Archive | élevage

Cri d’alarme

Si le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, vient d’être ratifié par
le Parlement européen, c’est un autre accord qui inquiète au plus haut point la Fédération
Nationale Ovine : celui entre l’UE et l’Australie / la Nouvelle-Zélande, que la Commission
européenne proposera aux Etats-membres de négocier à partir de cet été.
Pour Michèle BOUDOIN, Présidente de la Fédération Nationale Ovine , « c’est un véritable séisme que nous, éleveurs de brebis
français, nous apprêtons à affronter. (…)
Alors même que le Royaume-Uni prépare, désormais, sa sortie de l’Union européenne, (…) ; alors
même que cette sortie viendra bouleverser nos échanges de viandes ovines et pourrait affecter
considérablement les prix pratiqués sur notre marché ; alors même que c’est justement vers le
Royaume-Uni que se dirigent, aujourd’hui, la majorité des 287 000 tonnes de viandes ovines arrivées
en Europe dans le cadre d’un accès privilégié ; c’est une hausse des contingents d’importations
accordés à l’Océanie que la Commission européenne semble envisager ! »
Une attitude incompréhensible, pour les éleveurs de brebis, qui relèvent doucement la tête après
plusieurs décennies d’immenses difficultés au cours desquelles ils ont vu disparaître plus de la moitié
de leur cheptel.

C’est donc dans ce contexte particulièrement incertain – celui d’un Brexit dont personne ne sait,
aujourd’hui, anticiper les effets – que ces derniers ont souhaité lancer un appel au Gouvernement
français (à Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture et Mathias FEKL, Secrétaire d’Etat au
Commerce extérieur) : « Croyez en l’agneau français, en notre capacité à produire, innover, nous
renouveler ! Nous avons besoin de soutien dans nos actions de promotion, pour relancer la
consommation… pas de plus de viandes néozélandaises ou australiennes dans nos rayons ! A nos
côtés, exigez l’exclusion de la viande ovine de ces négociations. »
Une copie de ce courrier a également été adressée à Phil HOGAN et Cécilia MALMSRÖM,
Commissaires européens respectivement chargés de l’agriculture et du commerce…

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Lait  » Une situation encore compliquée pour les éleveurs «  »

Vous trouverez ci dessous la vidéo de la conjoncture laitière de février 2017, réalisée par le CNIEL, l’interprofession laitière, en direct du salon de l’agriculture.
 » Une situation encore compliquée pour les éleveurs « 

Benoît Rouyer, économiste au Cniel, revient sur la collecte et le prix du lait en France et en Europe, pour le mois de février 2017.

Pour regarder la vidéo : cliquez ici (https://youtu.be/v9lkh8Wkh4g)

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Vercors Lait: remarquable dynamisme

Le Vercors est en plein coeur de l’actualité avec en particulier sa présence, très remarquée,  au salon de l’agriculture à Paris. Une présence qui montre tout le dynamisme du Vercors à travers en particulier de son agriculture et de son tourisme. Les deux étant très liés…

Au niveau agriculture, son dynamisme est prouvé à travers plusieurs filières dont celle de l’élevage laitier.

Il faut dire que le plateau a en son sein une AOP qui acquière année après année plus de prestige, le Bleu du Vercors Sassenage.

Celui ci peut être fermier, on compte une dizaine de producteurs bien répartis sur l’ensemble du territoire, ou fabriqué à la coopérative Vercors Lait.

Philippe Guilloud son directeur nous l’a confirmé: » l’année 2016 a été une bonne année pour notre entreprise et elle a confirmé son dynamisme, nous avons fabriqué 310 tonnes de Bleu, tonnage en perpétuelle augmentation..Le produit est bon, il plait et les différents plans de communication, de promotion portent leurs fruits, on peut citer par exemple la fête du bleu et la présence du Vercors au salon de l’agriculture. « 

Pour appuyer la thèse du dynamisme Philippe Guilloud précise:  » nous venons de signer un contrat avec Grand Frais,  la centrale organise une opération nationale spéciale Bleu, elle va mettre sur les étals de ses magasins 1700 Bleus dans 370 magasins.

Mais il n’ y a pas que le Bleu,  » en 2016 nous avons transformé 75% de la collecte grâce à une gamme très large de produits que nous fabriquons sur place..L’objectif étant d’arriver à 100% dans les années qui viennent.. »

On peut signaler la dernière nouveauté: le lait du Vercors  que l’on retrouve dans la grande distribution comme  à Carrefour Voiron, groupe Provencia. Sébastien Ferand, directeur du magasin très satisfait de cette opération:  » sans aucune  » pub » nous en vendons deux palettes par mois, ce qui est un début très prometteur. C’est d’autant plus intéressant que l’on joue gagnant gagnant, du producteur au consommateur.. »

Cette marche en avant impose la coopérative à une restructuration.  » Des travaux d’une grande importance vont démarrer sous peu. Ils sont impératifs avec la mise au normes, la création de salles d’affinage, l’extension du magasin, la modernisation des matériels..  »

Une marche en avant qui a bien entendu un impact sur le personnel.  » Il y avait une douzaine de salariés il y a une dizaine d’année, 33 cette année et on arrivera très vite à la quarantaine.. A cela se rajoute une dizaine de salariés qui travaillent pour la société de commercialisation dans les magasins de Seyssins et Romans.

Un magasin de Romans qui aura la charge de gérer la partie vente en ligne via internet..  » Nous devons vivre avec notre temps » argumente Philippe Guilloud.

Vercors Lait a toujours eu le soutien des élus dont ceux de la Communauté de Communes du Massif du Vercors, un CCMV qui a changé de présidence depuis peu..  » Pierre Buisson a toujours été à notre écoute, Franck Girard, le nouveau président nous a assuré que la CCMV sera toujours à nos côtés..On vit dans la continuité.. »

Au niveau du Parc, là aussi changement de présidence..  » Nous avons déjà vu la différence car le nouveau président Jacques Adenot a tenu à visiter l’usine, à nous rencontrer  et nous indiquer qu’il sera à notre écoute..Oui il y a une vraie rupture dans les relations et oui nous sommes heureux de voir qu’un véritable partenariat se met en place entre le Parc et Vercors Lait. »

L’agriculture sur le Parc est également en mouvement avec la reprise d’exploitations par des jeunes,  » ce renouvellement de génération est bénéfique sur de nombreux points et assure aussi la pérennité de notre coopérative. »

Une entreprise qui compte une soixantaine de coopérateurs, qui va traiter plus de 6,5 millions de litres de lait en 2017, avec comme objectif de produire 340 tonnes de Bleu du Vercors Sassenage AOP..

Gilbert PRECZ

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12èmes Ovinpiades des Jeunes Bergers

Pour cette 12ème saison, près de 100 établissements agricoles ont présenté des candidats aux 17 sélections territoriales de l’automne 2016 / hiver 2017. Au total plus de 750 élèves, âgés de 16 à 24 ans suivant une formation agricole (CAPA au BTS) se sont disputés une place pour la finale nationale.

A l’issue des sélections régionales, 36 jeunes bergers dont 9 filles sont venus conquérir le titre national de Meilleur Jeune Berger, ce samedi 25 février 2017, au Salon International de l’Agriculture, Porte de Versailles à Paris.

Pour cela, ils ont dû se soumettre à des épreuves alliant théorie et pratique : l’évaluation de l’état d’engraissement et poids d’agneaux de boucherie, le choix d’un bélier, le parage des onglons, le tri de brebis avec lecture de boucles électroniques, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, le quizz et la reconnaissance des races. A l’issue d’une compétition, très disputée, Nicolas Arpin au CFFPA de Montmorillon est le Meilleur Jeune Berger de France 2017. Maîtrise de soi, ténacité, force, rapidité, combativité, technicité, motivation… sont les qualités nécessaires pour remporter les Ovinpiades des Jeunes Bergers.

Bénédicte Poulet du lycée agricole d’Ahun (23) est la Meilleure Jeune Bergère de France 2017, suivie par Clémence Fresneau du CFA Nature de la Roche sur Yon (85). Elles se sont classées respectivement à la 2ème et 4ème place du classement général.

Depuis 2010, une épreuve collective est également proposée aux établissements agricoles participant ou non aux épreuves individuelles des Ovinpiades. L’objectif des Ovinpiades collectives est de permettre à un groupe d’élèves d’une même formation de réfléchir à l’élevage de brebis, ses atouts, ses opportunités, sa technicité… et d’approfondir ainsi leurs connaissances sur la filière et ses métiers. Cette année, les équipes en compétition pourront exprimer toute leur créativité autour d’un thème d’actualité en créant une chronique ovine sur la modernité de l’élevage ovin, destinée à alimenter les réseaux sociaux.

Chaque équipe a présenté son projet et son plan de valorisation, incluant des déclinaisons possibles du support présenté, sur le ring ovin, hall 1.

Les 5 meilleurs projets présélectionnés, lors des finales inter-régions, ont été exposés par les étudiants venus des établissements d’enseignement : Session des Bergers du Merle (13), CS Ovin de Montmorillon (86), LEAP Terre Nouvelle (48), CS Ovin du CFAAF des Vosges (88), Lycée de Kernilien. En 2016, l’équipe du lycée agricole privé de Terre Nouvelle de Marjevols avait remporté l’épreuve avec « De chair, de lait et de laine, la brebis domine notre environnement ! ». Cette année, c’est l’équipe du CS Ovin de Montmorillon qui remporte l’épreuve avec « Ovin’APP ».

Les Ovinpiades pour porter haut une filière qui recrute

Depuis quelques années, la filière ovine cherche à susciter des  vocations parmi les jeunes. Les Ovinpiades des Jeunes Bergers est l’un des symboles de cette volonté d’installer des nouveaux éleveurs de brebis en France.

Au cours des 15 prochaines années, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39% des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ses générations mais également le maintien de sa production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans la prochaine décennie. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité, … Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide !

Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait,  et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu  tout en  travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroitre les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable

Plus qu’un concours, une découverte

La filière cherche maintenant à rencontrer ses futurs producteurs. Et pour que la rencontre ait lieu, quoi de mieux qu’une immersion dans une ambiance conviviale offrant la possibilité d’échanges privilégiés ?

Les Ovinpiades des Jeunes Bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers de gestes concrets et d’échanges avec des professionnels. Ces 3 dernières années, le concours a permis à plus de 4000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils ne connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive.

Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage…

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Ratification du ceta par le parlement européen

Mercredi 15 février, le Parlement européen s’est prononcé, à une large majorité, en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada. C’est avec une grande déception et incompréhension que les professionnels de la filière viande bovine française constatent malheureusement la décision des députés européens de ratifier l’accord : un accord contre lequel ils s’opposent depuis des mois, car destructeur pour l’élevage bovin européen et qui pourrait fragiliser encore plus la filière.

Malgré tout, INTERBEV tient à saluer les parlementaires français et étrangers qui ont eu le courage et la lucidité de s’opposer à un tel accord ainsi que le travail mené conjointement avec ses différents partenaires, dont la Fondation Nicolas Hulot, à l’occasion d’une lettre ouverte envoyée aux candidats à la présidentielle les alertant des dangers du CETA.

Les professionnels de la filière bovine refusent néanmoins d’en rester là : si cette étape devrait permettre l’entrée en vigueur du CETA dès le mois de mars de manière provisoire, il devra toutefois faire l’objet d’un vote par le Parlement français.

C’est donc au niveau national que l’interprofession élevage et viande entend poursuivre sa mobilisation et demandera aux candidats à l’élection présidentielle de se positionner clairement sur ce point, à l’occasion de leur visite au Salon International de l’Agriculture 2017.

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La Raclette de Savoie obtient l’IGP

La Commission européenne a enregistré la dénomination « Raclette de Savoie » en Indication géographique protégée (IGP). Cette décision a fait l’objet d’une parution au Journal officiel de la Commission européenne le 27 janvier 2017.

La « Raclette de Savoie » est un fromage au lait de vache à pâte pressée non cuite. Elle présente une croûte morgée, de couleur jaune à brun, et une pâte blanche à jaune paille, à la texture ferme et fondante.

Les opérations de production du lait, de transformation et d’affinage ont lieu dans l’aire géographique délimitée, qui comprend la totalité des communes des départements de Savoie et de Haute-Savoie, et quelques communes limitrophes de l’Ain et de l’Isère.

Le lait provient essentiellement de vaches de races Abondance, Montbéliarde ou Tarentaise. L’alimentation des vaches repose principalement sur des fourrages verts.

La valorisation de la grande disponibilité d’herbe dans l’aire géographique de production, mais aussi le maintien local de la tradition d’élevage des races traditionnelles sont autant d’éléments qui justifient cette reconnaissance en IGP.

Le nom « raclette » trouve son origine dans l’action de racler le fromage rôti sur le feu que consommaient les bergers dès le Moyen-Âge. Depuis, la « Raclette de Savoie » a su tirer profit du développement touristique hivernal et des innovations, telles que l’appareil à raclette.

L’IGP est un signe officiel européen qui depuis 1992, assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. L’obtention de ce signe protège la dénomination « Raclette de Savoie » dans toute l’Union européenne.

Données chiffrées (2016) :
- 659 producteurs laitiers et 6 producteurs fermiers
- 1 transformateur, 5 affineurs et 8 transformateurs-affineurs (soit 14 entreprises/coopératives impliquées dans la filière)

Sans titre

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Filière palmipèdes:PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE

Les professionnels de la filière palmipèdes, réunis au sein du CIFOG, vont présenter ce  jeudi au Ministre de l’Agriculture un plan de sécurisation sanitaire de la filière pour lutter contre le risque d’Influenza Aviaire dont ils sont victimes pour la 2ème année consécutive.

Ils demandent également aux pouvoirs publics la mise en place urgente de mesures économiques pour accompagner la filière dans cette lutte contre le virus H5N8 qui a déjà nécessité :
- l’abattage de 1,5 million de canards,
- l’arrêt total de la production dans une partie du Tarn, du Gers, des Landes, du Lot et Garonne, des Hautes Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques dont la reprise d’activité n’est pas encore identifiée. Le vide sanitaire probable sera de plusieurs semaines.
Le coût global de ces mesures est pour l’instant estimé à près de 120 millions d’Euros qui doivent impérativement faire l’objet d’un accompagnement financier de l’État, faute de quoi un grand nombre d’intervenants de la filière (accouveurs, éleveurs, transformateurs, etc.) ne survivront pas à cette nouvelle crise.
En effet, depuis le début du mois de décembre 2016, l’ensemble des professionnels de la filière palmipèdes Française lutte dans leurs élevages contre la virulence et la rapidité de propagation du virus H5N8, en collaboration avec les pouvoirs publics et la communauté scientifique.
Ce nouvel épisode d’Influenza aviaire fait suite à celui de 2015/2016 qui avait déjà coûté plus de 500 millions d’Euros à la filière afin d’éradiquer avec succès le virus H5N1 des élevages. À cette occasion, des mesures de biosécurité avaient déjà été mises en place par les professionnels permettant d’éviter le retour de ce virus H5N1. Malheureusement, la nouvelle souche de virus H5N8, d’une virulence sans précédent, a démontré qu’il fallait aller encore plus loin dans la prévention et la lutte contre l’Influenza.

POUR ASSURER L’AVENIR DE LA FILIÈRE PALMIPÈDES, LES PROFESSIONNELS PRÉSENTENT AU MINISTRE UN PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE ET DEMANDENT D’URGENCE DES MESURES ÉCONOMIQUES

C’est pourquoi et afin d’assurer l’avenir de la filière qui fait vivre 100 000 personnes en France et génère un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’Euros par an, les professionnels ont élaboré un plan de sécurisation sanitaire renforcé. Celui-ci tient compte de l’analyse et des enseignements de l’épisode 2015/2016.

L’objectif est « de ne laisser personne sur le bord du chemin » et de pouvoir adapter les nouvelles mesures en fonction de différents critères. En effet, le CIFOG a conçu ce plan de sécurisation sanitaire en tenant compte de la diversité des tailles d’élevage et de structures de production.
Un plan ambitieux et pragmatique de sécurisation sanitaire :
Ce plan de sécurisation sanitaire couvre l’ensemble des phases d’élevage des palmipèdes depuis l’élevage jusqu’au transport des animaux.
Les principales mesures proposées visent à :
- Détecter systématiquement la présence ou non de virus hautement pathogène sur l’élevage avant tout déplacement des animaux grâce à des analyses afin de sécuriser le transport et d’éviter la diffusion d’un éventuel virus vers d’autres sites.
- Mettre en place un système d’alerte sanitaire par les vétérinaires sous l’autorité des pouvoirs publics et relayé à l’ensemble des intervenants de la filière par les professionnels. Ce dispositif permettra de ne pas prendre de retard dans l’information d’un éventuel cas d’Influenza détecté.
- Rendre obligatoire la déclaration de mise en place d’animaux dans tous les élevages de la filière longue, mais également pour les producteurs à la ferme, dans le cadre de la Base de Données Avicole mise en place par le CIFOG. Cette mesure permettra de tenir un tableau de bord fiable des élevages et de leur activité à un instant T.
- Appliquer pour la filière longue, la règle d’élevage d’animaux d’âge identique dans un site d’exploitation, permettant ainsi de réaliser des vides sanitaires efficaces des élevages en évitant toute contamination croisée de différents lots d’animaux.

Cette mesure ne concernera pas les exploitations fonctionnant en circuit fermé (pas de mouvement d’animaux avec l’extérieur). Les principales organisations de production du Sud Ouest s’engagent à mettre en place cette mesure pour être opérationnel avant la prochaine migration d’automne. Cette mesure aura pour conséquence immédiate de diminuer la densité de palmipèdes sur plusieurs zones d’élevage.
- Définir un accord interprofessionnel sur les règles d’élevage.

POUR ASSURER L’AVENIR DE LA FILIÈRE PALMIPÈDES, LES PROFESSIONNELS PRÉSENTENT AU MINISTRE UN PLAN DE SÉCURISATION DU RISQUE SANITAIRE ET DEMANDENT D’URGENCE DES MESURES ÉCONOMIQUES

- Mettre en oeuvre l’audit de tous les producteurs par un organisme indépendant pour assurer que les mesures de biosécurité sont bien appliquées.
- Sécuriser les étapes de transport en déterminant un protocole de nettoyage et de désinfection des cages et des camions. L’application de ce protocole étant soumise à l’audit et au contrôle des opérateurs par un organisme tiers indépendant.
- Professionnaliser l’activité des intervenants extérieurs aux côtés des éleveurs dans les exploitations à travers la mise en place d’un guide des bonnes pratiques pour leurs interventions et du contrôle de sa bonne application.
Seuls l’application rigoureuse de ce plan de sécurisation sanitaire et l’accompagnement financier de l’amont et de l’aval de la filière pour supporter les très lourdes conséquences économiques du plan d’abattage et du vide sanitaire à venir, permettront de sauver et d’assurer l’avenir des 100 000 emplois de la filière palmipèdes à Foie Gras.

À propos du CIFOG :
Créé en 1987, le CIFOG regroupe toutes les familles professionnelles de la filière palmipèdes à Foie Gras.
Ses objectifs sont : la défense et la promotion des produits proposés à la consommation et la mise en oeuvre d’actions dans l’intérêt général de la profession, l’établissement d’accords interprofessionnels, notamment pour préserver la qualité des produits.
Le CIFOG participe au financement de programmes collectifs de recherches, prioritaires pour la profession et tout particulièrement sur le bien-être et le confort des animaux, les techniques et les méthodes de production, la connaissance des matières premières, les processus de transformation…
Le CIFOG travaille également à une meilleure connaissance du marché et des souhaits des consommateurs. Le rôle de l’Organisme est aussi de promouvoir le Foie Gras et les autres produits des palmipèdes gras : magrets et confits. Il met en place de multiples actions de communication collective : campagnes publicitaires, information des médias, documents d’information grand public, présence sur internet : www.lefoiegras.fr

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Lait: La production européenne recule fortement

Vous trouverez ci-joint la vidéo de la conjoncture laitière de décembre., réalisée par le CNIEL, l’interprofession laitière.

« La production européenne recule fortement »

Benoît Rouyer, économiste au CNIEL, revient sur la collecte et le prix du lait en France et en Europe. D’après lui, « Le retournement de conjoncture amorcé cet été se confirme ». Il nous offre, en fin de conjoncture, un rappel sur les races laitières française.

Pour regarder la vidéo : cliquez ici

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Stratégie nationale « Bien-être animal 2016-2020 » le ministère de l’Environnement s’en moque !

Avec le décret n° 2016-1161 du 5 décembre 2016, il est désormais possible de détenir dans un bâtiment jusqu’à 400 vaches laitières et 800 veaux à engraisser, sans se soumettre à la procédure d’autorisation.

Un décret qui donne le feu vert au développement des fermes usines et qui met à mal la « Stratégie nationale pour le bien-être animal » développée par le ministère de l’Agriculture avec le concours des ONG de protection animale.

L’association Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir a donc décidé de déférer ce décret à la censure du Conseil d’Etat.

Voici son communiqué

Nos concitoyens se sont habitués aux idioties déclamées par Ségolène Royal. Malheureusement, notre ministre ne se contente plus de les dire, elle les fait. Pour preuve, le décret n°2016-1161 du 5 décembre 2016 modifiant le code de l’environnement et la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement.
Ce décret modifie les régimes de déclaration et d’autorisation pour les élevages de vaches laitières, de veaux de boucherie et/ou de bovins à l’engraissement.
Les seuils au-delà desquels une autorisation d’exploiter est nécessaire sont tout bonnement doublés !
Il est désormais possible de détenir jusqu’à 800 veaux et 400 vaches laitières sans se soumettre à la procédure assez lourde de l’autorisation d’exploiter.
La filière bovine contribue pour près de 60% aux émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole en France, selon une étude de l’INRA et mériterait d’être davantage contrôlée. Mais la ministre de l’Environnement semble l’ignorer…
Alors que le ministère de l’Agriculture a présenté, il y a quelques mois, sa « Stratégie nationale pour le bien-être animal » sur la période 2016-2020, nous ne pouvons que déplorer la décision de la ministre de l’Environnement qui, avec ce décret, répond favorablement aux attentes de certains syndicats agricoles qui fustigent les normes environnementales et ne jurent que par la production intensive. Ce décret est un coup porté au bien-être animal et à la protection de l’environnement.
Pour le docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, Président de l’OABA, « ce texte est désormais la porte ouverte aux développements massifs des fermes usines où les animaux sont entassés dans des bâtiments sans voir le jour ».
L’OABA a donc demandé à ses avocats de déposer devant le Conseil d’Etat un recours en annulation contre ce décret.
Ce décret du 5 décembre était contresigné par Manuel Valls, alors Premier ministre, la veille de son départ pour entrer dans la course à l’élection présidentielle. Les amis des animaux et les protecteurs de la nature sauront s’en souvenir.

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Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : passage en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau « élevé » sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ». Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national, à savoir :

l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible),
l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages,
l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.
Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

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