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GraphAgri Bois – édition 2013


GraphAgri Bois – édition 2013

Un portrait détaillé de la forêt française et des industries du bois.

150 fiches commentées avec tableaux, graphiques et cartes dressent un panorama complet de la forêt et des industries du bois en 2013.
L’ouvrage est le fruit de la collaboration d’une vingtaine d’experts de différents ministères et organismes professionnels.

Cliquer sur le chapitre qui vous vous concerne:

Sommaire détaillé, carte des départements français, clé de lecture

LE MILIEU FORESTIER (Synthèse)

Espaces boisés, couverture forestière
Forêt de feuillus de résineux (PDF : 4,1 Mo)
Les espaces boisés non forestiers, les peupleraies (PDF : 3,3 Mo)
La forêt des départements d’outre mer (PDF : 337 Ko)
L’évolution des surfaces (PDF : 364 Ko)
Les pépinières forestières, les graines forestières (PDF : 667 Ko)
Les tempêtes de 1999 et 2009, l’après tempête 2009 (PDF : 780 Ko)
La propriété forestière (PDF : 2,1 Mo)
La gestion durable des forêts (PDF : 5,3 Mo)

LA FILIERE ECONOMIQUE (Synthèse) (PDF : 173 Ko)

Emploi (PDF : 573 Ko)
Stock de bois sur pied, production (PDF :2,4 Mo)
Récolte totale commercialisée (PDF :5,2 Mo)
Récolte de grumes (PDF : 3,8 Mo)
Bilan de la filière, prix du bois, valeur de la récolte (PDF : 446 Ko)
Les entreprises, récolte et place de la France dans l’Union européenne, le compte de la sylviculture (PDF : 1,2 Mo )
Les industries du bois (PDF : 5,0 Mo)

LES PERSPECTIVES DU SECTEUR FORESTIER A L’HORIZON 2030 (PDF : 389 Ko)

ANNEXES
Coefficients de conversion, codes d’activité (PDF : 1,9 Mo)
Glossaire (PDF : 488 Ko)
Pour en savoir plus, organismes cités (PDF : 144 Ko)

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Catégorie - filière bois, A la une, forêtCommentaires fermés

Plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois


Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et la Forêt a réuni le Conseil Supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois en présence d’Arnaud MONTEBOURG, ministre du Redressement productif jeudi 17 octobre. Ce conseil rassemble les acteurs de la forêt et de la filière bois.

Cette réunion a permis de :

- recueillir l’avis du Conseil sur le volet « forêt » du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui sera déposé au Parlement en novembre,

- présenter le plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois élaboré par les Ministères de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, du Redressement Productif, et de l’Egalité des Territoires et du Logement.

Cliquer ici pour Voir l’intégralité de la conférence de presse : Présentation du plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois

Le volet « forêt » du projet de loi d’avenir a pour objectif de donner un cadre rénové à la politique forestière et de mieux prendre en compte les nouveaux défis auxquels doit faire face la forêt, au premier rang desquels le changement climatique. La création d’un fonds stratégique de la forêt et du bois représente un enjeu majeur pour le financement de la politique forestière.

Par ailleurs, le projet de loi promeut une nouvelle dynamique pour la gestion groupée de la forêt privée par l’intermédiaire des Groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF).

Afin d’encourager la mobilisation des bois et l’investissement en forêt privée et de développer l’assurance contre les risques de tempête et d’incendie, un Compte d’Investissement Forestier et d’Assurance (CIFA) sera créé par la loi de finances rectificative 2013.

Enfin, le Dispositif d’Encouragement Fiscal à l’Investissement (DEFI) sera prolongé et rénové.

En conclusion des « Rencontres régionales pour l’avenir des industries de transformation du bois », lancées conjointement avec Alain ROUSSET, Président de l’Association des Régions de France, le 25 septembre 2012, un plan national d’action a été élaboré en collaboration étroite avec le ministère du redressement productif et le ministère de l’égalité des territoires et du logement. Son objectif est de conforter l’activité des entreprises de transformation de la filière.

Il s’articule autour de quatre axes stratégiques :

- l’affirmation d’une nouvelle dynamique de filière,
- la prise en compte des enjeux de financement pour développer une offre compétitive,
- la mobilisation de leviers immédiats et structurants,
- l’engagement rapide de changements structurels dans la filière au service de la compétitivité.

Des mesures ont été prises en faveur des industries du bois, parmi lesquelles de manière notoire :

- La création d’un Comité Stratégique de Filière Bois au sein du Conseil National de l’Industrie actant de la volonté du Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, de positionner cette filière parmi filières industrielles essentielles de notre pays.

- L’identification et le soutien aux écosystèmes locaux performants en termes de Recherche et Développement, d’innovation et de soutien aux projets concrets d’entreprises.

- La majoration du taux d’amortissement pour les investissements productifs dans les scieries.

- La mise en œuvre dans les meilleurs délais d’une deuxième génération du Fonds Bois élargi aux industries de première et deuxième transformation, géré par BPI France et recueillant à parité des fonds privés et publics pour un objectif de 40 millions d’euros.

Un effort important de qualification des matériaux et procédés constructifs est engagé sans délai, dans la perspective notamment de constructions de hauteur en bois, sur des systèmes constructifs français tel qu’entrepris dans le plan industriel « Industries du bois » dirigé par Franck Mathis et Dominique Weber dans le cadre des 34 plans de la Nouvelle France Industrielle.

Le nouveau Comité Stratégique de Filière « Industries du bois » pourra s’emparer de cette feuille de route et proposer des mesures opérationnelles sur les points clés du développement de la filière identifiés comme : l’accès simplifié aux données cadastrales nominatives, une évolution des pratiques de contractualisation, la mise en place d’aire de traitement phytosanitaire pour s’assurer du respect des normes phytosanitaires de toutes les grumes issues des forêts françaises.

L’ensemble des partenaires et notamment les régions sont appelés à prendre part à la dynamique de ce plan.

La France, troisième pays forestier de l’Union européenne exporte du bois brut (grumes) et importe des produits transformés à base de bois (planches, meubles, papier…). Il en résulte un déficit de la balance commerciale de la filière de l’ordre de 6 milliards d’Euros.

Ce plan doit permettre de sortir de cette situation avec l’appui résolu de l’Etat, des régions et de l’ensemble des opérateurs économiques de la filière.

L’objectif du gouvernement est de faire de notre forêt et de la filière bois un atout économique pour la France dans le cadre d’une gestion forestière durable.


La filière forêt‐bois en France : c’est un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 milliards d’euros et mobilise plus de 450 000 emplois, si l’on élargit le périmètre à l’ensemble des emplois indirects liés au commerce, à la construction, à la mise en œuvre et à l’énergie.

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Le changement climatique sur les forêts requiert l’adoption de mesures de prévention


Il faut agir rapidement et accroître les investissements pour répondre aux menaces que constitue le changement climatique pour les forêts de la planète. Il coûtera vraisemblablement moins de modifier les stratégies de gestion forestière dès maintenant pour les adapter aux impacts du changement climatique que de réagir a posteriori aux dégâts causés par le climat, conseille le nouveau document de la FAO intitulé Climate change guidelines for forest managers.

Des mesures d’intervention précoce contribueront également à améliorer les moyens d’existence et la sécurité alimentaire des communautés locales. En effet, des millions d’habitants des zones rurales qui tirent de la forêt nourriture, combustible, bois d’œuvre, médicaments et revenus pourraient subir le contrecoup de la réduction des services d’écosystèmes, en particulier en ce qui concerne la régulation du cycle de l’eau, la protection des sols et la conservation de la biodiversité. A titre d’exemple, 4 à 5 millions de femmes en Afrique de l’Ouest tirent environ 80 pour cent de leurs revenus de la collecte, de la transformation et de la commercialisation des noix de karité.

« Le changement climatique affaiblit la capacité des forêts de fournir des biens et services écosystémiques essentiels. Les gestionnaires forestiers doivent répondre en urgence à toute une série de menaces liées au changement climatique. Ces directives les aideront à évaluer et à suivre les impacts du changement climatique applicables à chaque type de forêt et de région », a expliqué Simmone Rose, Forestier principal à la FAO.

« Par exemple, l’Asie est victime d’une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes; dans certaines parties de l’Amérique latine, la hausse des températures et le recul des précipitations se sont traduits par une incidence accrue des feux de forêt. En revanche, des sécheresses plus prononcées ont frappé l’Afrique ces dernières années, mettant en péril les ressources en eau déjà raréfiées », a-t-elle précisé.

Le document conseille les praticiens sur les moyens d’identifier, d’évaluer et de privilégier les solutions d’adaptation des pratiques de gestion forestière au changement climatique.

Disponibilité et qualité de l’eau

Le changement climatique modifie les régimes de pluie et de ruissellement. Si certaines zones de la planète connaissent une baisse des précipitations, d’autres sont victimes d’une intensification des pluies et de l’érosion et des inondations qui en découlent. Les forêts des bassins versants d’altitude réduisent le ruissellement et l’érosion, tandis que les forêts à proximité des plans d’eau contribuent à stabiliser les rives, à réduire la quantité de sédiments se déversant dans les rivières et à filtrer les agents polluants.

La capacité des forêts de contribuer aux disponibilités d’eau et à leur qualité ira en diminuant si elles ressentent les effets négatifs du changement climatique. Les gestionnaires des forêts doivent intervenir face à ces périls en recensant les bassins hydrographiques les plus vulnérables au changement climatique. Le maintien de forêts en bonne santé et la restauration des forêts dégradées au sein des bassins versants permettront de réduire l’érosion, d’accroître la stabilité des versants et de garantir la régularité de l’alimentation en eau propre.

Prévention des incendies: impliquer les communautés locales

Le risque de feux de forêt devrait croître avec l’augmentation des températures et le fléchissement des précipitations dus au changement climatique. L’aménagement de paysages naturels empêchant la propagation des incendies et la promotion d’essences forestières résistant au feu sont des stratégies importantes dans la lutte contre les feux. Les brûlis agricoles devraient être pratiqués avant le pic de la saison sèche. Ce type de gestion n’est souvent pas du ressort des responsables forestiers qui sont encouragés à faire intervenir les communautés.

Ravageurs et maladies

Le changement climatique – et plus particulièrement les phénomènes météorologiques extrêmes – sont susceptibles de se répercuter sur les organismes nuisibles de façon directe, en modifiant leurs régimes de reproduction et leur propagation, et de façon indirecte, en altérant l’abondance des compétiteurs, des parasites et des prédateurs.

Parmi les mesures de prévention pouvant être adoptées figurent la sélection d’essences et de variétés adaptées aux conditions locales et des pratiques de coupes d’éclaircie propres à réduire les populations de ravageurs et à favoriser leurs ennemis naturels. C’est grâce au suivi rigoureux de ces populations que l’on pourra déterminer la nécessité d’activités de lutte.

Les directives ont été présentées  à la 28ème Réunion de la Commission forestière pour l’Amérique latine et les Caraïbes (LACFC).

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Forêt: informations pour les promeneurs


Vous vous « baladez » en forêt…promeneurs: voici quelques règles de bonne conduite à respecter..

REGLE FORET

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Préparation du volet « forêt » de la loi d’avenir sur l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt



Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Stéphane Le Foll a réuni le Conseil Supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois (CSF) qui comprend l’ensemble des acteurs de la filière et dont la dernière réunion remonte à 2009.


©Cheick.Saidou/Min.Agri.Fr­

Cette réunion du CSF s’inscrit dans la perspective de la préparation du volet « forêt » de la loi d’avenir sur l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt qui sera déposée au Parlement à l’automne.

Dans la bataille de l’emploi, de l’investissement et du redressement productif, la forêt et la filière bois sont des atouts prometteurs pour la France. La filière forêt-bois enregistre un chiffre d’affaires de l’ordre de 60 milliards d’euros et mobilise plus de 400 000 emplois, si l’on élargit le périmètre à l’ensemble des emplois indirects liés au commerce, à la construction, à la mise en œuvre et à l’énergie.

Les atouts de la filière doivent cependant être mieux valorisés pour en tirer tous les bénéfices qu’ils peuvent engendrer au plan économique mais également environnemental et social.

Pour Stéphane Le Foll : « Ce secteur peut et doit être au cœur de l’économie verte qui se construit. Il a démontré qu’il pouvait concilier une triple attente :

- le développement économique, avec de très fortes attentes sur les matériaux et énergies renouvelables issus des forêts françaises,

- une excellence environnementale reconnue, notamment en termes de biodiversité

- et une valeur sociale forte, avec près de 400 000 emplois sur la filière foret bois et les activités qui en dépendent.

Les Français sont en effet très attachés à la forêt et attendent de la voir confortée et préparée pour les nouveaux défis, au premier rang desquels le changement climatique. »

La forêt couvre un tiers du territoire national avec 15,4 millions d’hectares en métropole et près de 9 millions d’hectares outre-mer. Elle génère une récolte de 58 millions de m3 de bois.

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Une forêt dans votre patrimoine !


Les artistes ont largement traité le thème de la forêt, mais de nos jours, ce poumon de notre planète, indispensable à notre vie, constitue une sérieuse source d’intérêt pour les investisseurs qui lui reconnaissent d’attrayantes qualités d’ordre financier et autres. Pour de multiples raisons le marché de la forêt privée est en constante évolution.

Par Roland Brosselard

Certes la France ne possède pas la plus grande forêt d’Europe, nous nous situons désormais au troisième rang, mais ce domaine des bois demeure significatif dans notre économie puisqu’il emploie 500 000 personnes et génère un chiffre d’affaires
de 30 milliards d’euros.

En fonction de ceux qui la possèdent, la forêt est domaniale (État), communale ou privée. Près de 4 millions de propriétaires privés détiennent les trois quarts des quelque 15 millions d’hectares que compte notre pays.

L’Isère intègre 92 000 propriétaires privés, mais 2 000 d’entre eux seulement possèdent 70 % de l’ensemble. Le morcellement
est grand puisque la superficie moyenne d’une propriété n’est que de 1,9 hectare mais à l’inverse, 2 500 forêts ont une superficie supérieure à 10 hectares.

La situation se décrit de manière presque identique en Savoie puisque les 58 000 privés détiennent 109 000 hectares soit 56 % du total, avec une superficie moyenne de 1,8 hectare et les propriétaires possédant plus de 10 hectares ne sont que 570.

Les raisons d’investir dans les bois se révèlent multiples et fort variées.

D’abord, elles peuvent émaner d’une sorte de tradition familiale tenant sans doute à notre ruralité héréditaire : nous sommes tous issus du monde paysan et il nous en reste quelques gènes.
N’omettons pas les aspects visibles, concrets, tangibles d’une telle possession ainsi que le plaisir évident que procure la nature.

L’aspect « civisme » n’est pas absent, car participer ainsi à la lutte contre la déforestation représente un outil au service du climat.Investir pour réduire les émissions de CO² constitue sur tous les plans une belle thématique et pourra à l’avenir, le principe en est acquis, représenter une valeur monétaire. gras3

La préservation de la biodiversité, ainsi que le soutien à la filière bois sont encore des éléments qui plaident en faveur de la forêt.
Même si d’aucuns estiment que le placement forestier n’occupe qu’une place confidentielle, donc marginale, dans les patrimoines, il est reconnu qu’en des temps incertains voire inquiétants comme ceux que nous traversons actuellement, la forêt constitue une matière de diversification très opportune.

Cet actif est donc particulièrement bienvenu à condition de respecter un pourcentage acceptable dans le patrimoine des investisseurs, compte tenu de sa faible liquidité !
En outre et en cas de retour d’une certaine inflation – sait-on jamais – comme tout bien immobilier, il pourrait apporter une réelle protection à ses propriétaires.
Autre élément, particulièrement significatif, qui incite à la possession de forêts : les avantages fiscaux qui lui sont attachés. Comme souvent, ils relèvent d’une certaine complexité, mais leur importance mérite que l’on s’y arrête. L’investissement direct, c’est à dire l’achat pur et simple de terrains boisés, bénéficie d’une exonération au titre de l’ISF de 75 % de la valeur d’achat du bien, ainsi que de 75 % des droits de succession ou de donation dès l’année d’acquisition.

Un plan dit « de gestion durable » est toutefois requis pour obtenir ces faveurs…

Les biens forestiers peuvent aussi être acquis via l’achat de parts de capital de sociétés forestières et dans ces cas, la somme souscrite permet une réduction d’ISF de 50 % de leur montant dans la limite d’un plafond de 45 000 euros par foyer, assortie d’une durée de détention de cinq ans au minimum.

Enfin, l’acquisition de parts à titre onéreux dans un groupement forestier procure une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18 % de leur prix d’acquisition, plafonnée à 11 400 euros pour un couple marié et assortie d’une durée de détention de huit ans.

Elle bénéficie en outre de la même exonération d’ISF et de droits de donation ou succession que l’investissement en direct, mais les 75 % de la valeur du bien retenue pour l’ISF ne sont exonérés qu’après deux ans de détention…

Malheureusement, il est fort à craindre que la voracité fiscale du moment ne vienne éroder quelques-unes de ces dispositions, à la fois agréables et utiles aux propriétaires forestiers…

Il est bien délicat d’approcher valablement les aspects rapport et rendement de ce type d’actif, car il dépend d’abord des différentes essences et des localisations (feuillus en plaine, épicéas et sapins en montagne), de la maturité très tardive des forêts qui demande une longue patience…

Les recettes proviennent des éclaircies, effectuées le plus souvent tous les huit ans.
Elles sont absolument nécessaires pour l’éclairage que cela procure et qui permet le grossissement et l’épanouissement des troncs. À titre indicatif, elles rapportent de l’ordre de 25 euros le m3 sur pied. Les coupes rases constituent la principale rentrée
mais il faut patienter 50 ans ou plus.
Son importance dépend de la qualité des bois, de leur calibrage et de leur positionnement, ce dernier déterminant la facilité d’exploitation et donc des coûts plus ou moins élevés.
gras2Ces coupes procurent des sommes variant de 42 à 68 euros le m3 sur pied. Évidemment le rapport net variera fortement, selon que l’exploitation et l’entretien seront effectués par l’exploitant en direct ou via des sociétés dûment rémunérées.

A ces éléments peuvent parfois s’ajouter quelques rentrées annexes comme les droits de chasse par exemple.
Ainsi, dans des conditions optima, le chiffre de 4 % de rendement net semble pouvoir être avancé, mais c’est probablement un maximum assez rarement atteint…
L’âge moyen des propriétaires de forêts est à l’évidence assez élevé, les jeunes intervenants sont assez rares dans ce milieu et cela génère des difficultés car arrivent sur le marché, des biens issus de successions plus subies que préparées. Pourtant, les syndicats professionnels de nos deux départements, comme d’autres sans doute, s’activent pour faire passer d’utiles messages ou recommandations sur ce point. Il est clair que les indivisions fortuites posent rapidement problème.
Côté acheteurs, se trouvent à la fois de grosses sociétés s’intéressant à des domaines de grande envergure (de 100 à 500 hectares) et des particuliers attirés par les bonus fiscaux.
En 2011, 112 700 hectares ont changé de mains et les prix ont augmenté de 10,80 % (+20 % en deux ans), le prix moyen de vente à l’hectare s’est élevé à 3 960 euros, il se situe à un niveau très inférieur dans nos zones de montagne, les propriétaires locaux sur ce secteur évoquent le montant de 2 500 euros !
Au titre de l’investissement en forêt« papier », il convient au minimum de s’intéresser à deux grands opérateurs : la Financière de Champlain et le groupe Pictet avec Pictet Timber qui procurent souvent des rendements intéressants tout en faisant bénéficier les propriétaires de tout ou partie des avantages fiscaux évoqués ci-dessus.

En conclusion positive et optimiste pour l’avenir, laissons la parole à Henri GRAS, président degras l’Union des groupements  forestiers de l’Isère (UGDFI) forte de 1 600 adhérents, interlocuteur reconnu au niveau des instances départementales et de tous les acteurs de la filière, qui nous dit que « le matériau bois, longtemps mis à l’écart, est en train d’être redécouvert ». Voilà qui devrait avoir d’heureuses conséquences pour nos forêts et pour leurs propriétaires…

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Les « faiseurs » de forêts, regard sur la forêt privée française


La forêt privée française ? Près de quatre millions de propriétaires. Une communauté d’hommes et
de femmes travaillant dans l’ombre, patiemment, passionnément, le plus souvent pour les générations
futures.
Non, la forêt ne grandit pas toute seule. Il est temps de vous exposer à la lumière, vous, les « faiseurs »
de forêt.

Ce livre sert cette ambition.
Il veut vous montrer tels que vous êtes, créateurs, gestionnaires prudents ou inventifs, producteurs
exigeants et sylviculteurs besogneux quand il s’agit de manier serpe ou sécateur au milieu des peuplements.

Cet ouvrage, soutenu par France Bois Forêt et Forestiers privés de France, fait d’abord le point sur l’état
de la forêt privée française, avant de vous proposer les portraits d’une vingtaine d’hommes et de
femmes, représentatifs des grands massifs forestiers et des essences emblématiques du territoire.

Mais il est sûr que vous retrouverez dans ces portraits un peu de vous-même : obstination, doute,
fierté, souci de la transmission… Et si cela peut donner envie à ceux qui ne s’occupent pas encore
de leur forêt de rejoindre le bataillon des actifs, nous aurons doublement atteint notre objectif.

Merci par avance de la confiance que vous nous manifesterez en réservant dès aujourd’hui Les faiseurs
de forêt.

Pascal Charoy a exercé pendant 20 ans les fonctions de journaliste dans plusieurs titres de la presse quotidienne
régionale. En 2006, il quitte Ouest-France et découvre la sylviculture en boisant un hectare de terres
agricoles près de Nantes. Il se met alors à écrire pour des titres de la filière forêt-bois en qualité d’indépendant.
En réalisant des portraits de propriétaires pour « Forêts de France », il découvre la richesse et la diversité de
la forêt privée et décide de consacrer un livre aux « faiseurs » de forêts.

Un bel ouvrage broché au format 170×240, de 160 pages en quadrichromie,
couverture quadrichromie, une centaines d’illustrations.
Prix public : 24 euros – Date de sortie : juin 2013 – N° ISBN : 978-2-35527-108-3
—————————————————————————————————————————-
SOUSCRIPTION valable jusqu’au 15 janvier 2013
Offre spéciale
A l’unité, 21 E prix unitaire (franco de port)
A partir de 5 exemplaires, 20 E prix unitaire (franco de port)
A partir de 10 exemplaires, 19 E prix unitaire (franco de port)
(au lieu de 24,00 E à parution le 15 mai 2013)
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Adresse……………………………………………………………………CP …………..VILLE …………………………..
tél ……………………… Mail………………………………………………………………………………………………….
désire recevoir ………. exemplaire(s) de Les « faiseurs » de forêts, au prix unitaire de ….. E contre 24 E en
prix public, soit un montant total de ………… E.
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Ci-joint un chèque du montant total de ………………….. E, à l’ordre des éditions Confluences
Vous désirez recevoir une facture : OUI NON (rayer la mention inutile)
Ce bulletin est à renvoyer à :
é d i t i o n s c o n f l u e n c e s – 13, rue de la Devise, B.P. 21 – 33036 Bordeaux cedex
tel. : 05 56 81 05 54 – fax : 05 56 81 05 68

les faiseurs

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Dix pays d’Afrique centrale vont améliorer le monitorage des forêts


Photo: ©FAO/Giulio Napolitano

Chercheurs en train de mesurer le diamètre d’un tronc dans la forêt de Yoko, République démocratique du Congo

Une nouvelle initiative régionale aidera dix pays d’Afrique centrale à mettre en place des systèmes pointus de monitorage des forêts nationales.

Ces dix pays, qui font partie du Bassin du Congo, sont le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Ce vaste projet forestier sera géré conjointement par la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et la FAO, en collaboration étroite avec l’Institut national brésilien de recherche spatiale (INPE). Le Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC), lancé par les gouvernements de Norvège et du Royaume-Uni, finance cette initiative par le biais de la Banque africaine de développement (BAD), à hauteur de 6,1 millions d’euros.

Les forêts du Bassin du Congo couvrent environ 200 millions d’hectares et sont, après la forêt amazonienne, l’une des plus grandes forêts pluviales primaires. Elles assurent les moyens d’existence de quelque 60 millions de personnes.

Selon les données de la COMIFAC, le taux de déforestation annuel brut du bassin du Congo était de 0,13 pour cent entre 1990 et 2000, mais il  a doublé au cours de la période 2000-2005.

Bien que ce taux de déforestation soit relativement faible, les principales menaces pesant sur ces forêts comprennent le changement dans l’utilisation des terres, l’exploitation forestière non durable et l’exploitation minière. L’impact des menaces directes, les taux de changement du couvert forestier et les émissions résultant du déboisement et des activités de dégradation des forêts restent mal compris. Cela est dû en partie au manque d’informations actualisées et précises sur la situation courante des forêts de cette région.

« L’expérience brésilienne montre qu’un système national de surveillance de la forêt est l’élément clé pour préparer le terrain à un soutien international substantiel visant à la protection des forêts et à la promotion de leur gestion durable », affirme M. Eduardo Rojas, sous-Directeur général de la FAO responsable du Département des forêts.

De son côté, M. Raymond Mbitikon, Secrétaire exécutif de la COMIFAC, indique: « Ce projet renforcera les capacités régionales et permettra aux pays de la COMIFAC de consolider leur coopération dans le secteur forestier, notamment en ce qui concerne leurs capacités à fournir des données et des informations fiables et transparentes sur les forêts. Tous les pays de la COMIFAC mettent actuellement en œuvre des politiques de conservation de la forêt, et les systèmes nationaux de surveillance des forêts qui seront soutenus grâce à ce projet permettront à ces pays d’élaborer des rapports sur les résultats. »

Améliorer l’estimation du couvert forestier

La FAO fournira aux pays son assistance technique en matière de technologies de télédétection afin d’évaluer le couvert forestier et les changements qu’il peut subir. Elle les aidera aussi en matière d’évaluation du volume de carbone stocké dans les forêts de la région.

Le projet vise à aider les pays à préparer des propositions de financement pour la mise en place de systèmes de monitorage fiables et durables dans chaque pays et ce, dans le cadre de l’initiative REDD+ (Réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts dans les pays en développement). Le projet contribuera aussi au renforcement de la coopération régionale et au partage de l’expérience.

REDD est un mécanisme qui confère une valeur financière au carbone stocké dans les forêts tout en offrant aux pays en développement des incitations pour réduire leurs émissions dues aux terres boisées et investir dans des démarches à faible émission de carbone en vue d’un développement durable.

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forêt et changement climatique:



Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université Paris-Sud, de l’INRA, du CNRS, du CEA, d’AgroParisTech et de l’Université Joseph Fourier de Grenoble a permis d’évaluer, à partir de huit modèles de dernière génération, la réponse des forêts au changement climatique, et de souligner les incertitudes associées.

L’objectif de l’analyse était de comparer les sorties de différent types de modèles écologiques et de les combiner afin d’avoir des scenarii plus fiables. L’étude a porté sur une sélection de cinq essences forestières dominantes en France.

En général, les auteurs montrent que les arbres des plaines de l’ouest, du sud-ouest et du centre de la France seront les plus fortement touchés d’ici 2050. Le changement climatique compromettra l’avenir de certaines essences d’arbre en plaine, comme le pin sylvestre.

Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue « Ecology Letters ».

Le changement climatique n’est pas sans effets positifs sur les arbres. La croissance de certaines essences, comme le hêtre, pourrait être stimulée dans le nord, l’est et en montagne.
Plus généralement, les modèles prévoient que toutes les espèces d’arbres étudiées progresseront en altitude, et que le chêne vert trouvera des climats favorables bien au nord de la région Méditerranéenne d’ici 2050.
L’utilisation d’une grande gamme de modèles, allant de modèles statistiques à des modèles complexes de croissance des arbres, a permis d’identifier des incertitudes dans les prévisions. Ainsi, il est difficile de prédire l’impact du changement climatique sans une meilleure connaissance des effets directs de l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique sur la végétation.

Par exemple, les fortes teneurs en CO2 peuvent protéger les arbres contre la sécheresse.

En dépit de ces incertitudes, la plupart des modèles prévoient un recul des espèces de climat tempéré en plaine. Cela concerne plus précisément les essences telles que le hêtre ou le chêne sessile dans les plaines de l’ouest, du sud-ouest et du centre.

Ces résultats sont en accord avec d’autres projets de recherche comme « Dryade » qui ont montré que les sécheresses extrêmes ou à répétition, comme celles prévues à l’avenir, ont déjà augmenté la vulnérabilité et la mortalité des arbres.

Les résultats de ces travaux accomplis au sein du projet QDIV, soutenus par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et le GIS « Climat, Environnement, Société » ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche sur les effets du changement climatique sur la végétation.

En effet, ils montrent le besoin de combiner plusieurs modèles écologiques de distribution d’espèce, comme le font les climatologues sur les modèles de climat, afin de comprendre leurs incertitudes, mais aussi leurs qualités.

Que faire face à de tels scenarii ?

Avec cette nouvelle étude, les scientifiques apportent des informations aux gestionnaires des forêts leur permettant d’anticiper les évolutions à venir. Ces derniers se préparent déjà au changement climatique, en mettant en place différentes stratégies.

Certaines consistent à favoriser les espèces plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse aux dépens d’espèces plus vulnérables comme le pin sylvestre.

Dans d’autres cas, la meilleure stratégie consiste à améliorer la résilience des forêts — par exemple en renforçant la diversité spécifique et génétique, ou en atténuant la sécheresse par une sylviculture plus économe en eau — pour faire face à un avenir incertain.

Modifications des aires de répartition prévues pour le pin sylvestre d’ici 2055 dues au changement climatique. En rouge sur la carte, les régions bioclimatiques avec une perte quasi totale de climat favorable ; en marron clair, une perte modérée ; en vert clair, une faible perte ; en beige, l’absence actuelle de pin sylvestre. Les pourcentages de perte pour chaque région indiquent la moyenne des cinq modèles. Les prévisions de perte par les modèles pris individuellement sont indiquées en médaillon pour chaque région.
Références :
Climate change impacts on tree ranges: model intercomparison facilitates understanding and quantification of uncertainty, Alissar Cheaib, Vincent Badeau, Julien Boe, Isabelle Chuine, Christine Delire, Eric Dufrêne, Christophe François, Emmanuel S.Gritti, Myriam Legay, Christian Pagé, Wilfried Thuiller, Nicolas Viovy and Paul Leadley. Ecology Letters, 12 mars 2012. DOI: 10.1111/j.1461-0248.2012.01764.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1461-0248.2012.01764.x/abstract

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La Compagnie de chauffage partenaire de la Maison familiale rurale de Vif.


bois energie

La compagnie de chauffage intercommunale de l’agglomération Grenobloise et la Maison familiale rurale de Vif , ont signé le mardi 24 Avril, une convention de partenariat pour l’effort de formation. Cette signature s’inscrit dans l’envie de bâtir une filière bois locale plus structurée, dynamique et pérenne.

La Compagnie de Chauffage est une société d’économie locale, qui gère depuis 1960, un réseau de chauffage urbain moderne et performant. Elle s’est associée avec la MFR de Vif pour confirmer son statut d’acteurs majeurs de la filière bois locale et pour affirmer son soutien à la formation des futurs professionnels des espaces forestiers, naturels et ruraux.

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Serge NOCODIE. Président de la Compagnie de Chauffage / Georges Goubet, président de la MFR de Vif / Dominique Chartier directeur de la MFR de Vif

La MFR de Vif souhaite aller plus loin que la formation des jeunes avec la création d’un groupement d’employeurs, pour leur permettre d’acquérir une expérience professionnelle grâce à la formation par alternance.

La filière bois dans l’agglomération de Grenoble représente environ 1000 emplois et devrait voir croitre un appel fort sur le bois-énergie dans les années à venir, avec déjà trois ou quatre scieries locales, le bûcheronnage était le chainon manquant à une vraie filière bois locale.

La formation bûcheron que propose la MFR de Vif est un vrai pari sur l’avenir et cette convention de partenariat apporte des solutions pérennes. Les MFR de France souhaitent être en symbiose avec les territoires et ainsi proposer aux jeunes un avenir professionnel durable.

Une ressource telle que bois-énergie est reconnue comme prioritaire par le Grenelle de l’environnement pour arriver d’ici 2020 à un objectif de 23% d’énergies renouvelables en France.

L’utilisation du bois-énergie permet de développer une économie locale grâce notamment à la création d’entreprises, la mise en place d’une relation de confiance entre milieu urbain et monde rural tout en respectant la forêt et l’environnement avec une énergie propre.

La CCIAG s’engage à mieux sécuriser l’approvisionnement de cette ressource en s’impliquant dans le développement d’une filière bois locale dynamisée par les entreprises environnantes. Son objectif est de mettre en place une charte relative au développement d’une filière biomasse bois située à moins de 100 Km de l’agglomération grenobloise.

En favorisant les ressources locales dans ses choix énergétiques, le réseau de chaleur est devenu au fil du temps un outil exemplaire au service d’une politique énergétique durable et des économies d’énergie.

Pour en  savoir plus cliquer sur l’illustration

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Plus d’informations sur la CCIAG ici http://www.cciag.fr/

Alex Duclaux

alexducaux@sillon38.com

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