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Loisirs en forêt, respect de l’environnement, viabilité de la filière : comment récolter nos bois ?


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Structure de la forêt privée en 2012 dans les Dom


La forêt occupe une part du territoire plus importante dans les départements d’outremer (Dom) qu’en métropole, mais la part de la propriété privée y est plus faible.

Les propriétés privées sont plus anciennes et légèrement plus petites qu’en métropole mais ne sont pas aussi morcelées.


Pour lire le dossier réalisé d’Agreste: cliquer ici:

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Placer les individus au cœur des politiques forestières


Les politiques des pays doivent s’attacher davantage à maintenir et à développer les contributions vitales des forêts aux moyens d’existence des populations et à leurs besoins en matière d’alimentation, de santé et d’énergie, a déclaré  la FAO.

La publication phare de la FAO Situation des forêts du monde (SOFO), présentée aujourd’hui à l’ouverture de la 22ème session de son Comité des forêts (COFO), montre qu’une part importante de la population mondiale dépend, à bien des égards, des produits forestiers pour satisfaire ses besoins fondamentaux en énergie, en logement et certains aspects de soins de santé.

Toutefois, le rapport constate que les politiques forestières et autres politiques pertinentes ne prêtent guère une attention suffisante à ces avantages socio-économiques, malgré leur énorme potentiel de contribution à la réduction de la pauvreté, au développement rural et aux économies plus vertes.

Le rôle des forêts pour la sécurité alimentaire est souvent sous-estimé; or, il est fondamental.

« Cette édition 2014 du SOFO se concentre sur les avantages socioéconomiques dérivant des forêts. Il est remarquable de voir à quel point les forêts contribuent aux besoins fondamentaux et aux moyens d’existence des populations rurales. Elles constituent aussi un puits de carbone et servent à conserver la biodiversité », a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva, en ajoutant: « Je serai clair: nous ne pouvons assurer la sécurité alimentaire et le développement durable sans préserver et exploiter les ressources forestières de façon responsable ».

Photo: ©FAO/Riccardo Gangale

Les politiques nationales ne prêtent pas une attention suffisante au rôle vital des forêts en matière d’alimentation, énergie et abri pour les communautés locales

Le bois, source essentielle d’énergie pour les ménages

Dans bon nombre de pays en développement, la dendroénergie est souvent le seul combustible accessible et abordable pour la majorité des populations. Un ménage sur trois utilise le bois pour cuisiner. La dendroénergie constitue plus de la moitié de l’énergie consommée dans 29 pays, dont 22 sont en Afrique. En Tanzanie, le bois de feu représente environ 90 pour cent de la consommation nationale totale en énergie.

La dendroénergie est essentielle pour la sécurité alimentaire de milliards de personnes, mais les politiques forestières, énergétiques et de sécurité alimentaire en tiennent rarement compte. Il reste beaucoup à faire pour améliorer la production d’énergie tirée du bois, la rendre plus durable et réduire la charge pesant sur les femmes et les enfants qui ramassent 85 pour cent de tout le bois utilisé par les ménages.

Une personne sur cinq vit dans une maison en bois

Selon le SOFO, au moins 1,3 milliard d’individus, soit 18 pour cent de la population mondiale, vit dans des habitations en bois, ce qui présente un intérêt particulier dans les pays moins avancés où les produits forestiers sont généralement plus abordables que les autres matériaux. Le secteur de la production de matériaux de construction, d’énergie ligneuse et de produits forestiers non ligneux emploie au bas mot 41 millions de personnes dans le secteur informel à l’échelle mondiale, soit trois fois plus que le nombre de personnes employées dans le secteur forestier structuré.

Par ailleurs, les forêts assurent de multiples services écosystémiques essentiels, tels que la lutte contre l’érosion, la pollinisation, la lutte naturelle contre les ravageurs et les maladies, et l’atténuation du changement climatique, outre le fait qu’elles procurent de nombreux services sociaux et culturels, sans oublier des aliments nutritifs aux communautés locales tout au long de l’année.

La FAO examinera entre autres ces questions nutritionnelles lors de la Conférence intergouvernementale sur la nutrition (CIN2), organisée conjointement par la FAO et l’OMS du 19 au 21 novembre 2014 à Rome.

Adaptation des politiques forestières

Le nouveau rapport de la FAO souligne que des moyens puissants d’accroître les avantages socio-économiques des forêts et de réduire la pauvreté en milieu rural consistent à offrir aux communautés locales un accès aux ressources forestières et aux marchés et à renforcer leurs droits fonciers.

Le SOFO met en évidence la nécessité d’améliorer la productivité du secteur privé – notamment des producteurs du secteur informel-  et de renforcer la responsabilité de la gestion durable des ressources dont dépendent les entreprises forestières. Il faut également prendre davantage conscience du rôle des services environnementaux rendus par les forêts, ainsi que des mécanismes de paiement visant à garantir la conservation de ces services.

A la lumière des données et des analyses du rapport, maintes politiques nationales pourraient faire l’objet de réajustements.

« Les pays sont appelés à changer de cap, tant en matière de collecte des données que d’élaboration de politiques, depuis la production jusqu’aux avantages tirés des forêts – autrement dit, de passer des arbres aux individus », a déclaré le Sous-Directeur général de la FAO chargé des forêts, Eduardo Rojas-Briales. « Les politiques et programmes, non limités au secteur forestier, doivent expressément aborder le rôle des forêts dans la fourniture d’aliments, d’énergie et de logement. Un nouveau concept holistique des forêts les rendra plus attrayantes aux yeux des donateurs et des investisseurs et veillera à ce qu’elles servent l’intérêt des populations, et notamment des plus nécessiteux ».

Nomination d’un Ambassadeur spécial

Le Prince Laurent de Belgique a été nommé Ambassadeur spécial auprès de la FAO pour les forêts et l’environnement.

Cette nomination entend reconnaître l’engagement de longue date du Prince Laurent envers la promotion d’un développement mondial, des technologies durables, ainsi que de la santé et du bien-être des animaux. En sa qualité d’Ambassadeur, le Prince Laurent aidera la FAO à renforcer la sensibilisation sur les questions liées à la gestion durable des forêts et des autres ressources naturelles tout en encourageant le dialogue sur les politiques.

De nouveaux accords

En outre, à l’ouverture du COFO, la FAO a signé un accord quadriennal avec AgriCord pour une collaboration avec le Mécanisme Forêts et Paysans (FFF), un partenariat entre la FAO, l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) visant à renforcer les organisations de producteurs forestiers et agricoles.

AgriCord est un réseau mondial d’agences de développement agricole dirigées par des organisations paysannes et des entreprises agricoles. Avec le soutien des gouvernements des Pays-Bas et de la Finlande, AgriCord offrira une contribution d’un million d’euros au fonds multidonateurs FFF en faveur des organisations de producteurs forestiers et agricoles dans les pays en développement

La FAO et le Gouvernement de la République de Corée signeront un protocole d’accord durant la session du COFO à l’appui du Mécanisme de restauration des paysages forestiers qui a pour but de contribuer à la mise en œuvre, au suivi et à la notification des activités nationales de restauration des paysages forestiers.

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Sauvegarder la diversité génétique des forêts du monde


La FAO a exhorté aujourd’hui les pays à améliorer la collecte des données et la recherche afin de promouvoir la conservation et la gestion durable des ressources génétiques forestières mondiales qui sont soumises à des pressions croissantes.

Selon la première édition du rapport L’Etat des ressources génétiques forestières mondiales, la moitié des espèces arborescentes utilisées et signalées par les pays sont menacées par la conversion des forêts en pâturages et en terres agricoles, par la surexploitation et par les impacts du changement climatique.

« Les forêts sont une source d’aliments, de biens et de services essentiels à la survie et au bien-être de toute l’humanité. L’ensemble des avantages que procurent les forêts dépendent de la sauvegarde de la riche diversité génétique qu’elles renferment – laquelle est de plus en plus menacée », a déclaré le Sous-Directeur général de la FAO chargé des forêts, Eduardo Rojas-Briales.

« Ce rapport constitue une étape importante vers la création d’une base d’information et de connaissances servant à mieux conserver et gérer durablement les précieuses ressources génétiques des forêts de la planète », a-t-il ajouté.

Mme Linda Collette, Secrétaire de la Commission FAO des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture (CGRFA), a déclaré: « Les données communiquées par 86 pays illustrent que la méconnaissance du rôle des ressources génétiques forestières dans l’amélioration de la production et des écosystèmes forestiers se traduit souvent par des politiques nationales partielles, inefficaces ou inexistantes ».

« Seulement 3 pour cent environ des espèces arborescentes du monde font l’objet d’une gestion active. Les Gouvernements se doivent d’agir et de mettre en application le Plan d’action mondial pour les ressources génétiques forestières. La FAO et sa Commission sont prêtes à conseiller, guider et aider les pays en vue de la conservation et de l’exploitation durable des ressources génétiques forestières », a-t-elle ajouté.

Une diversité génétique indispensable

La contribution des forêts et des arbres au renforcement de la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté et à la promotion du développement durable dépend de la disponibilité d’une abondante diversité d’essences forestières.

La biodiversité des ressources génétiques forestières est essentielle pour améliorer tant la productivité des espèces que la valeur nutritionnelle des aliments qu’elles procurent. Citons notamment le miel, les légumes-feuilles, fruits, graines, noix, racines, tubercules et champignons.

La diversité génétique permet aux sélectionneurs d’accroître leur production, tant en terme de qualité que de quantité. Une grande variabilité de caractéristiques recherchées (ex. taille des fruits, vitesse de maturation, composition des huiles et proportion de pulpe) est une condition essentielle à la sélection et à la domestication d’espèces forestières améliorées.

Parallèlement, la diversité génétique est nécessaire à l’adaptation des forêts à l’évolution des conditions environnementales, y compris celles liées au changement climatique. Elle renforce également la résilience des forêts face aux sources de stress telles que ravageurs et maladies.

En outre, l’inclusion de variétés arborescentes diverses dans les systèmes d’agroforesterie peut atténuer les risques de production des agriculteurs et fournir des nutriments aux consommateurs tout au long de l’année, souligne le rapport.

8 000 espèces forestières exploitées, un tiers géré activement

Le rapport de la FAO porte sur 8 000 espèces d’arbres, d’arbustes, de palmiers et de bambous parmi les plus utilisés par l’homme, tout en soulignant que le nombre total d’essences arborescentes dans le monde est estimé entre 80 000 et 100 000.

Sur ce total, environ 2 400 espèces (ou 3 pour cent) sont gérées de façon active pour les produits et services qu’elles offrent.

Seules quelque 700 espèces font l’objet d’une amélioration active par la sélection ou la reproduction. Cela signifie que moins d’un pour cent de toutes les espèces forestières existantes sont évaluées en vue d’en améliorer la production et l’adaptabilité selon les différentes conditions des sites de plantation ou dans le cadre de programmes de sélection ou d’obtention.

Des mesures urgentes s’imposent

Le nouveau rapport, préparé sous l’égide de la Commission FAO des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, prône des mesures urgentes pour améliorer la gestion des forêts et de leurs ressources génétiques, et veiller à ce que les populations rurales qui en dépendent puissent en tirer des avantages durables.

Il est en outre vital de concevoir et de renforcer des programmes nationaux de semences pour garantir la disponibilité de semences forestières génétiquement appropriées.

Quant à la conservation et à la gestion des ressources génétiques forestières, elles devraient être intégrées dans des politiques et programmes plus vastes aux niveaux national, régional et mondial, indique le rapport.

Dans quelques semaines, les pays du monde entier se réuniront au siège de la FAO pour examiner des questions pressantes relatives à la gestion durable des forêts lors de la session annuelle du Comité des forêts de l’Organisation (23-27 juin 2014).

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Enquête sur la structure de la forêt privée en 2012


La gestion de la forêt représente un enjeu économique, environnemental et sociétal important, avec des défis tels que l’accroissement de la récolte de bois, la préservation de la biodiversité, la diversification des activités rurales, le développement des énergies renouvelables et l’adaptation au changement climatique. Les trois quarts de la forêt française appartiennent à des propriétaires privés.

L’enquête sur la structure de la forêt privée de 2012 a été conduite par
le service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère
de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, avec l’appui
du centre national de la propriété forestière (CNPF) pour l’accès aux
données cadastrales et la conception du questionnaire.

La forêt privée est définie, dans cette enquête, comme la forêt
ne relevant pas du régime forestier, ce régime couvrant la forêt
appartenant à l’État, aux collectivités territoriales et à certains
établissements publics. La forêt privée comprend donc la forêt
appartenant aux personnes physiques ou morales privées et
aux organismes publics hors régime forestier.

Les résultats de l’enquête sont issus des réponses des propriétaires de forêt.
Ils peuvent être différents de ceux constatés dans des sources
administratives pour diverses raisons : écarts sur le champ des personnes
interrogées, différences de concepts, possibles écarts entre les

Source Agreste

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Le marché des forêts confirme sa stabilisation en 2013


Gilles Seigle, Président-directeur général de la Société Forestière de la Caisse des Dépôts et Emmanuel Hyest, Président de la Fédération Nationale des Safer, ont  présenté aujourd’hui l’Indicateur 2014 du Marché des forêts en France.

Le prix des forêts progresse légèrement en 2013 et celui du bois repart à la hausse.

Si le nombre de transactions continue d’augmenter, la valeur du marché repasse quant à elle sous la barre du milliard d’euros.

Le prix des forêts reste stable

Le prix moyen d’un hectare de forêt gagne 1,6 % en 2013, après le léger repli observé en 2012. Cette croissance s’inscrit dans un contexte d’amélioration relative de la filière bois française qui voit le prix du bois augmenter de 10,4 % (a), après la chute subie en 2012.

En 2013, le prix moyen s’établit à 3 990 euros/ha, s’échelonnant de 600 à 11 000 euros/ha selon le type de biens vendus. Ce sont les forêts de plus de 50 ha de la moitié nord de la France qui affichent les prix les plus élevés. Depuis 1997, le prix des forêts gagne en moyenne chaque année 3,9 % en valeur courante, soit 2,2 % en valeur réelle.

Relative stabilité du nombre global de transactions et du volume des surfaces échangées

Le nombre de transactions est en hausse de 1,8 %, notamment grâce à la progression régulière des ventes de petites surfaces.

En effet, les transactions portant sur des biens de 1 à 10 ha connaissent une hausse continue : depuis 2007, leur augmentation est de 20 %, tant en nombre qu’en surface. Les surfaces échangées représentent 106 500 ha, équivalant à 1 % des surfaces forestières privées françaises. Malgré un léger repli (- 1,5 %), celles-ci se maintiennent à un niveau soutenu.

Une situation contrastée selon les classes de surface

Le segment des forêts de plus de 100 ha connaît une contraction importante : le nombre de transactions est en baisse de 30 % et le volume des surfaces échangées en diminution de 16 %. Les propriétaires, accordant une valeur refuge à leurs forêts, préfèrent conserver leurs biens dans l’attente d’un contexte plus favorable.

Des valeurs en recul, en raison de la baisse des prix du bâti

La valeur du marché chute de 9,6 %. La baisse de la valeur unitaire des lots forestiers dotés de bâti, ainsi qu’une moindre activité dans les zones aux prix les plus élevés sont à l’origine de ce recul.

41 % des surfaces acquises par des personnes morales

Si l’année 2013 est marquée par une forte activité des acquéreurs personnes physiques, notamment les agriculteurs, il n’en demeure pas moins, sur le long terme, que la part des surfaces acquises par les personnes morales – agricoles et forestières, investisseurs privés, secteur public – se renforce progressivement, passant de 31 % en 2005 à 41 % en 2013.

(a) Source ONF

La synthèse de L’Indicateur 2014 du marché des forêts en France est téléchargeable sur les sites Internet:
www.forestiere-cdc.fr et www.safer.fr

Son édition intégrale est disponible sur demande auprès
de la Société Forestière ou de la Fédération Nationale des Safer

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GraphAgri Bois – édition 2013


GraphAgri Bois – édition 2013

Un portrait détaillé de la forêt française et des industries du bois.

150 fiches commentées avec tableaux, graphiques et cartes dressent un panorama complet de la forêt et des industries du bois en 2013.
L’ouvrage est le fruit de la collaboration d’une vingtaine d’experts de différents ministères et organismes professionnels.

Cliquer sur le chapitre qui vous vous concerne:

Sommaire détaillé, carte des départements français, clé de lecture

LE MILIEU FORESTIER (Synthèse)

Espaces boisés, couverture forestière
Forêt de feuillus de résineux (PDF : 4,1 Mo)
Les espaces boisés non forestiers, les peupleraies (PDF : 3,3 Mo)
La forêt des départements d’outre mer (PDF : 337 Ko)
L’évolution des surfaces (PDF : 364 Ko)
Les pépinières forestières, les graines forestières (PDF : 667 Ko)
Les tempêtes de 1999 et 2009, l’après tempête 2009 (PDF : 780 Ko)
La propriété forestière (PDF : 2,1 Mo)
La gestion durable des forêts (PDF : 5,3 Mo)

LA FILIERE ECONOMIQUE (Synthèse) (PDF : 173 Ko)

Emploi (PDF : 573 Ko)
Stock de bois sur pied, production (PDF :2,4 Mo)
Récolte totale commercialisée (PDF :5,2 Mo)
Récolte de grumes (PDF : 3,8 Mo)
Bilan de la filière, prix du bois, valeur de la récolte (PDF : 446 Ko)
Les entreprises, récolte et place de la France dans l’Union européenne, le compte de la sylviculture (PDF : 1,2 Mo )
Les industries du bois (PDF : 5,0 Mo)

LES PERSPECTIVES DU SECTEUR FORESTIER A L’HORIZON 2030 (PDF : 389 Ko)

ANNEXES
Coefficients de conversion, codes d’activité (PDF : 1,9 Mo)
Glossaire (PDF : 488 Ko)
Pour en savoir plus, organismes cités (PDF : 144 Ko)

Commander un exemplaire

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Plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois


Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et la Forêt a réuni le Conseil Supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois en présence d’Arnaud MONTEBOURG, ministre du Redressement productif jeudi 17 octobre. Ce conseil rassemble les acteurs de la forêt et de la filière bois.

Cette réunion a permis de :

- recueillir l’avis du Conseil sur le volet « forêt » du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui sera déposé au Parlement en novembre,

- présenter le plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois élaboré par les Ministères de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, du Redressement Productif, et de l’Egalité des Territoires et du Logement.

Cliquer ici pour Voir l’intégralité de la conférence de presse : Présentation du plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois

Le volet « forêt » du projet de loi d’avenir a pour objectif de donner un cadre rénové à la politique forestière et de mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels doit faire face la forêt, au premier rang desquels le changement climatique. La création d’un fonds stratégique de la forêt et du bois représente un enjeu majeur pour le financement de la politique forestière.

Par ailleurs, le projet de loi promeut une nouvelle dynamique pour la gestion groupée de la forêt privée par l’intermédiaire des Groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF).

Afin d’encourager la mobilisation des bois et l’investissement en forêt privée et de développer l’assurance contre les risques de tempête et d’incendie, un Compte d’Investissement Forestier et d’Assurance (CIFA) sera créé par la loi de finances rectificative 2013.

Enfin, le Dispositif d’Encouragement Fiscal à l’Investissement (DEFI) sera prolongé et rénové.

En conclusion des « Rencontres régionales pour l’avenir des industries de transformation du bois », lancées conjointement avec Alain ROUSSET, Président de l’Association des Régions de France, le 25 septembre 2012, un plan national d’action a été élaboré en collaboration étroite avec le ministère du redressement productif et le ministère de l’égalité des territoires et du logement. Son objectif est de conforter l’activité des entreprises de transformation de la filière.

Il s’articule autour de quatre axes stratégiques :

- l’affirmation d’une nouvelle dynamique de filière,
- la prise en compte des enjeux de financement pour développer une offre compétitive,
- la mobilisation de leviers immédiats et structurants,
- l’engagement rapide de changements structurels dans la filière au service de la compétitivité.

Des mesures ont été prises en faveur des industries du bois, parmi lesquelles de manière notoire :

- La création d’un Comité Stratégique de Filière Bois au sein du Conseil National de l’Industrie actant de la volonté du Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, de positionner cette filière parmi filières industrielles essentielles de notre pays.

- L’identification et le soutien aux écosystèmes locaux performants en termes de Recherche et Développement, d’innovation et de soutien aux projets concrets d’entreprises.

- La majoration du taux d’amortissement pour les investissements productifs dans les scieries.

- La mise en œuvre dans les meilleurs délais d’une deuxième génération du Fonds Bois élargi aux industries de première et deuxième transformation, géré par BPI France et recueillant à parité des fonds privés et publics pour un objectif de 40 millions d’euros.

Un effort important de qualification des matériaux et procédés constructifs est engagé sans délai, dans la perspective notamment de constructions de hauteur en bois, sur des systèmes constructifs français tel qu’entrepris dans le plan industriel « Industries du bois » dirigé par Franck Mathis et Dominique Weber dans le cadre des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle.

Le nouveau Comité Stratégique de Filière « Industries du bois » pourra s’emparer de cette feuille de route et proposer des mesures opérationnelles sur les points clés du développement de la filière identifiés comme : l’accès simplifié aux données cadastrales nominatives, une évolution des pratiques de contractualisation, la mise en place d’aire de traitement phytosanitaire pour s’assurer du respect des normes phytosanitaires de toutes les grumes issues des forêts françaises.

L’ensemble des partenaires et notamment les régions sont appelés à prendre part à la dynamique de ce plan.

La France, troisième pays forestier de l’Union européenne exporte du bois brut (grumes) et importe des produits transformés à base de bois (planches, meubles, papier…). Il en résulte un déficit de la balance commerciale de la filière de l’ordre de 6 milliards d’Euros.

Ce plan doit permettre de sortir de cette situation avec l’appui résolu de l’Etat, des régions et de l’ensemble des opérateurs économiques de la filière.

L’objectif du gouvernement est de faire de notre forêt et de la filière bois un atout économique pour la France dans le cadre d’une gestion forestière durable.


La filière forêt‐bois en France : c’est un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 milliards d’euros et mobilise plus de 450 000 emplois, si l’on élargit le périmètre à l’ensemble des emplois indirects liés au commerce, à la construction, à la mise en œuvre et à l’énergie.

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Le changement climatique sur les forêts requiert l’adoption de mesures de prévention


Il faut agir rapidement et accroître les investissements pour répondre aux menaces que constitue le changement climatique pour les forêts de la planète. Il coûtera vraisemblablement moins de modifier les stratégies de gestion forestière dès maintenant pour les adapter aux impacts du changement climatique que de réagir a posteriori aux dégâts causés par le climat, conseille le nouveau document de la FAO intitulé Climate change guidelines for forest managers.

Des mesures d’intervention précoce contribueront également à améliorer les moyens d’existence et la sécurité alimentaire des communautés locales. En effet, des millions d’habitants des zones rurales qui tirent de la forêt nourriture, combustible, bois d’œuvre, médicaments et revenus pourraient subir le contrecoup de la réduction des services d’écosystèmes, en particulier en ce qui concerne la régulation du cycle de l’eau, la protection des sols et la conservation de la biodiversité. A titre d’exemple, 4 à 5 millions de femmes en Afrique de l’Ouest tirent environ 80 pour cent de leurs revenus de la collecte, de la transformation et de la commercialisation des noix de karité.

« Le changement climatique affaiblit la capacité des forêts de fournir des biens et services écosystémiques essentiels. Les gestionnaires forestiers doivent répondre en urgence à toute une série de menaces liées au changement climatique. Ces directives les aideront à évaluer et à suivre les impacts du changement climatique applicables à chaque type de forêt et de région », a expliqué Simmone Rose, Forestier principal à la FAO.

« Par exemple, l’Asie est victime d’une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes; dans certaines parties de l’Amérique latine, la hausse des températures et le recul des précipitations se sont traduits par une incidence accrue des feux de forêt. En revanche, des sécheresses plus prononcées ont frappé l’Afrique ces dernières années, mettant en péril les ressources en eau déjà raréfiées », a-t-elle précisé.

Le document conseille les praticiens sur les moyens d’identifier, d’évaluer et de privilégier les solutions d’adaptation des pratiques de gestion forestière au changement climatique.

Disponibilité et qualité de l’eau

Le changement climatique modifie les régimes de pluie et de ruissellement. Si certaines zones de la planète connaissent une baisse des précipitations, d’autres sont victimes d’une intensification des pluies et de l’érosion et des inondations qui en découlent. Les forêts des bassins versants d’altitude réduisent le ruissellement et l’érosion, tandis que les forêts à proximité des plans d’eau contribuent à stabiliser les rives, à réduire la quantité de sédiments se déversant dans les rivières et à filtrer les agents polluants.

La capacité des forêts de contribuer aux disponibilités d’eau et à leur qualité ira en diminuant si elles ressentent les effets négatifs du changement climatique. Les gestionnaires des forêts doivent intervenir face à ces périls en recensant les bassins hydrographiques les plus vulnérables au changement climatique. Le maintien de forêts en bonne santé et la restauration des forêts dégradées au sein des bassins versants permettront de réduire l’érosion, d’accroître la stabilité des versants et de garantir la régularité de l’alimentation en eau propre.

Prévention des incendies: impliquer les communautés locales

Le risque de feux de forêt devrait croître avec l’augmentation des températures et le fléchissement des précipitations dus au changement climatique. L’aménagement de paysages naturels empêchant la propagation des incendies et la promotion d’essences forestières résistant au feu sont des stratégies importantes dans la lutte contre les feux. Les brûlis agricoles devraient être pratiqués avant le pic de la saison sèche. Ce type de gestion n’est souvent pas du ressort des responsables forestiers qui sont encouragés à faire intervenir les communautés.

Ravageurs et maladies

Le changement climatique – et plus particulièrement les phénomènes météorologiques extrêmes – sont susceptibles de se répercuter sur les organismes nuisibles de façon directe, en modifiant leurs régimes de reproduction et leur propagation, et de façon indirecte, en altérant l’abondance des compétiteurs, des parasites et des prédateurs.

Parmi les mesures de prévention pouvant être adoptées figurent la sélection d’essences et de variétés adaptées aux conditions locales et des pratiques de coupes d’éclaircie propres à réduire les populations de ravageurs et à favoriser leurs ennemis naturels. C’est grâce au suivi rigoureux de ces populations que l’on pourra déterminer la nécessité d’activités de lutte.

Les directives ont été présentées  à la 28ème Réunion de la Commission forestière pour l’Amérique latine et les Caraïbes (LACFC).

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Forêt: informations pour les promeneurs


Vous vous « baladez » en forêt…promeneurs: voici quelques règles de bonne conduite à respecter..

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