Archive | arboriculture

Fruits: « La crise la plus grave de ces 30 dernières années »

Le 64 ème congrès des producteurs de fruits vient de se tenir à Valence. Bruno Le Maire a tenu à participer aux travaux de ce congrès. Il a convenu que la crise que traverse la filière est grave: » la plus importante de ces 30 dernières années.

Pour prendre connaissance de son discours: cliquer sur: www.fnpfruits.com

Vous pourrez également lire l’intervention du président national des producteurs de fruits.

Catégorie arboricultureCommentaire (0)

Mort d’abeilles: un arboriculteur condamné

Le Président du Syndicat Apicole Dauphinois nous fait part d’une décision de justice condamnant un arboriculteur suite à la mort brutale des abeilles d’un apiculteur.

Voici la décision de justice:

Un arboriculteur a été condamné à une peine d’amende par le tribunal correctionnel d’Avranches (Manche) pour la mort brutale d’abeilles d’un voisin apiculteur, après la surutilisation d’un produit chimique sur des pommiers.

« C’est au moins une des toutes premières fois en France qu’un apiculteur se voit accorder un dédommagement pour la mort de ses abeilles », à la suite de l’utilisation « inopportune » de produits phytosanitaires dans une exploitation voisine, indiqué le procureur.

Selon l’avocat parisien de la partie civile, spécialisé dans les questions environnementales, ce jugement rendu est une première.

L’arboriculteur a été condamné à une amende de 1000 euros dont 500 avec sursis. Il devra en outre payer 7.500 euros de dommages et intérêts et 500 euros de remboursement de frais de justice à l’apiculteur. L’association Manche Nature, partie civile, recevra 1.000 euros de dommages et intérêts et 500 euros de remboursement de frais de justice.

Rappelant que la France était fortement importatrice de miel, le parquet avait notamment demandé une peine de 1.000 euros d’amende avec un sursis partiel lors de l’audience le 24 novembre.

Le producteur de cidre est condamné pour « non respect des conditions d’utilisation de produits phytosanitaires telles qu’elles figurent sur les étiquettes », à savoir l’interdiction à l’époque d’utiliser ce produit sur les pommiers en fleurs.

L’usage de ce produit à base de carbaryl fabriqué par Bayer, nommé Sévin, a été complètement interdit en 2008.

L’ apiculteur accuse le producteur de pommes à cidre, d’être à l’origine de la perte d’au moins une cinquantaine de ruches.

Selon l’AFP

Catégorie apiculture, arboricultureCommentaire (0)

Mathématique de la main verte

palmeraie

Il arrive à tout le monde de rêver de palmiers. Que l’on soit du plat pays ou du Mont-Blanc. C’est le cas de Renaud de Looze qui vit au milieu d’une palmeraie au pied de la Chartreuse. Avec lui, le Grésivaudan, considéré il y a quelques siècles comme le plus beau jardin de France, s’est enrichi de nouvelles espèces végétales. Ingénieur et pépiniériste, il a créé en 1995 la Palmeraie des Alpes à Saint-Nazaire-les-Eymes  après avoir sélectionné des arbres poussant habituellement sur les contreforts de l’Himalaya et donc résistants au gel. La palmeraie compte aujourd’hui quelque quatre cents arbres.

de looze1 Depuis plus d’un an, en complément de son activité arboricole, Renaud de Looze creuse avec méthode et application la question du compostage. Son hangar est un véritable laboratoire.

Se disant partisan d’ « une agriculture mesurée », il s’emploie, de façon empirique, à  définir les règles d’ « un jardinage efficace et respectueux de l’environnement ». Il a d’ailleurs publié en 2009, avec la commune du Fontanil, un fascicule où il distille ses conseils (1) :

« Pour moi, le secret de la main verte, c’est tout simplement un jardinage efficace, confortable et recyclable », explique t-il.

de looze4Le confort du jardinier lui semble essentiel. Jardiner ne doit pas être synonyme de mal de dos, de reins en compote, de rhumatismes.

Il a dans ses cartons plusieurs projets parmi lesquels « un potager sur table » permettant aux personnes handicapées et aux seniors souffrant du dos de cultiver leur jardin à hauteur d’homme, sans douleur.

Autonome en eau d’arrosage (recyclage de l’eau de pluie) et en engrais (recyclage des déchets organiques), ce kit domestique (utilisable aussi sur terrasse ou sur toit) permet d’allonger la saison de culture grâce à son couvercle transparent qui fait effet de serre et à la chaleur du compost.

Précis de décomposition

Pour ce qui est du compostage, Renaud de Looze estime que l’on patauge encore beaucoup, que les manuels ne sont pas au point, que les a priori sont encore nombreux:

« On manque d’expérimentations, confie t-il. On n’a pas encore vraiment quitté la période baba cool. Les collectivités incitent les gens à composter alors que c’est une entreprise complexe. C’est aussi dur que de faire du pain ou de brasser de la bière. Pour ma part, je suis persuadé que le compostage est une science exacte qu’il faut divulguer. Or, personne ne le fait. Par exemple, j’ignore toujours quelle est la meilleure forme d’azote et de carbone.

C’est pourquoi j’essaie d’apporter ma contribution avec mes outils et mon expérience. Pour ce qui est du CO2, tout ce que je sais pour ma part , c’est que l’air en contient 0,04 % actuellement contre 0,03 % au début du siècle, et que l’on monte artificiellement à 0,10 % dans certaines serres pour augmenter le rendement  ( 90% de la matière sèche d’une plante sont issus du CO2). Je cherche à savoir si le dégagement de CO2 lors de la dégradation des déchets végétaux et animaux profite aux cultures.

Mon interrogation est très concrète : mesurer le CO2 au sol (effet litière du compost ?), à 2-3 mètres pour l’alimentation des arbustes, à 10 mètres pour l’alimentation des arbres, 1000 mètres et plus (effet de serre).».

Se préoccuper des préparations non préoccupantes –puisque c’est ainsi que l’on dénomme désormais les alternatives naturelles aux pesticides- telle est sa quête. Une quête qui apparaît clairement au cours de la visite de la palmeraie. Ici un lombricomposteur, là des fioles remplies d’une composition maison à base de végétaux et de fumier de cheval, un broyeur à marteau plein de châtaignes, un brasseur de jus organique, des bandelettes d’analyse, etc. Un alchimiste est au travail.

de looze3« Ca, c’est un composteur conçu en Californie qui permet de réaliser un compostage des déchets ménagers en une semaine (2). Le compost peut être immédiatement utilisé en couverture ou laissé à mûrir un mois pour obtenir un substrat de plantation comparable à un terreau. Un thermomètre permet de mesurer la quantité d’ions présents dans le mélange. Mais les PNPP américaines n’ont rien à voir avec les nôtres. L’ortie, par exemple, n’apparaît pas dans la liste des produits mis sur le marché. D’ailleurs, j’aimerais bien savoir pourquoi il n’existe pas encore de liste française ou européenne».

Il semble qu’elle soit encore en préparation. Préoccupant, disent certains.

Les villes s’y mettent

Le compostage des déchets ménagers, ceux des citadins particulièrement, devient incontournable. Cette opération de recyclage permet de détourner de l’incinération ou de la décharge des quantités importantes de déchets et donc d’alléger sensiblement le bilan carbone à l’échelle d’une agglomération. Le plan national de soutien au compostage domestique, lancé fin 2006, met en œuvre un programme d’actions visant au développement de cette pratique.

Ainsi, des aides conséquentes sont apportées aux collectivités pour l’acquisition de composteurs domestiques. L’objectif est d’équiper un million de foyers en 5 ans.On évalue à plus de 70kg/habitant la diminution du volume de déchets grâce au compostage domestique. Une entreprise de grande envergure qui a commencé dans l’agglomération de Grenoble : la Metro a pris plusieurs initiatives dans ce sens, saluées par l’ADEME. Elle donne notamment l’occasion aux habitants de la Communauté de communes d’acquérir un composteur (3).

Le choix de la technologie devient décisif. Des composteurs, d’accord, mais lesquels ? Comme le souligne Renaud de Looze, « si les citadins vivant en appartements se lancent dans cette initiative, l’absence de toute nuisance olfactive semble plus que souhaitable, impérative ».

Il a une solution sur ce point. Pour lui, la méthode Bokashi (4) lui semble la plus adaptéa à la situation. Mais, à son avis, il y a la possibilité de développer une  logistique grenobloise tenant compte des exigences locales.

Utiliser la matière grise disponible sur place, c’est aussi travailler pour le développement durable.

………………………………………

(1) Ce petit manuel explique très simplement pourquoi et comment fertiliser et arroser, comment minimiser les traitements, comment élaborer ses propres décoctions, pourquoi et comment recycler ses déchets organiques. La maquette de ce livret est disponible gratuitement pour les collectivités, les associations ou les professionnels qui souhaitent faire passer le message du « jardinage durable ».

(2) Sur le principe d’une bétonnière légèrement chauffée, cet appareil « compost made easy » permet de réaliser un compostage accéléré des déchets ménagers car les conditions sont optimales (température, aération, mélange des matériaux). Si les matériaux sont fermentescibles il suffit de rajouter de la sciure de bois pour équilibrer l’alimentation des micro-organismes biodégradeurs.

(3) Les habitants de l’agglomération grenobloise peuvent acquérir un composteur (un par foyer) en contactant le n° vert de la Métro au 0 800 500 027. Munis d’un justificatif de domicile, ils doivent  ensuite retirer le composteur auprès d’un des quatre centres de collecte. A cette occasion, un « bioseau » leur est remis après signature d’ une charte qui précise les engagements réciproques de la Métro et de l’utilisateur. Deux types de composteurs sont en vente : en bois ou en plastique. Les tarifs :15 € TTC pour un composteur de 300 litres, 25 € TTC pour un composteur de 600 litres.

(4) Concept japonais : les déchets sont conservés dans un récipient hermétique dans lequel se déroule une fermentation lactique destinée à pré-composter les matières malodorantes. L’acidité issue de la fermentation permet de faire évoluer les déchets en une sorte de choucroute ayant la même odeur. Au bout de deux semaines les déchets fermentés sans air peuvent être compostés de manière traditionnelle ou enfouis dans le sol où ils achèveront de se décomposer rapidement.

Catégorie Y grenoblois, arboricultureCommentaire (0)

PNPP: l’arrêté d’application toujours attendu

orateurM. Gérard Dériot (Allier- UMP-R), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 12/11/2009, attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur les préparations naturelles non préoccupantes.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’objectif a été fixé de réduire de moitié d’ici dix ans l’usage des biocides et des produits phytosanitaires. Les produits naturels peu préoccupants s’avèrent être un des instruments pour atteindre cet objectif. En effet, ils ne sont pas toxiques, ni brevetables.

Néanmoins, les demandes d’homologation de ces produits sont très coûteuses financièrement et elles demeurent complexes. Ainsi, il demande au Gouvernement de lui indiquer les mesures envisagées pour obtenir des autorisations simplifiées de mise sur le marché de ces produits de substitution aux phytosanitaires.

Réponse du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climatpubliée dans le JO Sénat du 17/12/2009

Les produits destinés à la protection des plantes sont formulés à partir d’éléments naturels, et notamment d’extraits de plantes. Ils relèvent de pratiques parfois anciennes, mises en oeuvre pour lutter contre les ravageurs et les maladies des cultures sans avoir à recourir aux produits chimiques de synthèse. Ils sont l’objet d’un regain d’intérêt en tant qu’alternatives intéressantes à l’utilisation des pesticides. Ils sont souvent élaborés empiriquement par des amateurs avertis sous des dénominations vernaculaires variées (préparations naturelles, purins, décoctions, tisanes, etc.).

Leur fabrication en quantité importante est aujourd’hui le fait d’opérateurs économiques spécialisés et leur utilisation agricole dans des systèmes de cultures économes en intrants tend à s’accroître. La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 avait prévu qu’un décret fixerait une procédure simplifiée d’autorisation de mise sur le marché de ce type de produits.

En septembre 2008, le plan Ecophyto 2018 a rappelé, dans son engagement 17, la nécessité de faciliter la mise sur le marché de produits alternatifs, dont les produits phytopharmaceutiques d’origine naturelle. Ce décret, rédigé par le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, est paru le 25 juin 2009 et sera prochainement complété par un arrêté d’application qui précisera les modalités de mise en oeuvre des dispositions suivantes.

Ce texte définit les préparations naturelles peu préoccupantes comme étant élaborées selon des procédés accessibles aux utilisateurs, à partir d’éléments naturels non génétiquement modifiés, non identifiés comme dangereux pour la santé publique et ayant fait l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives.

Il prévoit une procédure d’autorisation délivrée par le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, le cas échéant après l’avis de l’Agence française de sécurité des aliments, pour une durée maximale de dix ans. Le décret fixe enfin le cadre de la procédure d’autorisation de mise sur le marché et établit les responsabilités qui incombent aux opérateurs et le régime de sanctions.

Répondant à ce qu’attendaient les opérateurs économiques, il fixe le cadre de la mise sur le marché de ces produits alternatifs, en cohérence avec la réglementation communautaire. La parution de ce décret ainsi qu’une mise en place du dispositif réglementaire, achevée dans les meilleurs délais, permettront aux opérateurs économiques et aux utilisateurs de mettre rapidement sur le marché et d’appliquer en toute légalité les préparations naturelles peu préoccupantes.

Catégorie agriculture, arboricultureCommentaire (0)

Officiel: Nicolas Sarkozy dans la Drôme ce 12 novembre

La venue de Nicolas Sarkozy en nord Drôme ce jeudi 12 novembre vient d’être confirmée par l’Elysée. Le Président abordera bien le volet agricole à travers l’arboriculture.

Le chef de l’Etat sera accompagné de M. Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, de M. Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire et de M. Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire.

Programme du déplacement

15h15
Arrivée de M. le Président de la République à l’exploitation arboricole «Les vergers de Lautine »
- Présentation de l’exploitation et rencontre avec les travailleurs saisonniers
- Point sur la diversification des cultures en présence de représentants de la profession arboricole.
- Visite des locaux d’entreposage et de conditionnement. Point sur les relations commerciales avec des distributeurs
- A l’issue de la visite, échange sur la mise en œuvre du plan de soutien exceptionnel pour l’agriculture dans la Drôme

16h45
Arrivée de M. le Président de la République à la Chapelle-en-Vercors
Dépôt de gerbe devant le mur des fusillés

17h00
Discours de M. le Président de la République
(Salle polyvalente de la Chapelle-en-Vercors)

Catégorie agriculture, arboricultureCommentaire (0)

Opération séduction pour la noix de Grenoble

La noix de Grenoble a besoin de se faire voir. Sous tous ses profils. Pour être une star, il faut des projecteurs. C’est l’un des enseignements majeurs tirés par l’interprofession d’une enquête IPSOS. Celle-ci a en effet choisi de lancer dès le mois de septembre une  campagne de communication sur la noix de Grenoble, matériel visuel à l’appui, dans l’objectif de différencier ce fruit de sa concurrence,  faire valoir ses atouts propres,  regagner les « abandonnistes » (32% de la population dans les trois dernières années) en  leur remettant à l’esprit et à la bouche ce fruit aux mille vertus.

noix gre aocLa noix de Grenoble ? Bien dans sa coquille, dit le slogan. Et  bonne  à croquer, cela va de soi! Car c’est une véritable « bombe nutritionnelle » . Parée de son sceau rouge, qu’elle porte depuis 70 ans (l’AOC, bien sûr !), elle a tout pour plaire et cela mérite d’être dit et rappelé à ceux qui l’auraient oublié.

Le Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble (CING), par la voix d’Yves Borel, a annoncé il y a quelque temps –c’était fin juin à Izeron – son intention de passer à l’offensive après avoir analysé par le menu les résultats de l’ étude « Usages et attitudes »  commandée en avril dernier à l’institut IPSOS . Cette enquête a été réalisée en avril 2009 à partir d’un échantillon représentatif de 998 personnes .

Sur le fond, pas de quoi s’inquiéter pour les nuciculteurs dauphinois (1). Les résultats sont encourageants :

-      83% des Français aiment les noix. C’est un aliment apprécié. Pour son goût (92%), parce qu’elle agrémente bien les plats (50%), parce qu’elle est bonne pour la santé (45%)

-      Six Français sur dix consomment des noix

-      89% des consommateurs achètent des noix en coques, garantie de qualité (11% achètent exclusivement des cerneaux)

-      La noix de Grenoble bénéficie d’un bon score de notoriété spontanée (18%) alors que la noix du Périgord réalise un score de 7%.

-      Les consommateurs/acheteurs de la Noix de Grenoble représentent plus d’un tiers (37%) des acheteurs de noix

-      La noix de Grenoble est jugée meilleure par l’ensemble de la population, pour sa texture (64%) pour son goût (75%), globalement (76%).

Ce qui peut être sujet à réflexion et amélioration :

-      parmi les 8% de non-consommateurs, soit qu’ils n’aiment pas le goût, ou qu’ils craignent les aphtes, on trouve des personnes qui disent apprécier la noix mais n’en consomment plus car ils n’y pensent pas (1cas sur 2)

-      les trois variétés de la Noix de Grenoble –franquette, mayette, parisienne- sont inconnues

-      l’indice de notoriété de la noix de Grenoble (38% sur l’ensemble de la population) peut être amélioré

-      seulement 46% savent que la noix de Grenoble a une AOC (la plus vieille du monde)

noix de Gre

La noix de Grenoble ne souhaite pas s’endormir sur ses cerneaux. Même les leaders ont besoin, à intervalles réguliers, de garder le contact avec leur clientèle. C’est donc le but de cette opération séduction qui veut toucher tous les publics. Car la noix de Grenoble est un fruit pour les petits et les grands, riche en énergie, bon pour la mémoire et pour la voix, un aliment que l’on peut apprécier aussi bien avec la salade qu’en dessert. Ou avec une simple tranche de pain de campagne.

__________________

(1) Rappelons que la zone géographique AOC Noix de Grenoble concerne trois départements : l’Isère, la Savoie, la Drôme

Catégorie A la une, arboricultureCommentaire (0)

Grêle: Poliénas et ses nuciculteurs touchés

Ce dimanche 9 août, un gros nuage noir situé à l’aplomb Poliénas, commune située sur le canton de Tullins, a déversé, vers 16 heures 30 ses grêlons qui avaient la particularité d’être, en majorité triangulaires. En quelques minutes l’ensemble de la commune était recouverte d’un tapis blanc.

Hélas les dégâts sont importants: quelques toitures endommagées mais surtout des noyeraies totalement sinistrées.

Annette Guichard Mahinc maire de la commune raconte : » en quelques minutes, les grêlons de toutes formes mais en majorité triangulaires ont haché les feuilles de noyers et les fruits sont touchés par plusieurs impacts. »

Les chiffres sont éloquents: la commune est concernée sur 85% de sa superficie. Les dégâts se portent sur les maïs, jardins, toitures, vergers et noyeraies.

René Ruzzin, agriculteur sur la commune a fait le tour des parcelles touchées.

Sur ces dernières, 30 à 40% des noix vertes sont au sol et sur celles qui sont restées accrochées aux arbres, 80 à 85% sont impactées à plusieurs reprises.
Elles ne seront pas commercialisables en noix de table.
Une quizaine de producteurs sont concernés par cette calamité.

Quant à la suite. » une déclaration, de perte de récolte en particulier, va être faite en préfecture. Le souci est que le risque de grêle est assurable mais l’assurance coute très cher et peu d’agriculteurs le sont… » a souligné madame le maire.

A noter que seule la commune de Poliénas a subi les assauts de la grêle.  » Les communes voisines ont eu de la pluie, forte, ou de la pluie mêlée à de la grêle et n’ont donc pas de sinistres ».

L’orage a duré une demi-heure environ.

Catégorie arboricultureCommentaire (0)

Mesures complémentaires pour le gel 2008

Les exploitants dont le siège d’exploitation est situé dans une des 31 communes reconnues sinistrées au titre des calamités agricoles pour le gel de printemps 2008 peuvent bénéficier d’une prise en charge des intérêts sur leur prêts professionnels à long et moyen terme ou solliciter un prêt de consolidation d’une durée maximum de 5 ans à 2% ou 1,5% pour les jeunes agriculteurs.

Communes sinistrées
La zone reconnue sinistrée au titre de la procédure de calamité agricole pour les gels des 24 mars et 7 avril 2008 en Isère comprend les communes suivantes :
Agnin, Anjou, Auberives sur Varèze, Assieu, Bellegarde-Poussieu, Bougé-Chambalud, Chanas, Chasse sur Rhône, Cheyssieu, Chonas-l’Amballan, Chuzelles, Jarcieu, Clonas sur Varèze, Pact, Péage de Roussillon, Revel Tourdan, Reventin Vaugris, les Roches de Condrieu, Roussillon, Sablons, St Alban du Rhône, St Clair du Rhône, St Hilaire du Rosier, St Maurice l’Exil, St Prim, Vienne, Ville sous Anjou, Salaise sur Sanne, Serpaize, Seyssuel, Sonnay.

Conditions d’éligibilité
Pour être éligibles, les exploitations doivent être spécialisées au minimum à 40% en arboriculture et présenter une perte de chiffre d’affaires « arboriculture » sur la période avril-septembre 2008 de 30% minimum par rapport aux années antérieures. Priorité sera donnée aux exploitants ayant déposé un dossier calamité ou une demande d’indemnisation auprès de leur assurance.
Les dossiers seront sélectionnés en fonction du niveau d’endettement et du taux de perte de chiffre d’affaires , et une attention particulière sera portée aux jeunes agriculteurs et aux récents investisseurs.

Formulaires et notices
Le dossier de demande est disponible à la DDAF ou téléchargeable sur le site.

Le formulaire doit être retourné renseigné en DDAF avant le 15 février 2009.

Catégorie arboricultureCommentaire (0)

Produits phytosanitaires: l’innocuité en question

Dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 21/08/2008, M. Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes- UMP) appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur les différences d’appréciation des autorités françaises et italiennes quant à l’innocuité de certains produits utilisés en arboriculture.

Par exemple, pour l’éclaircissage, après le retrait de matières actives comme le carbaryl, les producteurs français n’auront plus à leur disposition que des solutions partielles : les molécules auxiniques (NAD et ANA) et l’éthéphon homologuée sur certaines variétés seulement. Or, l’Italie permet l’utilisation de la benzyladénine qui n’est pas inscrite à l’annexe 1 de la directive 91/414.

L’Italie utilise également la benzyladénine sous les formes commerciales suivantes : BRANCHER DIRADO, EXILIS, MAXCEL et GERBATHIN 2LG.

En agriculture biologique la bouillie sulfocalcique utilisée en Italie n’est pas homologuée par les autorités françaises. Il en est de même de l’ammonium thiosulfate (ATS).

Pour la tavelure sont utilisés : le BOSCALID, le PYRACHLOSTROBINE, le FLUAZINAM, le CAPTANE.

Pour les acaricides le SPIRODICLOFENE semble autorisé en Italie, il en est de même de l’IMIDACLOPRIDE pour lutter contre les pucerons et du BUPROFEZINE contre les cochenilles ainsi que le BOSCALID et le PYRACHLOSTROBINE contre les maladies de conservation.
De même, la réglementation française se distingue de la réglementation italienne avec les arrêtés : « mélange » du 13 mars 2006 et du 12 septembre 2006 relatif à l’utilisation de produits phytosanitaires.

Ces différences de traitement marquent une attention soutenue des autorités françaises aux problèmes sanitaires ce dont on ne peut que se féliciter mais elles n’en constituent pas moins des distorsions de concurrence regrettables.
Il lui demande s’il n’estime pas devoir exiger une harmonisation plus stricte de la réglementation européenne, tant en ce qui concerne la nature des produits autorisés que le calendrier de leur suppression éventuelle.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêche publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008

La directive 91/414/CEE du Conseil, entrée en vigueur en juillet 1993, harmonise au sein de l’Union européenne les conditions d’autorisation et de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. Son annexe I fixe la liste des substances actives phytosanitaires autorisées à l’échelon communautaire.

L’année 2008 est une année charnière qui marque la fin du processus d’examen communautaire des substances actives phytopharmaceutiques commencé en 1993 qui a abouti à la disparition de plus d’un demi-millier de molécules. La France, comme tous les pays de l’Union européenne, se conforme aux décisions prises au niveau européen suite à cet examen. La délivrance d’autorisations de mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives autorisées au niveau communautaire est une compétence nationale afin que puissent être prises en compte les éventuelles différences de conditions agricoles, phytosanitaires, environnementales et climatiques entre les différents États membres.

Chaque autorisation de mise sur le marché est délivrée en fonction du seuil de sécurité que les États membres souhaitent garantir à leur population et à leur environnement. Le Gouvernement français n’entend pas transiger sur ces questions et entend accorder le plus haut niveau possible de sécurité possible aussi bien en termse de santé publique que de protection de l’environnement, en particulier au regard du risque de la pollution des eaux.

Le retrait des produits phytopharmaceutiques décidé dans le cadre du Grenelle de l’environnement vise ces objectifs et en premier lieu à améliorer la sécurité des agriculteurs, premiers concernés par les risques liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Pour autant, ces objectifs seront assurés sans remettre en cause la viabilité économique des exploitations, et ce, quel que soit leur secteur d’activité, y compris pour les cultures et les usages dits « mineurs ».

Bien conscient des difficultés rencontrées par certaines filières pour disposer de produits de traitements appropriés, une commission spécialisée a été créée afin de trouver des solutions adaptées aux usages orphelins. Cette commission, organisée autour de groupes de travail thématique animés par les experts filières de la protection de végétaux et des instituts techniques, devra identifier les priorités d’action à mettre en place dans un cadre collectif afin d’accélérer la mise à disposition auprès des filières de solutions innovantes de protection. Cette commission s’est ainsi réunie pour la première fois le 26 juin 2008.

Catégorie arboricultureCommentaire (0)

Abricots: Rhône-Alpes durement touchée

Au 1er août 2008, la production d’abricots est estimée à 85 000 tonnes par le Service de la Statistique et de la Prospective (SSP) du Ministère de l’Agriculture.

La récolte 2008 se placerait d’un tiers en-dessous du niveau déjà peu élevé de 2007, et de 45 % en-deçà de la moyenne 2003-2007. La surface du verger progresserait de 3 % en un an et serait stable par rapport à la moyenne quinquennale, avec des disparités régionales.
La récolte 2008 serait globalement moins précoce qu’en 2007.
La région Rhône-Alpes a été dans l’ensemble durement touchée par le gel (Pâques), avec des zones de production affectées de façon hétérogène. La récolte a révélé dans cette région de nombreux problèmes de chutes physiologiques et de pourriture du fruit.

En Languedoc, la qualité est très hétérogène (gel, pluies, grêle).

Dans le Roussillon, moins touché par le gel, on compte des pertes liées à la grêle fin mai et des fruits abîmés par la tramontane ou éclatés par les pluies ensuite.

La région PACA, déjà frappée par le gel avec des pertes notables en variétés précoces, a subi de la grêle début mai. Les variétés précoces ont été partout les plus touchées par l’épisode de gel du week-end pascal.
Selon les dernières prévisions d’Europech’, la récolte européenne d’abricots serait inférieure de 9 % à celle de 2007, et de 19 % à la moyenne 2002-2006. En Italie, premier producteur européen, la récolte, touchée par le gel, serait inférieure à celle de 2007 de 17 %, et à la moyenne 2002-2006 de 9 %. Elle resterait de bon niveau en Grèce (+ 44 % sur la moyenne), et remonterait en Espagne par rapport à la récolte catastrophique passée, tout en restant loin de son potentiel (+62 % sur 2007, – 24 % sur la moyenne).

source: Agreste Agriculture

Catégorie arboricultureCommentaire (0)

Catégories

Archives

Agenda

mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter

 

La météo par Sillon38 et Météo Alpes!

  • Brume
  • Température: 2°C
  • Humidité: 64.4%
  • Vent: NNO mit 9 km/h
  • Visibilité: 5km
  • Baromêtre: 1021 hPa
  • Nuages: Ciel clair
  • Temp. du vent: -1°C

Découvrez toutes les prévisions sur Météo Alpes.

PHVsPjwvdWw+