacités d’investissement des éleveurs étant aujourd’hui quasiment nulles, l’ONEP a demandé que soit repoussée la date de mise aux normes pour le bien-être animal et a fait preuve de son grand scepticisme face à la méthanisation comme solution à la crise porcine.

Gilbert

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Revenir en haut de page