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ROMANCHE-GAVET: une nouvelle étape importante

La centrale hydraulique de Romanche-Gavet, en cours de construction depuis 2010, va remplacer les cinq
barrages et les six centrales de la Romanche, presque centenaires, par un aménagement souterrain et un unique
barrage « prise d’eau ». La future centrale produira 30% d’électricité de plus que les anciennes centrales qui seront
mises à l’arrêt puis démantelées, à l’exception de l’une d’entre elles, classée au patrimoine. Le paysage de la
vallée de la Romanche restaurée. La nouvelle usine est quant-a-elle entièrement souterraine.

La construction de l’aménagement de Romanche-Gavet a débuté en 2010. Aujourd’hui, il est bien avancé.
Le barrage prise d’eau, situé à Livet est achevé depuis 2016 et la Romanche, qui avait été temporairement déviée
dans un chenal provisoire, a retrouvé son lit. Contrairement à d’autres types de barrages, celui-ci ne contient
qu’une faible quantité d’eau. Sa fonction est de maintenir une hauteur d’eau constante au niveau de la prise d’eau
de la galerie pour assurer le bon fonctionnement de la centrale hydroélectrique. C’est pour cela qu’on l’appelle
« barrage prise d’eau ».

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Les autres aménagements sont tous souterrains :
- deux cavernes, excavées à l’explosif entre 2012 et 2015, hébergeront les turbines, les alternateurs et les
transformateurs dont la fin de l’installation est prévue en 2019 ;
- la galerie d’amenée, longue de dix kilomètres, destinée à conduire l’eau du barrage à la centrale vient
d’être entièrement percée par deux tunneliers ;
- deux puits – le puits blindé et la cheminée d’équilibre – vont être forés au premier semestre 2018. Le
premier aura une hauteur de 160 mètres, le second de 180 mètres.
Depuis le démarrage du chantier, EDF privilégie le savoir-faire local en faisant appel à des entreprises de la région,
en direct ou en sous-traitance.
EDF a aussi intégré dans ce projet hydroélectrique un volet de préservation et d’amélioration des milieux naturels,
d’abord pour concilier la conduite des travaux avec la sauvegarde de la biodiversité et pour « renaturer » une
grande partie de ses berges mais aussi pour restaurer la continuité hydraulique et piscicole sur la Romanche.

Les principales installations de la centrale
Dans un souci de clarté et de pédagogie, les huit principales installations de l’aménagement sont énumérées en
suivant le cheminement de l’eau, de l’amont à l’aval : du point de captation aux turbines et jusqu’à son retour en
contrebas dans la Romanche.
- Le barrage « prise d’eau » se situe en amont de l’usine, à Livet, à une altitude de 705 mètres. Sa
construction est achevée depuis 2016. C’est là que sera captée l’eau de la Romanche, indispensable à la
production d’électricité.
- La galerie d’amenée, longue de dix kilomètres, relie le barrage prise d’eau à la centrale de production
hydroélectrique. Dans cette galerie circulera l’eau captée au barrage, nécessaire à la production d’électricité. Son
percement par deux tunneliers vient de s’achever.
- Le puits blindé ou le puits de chute, haut de 160 mètres, boucle la connexion de la galerie d’amenée avec la
centrale souterraine. L’eau acheminée dans la galerie s’y engouffrera pour faire tourner les deux turbines de
l’usine. Le forage de ce puits va commencer début 2018 puis il sera blindé sur l’ensemble de sa hauteur.
- La caverne usine est un ouvrage monumental et impressionnant ! Avec sa hauteur de 35 mètres, elle est
souvent comparée à la nef de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Un bâtiment de sept étages est venu remplir cette
« grotte » monumentale. Il abritera les deux turbines et les alternateurs qui produiront l’électricité. Les travaux de
génie civil ont pris fin en 2017 et l’installation des grosses pièces électromécaniques qui a déjà commencé se
poursuivra tout au long de l’année 2018.
- La caverne des transformateurs, plus petite que la précédente, mesure 15 mètres de haut. Comme son
nom l’indique, elle abritera les transformateurs, des pièces lourdes et imposantes. Ce sont eux qui élèvent la
tension de l’électricité produite par les alternateurs pour pouvoir l’injecter sur les lignes à haute tension.
L’installation des transformateurs est prévue en 2019.

– La galerie de fuite mesure une centaine de mètres. Elle sert à évacuer l’eau qui vient de passer par les deux
turbines vers la Romanche. La construction de cet aménagement souterrain est également achevée.
- Les organes de sécurité :
- la cheminée d’équilibre est un autre puits vertical foré dans la montagne mais avec une ouverture à ciel
ouvert. Son rôle : absorber les variations de pression. Comme le puits de chute, il sera foré en 2018.
- les dissipateurs d’énergie ressemblent à de gros tambours de lave-linge. Ils sont installés pour amortir la
force de l’eau en cas d’avarie. Lorsque l’une des turbines s’arrêtera inopinément, l’eau qui arrivera de la
galerie sera évacuée jusqu’aux dissipateurs et passera par leurs orifices. L’eau perdra ainsi son énergie et
rejoindra le cours de la Romanche sans occasionner de dommages dans la rivière. Les quatre dissipateurs
d’énergie sont installés depuis l’automne 2017.

Des retombées pour l’économie régionale
Ce chantier a procuré une augmentation d’activités pour plusieurs entreprises de la région Rhône-Alpes et pour les
salariés du secteur des travaux publics. Lors des pics d’activités, 300 personnes ont travaillé simultanément sur le
chantier.

Un environnement restauré
Le projet hydro-électrique d’EDF Romanche-Gavet intègre un volet important d’amélioration des milieux naturels,
des paysages, de l’environnement urbain et des milieux aquatiques. Après la requalification des centrales et
barrages actuels, la continuité piscicole sera rétablie sur 25 kilomètres, de Bourg-d’Oisans à Gavet. EDF a
construit également des passes à poissons sur le nouveau barrage à Livet, en montaison comme en dévalaison

La construction de la centrale s’achèvera début 2019, les essais de fonctionnement se dérouleront en 2019 et la
centrale sera mise en service en 2020.



Performance humaine, industrielle et technique, la nouvelle centrale, d’une puissance de 92 mégawatts (MW),
alimentera en électricité l’équivalent de la moitié de l’agglomération grenobloise, soit 230 0000 habitants, à partir
d’une ressource d’énergie propre et renouvelable : l’eau.
Enfin, le chantier Romanche-Gavet est pour EDF la vitrine du développement en France de l’hydroélectricité pour
faire connaître son savoir-faire en matière d’énergie renouvelable au niveau national et international.

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ACCORD-CADRE DE PARTENARIAT POUR UNE AGRICULTURE DURABLE EN VALLEE DU RHÔNE MERIDIONAL

Elisabeth Ayrault, Présidente directrice générale de CNR (Compagnie Nationale du Rhône) ; Olivier de Lachapelle, Président de l’ISARA-Lyon (Ecole d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement) ; Claude Rossignol, Président de la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône ; Dominique Granier, Président de la Chambre d’agriculture du Gard ; et André Bernard, Président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, ont signé  un nouvel accord-cadre destiné à développer une agriculture durable à haute valeur économique et environnementale en Vallée du Rhône.

Engagés sur 3 ans, les partenaires ont souhaité formaliser leurs objectifs communs dans un accord-cadre de partenariat, afin d’œuvrer conjointement au développement et au soutien d’une agriculture durable conjuguant performance économique, respect de l’environnement et réponses aux attentes de la société.

Un socle commun pour mettre en œuvre une agriculture durable

Déjà réunis par un accord-cadre signé en 2015 avec les chambres d’agriculture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, CNR et l’ISARA-Lyon ont décidé de conforter et renforcer leur collaboration pour développer une agriculture durable, et de l’étendre aux trois Chambres d’Agriculture du Rhône méridional : Bouches-du-Rhône, Gard et Vaucluse.

Avec ce nouvel accord-cadre, les partenaires poursuivent trois grandes orientations :

-   Contribuer à la prise en compte du changement climatique et accompagner les adaptations nécessaires de l’agriculture et de ses filières

Face aux effets du changement climatique, l’agriculture doit s’adapter pour maintenir des exploitations performantes et une production locale, préserver les ressources naturelles, notamment l’eau, et limiter le recours aux énergies d’origine fossile en améliorant l’efficacité énergétique des exploitations.

-   Favoriser une activité agricole durable et diversifiée en lien avec la valorisation du territoire rhodanien

La dynamique des activités agricoles envisagées couvrira notamment l’information sur l’agriculture durable, la valorisation patrimoniale, touristique et culturelle, et poursuivra la réduction des vulnérabilités agricoles face aux inondations.

-   Préserver la qualité et la multifonctionnalité des milieux agricoles à proximité du fleuve

L’objectif est de préserver la biodiversité animale et végétale et les continuités écologiques du corridor rhodanien, par des pratiques et systèmes de production à haute performance économique et environnementale.

Des actions variées émanant de tous les acteurs du monde agricole

Les projets sélectionnés permettront d’améliorer et de partager les connaissances, de mener des expérimentations, de développer des innovations pour économiser l’eau et l’énergie, de développer et diversifier les pratiques et activités agricoles (nouveaux réseaux d’irrigation, agritourisme, utilisation de l’énergie solaire sur des exploitations…), de sensibiliser le grand public, et favoriser l’installation ou le maintien d’agriculteurs sur le domaine CNR…

Pour Elisabeth Ayrault, « ce nouvel accord vient renforcer notre mission historique en faveur du développement agricole en tant que concessionnaire du fleuve, qui apporte l’eau nécessaire à l’irrigation des terres. Il concrétise l’engagement de CNR en faveur d’une agriculture durable dans le cadre de ses Missions d’Intérêt Général pour maintenir et développer l’emploi agricole et favoriser des pratiques agro-écologiques notamment plus économes en eau dans un contexte de changement climatique ».

Pour Olivier de Lachapelle, « L’agroécologie et  les systèmes alimentaires durables sont au cœur même de la politique d’excellence de l’ISARA-Lyon dans nos formations, nos recherches et nos expertises. La signature de ce partenariat permet d’amplifier les actions menées avec la CNR et les chambres d’agriculture en faveur d’une agriculture durable en Vallée du Rhône ».

Pour les Présidents des trois Chambres d’agriculture, « cette ouverture à de nouveaux partenaires permettra au monde agricole d’aller plus loin dans l’innovation et dans l’adaptation aux nouveaux enjeux posés à l’agriculture. Au-delà de la production et de l’entretien des territoires, les agriculteurs sont appelés à contribuer à l’adaptation au réchauffement climatique, au partage des ressources, à la qualité de l’eau, de l’air, des sols et de la biodiversité, à la production d’énergies renouvelables, à la captation de CO2, à la réponse à de nouveaux marchés très diversifiés et évolutifs… Autant de défis pour lesquels nous nous réjouissons de pouvoir compter sur de nouveaux partenaires, avec la CNR et l’ISARA ».

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AG de l’ Association Départementale des Irrigants de l’Isère

L’Association Départementale des Irrigants de l’Isère organise son assemblée générale ce vendredi 26 janvier Salle des fêtes
de Brezins.

Sans titreADI 38

Maison des Agriculteurs
ZAC Grenoble Air Parc
15 rue Charles Lindbergh
38590 St Etienne de St Geoirs
Tél : 06 63 51 65 07
www.adi38.fr
irrigants38@gmail.com

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Signature officielle du Contrat de Rivière Paladru-Fure-Morge-Olon

Le territoire concerné par ce projet de contrat de rivière rassemble les bassins versants des cours d’eau Fure (dont le lac de paladru, source de la Fure), Morge, Olon et des petits cours d’eau de la plaine de Tullins. Ce territoire couvre 32 communes sur les territoires de la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais (CAPV) et les communautés de communes de Bièvre Est, Vals du Dauphiné et Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté.

Le contrat de rivière Paladru Fure Morge Olon est largement soutenu par l’État qui voit dans ce rapprochement l’occasion d’avoir une approche coordonnée et de long terme pour l’amélioration des milieux aquatiques.

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Gestion de la ressource en eau

Ce vendredi 24 novembre, s’est déroulée la dernière session de l’année 2017 pour la
Chambre d’agriculture de l’Isère, en présence de Lionel Beffre, Préfet de l’Isère, de
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie,
les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale et de Yannick
Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône
Méditerranée Corse.

Un bilan positif de la gestion concertée de la ressource en eau par les
agriculteurs et leurs partenaires

Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture, a salué
l’investissement, depuis 2000, de la profession agricole pour contribuer à
une gestion efficiente des volumes d’eau et accompagner les agriculteurs
dans une conduite de plus en plus précise de l’irrigation : « Aujourd’hui les
résultats sont mesurables avec une baisse de la consommation à l’ha
malgré des épisodes de sécheresse »
Il a remercié l’ensemble des partenaires impliqués dans cette gestion concertée de la
ressource en eau. Ces partenaires : la Chambre d’agriculture, l’État représenté par le
Préfet, le Département, l’Agence de l’eau et également l’ADI38 (Association
Départementale des Irrigants) ont signé un nouvel accord cadre 2017-2019
« Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de
l’Isère », dans la continuité des travaux engagés depuis 2000.

Sans titre

signature de l’accord-cadre 2017-2019 « Gestion quantitative concertée de la ressource en eau dans le département de l’Isère »
De gauche à droite :
Lionel Beffre, Préfet de l’Isère
Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’agriculture de l’Isère
Bernard Pérazio, Vice-président du Département de l’Isère, en charge de la voirie, les réseaux d’eau et d’assainissement, de l’électrification rurale
Yannick Prébay, Directeur de la Délégation Rhône-Alpes de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse
Franck Doucet, Président de l’ADI38 (Association des Irrigants de l’Isère)

La stratégie partagée par les signataires s’articule autour de :
● la gestion équilibrée des prélèvements agricoles dans le respect des milieux
naturels et transparence de l’usage agricole,
● l’approfondissement des connaissances sur les milieux en étiage,

● l’accompagnement des projets dans le respect de la démarche de gestion
globale,
● l’adaptation au changement climatique et économies d’eau.

Un schéma stratégique départemental de l’irrigation
La profession agricole a formalisé dans ce schéma ses projets en termes
d’outils structurants pour une gestion raisonnée de la ressource eau et un
développement de l’irrigation : substitution des prélèvements sur les zones
sensibles et création de nouvelles surfaces irriguées. Jean-Claude Darlet attend un
accompagnement fort de la part de l’Europe, de la Région, du Département, en
complément de l’Agence de l’Eau, pour assurer le financement des plans
d’investissement.
Un plan d’actions 2018 visant à renforcer le potentiel économique de la
ferme Isère.

Cette session de fin d’année fut l’occasion de présenter le plan d’action
2018, couplé à un budget prévisionnel équilibré, dans la continuité des travaux
engagées depuis plusieurs années. Son ambition :
● Favoriser la triple performance : économique, sociale, environnementale.
● Augmenter la valeur ajoutée (via des actions ciblées type pôle alimentaire,
développement de l’irrigation, amélioration des performances techniques)
● Favoriser le renouvellement des générations
● Préserver le foncier
● Préserver les ressources naturelles
● Accompagner la mutation de l’agriculture

Le Pôle Agroalimentaire et les Etats Généraux de l’Alimentation.
Jean-Claude Darlet a souligné les avancements de ce projet, mené en partenariat
avec le Département et les collectivités territoriales de l’agglomération grenobloise,
avec la finalisation du règlement d’usage de la marque territoriale Isère appliquée
aux produits agricoles et alimentaires. « La démarche de pôle agroalimentaire
s’inscrit pleinement dans la réflexion des Etats Généraux de l’alimentation »
a-t-il rappelé. Afin de couper court aux débats opposant les modèles agricoles, il a
décrit le travail mené depuis plus de vingt ans par la Chambre d’agriculture sur
l’accompagnement des agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques pour une
baisse de consommation des intrants, pour une protection des ressources (eau, sols,
biodiversité…) et qu’aujourd’hui il y a un engagement des agriculteurs isérois sur les
techniques alternatives.

Vote de la motion relative au désengagement de l’État vis à vis des aides au
maintien octroyées aux agriculteurs-rices en agriculture biologique,
proposée par la Confédération Paysanne

La session de la Chambre d’agriculture, après différents amendements apportés, a
adopté cette motion et demande une révision de la décision du Ministre de
l’Agriculture. Au vu de la croissance actuelle et future du marché des produits bio, les
membres présents s’accordent pour affirmer que les agriculteurs isérois et français
doivent être les principaux fournisseurs de ce marché et ainsi capter la valeur
ajoutée générée.

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VIDANGE DE L’ETANG DE MONTJOUX

Ce dimanche 12 novembre, avait lieu une pêche traditionnelle de sauvegarde à l’étang de Montjoux sur la commune de St-Jean-de-Bournay en vue de la vidange et réparation du plan d’eau.

Dirigée par le Département, cette opération a pour but de remettre en état cet étang qui présentait des fuites rendant impossible la pêche depuis plusieurs mois. Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, s’est rendu sur place pour participer à la pêche.

Une pêche de sauvegarde des poissons avant la vidange totale
Plus d’une quarantaine de volontaires ont participé à une pêche traditionnelle par filet afin de repêcher les poissons avant la fin de la vidange de l’étang. Parmi eux, des membres des comités de pêche locaux et fédérations, des agents de la commune, des agents du Département et même les élus locaux !


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Cette pêche traditionnelle a été présentée et expliquée par Daniel Cheminel, maire de la commune, et par Guy Servet, vice-président de Bièvre Isère Communauté délégué aux étangs et maire de Châtonnay.
En tant que gestionnaire des Espaces Naturels Sensibles, le Département mène ces opérations sur l’étang dans le cadre de sa politique environnementale. Cette pêche est indispensable pour mener à terme la vidange et la réparation de l’étang.


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Jean-Pierre Barbier, Président du Département, explique : « Cet Espace Naturel Sensible départemental incarne la vision que nous avons de la protection de l’environnement : protéger les sites avec une riche biodiversité sans pour autant bloquer l’activité humaine. Cette vision c’est l’essence du développement durable, qui repose sur trois piliers : le social, l’économique et l’environnemental »

La pêche de nouveau possible fin 2018
Après la vidange totale, les travaux consistent en une réfection des ouvrages hydrauliques (bonde de fond avec vanne sud et vanne de vidange) et la pose de flottants pour la pêche. Les travaux autour de la digue pour l’étanchéité ont été déjà engagés.
L’ensemble de ces interventions, d’un montant de 450 000 euros, vont permettre de résoudre la problématique de fuite de l’étang détectée durant l’été 2016.
Une année d’assec est ensuite programmée pour cet étang qui n’a pas été vidangé depuis près de 30 ans. Cela permettra de minéraliser les vases et d’améliorer la qualité de l’eau, ce qui augmentera les supports de reproduction des poissons et la biodiversité globale du plan d’eau.
La remise en eau de l’étang est prévue à l’automne 2018 qui sera suivie d’un rempoissonnement. La réouverture de la pêche pourra se faire d’ici la fin 2018.

Cette opération correspond à une gestion traditionnelle d’un étang, qui comprend des phases nécessaires de vidange pour le nettoyer.
Depuis 2015, le Département a instauré une nouvelle politique de gestion des ENS en les ouvrant plus largement au grand public et aux activités humaines, tout en assurant les conditions de leur préservation.

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Alerte sécheresse et alerte renforcée sur le département de l’Isère

Le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, s’est réuni le 6 novembre 2017 sous la présidence de Monsieur le Préfet de l’Isère.

L’hiver 2016-2017 a été particulièrement sec, ce qui a affecté considérablement les eaux superficielles et souterraines. Cet été a été chaud et relativement pluvieux : des périodes de canicules et d’averses se sont succées. L’alternance rapide de ces phénomènes météorologiques, cumulé à l’hiver sec, a abouti à une dégradation des niveaux des eaux superficielles et souterraines. La première quinzaine de septembre a été très pluvieuse, avant de laisser place à un « été indien ». La deuxième partie du mois de septembre, ainsi que le mois d’octobre ont été particulièrement secs et chauds.

Les pluies du week-end du 5 novembre ont amélioré la situation à court terme. Les niveaux des cours d’eau se sont améliorés mais restent à des niveaux bien en-dessous des moyennes de saison, particulièrement sur les bassins de gestion de Bièvre-Liers-Valloire, de la Bourbre et du Vercors. Certains tronçons sont déjà à sec ce qui met à mal la vie aquatique. De plus, l’Indice d’Humidité des Sols Superficiels (IHSS) est à un niveau très bas alors que l’automne est habituellement propice à la recharge hydrique des sols.

Les pluies estivales ainsi que celles de septembre n’ont pas permis la recharge des nappes souterraines. Ces dernières présentent des niveaux toujours très bas pour la saison voire des niveaux alarmants pour les nappes de Bièvre-Liers-Valloire, du Guiers et de la Bourbre.

Des pluies sont prévues ces prochains jours, mais ne devraient pas suffire à recharger les nappes. Les températures quant à elles resteront en-deça des moyennes de saison, ce qui permettra à l’IHSS de se maintenir.

Suite aux différents avis émis lors du Comité Départemental de l’Eau du 6 novembre 2017, le Préfet a décidé :

  • pour les eaux souterraines : de placer les bassins de gestion du Guiers, de Bièvre-Liers-Valloire et de la Bourbre en alerte renforcée,
  • pour les eaux superficielles : de placer les bassins de gestion de Bièvre-Liers-Valloire, de la Bourbre, et du Vercors en alerte renforcée,
  • de maintenir l’alerte sur l’ensemble des autres bassins de gestion du département pour les eaux souterraines et les eaux superficielles.

Les situations d’alerte et d’alerte renforcée impliquent les mesures de restrictions suivantes :

  • pour tous, sont interdits :

- le lavage des voitures hors stations professionnelles en alerte et hors station professionnelles équipées de lances « haute pression » ou système de recyclage de l’eau en alerte renforcée sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicule sanitaire ou alimentaire) ou technique (bétonnière …) et pour les organes liés à la sécurité.
- l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h en alerte. L’arrosage en alerte renforcée est strictement interdit (hors « greens et départs ») sauf l’arrosage par « goutte à goutte » ou « pied à pied » entre 20h et 6h.
- le remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé, le lavage des voiries sauf impératif sanitaire et à l’exclusion des balayeuses laveuses automatiques, fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert en alerte et en alerte renforcée.
- l’alimentation en dérivation des étangs et des plans d’eau en alerte et en alerte renforcée.

  • pour l’agriculture : baisse des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation : 15 % en alerte ; 30 % en alerte renforcée.
  • pour l’industrie : mise en place du plan d’économie d’eau des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement) de niveau 1 pour l’alerte, de niveau 2 pour l’alerte renforcée.
  • pour les gestionnaires de réseau d’eau potable : renforcement du suivi des niveaux des captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration. En alerte renforcée, sont interdits :

- le lavage de réservoir AEP sauf dérogation sanitaire délivrée par le Préfet,
- le contrôle technique des points d’eau incendie.

Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par arrêté municipal.

Pour prévenir une possible aggravation de la situation en 2018, le Préfet engage les différents acteurs à travailler dès à présent sur un programme ambitieux d’économies d’eau.

Pour soulager la ressource, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau publics, et ceci sur l’ensemble du département.

Chaque citoyen et chaque usager doit être vigilant et faire preuve de civisme dans sa consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux milieux aquatiques, biens précieux pour tous.

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Enfin, La cellule d’expertise sur la gestion de l’eau mise sur les rails !

Les organisations professionnelles agricoles, la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop de France
et Irrigants de France, saluent le lancement de la cellule d’expertise sur la gestion de la ressource
en eau.
Face aux évolutions climatiques avérées et à venir, la gestion de la ressource en eau est un enjeu
majeur pour l’agriculture française, dans de nombreux territoires. La création de nouvelles
ressources est une des solutions d’avenir. C’est pourquoi la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop
de France et Irrigants de France souhaitent que cette cellule d’expertise, interministérielle, examine
de façon pragmatique les blocages nationaux et locaux actuels affectant de nombreux porteurs de
projet. Ils s’impatientent car il y a eu trop de retards incompréhensibles.
Actuellement, les besoins de mobilisation en eau pour l’agriculture française sont de 150 millions m3
supplémentaires par an.
Cette instance devait, comme indiqué par les ministres Stéphane Travert et Nicolas Hulot, rendre ses
conclusions le 31 octobre. Nous n’avons cessé de dénoncer au plus haut niveau le retard de mise en
oeuvre concrète. Il s’agit cependant d’un premier pas qui réaffirme la volonté du gouvernement
d’avancer sur le sujet. Il est désormais urgent que cette cellule soit effective rapidement, avec un
plan d’action et un calendrier définis.
Nos organisations sont prêtes à s’y investir et à travailler en collaboration afin d’avancer de manière
efficace.

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Gestion de l’eau : 5 départements agissent ensemble sur le bassin de l’Isère

Ce lundi 23 octobre 2017, Denis Labbé, Préfet de la Savoie en lien avec Michel Dantin, Président du Comité de bassin Rhône Méditerranée Corse, ont réuni, à l’Hôtel du Département de l’Isère à Grenoble, les principaux acteurs du bassin versant de l’Isère, en présence de Jean-Pierre Barbier, Président du Département et d’Annick Cressens, représentante du Président du Département de la Savoie.


Sans titre

Leur objectif commun : assurer une véritable gouvernance de l’eau sur l’ensemble du bassin versant de la rivière de l’Isère à l’échelle des 5 départements couverts. Une démarche de coopération interdépartementale qui se concrétise à travers la constitution de l’Association du Bassin versant de l’Isère. Il s’agit d’une première étape, en vue de la création d’un Etablissement public de territoire de bassin (EPTB) à horizon 2021.
Dans le respect des équilibres territoriaux, une présidence tournante sera assurée par les représentants des Départements de la Savoie et de l’Isère que sont respectivement Annick Cressens, Conseillère départementale déléguée et Fabien Mulyk, Vice-président délégué. A leurs côtés, Valérie Petex, Vice-présidente de la Communautés de communes du Pays du Grésivaudan a été élue au poste de Trésorier. Bernard Duc, Vice-président de la Communauté d’agglomération Valence Romans Agglo représentera la Drôme et se verra confier le poste de Secrétaire.
22 présidents d’intercommunalités et de syndicats de rivières ont répondu présents ce jour et 2 autres membres ont fait savoir qu’il prendraient également prendre part à cette association. Au total, l’association rassemble 24 membres fondateurs.
Première étape à la constitution d’un EPTB, il s’agit d’ores et déjà d’améliorer les connaissances communes du bassin versant, notamment par la mise en commun d’études déjà réalisées, et de représenter les collectivités et leurs groupements auprès de l’Etat et des exploitants. Aussi, le renouvellement des concessions de barrage et la question de l’utilisation de l’énergie hydraulique seront l’un des grands enjeux de la gestion de l’eau.
« Cette association est le fruit d’un véritable dialogue de coopération interdépartementale, dans l’intérêt de nos territoires, et de tous ceux qui s’y établissent. Elle traduit notre souhait conjoint d’agir en responsabilité. Pourvu que cette bonne intelligence perdure pour les étapes à venir et que les équilibres territoriaux continuent d’être respectés », s’accordent à dire unanimement les membres fondateurs.

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Sécheresse: alerte renforcée pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire

L’hiver a été particulièrement sec, ce qui a affecté considérablement les eaux superficielles et
souterraines. Cet été a été chaud et relativement pluvieux : des périodes de canicules et
d’averses se sont succédées. L’alternance rapide de ces phénomènes météorologiques, cumulé à
un hiver sec, a abouti à une dégradation des niveaux des eaux superficielles et souterraines. La
première quinzaine de septembre a été très pluvieuse, en effet, il est tombé pendant les 18
premiers jours de septembre l’équivalent d’un mois de septembre moyen entier. Les températures
sont également en dessous des moyennes de saison.

Malgré les pluies et les températures fraîches, les cours d’eau présentent des niveaux très bas
pour la saison. Certains tronçons sont à sec ce qui met à mal la vie aquatique. De nombreux
cours d’eau présentent des débits en dessous des moyennes saisonnières. La chute des
températures ainsi que les pluies de septembre ont permis une stabilisation de l’indice d’humidité
des sols superficiels.
Les pluies estivales ainsi que celles de septembre n’ont pas permis la recharge des nappes
phréatiques. Ces dernières présentent des niveaux toujours très bas pour la saison voire
alarmants pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire. Pour les semaines à venir, aucune pluie
significative n’est prévue. Les températures devraient remonter.

Suite aux différents avis émis par le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les
collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, comité, le Préfet a décidé de maintenir l’alerte sur
l’ensemble du département pour les eaux souterraines et les eaux superficielles. A
l’exception de la nappe de Bièvre-Liers-Valloire qui est placée en alerte renforcée.

La situation d’alerte et d’alerte renforcée implique les mesures de restrictions suivantes :
• pour tous, sont interdits :
- le lavage des voitures hors stations professionnelles en alerte et hors station
professionnelles équipées de lances « haute pression » ou système de recyclage de l’eau
en alerte renforcée sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicule
sanitaire ou alimentaire) ou technique (bétonnière …) et pour les organes liés à la sécurité.
- l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des
golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h en alerte. L’arrosage en alerte
renforcée est strictement interdit (hors « greens et départs ») sauf l’arrosage par « goutte à
goutte » ou « pied à pied » entre 20h et 6h.
- le remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé, le lavage des voiries sauf
impératif sanitaire et à l’exclusion des balayeuses laveuses automatiques, fonctionnement
des fontaines publiques en circuit ouvert en alerte et en alerte renforcée .
- l’alimentation en dérivation des étangs et des plans d’eau en alerte et en alerte renforcée .
• pour l’agriculture : baisse des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation : 15 % en
alerte ; 30 % en alerte renforcée.
• pour l’industrie : mise en place du plan d’économie d’eau des industriels (installations
classées pour la protection de l’environnement) de niveau 1 pour l’alerte, de niveau 2 pour
l’alerte renforcée.
• pour les gestionnaires de réseau d’eau potable : renforcement du suivi des niveaux des
captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration. En
alerte renforcée, sont interdits les lavages de réservoirs AEP sauf dérogation sanitaire
délivrée par le Préfet, les contrôles techniques sur les points d’eau incendie.
Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par
arrêté municipal.

Afin de soulager la ressource, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à
partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau
publics, et cela sur l’ensemble du département. En outre, une attention particulière des
agriculteurs et des industriels est recommandée sur les prélèvements d’eau et les rejets dans le
milieu naturel.
Chaque citoyen et chaque usager se doit d’être vigilant et faire preuve de civisme dans sa
consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux
milieux aquatiques, biens précieux pour tous les usagers.

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Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
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