L’APLI se mobilise pour une juste rémunération des producteurs de lait

Voici le communiqué de l’APLI nationale.

« La nouvelle équipe  de l’APLI prend acte de la position de la FNPL face au comportement pitoyable des industriels laitiers.

En effet, rien n’est opposable, aujourd’hui à une augmentation conséquente du prix du litre de lait à la production.

En 2008, lorsque le lait a atteint le prix raisonnable de 380 € / tonne, la tonne de beurre s’échangeait à 2700 € sur le marché.

A ce jour, alors que cette même tonne de beurre est estimée à 3700 €, les transformateurs ont l’outrecuidance de contester une augmentation de 10 €, alors que les négociations devraient porter sur des montants supérieurs à 100 €.

Le bras de fer engagé par la FNPL laisse enfin entrevoir un espoir pour un aboutissement des revendications légitimes des éleveurs laitiers.

Comme le souligne Henri Brichart (source AFP) : « si les choses ne bougent pas la semaine prochaine, on verra la stratégie qu’on adopte. Les laiteries ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre ».

Pour organiser et optimiser cette épreuve de force, l’ APLI souhaite rappeler que le seul et unique moyen de pression efficace reste la grève des livraisons, acte volontaire, symbole de détermination .

Une analyse de la grève du lait de septembre 2009 permet de tirer des conclusions qui amélioreront les effets de l’action :

– La grève doit être massive pour être la plus courte possible.

– Elle doit avoir un minimum d’influence sur les trésoreries des exploitations.

– Elle doit avoir lieu à une époque de déficit de production.

– Elle doit être illimitée, jusqu’à gain de cause.

L’APLI invite fermement,

Tous les syndicats

– à considérer le désarroi des éleveurs laitiers (prix de base du lait ridicule, sécheresse, augmentation des matières premières,…)

– à considérer que cette période de pénurie de matière première lait est fortement propice à une cessation des livraisons.

– à alerter et mobiliser leurs homologues Européens du Copa Cogeca et de Via Campesina).

La FNPL, syndicat majoritaire, à initier au plus vite une nouvelle grève du lait.

Les syndicats « minoritaires » à suivre ce mouvement.

La FNPL, seule représentante, aujourd’hui, du collège éleveur à l’interprofession, à débloquer les fonds nécessaires et disponibles au CNIEL (Biens immobiliers, fond de roulement, Actions…) pour compenser les pertes engendrées dans les élevages.

L’APLI engage vigoureusement les syndicats agricoles reconnus officiellement à ce jour, à prendre leurs responsabilités afin de mettre définitivement un terme au scénario annoncé, répétitif et destructeur qui se profile.

Dans ce cas et dès que la décision sera prise et entérinée l’APLI s’engage, à :

– Donner le mot d’ordre et mobiliser ses adhérents pour cette action commune,

– Alerter et mobiliser ses homologues Européens de l’EMB, avec pour seul objectif, une juste rémunération des éleveurs laitiers. »

Gilbert

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