Archive | 02 octobre 2007

4%, on est loin des 20%!

Lors d’un discours prononcé aux Assises nationales de l’agriculture biologique, (voir compte rendu par ailleurs) Michel Barnier s’est montré sceptique vis-à-vis de l’objectif des 20 % de surfaces cultivées en bio.

Objectif avancé lors du Grenelle de l’environnement. Par contre, il pense que l’on pourra doubler d’ici à 2012 la surface consacrée à l’agriculture biologique. Celle-ci aujourd’hui ne représente que 2 % des terres cultivées en France. 4 % du total des cultures en bio en 2012 c’est possible; pour ce, le ministre propose la reconduction et la valorisation du crédit d’impôt pour les agriculteurs engagés dans cette démarche. Celui-ci est de 2000 € pour les producteurs et pourrait être revalorisé en 2009.

Le ministre de l’agriculture reconnaît qu’aujourd’hui la France importe des produits bio pour satisfaire l’offre. « Ce n’est pas satisfaisant et nous sommes à la traine au niveau européen « . L’objectif d’un million d’hectares en 2012 lui paraît donc tout à fait raisonnable. »

Qu’en pense la profession?

Jean-Luc Rajat est agriculteur bio à Laval, en élevage bovin et légumes. « Ce serait formidable que 20 % des terres agricoles soient cultivées en bio mais à mon avis c’est irréalisable. Le ministre propose 4 %, c’est insuffisant, il faudrait trouver le juste milieu. Certains secteurs du Trièves ont déjà 15 % de leurs terres cultivées en bio, cela prouve que dans certaines régions on peut y arriver ».

« En ce qui me concerne je trouve que le terme raisonné pour l’agriculture sonne bien mais ne veut pas dire grand-chose ».

« Je me demande également si un jour on réglera le problème OGM car honnêtement personne n’y comprend plus rien « .

Pour en revenir au bio, « nous sommes loin de pouvoir fournir la demande. Les clients bio savent ce qu’ils payent, que le produit est plus cher, certes, mais ils sont satisfaits de la qualité qu’on leur propose, aux niveaux gustatif et sanitaire. Mes vaches ne sont pas traitées et tout se passe bien. Comment comprendre que pour soigner les bêtes contre les vers, on les badigeonne de produits! Prenez l’exemple du vaccin anti-grippe, il sert à quoi? Il serait même nocif pour notre santé…

J’ai également été très surpris, pour ne pas dire plus, d’apprendre que des hélicoptères balançaient des insecticides sur des champs de maïs. Cette pratique est inadmissible car chacun sait que les terres voisines de ces champs ont également été touchées. Ce n’est pas normal ».

« Cultiver bio d’un côté et utiliser de telles pratiques de l’autre, ce n’est pas de cette façon qu’on sauvera notre planète. « 

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tractoguide 2007 : indispensable

 

L’édition 2007 du Tractoguide, coproduction de l’ACTA et du BCMA est parue encore plus complète.

Cet ouvrage, structuré en six parties, présente 332 tracteurs de 2 à 4 roues motrices, 81 moissonneuses-batteuses avec équipement céréales à paille et maïs, 79 tracteurs spécialisés et 29 machines à vendanger, 22 ensileuses automotrices et 80 chargeurs télescopiques disponibles actuellement en France.

Ces 623 fiches décrivent en détail l’ensemble des caractéristiques techniques des tracteurs standards et spécialisés, des moissonneuses-batteuses, ensileuses automotrices, chargeurs télescopiques et machine à vendanger. Les prix et date de tarif sont donnés à titre indicatif.

Le Tractoguide fournit au lecteur les adresses utiles du secteur et un index complet des modèles présentés.

Ce document unique répond aux besoins non seulement des agriculteurs et producteurs spécialisés mais aussi des techniciens, des conseillers machinisme, des CUMA ou des entrepreneurs de travaux.

TRACTOGUIDE – Edition ACTA,

632 pages, Format 15 x 21 cm.

43 Euros TTC

participation aux frais d’envoi : 7 euros pour un ex.

Pour se procurer ce document, s’adresser à

ACTA

BP 90006

59718 LILLE Cedex 9

ou sur le site www.acta.asso.fr

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Premières assises nationales

Les premières Assises Nationales de l’Agriculture Biologique se sont tenues aujourd’hui à Paris, dans la salle des congrès du MEDAD. Cet événement était organisé par l’Agence BIO, Groupement d’Intérêt Public rassemblant les pouvoirs publics et les professionnels du secteur, en vue de contribuer au développement de l’agriculture biologique et de satisfaire les attentes des consommateurs et des citoyens.
Ces Assises avaient pour but de :
- rassembler les professionnels – producteurs, transformateurs, distributeurs – déjà engagés dans l’agriculture biologique ou souhaitant s’y impliquer, ainsi que l’ensemble des organismes ayant vocation à contribuer au développement du secteur ;
- mettre à disposition de tous les acteurs concernés des informations d’actualités notamment sur l’état des filières et des marchés ainsi que leurs perspectives d’évolution dans le cadre européen ;
- faciliter les échanges de vues entre partenaires et organismes publics et privés dont la coopération est à développer (chercheurs, conseillers en développement, familles professionnelles, organismes publics…).

Thème central: « Quels atouts et quelles ambitions pour répondre aux attentes de la société et des marchés ? »

Michel Barnier, ministre de l’ Agriculture et de la Pêche, a fait une intervention sur le thème: « Pour une agriculture durable : développons la production agricole biologique ».

Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, est intervenue sur le thème: « L’agriculture biologique : une réponse aux défis environnementaux et du développement durable ».

Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, a dressé les grandes lignes de la dynamique de développement du secteur en France et les évolutions générales en Europe et dans le monde.

Les axes de développement de l’agriculture biologique en France en termes de filières et de territoires, ont fait l’objet d’une table ronde, avec la participation de Pascal Maret, Directeur de l’agriculture au sein de l’Agence de l’eau de Seine-Normandie, pour une agriculture protectrice de la ressource en eau, Serge Le Heurte, responsable filières végétales au sein du réseau Biocoop, pour des démarches fondées sur la planification et la contractualisation, René de la Porte, producteur et Président d’Agrobio Poitou-Charentes, et Fabrice Rousseau de Paysans bio distribution : un exemple de structuration locale pour la restauration scolaire, Jean-Marc Vincent, producteur de viande bovine, Président d’UNEBIO : un exemple de construction durable de filières longues.

Autre sujet de débat: Comment les dispositifs de recherche – formation – développement peuvent satisfaire les besoins de l’agriculture biologique. Quelles actions et quelles initiatives pour l’avenir ? Avec la participation de Stéphane Bellon, Coordonnateur bio au sein de l’INRA, Jean-Marie Morin, animateur du Réseau Formabio, Alain Delebecq, Président de l’ITAB, Pascal Viné, Directeur général du CEMAGREF.

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En guerre contre Alzheimer

La fédération départementale des élus ruraux est une fédération dynamique, c’est le moins que l’on puisse dire. À ce jour, elle compte 12 600 adhérents répartis dans 177 clubs.

À une époque, on craignait un manque de renouvellement. Pierre Durand président départemental est moins inquiet : « De nouvelles personnes arrivent dans nos villages ruraux et adhèrent à notre fédération. Ces nouveaux adhérents nous apportent des idées nouvelles, sont plus exigeants, ils ont raison. Je vous donne un exemple, ils ne souhaitent pas faire de la marche pour de la marche, mais faire de la marche intelligente, découvrir et étudier le patrimoine. Dans de nombreux cas, ils dominent le monde informatique, cela permet à ceux qui souhaitent se lancer dans le multimédia, dans l’Internet d’avoir à leur côté des gens qui peuvent les aider » On entre bien dans le cadre de ce que recherche la fédération, les clubs : la solidarité.

« Comme chacun le sait, notre fédération permet de réunir des gens de tous horizons : religieux, philosophique, intellectuel, politique… La fédération des aînés ruraux, le plus important mouvement de France au niveau des retraités, joue certes la carte de la convivialité mais mène de nombreux combats : nous souhaitons être participatifs et être présents dans de nombreux domaines à fin de permettre aux retraités de bénéficier d’une vie intéressante. On s’est battu, par exemple, pour que l’on vive et que l’on meure dans la dignité. Nous avons mené de nombreuses actions au niveau de la gérontologie et nous entendons aujourd’hui livrer un combat, certes inégal pour l’instant, contre la maladie d’ Alhzeimer.

Selon certaines études celle-ci progresse à vitesse grand V. et fera plus de dégâts que le sida.

Nous devons penser aux malades mais ne pas oublier les aidants. Une étude sérieuse démontre que ces derniers ont une espérance de vie de 20 % inférieurs à la moyenne, ils sont usés avant l’heure. Il va falloir gagner ce combat tout en sachant qu’il sera long et difficile. »

Le monde rural est de moins en moins agricole, ce qui fait dire à Pierre Durand : « C’est hélas une certitude et notre fédération doit permettre de réunir des gens d’horizons différents et de les faire vivre en harmonie. »

Un des temps forts de la fédération départementale du club des aînés ruraux et l’assemblée générale annuelle.

Celle-ci se déroulera le mardi 6 novembre à Voreppe.

sillon38.com sera présent et relatera l’événement.

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