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VIDANGE DE L’ETANG DE MONTJOUX

Ce dimanche 12 novembre, avait lieu une pêche traditionnelle de sauvegarde à l’étang de Montjoux sur la commune de St-Jean-de-Bournay en vue de la vidange et réparation du plan d’eau.

Dirigée par le Département, cette opération a pour but de remettre en état cet étang qui présentait des fuites rendant impossible la pêche depuis plusieurs mois. Le Président du Département, Jean-Pierre Barbier, s’est rendu sur place pour participer à la pêche.

Une pêche de sauvegarde des poissons avant la vidange totale
Plus d’une quarantaine de volontaires ont participé à une pêche traditionnelle par filet afin de repêcher les poissons avant la fin de la vidange de l’étang. Parmi eux, des membres des comités de pêche locaux et fédérations, des agents de la commune, des agents du Département et même les élus locaux !


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Cette pêche traditionnelle a été présentée et expliquée par Daniel Cheminel, maire de la commune, et par Guy Servet, vice-président de Bièvre Isère Communauté délégué aux étangs et maire de Châtonnay.
En tant que gestionnaire des Espaces Naturels Sensibles, le Département mène ces opérations sur l’étang dans le cadre de sa politique environnementale. Cette pêche est indispensable pour mener à terme la vidange et la réparation de l’étang.


Sans titre

Jean-Pierre Barbier, Président du Département, explique : « Cet Espace Naturel Sensible départemental incarne la vision que nous avons de la protection de l’environnement : protéger les sites avec une riche biodiversité sans pour autant bloquer l’activité humaine. Cette vision c’est l’essence du développement durable, qui repose sur trois piliers : le social, l’économique et l’environnemental »

La pêche de nouveau possible fin 2018
Après la vidange totale, les travaux consistent en une réfection des ouvrages hydrauliques (bonde de fond avec vanne sud et vanne de vidange) et la pose de flottants pour la pêche. Les travaux autour de la digue pour l’étanchéité ont été déjà engagés.
L’ensemble de ces interventions, d’un montant de 450 000 euros, vont permettre de résoudre la problématique de fuite de l’étang détectée durant l’été 2016.
Une année d’assec est ensuite programmée pour cet étang qui n’a pas été vidangé depuis près de 30 ans. Cela permettra de minéraliser les vases et d’améliorer la qualité de l’eau, ce qui augmentera les supports de reproduction des poissons et la biodiversité globale du plan d’eau.
La remise en eau de l’étang est prévue à l’automne 2018 qui sera suivie d’un rempoissonnement. La réouverture de la pêche pourra se faire d’ici la fin 2018.

Cette opération correspond à une gestion traditionnelle d’un étang, qui comprend des phases nécessaires de vidange pour le nettoyer.
Depuis 2015, le Département a instauré une nouvelle politique de gestion des ENS en les ouvrant plus largement au grand public et aux activités humaines, tout en assurant les conditions de leur préservation.

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Alerte sécheresse et alerte renforcée sur le département de l’Isère

Le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, s’est réuni le 6 novembre 2017 sous la présidence de Monsieur le Préfet de l’Isère.

L’hiver 2016-2017 a été particulièrement sec, ce qui a affecté considérablement les eaux superficielles et souterraines. Cet été a été chaud et relativement pluvieux : des périodes de canicules et d’averses se sont succées. L’alternance rapide de ces phénomènes météorologiques, cumulé à l’hiver sec, a abouti à une dégradation des niveaux des eaux superficielles et souterraines. La première quinzaine de septembre a été très pluvieuse, avant de laisser place à un « été indien ». La deuxième partie du mois de septembre, ainsi que le mois d’octobre ont été particulièrement secs et chauds.

Les pluies du week-end du 5 novembre ont amélioré la situation à court terme. Les niveaux des cours d’eau se sont améliorés mais restent à des niveaux bien en-dessous des moyennes de saison, particulièrement sur les bassins de gestion de Bièvre-Liers-Valloire, de la Bourbre et du Vercors. Certains tronçons sont déjà à sec ce qui met à mal la vie aquatique. De plus, l’Indice d’Humidité des Sols Superficiels (IHSS) est à un niveau très bas alors que l’automne est habituellement propice à la recharge hydrique des sols.

Les pluies estivales ainsi que celles de septembre n’ont pas permis la recharge des nappes souterraines. Ces dernières présentent des niveaux toujours très bas pour la saison voire des niveaux alarmants pour les nappes de Bièvre-Liers-Valloire, du Guiers et de la Bourbre.

Des pluies sont prévues ces prochains jours, mais ne devraient pas suffire à recharger les nappes. Les températures quant à elles resteront en-deça des moyennes de saison, ce qui permettra à l’IHSS de se maintenir.

Suite aux différents avis émis lors du Comité Départemental de l’Eau du 6 novembre 2017, le Préfet a décidé :

  • pour les eaux souterraines : de placer les bassins de gestion du Guiers, de Bièvre-Liers-Valloire et de la Bourbre en alerte renforcée,
  • pour les eaux superficielles : de placer les bassins de gestion de Bièvre-Liers-Valloire, de la Bourbre, et du Vercors en alerte renforcée,
  • de maintenir l’alerte sur l’ensemble des autres bassins de gestion du département pour les eaux souterraines et les eaux superficielles.

Les situations d’alerte et d’alerte renforcée impliquent les mesures de restrictions suivantes :

  • pour tous, sont interdits :

- le lavage des voitures hors stations professionnelles en alerte et hors station professionnelles équipées de lances « haute pression » ou système de recyclage de l’eau en alerte renforcée sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicule sanitaire ou alimentaire) ou technique (bétonnière …) et pour les organes liés à la sécurité.
- l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h en alerte. L’arrosage en alerte renforcée est strictement interdit (hors « greens et départs ») sauf l’arrosage par « goutte à goutte » ou « pied à pied » entre 20h et 6h.
- le remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé, le lavage des voiries sauf impératif sanitaire et à l’exclusion des balayeuses laveuses automatiques, fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert en alerte et en alerte renforcée.
- l’alimentation en dérivation des étangs et des plans d’eau en alerte et en alerte renforcée.

  • pour l’agriculture : baisse des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation : 15 % en alerte ; 30 % en alerte renforcée.
  • pour l’industrie : mise en place du plan d’économie d’eau des industriels (installations classées pour la protection de l’environnement) de niveau 1 pour l’alerte, de niveau 2 pour l’alerte renforcée.
  • pour les gestionnaires de réseau d’eau potable : renforcement du suivi des niveaux des captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration. En alerte renforcée, sont interdits :

- le lavage de réservoir AEP sauf dérogation sanitaire délivrée par le Préfet,
- le contrôle technique des points d’eau incendie.

Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par arrêté municipal.

Pour prévenir une possible aggravation de la situation en 2018, le Préfet engage les différents acteurs à travailler dès à présent sur un programme ambitieux d’économies d’eau.

Pour soulager la ressource, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau publics, et ceci sur l’ensemble du département.

Chaque citoyen et chaque usager doit être vigilant et faire preuve de civisme dans sa consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux milieux aquatiques, biens précieux pour tous.

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Enfin, La cellule d’expertise sur la gestion de l’eau mise sur les rails !

Les organisations professionnelles agricoles, la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop de France
et Irrigants de France, saluent le lancement de la cellule d’expertise sur la gestion de la ressource
en eau.
Face aux évolutions climatiques avérées et à venir, la gestion de la ressource en eau est un enjeu
majeur pour l’agriculture française, dans de nombreux territoires. La création de nouvelles
ressources est une des solutions d’avenir. C’est pourquoi la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’APCA, Coop
de France et Irrigants de France souhaitent que cette cellule d’expertise, interministérielle, examine
de façon pragmatique les blocages nationaux et locaux actuels affectant de nombreux porteurs de
projet. Ils s’impatientent car il y a eu trop de retards incompréhensibles.
Actuellement, les besoins de mobilisation en eau pour l’agriculture française sont de 150 millions m3
supplémentaires par an.
Cette instance devait, comme indiqué par les ministres Stéphane Travert et Nicolas Hulot, rendre ses
conclusions le 31 octobre. Nous n’avons cessé de dénoncer au plus haut niveau le retard de mise en
oeuvre concrète. Il s’agit cependant d’un premier pas qui réaffirme la volonté du gouvernement
d’avancer sur le sujet. Il est désormais urgent que cette cellule soit effective rapidement, avec un
plan d’action et un calendrier définis.
Nos organisations sont prêtes à s’y investir et à travailler en collaboration afin d’avancer de manière
efficace.

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Gestion de l’eau : 5 départements agissent ensemble sur le bassin de l’Isère

Ce lundi 23 octobre 2017, Denis Labbé, Préfet de la Savoie en lien avec Michel Dantin, Président du Comité de bassin Rhône Méditerranée Corse, ont réuni, à l’Hôtel du Département de l’Isère à Grenoble, les principaux acteurs du bassin versant de l’Isère, en présence de Jean-Pierre Barbier, Président du Département et d’Annick Cressens, représentante du Président du Département de la Savoie.


Sans titre

Leur objectif commun : assurer une véritable gouvernance de l’eau sur l’ensemble du bassin versant de la rivière de l’Isère à l’échelle des 5 départements couverts. Une démarche de coopération interdépartementale qui se concrétise à travers la constitution de l’Association du Bassin versant de l’Isère. Il s’agit d’une première étape, en vue de la création d’un Etablissement public de territoire de bassin (EPTB) à horizon 2021.
Dans le respect des équilibres territoriaux, une présidence tournante sera assurée par les représentants des Départements de la Savoie et de l’Isère que sont respectivement Annick Cressens, Conseillère départementale déléguée et Fabien Mulyk, Vice-président délégué. A leurs côtés, Valérie Petex, Vice-présidente de la Communautés de communes du Pays du Grésivaudan a été élue au poste de Trésorier. Bernard Duc, Vice-président de la Communauté d’agglomération Valence Romans Agglo représentera la Drôme et se verra confier le poste de Secrétaire.
22 présidents d’intercommunalités et de syndicats de rivières ont répondu présents ce jour et 2 autres membres ont fait savoir qu’il prendraient également prendre part à cette association. Au total, l’association rassemble 24 membres fondateurs.
Première étape à la constitution d’un EPTB, il s’agit d’ores et déjà d’améliorer les connaissances communes du bassin versant, notamment par la mise en commun d’études déjà réalisées, et de représenter les collectivités et leurs groupements auprès de l’Etat et des exploitants. Aussi, le renouvellement des concessions de barrage et la question de l’utilisation de l’énergie hydraulique seront l’un des grands enjeux de la gestion de l’eau.
« Cette association est le fruit d’un véritable dialogue de coopération interdépartementale, dans l’intérêt de nos territoires, et de tous ceux qui s’y établissent. Elle traduit notre souhait conjoint d’agir en responsabilité. Pourvu que cette bonne intelligence perdure pour les étapes à venir et que les équilibres territoriaux continuent d’être respectés », s’accordent à dire unanimement les membres fondateurs.

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Sécheresse: alerte renforcée pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire

L’hiver a été particulièrement sec, ce qui a affecté considérablement les eaux superficielles et
souterraines. Cet été a été chaud et relativement pluvieux : des périodes de canicules et
d’averses se sont succédées. L’alternance rapide de ces phénomènes météorologiques, cumulé à
un hiver sec, a abouti à une dégradation des niveaux des eaux superficielles et souterraines. La
première quinzaine de septembre a été très pluvieuse, en effet, il est tombé pendant les 18
premiers jours de septembre l’équivalent d’un mois de septembre moyen entier. Les températures
sont également en dessous des moyennes de saison.

Malgré les pluies et les températures fraîches, les cours d’eau présentent des niveaux très bas
pour la saison. Certains tronçons sont à sec ce qui met à mal la vie aquatique. De nombreux
cours d’eau présentent des débits en dessous des moyennes saisonnières. La chute des
températures ainsi que les pluies de septembre ont permis une stabilisation de l’indice d’humidité
des sols superficiels.
Les pluies estivales ainsi que celles de septembre n’ont pas permis la recharge des nappes
phréatiques. Ces dernières présentent des niveaux toujours très bas pour la saison voire
alarmants pour la nappe de Bièvre-Liers-Valloire. Pour les semaines à venir, aucune pluie
significative n’est prévue. Les températures devraient remonter.

Suite aux différents avis émis par le Comité Départemental de l’Eau (CDE) rassemblant les services de l’Etat, Météo-France, les
collectivités territoriales ainsi que les représentants des usagers de l’eau, comité, le Préfet a décidé de maintenir l’alerte sur
l’ensemble du département pour les eaux souterraines et les eaux superficielles. A
l’exception de la nappe de Bièvre-Liers-Valloire qui est placée en alerte renforcée.

La situation d’alerte et d’alerte renforcée implique les mesures de restrictions suivantes :
• pour tous, sont interdits :
- le lavage des voitures hors stations professionnelles en alerte et hors station
professionnelles équipées de lances « haute pression » ou système de recyclage de l’eau
en alerte renforcée sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicule
sanitaire ou alimentaire) ou technique (bétonnière …) et pour les organes liés à la sécurité.
- l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément, des
golfs, et des stades et espaces sportifs de 6h à 20h en alerte. L’arrosage en alerte
renforcée est strictement interdit (hors « greens et départs ») sauf l’arrosage par « goutte à
goutte » ou « pied à pied » entre 20h et 6h.
- le remplissage des piscines de plus de 5 m³ à usage privé, le lavage des voiries sauf
impératif sanitaire et à l’exclusion des balayeuses laveuses automatiques, fonctionnement
des fontaines publiques en circuit ouvert en alerte et en alerte renforcée .
- l’alimentation en dérivation des étangs et des plans d’eau en alerte et en alerte renforcée .
• pour l’agriculture : baisse des prélèvements agricoles autorisés pour l’irrigation : 15 % en
alerte ; 30 % en alerte renforcée.
• pour l’industrie : mise en place du plan d’économie d’eau des industriels (installations
classées pour la protection de l’environnement) de niveau 1 pour l’alerte, de niveau 2 pour
l’alerte renforcée.
• pour les gestionnaires de réseau d’eau potable : renforcement du suivi des niveaux des
captages et des forages d’eau potable, transmission des données à l’administration. En
alerte renforcée, sont interdits les lavages de réservoirs AEP sauf dérogation sanitaire
délivrée par le Préfet, les contrôles techniques sur les points d’eau incendie.
Les usages non prioritaires de l’eau à partir du réseau d’eau potable peuvent être limités par
arrêté municipal.

Afin de soulager la ressource, chacun est appelé à une gestion économe de l’eau que ce soit à
partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou les réseaux de distribution d’eau
publics, et cela sur l’ensemble du département. En outre, une attention particulière des
agriculteurs et des industriels est recommandée sur les prélèvements d’eau et les rejets dans le
milieu naturel.
Chaque citoyen et chaque usager se doit d’être vigilant et faire preuve de civisme dans sa
consommation quotidienne d’eau pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau et aux
milieux aquatiques, biens précieux pour tous les usagers.

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LA TARIFICATION SOCIALE DE L’EAU EST ENTRÉE EN VIGUEUR

Près de 10 000 ménages sont concernés par ce nouveau
dispositif mis en place par la Métropole grenobloise. Ils se voient attribuer
une aide moyenne de 53 €, dès septembre 2017, sans aucune
démarche à effectuer.

Le droit à l’eau pour tous. Tout en s’efforçant de maintenir un prix de l’eau le
plus modéré possible sur son territoire, Grenoble-Alpes Métropole a décidé, le
18 décembre 2015, de participer à l’expérimentation nationale de la tarification
sociale de l’eau prévue par la loi Brottes .
Cette expérimentation se décline en quatre axes , dont le
plus significatif consiste à accorder une aide financière aux ménages qui
consacrent plus de 2,5% de leurs ressources au paiement de leur facture
d’eau.
Sur les 49 communes de la Métropole, près de 10 000 ménages sont concernés,
avec une aide moyenne de 53 €. Un montant à mettre en regard d’une facture
moyenne de l’eau dans la Métropole de 381 € par an et par ménage, pour une
consommation d’eau moyenne de 120 m3.
Le montant est accordé en fonction des revenus, du nombre de personnes
composant le foyer et du prix de l’eau par commune.
Pour en bénéficier, pas besoin de démarche particulière. La Métropole s’est
basée sur les données de la Caisse d’allocations familiales pour établir la
liste des bénéficiaires potentiels. L’aide est ensuite versée directement par
virement bancaire.

Sans titreUNE EAU 20% MOINS CHÈRE QUE DANS LE RESTE DE LA FRANCE
Le coût de l’eau pour les ménages métropolitains est de 3,18 € TTC/m3 en moyenne, contre 3,85€ TTC/m3 en moyenne en France, soit un prix de l’eau 21% inférieur sur la Métropole par rapport à la moyenne nationale.

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Meilleure gestion de la ressource en eau

Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont présenté en Conseil des Ministres leurs axes d’actions sur la gestion quantitative de l’eau.

Alors qu’un important épisode de sécheresse touche de nombreux départements, le Gouvernement veut apporter des solutions pour résorber durablement les situations de tension hydrique et associer pleinement les territoires à la politique de gestion de l’eau.

La France connaît actuellement une situation hydrologique préoccupante. Dans 82 départements, les préfets ont pris des arrêtés préfectoraux de restriction d’usage de l’eau. Parmi eux, 30 départements ont pris des arrêtés de crise imposant l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires (lavage de voiture, arrosage de jardins, remplissage des piscines…). Cette situation exceptionnelle pourrait devenir commune à partir de 2050 en raison du dérèglement climatique.

Aussi, au-delà des mesures de restriction en périodes de crise, la politique de gestion de l’eau doit prendre en compte les changements de long terme pour préserver durablement les ressources naturelles notamment pendant la saison des basses eaux.

Dans ce but, Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont présenté des actions concrètes autour de deux objectifs : encourager la sobriété des usages et réguler en amont la ressource, grâce notamment à l’innovation ; faire émerger, dans l’ensemble des territoires, des solutions adaptées aux besoins et aux contextes locaux.

Les actions pour « encourager la sobriété des usages et l’innovation » :

  • engager les citoyens, les entreprises ainsi que les administrations et les services publics dans des démarches d’économies d’eau, grâce notamment à des campagnes de proximité de sensibilisation et de communication, tout au long de l’année ;
  • poursuivre les investissements avec les collectivités pour accentuer la maintenance des réseaux afin de réduire au maximum les fuites dans les canalisations et favoriser la réutilisation des eaux usées traitées, quand cela est pertinent ;
  • développer une agriculture plus économe en eau et multi-performante, notamment grâce au choix des assolements ; progresser encore, via l’innovation, dans l’efficience de l’irrigation (réduction des pertes dans les réseaux, pilotage, sélection génétique et stratégies des cycles culturaux) ;
  • réaliser, là où c’est utile et durable, des projets de stockage hivernal de l’eau afin d’éviter les prélèvements en période sèche, lorsque l’eau est rare ;
  • soutenir et valoriser la recherche et le développement de nouvelles solutions dans nos différents organismes scientifiques ainsi que dans les pôles de compétitivité hydrique (DREAM en Centre Val-de-Loire, Pôle EAU en Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur et HYDREOS dans le Grand est).

Les actions pour « faire émerger des solutions locales adaptées dans l’ensemble des territoires » :

  • après celui de 2011/2016, élaborer un deuxième Plan national d’adaptation au changement climatique d’ici fin 2017 pour mieux adapter les actions aux conséquences locales du changement climatique ;
  • soutenir le déploiement du plan d’actions « eau et assainissement » en outre-mer ;
  • accompagner les collectivités locales compétentes dans le domaine de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques, notamment via les Agences de l’eau ;
  • mobiliser les préfets coordonnateurs de bassin pour dynamiser les projets de territoires, qui permettent une concertation, avec l’ensemble des partenaires, sur les besoins locaux en eau.
  • mettre en place une cellule d’expertise afin de dénouer les éventuelles difficultés rencontrées dans la gestion de la ressource en eau en agriculture. Cette cellule sera placée sous l’autorité conjointe des ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture et de l’Alimentation.
  • D’ici le 31 octobre, la cellule d’expertise examinera les cas de tous les projets de territoires en cours pour voir s’il est possible d’accélérer leur réalisation, et rendra compte aux ministres des conséquences à tirer de cet exercice.

Pour Nicolas Hulot : « L’eau fait partie de notre patrimoine commun. Son usage appartient à tous et chacun a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables. L’eau est également indispensable à l’ensemble du monde vivant : notre responsabilité est aussi de préserver sur le long terme les milieux et les écosystèmes, porteurs de solutions face aux dérèglements du climat ».

Stéphane Travert a déclaré : « J’ai la volonté d’aider l’agriculture à anticiper et à atténuer les effets du changement climatique. Cela passe par une approche globale : une agriculture moins gourmande en eau et une optimisation de la ressource via l’utilisation des pluies hivernales pour protéger les ressources en été ».

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Pour une politique ambitieuse de gestion de la ressource en eau

Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, doit présenter en Conseil des Ministres du 9 août un plan portant sur la politique de l’eau. Dans cette perspective, les agriculteurs tiennent à exprimer leurs attentes fortes pour un réel engagement de l’Etat.


En effet, la ressource en eau est plus que jamais un enjeu majeur pour une agriculture française performante et durable. C’est un facteur de production agricole et de maintien de la biodiversité qui est essentiel, plus encore dans un contexte de réchauffement climatique et de sécheresse accrue.

Demain, la gestion quantitative de l’eau devra nécessairement être anticipée.

Depuis longtemps déjà, la profession agricole est impliquée dans la gestion de l’eau et demande aujourd’hui une politique de l’eau globale, ambitieuse et pragmatique. Celle-ci devra lever les freins actuels et déployer des leviers pour permettre aux projets de réserve d’eau d’aboutir.

L’efficience de l’utilisation de l’eau a toujours été une préoccupation pour les agriculteurs, tant au niveau de l’exploitation grâce à du matériel plus performant, à des outils d’aides à la décision pour mesurer l’évapotranspiration et les besoins réels des cultures… que du territoire par la gestion collective de l’eau. Et les résultats sont là !

Selon l’institut technique Arvalis, sur les 10 dernières années, les bonnes pratiques des irrigants ont permis de réaliser 30% d’économie d’eau.

Faisons enfin confiance aux agriculteurs, acteurs des territoires !

Il est demandé au Gouvernement d’inscrire cette ambition dans le projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification administrative.

Gageons que les annonces qui seront faites par le Gouvernement le 9 août prochain iront dans ce sens. Elles seront en cohérence avec les objectifs des Etats Généraux de l’Alimentation en cours : garantir une alimentation de qualité et améliorer le revenu des agriculteurs. L’irrigation est une réponse concrète à ces enjeux car sans eau pas d’agriculture !

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Economiser l’eau et réduire la pollution agricole

L’appel à projets de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse visant à financer des actions innovantes pour réduire les pollutions par les nitrates et les pesticides, diminuer les volumes d’eau prélevés pour l’irrigation et préserver les réserves en eau des sols s’est clôturé le 31 mars dernier. Il récompense 24 projets pour un montant d’aide de l’agence de l’eau de 3 millions d’euros.

Avec cet appel à projets inédit, l’agence de l’eau souhaitait dynamiser les activités de recherche, d’innovation et d’expérimentation du monde agricole consacrées à l’eau afin d’améliorer la qualité des milieux aquatiques.

Majoritairement portés par les stations expérimentales, associations agricoles, établissements d’enseignement agricole et chambres d’agriculture, les projets retenus concernent des techniques et des variétés qui permettent d’économiser l’eau (3 projets pour 140 000 euros d’aide) et des techniques et itinéraires techniques pour limiter l’usage des intrants (12 projets pour 1,7 M€ d’aide). 9 projets répondent à la fois aux deux objectifs de réduction des pollutions et d’économie d’eau (1,15 M€ d’aide).

Parmi les projets retenus:

  1. ACR’eau en Auvergne-Rhône-Alpes : Des systèmes en Agriculture de Conservation pour réduire la dépendance aux intrants et préserver la qualité de la Ressource en eau

Ce projet a pour objectif de concevoir et expérimenter des systèmes de grandes cultures innovants afin d’évaluer leurs performances sur la qualité de l’eau. Il est porté par l’ISARA-Lyon en partenariat avec la coopérative agricole la Dauphinoise, sur une période de 3 ans.
L’expérimentation vise la réduction des herbicides par la suppression du labour, ainsi que la limitation des risques de lixiviation des nitrates par la gestion de couverts végétaux associés aux cultures de vente. En complément, une évaluation transversale de ces systèmes sera conduite (réduction d’intrants, rentabilité, biodiversité, temps de travail…) ainsi qu’une valorisation des résultats.

Cet appel à projets était mené en partenariat avec les financeurs historiques de la recherche agricole, et notamment les conseils régionaux.

Pesticides et prélèvements d’eau, premières causes de dégradation des eaux

40% des cours d’eau et 20% des nappes sont contaminés par des pesticides ou les nitrates. Cette pollution diffuse est l’une des principales causes de dégradation des eaux du bassin Rhône-Méditerranée et, globalement, ce type de pollution ne régresse pas.

40% du bassin Rhône-Méditerranée est en déficit d’eau. Pour préserver les milieux aquatiques des baisses de débit et leur permettre de s’adapter au changement climatique, il est primordial de limiter les prélèvements, de démultiplier les actions d’économies d’eau, de retenir l’eau dans les sols et d’augmenter leur capacité d’infiltration.

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La remise en eau du Drac, un projet essentiel au territoire qui se concrétise enfin

Le projet est en test depuis 2014 mais c’est aujourd’hui qu’il est officiellement lancé : Le Drac est enfin remis en eau.

Responsables et élus se sont réunis Lundi 10 Juillet au barrage EDF de Notre Dame de Commiers pour assister à la remise en eau symbolique. Parmi eux se retrouvaient Marie-Noëlle Battistel, députée de l’Isère et présidente de la commission locale de l’eau et Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. En effet, une nouvelle vanne a été construite permettant à 4 mètres cube d’eau supplémentaires d’être turbinés (soit utilisé pour entraîner une turbine générant de l’électricité) par seconde. Le total du débit est désormais quasiment 4 fois plus important qu’avant.

Ces travaux étaient essentiels, le Drac s’avérait être asséché sur 4km de long plus de 300 jours par an depuis la construction du barrage en 1960. Ainsi ça n’est pas seulement une production accrue pour EDF qui est en jeu, mais également un fort impact sur la biodiversité locale, comme l’expliquait Laurent Perotin, directeur de la production hydro-électrique des Alpes pour EDF.

Après qu’ils aient assisté à l’ouverture de la vanne, les élus ont été guidés jusqu’au site de la Rivoire par Jessica Bruggeman, conservatrice de la réserve naturelle régionale des Isles du Drac et Guy Genet, président du SIGREDA. Ceux ci ont alors pu présenter un vaste projet de réaménagement de la réserve, grande de plus de 800 hectares sur 15 Km de long, aux portes de la métropole. En effet, depuis le tragique accident de 1995, le site est interdit d’accès. L’augmentation du débit au niveau du barrage de Notre Dame de Commiers permet aujourd’hui de pouvoir réaménager certains espaces en sécurité. L’objectif est d’en faire des lieux d’éducation ou des observatoires de la biodiversité. La création de sentiers de promenade est également prévu, mais la baignade demeurera interdite pour préserver la sécurité de tous. Dans un même objectif, de nombreux outils de sécurisation du public vont accompagner ces aménagements.

Enfin, tout le monde s’est réuni sur le site de captage de Rochefort pour la cérémonie publique. Christophe Ferrari y a rappelé que Grenoble était avec Mulhouse la seule ville française qui bénéficiait dune eau naturelle non traitée, et la seule métropole avec Nice à posséder une réserve naturelle régionale sur son territoire. Marie-Noëlle Battistel, elle, a salué ce magnifique projet qui ne présentait aucun impact négatif.

Paul Savary

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