Au menu du CG38: le bio dans les cantines

Mobilisation générale aujourd’hui au Conseil général de l’Isère sur le thème « Manger bio en restauration collective ». Catherine Brette, conseillère générale déléguée à l’Agenda 21, présidait une rencontre interdépartementale à laquelle participaient des représentants des conseils généraux du Gard, de Haute-Savoie, de la Savoie, de la Drôme, de l’Ardèche,  de l’Hérault, des Bouches-du-Rhône, du Var, et des Conseils régionaux de Rhône-Alpes, PACA et Languedoc-Roussillon. Des agriculteurs bio et des associations – Corabio, Adabio, Un plus bio- étaient également présents à cette journée de travail et de réflexion.

L’objectif de cette journée était triple:

– mettre en commun les expériences des différents Conseils régionaux

– constituer un réseau de référents élus et agents de collectivités sur cette thématique

– accompagner les départements qui souhaitent s’impliquer dans la valorisation de produits biologiques en restauration collective en promouvant les initiatives prises, notamment par l’Isère et le Gard, en pointe dans ce domaine

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Ce film de Jean-Paul Jaud, qui souligne l’urgence de changer l’alimentation de nos enfants, a reçu le soutien du Conseil général du Gard ainsi que de l’association  Un plus bio (qui animait cette journée) et des CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) du Gard. La Ville de Barjac (Gard), dont les enfants mangent bio à l’école depuis 2006, est le théâtre de l’action.
Catherine Brette qui a rappelé que le Grenelle de l’Environnement préconise d’introduire 15 à 20% de produits biologiques dans la restauration collective publique, a présenté la démarche iséroise, inscrite dans l’Agenda 21,  tandis que Gérard Garossino, vice-président du Conseil général du Gard délégué à l’Agriculture et Josée Fauquet, chef du service Education, exposaient la démarche gardoise. Accroître sensiblement la part du bio dans la restauration collective est une entreprise de longue haleine, qui nécessite non seulement une volonté politique mais un important travail de terrain. Les progrès, néanmoins, sont appréciables:

En Isère, le nombre de collèges impliqués dans l’opération « Manger bio en Isère » initiée par le Conseil général, a été multiplié par 2 en trois ans depuis 2005: on en compte 27 . Le nombre de repas totalement ou partiellement biologiques a été multiplié par 10 en 3 ans: on en compte 195 000 dont 88 000 pour les collèges, fournis par 45 producteurs isérois (produits laitiers et viande).

Dans la perspective du développement du bio dans la restauration collective, les démarches impliquent une conjonction des politiques touchant à l’agriculture, à l’éducation et à la formation. La recherche de synergies, indispensable à la réussite de l’entreprise, est lourde à mettre en oeuvre autant que l’adaptation de l’offre à la demande. Les enjeux principaux d’ores et déjà relevés sont:

– la structuration et l’adaptation de la production: installation et conversion en agriculture biologique (seulement 2,7% des exploitations iséroises sont bio)

–  implication pérenne de l’acheteur privé ou public qui tienne compte de la saisonnalité et des bassins de production

– travail juridique de rédaction de la commande publique et technique d’un cahier des charges des produits

– structuration de la mise en marché selon le niveau de la commande: de la  structuration associative à la problématique de la plateforme agro-alimentairede distribution

– le développement d’équipements spécifiques: un projet de légumerie, par exemple, est en gestation à Grenoble

Tous ces thèmes ont été au centre des débats dans quatre ateliers thématiques.

Gilbert

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